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    Mercredi 23 octobre 2013

     

     

     

    INCONTOURNABLE. Guerre contre l’EI: Le Dr. Bachar al-Assad, l’homme de la situation

    Posted on août 27, 2014 @ 12:20

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    Bachar al-AssadN’en déplaise aux esprits chagrins et autres mamamouchis d’une pseudo rectitude morale, Bachar al-Assad le président syrien, face à la montée de l’Etat islamique, en Irak comme en Syrie, est l’homme de la situation. Dans les chancelleries occidentales, tous les pousse-au-crime ont le vague à l’âme. Ainsi sont dévoilés les secrets de la transgression occidentale. Quand un phénomène atteint l’Occident, il crie au loup et lance des cris d’orfraie. Tant que l’EI tuait en toute impunité des Syriens, le silence était d’or. Mais, depuis que ces derniers s’attaquent aussi à leurs intérêts, ils réagissent enfin. Le poker menteur a trop duré…


    «Il est clair que M. Assad est dans une dynamique de victoire et qu’il va finir par l’emporter», souligne Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur du groupe de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient. «La question est de savoir à quelle vitesse il va rétablir son contrôle sur le territoire, si c’est sur l’ensemble du territoire ou s’il va laisser des zones autonomes».

    Plus de trois ans après le début d’un conflit qui, selon les dernières estimations de l’ONU, a fait plus de 190 000 morts, ses forces ont reconquis des pans de territoire qui étaient contrôlés par les rebelles terroristes de l’Armée syrienne libre (ASL).

    Considérée comme le fer de lance de l’opposition modérée par l’Occident, l’ASL, force créée dans les officines de propagande occidentale, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle doit mener de front des combats contre les forces gouvernementales et contre les combattants de l’État islamique (EI) qui contrôleraient environ un tiers de la Syrie, dans le nord et l’est du pays.

    Interlocuteur nécessaire

    Éclipsé par la crise en Ukraine et dans la bande de Gaza, le conflit syrien a récemment refait surface avec la montée en puissance de l’organisation sunnite issue d’Al-Qaïda, qui s’est emparée de plusieurs pans de territoires en Syrie et en Irak et qui pourrait faire de Bachar al-Assad un interlocuteur sinon incontournable, du moins nécessaire, selon les analystes. Comment en serait-il autrement ? D’ailleurs, lorsque certains disent que si le Pentagone bombarde la Syrie, ce serait avec l’intention de mettre fin au règne de Bachar al-Assad, c’est méconnaître la force de la Russie.

    «Bachar al-Assad n’est plus considéré aujourd’hui de la même manière qu’en août 2013», lorsque Paris et Washington étaient prêts à mener des frappes contre les positions du régime, selon Didier Billion, spécialiste Moyen-Orient et directeur adjoint de l’institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Il s’agissait, ne l’oublions pas, des allégations mensongères sur l’utilisation d’armes chimiques. La fameuse ligne rouge du président Obama. «On est revenu à un début de jeu diplomatique. Il y a eu un changement substantiel puisque jusqu’alors personne ne voulait parler avec Bachar al-Assad sauf ses soutiens», dit le chercheur.

    «Tous les va-t-en-guerre, qui voulaient intervenir ou qui avaient des velléités d’intervention contre M. Assad, se sont retrouvés gros-jean comme devant, la France en premier», après la volte-face américaine et l’accord russo-américain sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien.

    Rétablissement spectaculaire

    Conforté par cet accord qualifié à l’époque par Damas «de victoire pour la Syrie», et par l’échec des négociations de Genève en février, Bachar al-Assad a été réélu en juin à l’issue d’un scrutin qualifié de farce par l’Occident. En quoi cette élection serait une farce et l’élection de Petro Porochenko en Ukraine une vraie élection alors que ce vote n’a pas eu lieu dans le sud-est de l’Ukraine ? Or, la junte de Kiev est bel et bien isssue d’un vrai putsch. De qui se moquent les Occidentaux ?

    Le rétablissement du chef de l’État syrien «par rapport à une fin annoncée qui ne s’est pas produite est spectaculaire», estime Bertrand Badie, expert en relations internationales, qui table toutefois sur une longue période de normalisation.

    «Cela va être très difficile pour lui de reconquérir une partie de son pays et il va lui falloir tenir compte des réalités ethniques telles qu’elles se sont révélées. Mais par rapport à ce que l’on nous annonçait, la potence ou la Cour pénale internationale, effectivement, on en est loin».

    «Terroristes»

    La volonté des pays occidentaux d’éradiquer l’Etat islamique, qualifié de «cancer» par Barack Obama, apparaît comme du pain bénit pour le président syrien. Ce dernier affirme que les Occidentaux partagent désormais sa vision du conflit, lui qui a qualifié dès 2011 la contestation de son régime de troubles produits par des «groupes terroristes armés».

    «En quelque sorte, l’Etat islamique arrange Assad; il sert d’épouvantail pour ramener la population vers le régime et il permet d’affaiblir les autres rebelles qui sont pris en étau entre les forces syriennes et l’Etat islamique», dit Bertrand Badie. «Au niveau international, il sert aussi de repoussoir. Tout le monde préfère que M. Assad reste au pouvoir plutôt qu’il tombe et que l’Etat islamique avance jusqu’à Damas».

    «Bachar al-Assad est aux premières loges pour combattre l’EI dont une partie des bases se trouvent en Syrie», renchérit Didier Billion. «Cela va être compliqué de discuter avec M. Assad. C’est très déplaisant, mais on n’y coupera pas».

    Offensive de l’armée de l’ir syrienne contre les terroristes

    Plusieurs raids de l’armée syrienne se sont produits dans la province de Deir Ezzor, dans l’est du pays. C’est la première fois que les chasseurs-bombardiers effectuent des raids aussi massifs et précis contre des postes et des barrages de l’EI dans la région de Deir Ezzor». Les terroristes ont perdu plusieurs hommes et matériels lourds. Faut-il dire et redire que ce matériel a été fourni par ces grandes puissances ?

    Il y a notamment eu un camp d’entraînement de l’EI dans le village de Shmeitiyé, dans l’ouest de la province, qui a été détruit. Cette attaque massive survient au lendemain de l’annonce par Damas de sa volonté de coopérer avec la communauté internationale, y compris avec Washington, pour lutter contre les jihadistes tout en soulignant que toute frappe sur son territoire devait se faire en coopération avec lui, au risque sinon d’être considérée comme une «agression».

    Plus que jamais donc, la Syrie est le vecteur principal contre le terrorisme islamiste. Chacun sait, même dans les officines de propagande occidentale qui protègent l’Arabie saoudite et le Qatar, que, sans la Syrie et le président syrien Bachar al-Assad, personne ne peut venir réellement à bout de l’EI. Parce que, si ces derniers se réfugient en Syrie où, pensent-ils, ils seront en sécurité, c’est perdu d’avance…Washington se trouve dans l’obligation d’appuyer le président syrien…C’est le phénomène de real politik !

     

    http://allainjules.com/2014/08/27/incontournable-guerre-contre-lei-le-dr-bachar-al-assad-lhomme-de-la-situation/


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    Mercredi 23 octobre 2013
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    Alerte ! Kiev attend une aide pratique de l'OTAN en septembre; A suivre ! eva
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    POKER MENTEUR. "L’OTAN ne peut empêcher une invasion russe en Europe de l’Est"

    Posted on août 27, 2014 @ 15:08

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    Sir Richard Shirreff

    Sir Richard Shirreff/Photo/BBC News

     

     

    Cette décaration est du général anglais, Sir Richard Shirreff. Il ajoute que l’OTAN devrait se réarmer pour contrer la Russie. Cette sortie pour le moins étonnante vient après que l’OTAN ait déclaré qu’il va déployer des forces à de nouvelles bases en Europe de l’Est, notamment aux frontières entre l’Ukraine et la Russie. L’OTAN sera la semaine prochaine au Pays de Galles, à propos d’un sommet concernant la crise en Ukraine.


    Derrière les déclarations tapageuses et à l’emporte-pièce du secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, se cache en réalité la peur. Une peur bleue, tellement, la Russie leur fait peur. Engagé sur tous les fronts du monde pour préserver leurs intérêts, L’OTAN a fait preuve de folie car, en mettant en branle toutes ses forces, il n’a plus rien en réserve.  Et par conséquent, il ne serait pas en mesure d’arrêter une invasion russe de l’Europe de l’Est. Mais, cette propagande sur la supposée invasion russe n’est qu’un leurre, un mensonge supplémentaire pour mettre en esclavage les pays d’Europe de l’est.

     

    Le général Sir Richard Shirreff, qui a démissionné de son poste de commandant suprême adjoint de l’Otan au début de cette année, sait de quoi il parle. Interrogé sur la crise en Ukraine, rapporte le Dailymail, il a déclaré: «La réalité est que l’OTAN serait très mal en point, dans une situation très difficile pour se déployer sur le terrain, en mer ou dans les airs avec des moyens nécessaires, tout particulièrement sur terre, pour contrer toute forme d’aventurisme russe ».

     

    Les spécialistes des effets d’annonce sont toujours de sortie avant chaque évènement. David Cameron sera l’hôte du sommet de l’OTAN de la semaine prochaine au Pays de Galles. Et déjà, les Occidentaux jouent à la vierge effarouchée alors qu’ils ont eux-mêmes oeuvré à la situation catastrophique de l’Ukraine. rejeter la responsabilité aujourd’hui sur la Russie est une fuite en avant. Il n’existe aucune agression russe en Europe de l’Est. De toutes les façons, nous allons bien rigoler

     

    http://allainjules.com/2014/08/27/poker-menteur-lotan-ne-peut-empecher-une-invasion-russe-en-europe-de-lest/….

     

     

     


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    Le jeune Ahmad, bouclier humain de soldats israéliens, témoigne de son calvaire

    Le jeune Ahmad, bouclier humain de soldats israéliens, témoigne de son calvaire

    Derrière le paravent de ses mensonges d’Etat, Israël se croit à l’abri de la démystification de sa duplicité perverse, alors même qu’un rapport accablantpublié par l’Observatoire Euro-Mid pour les droits de l’Homme et les témoignages de victimes palestiniennes décrivent l’indescriptible réalité des boucliers humains utilisés sans état d’âme par l’armée israélienne d’occupation, une armée où l’on cherche vainement l’once de moralité dont elle se prévaut pour commettre l’innommable.


    Imputée au Hamas, qui a le dos bien large, par une communauté internationale qui confond résistance et terrorisme quand ça l’arrange, mais mise en pratique par les criminels de guerre de l’Etat hébreu, l’utilisation, illégale et monstrueuse, de civils comme boucliers humains est tout sauf une vue de l’esprit pour le jeune Ahmad Abu Raida, 17 ans, traumatisé par son calvaire, long de cinq jours, aux mains de ses bourreaux israéliens.


    « J’ai vécu la peur, la terreur, j’ai été insulté, humilié, et interrogé tous les jours. J’ai été privé de nourriture, ou alors obligé de manger des choses dégoûtantes, je ne pouvais plus dormir normalement. Je n’ai pas été traité comme un être humain », a confié l’adolescent rescapé de l’horreur, qui tente de surmonter, avec courage, l’anxiété qui l’habite désormais, ainsi que ses profondes blessures psychologiques, pour témoigner de son supplice auprès de la Défense des Enfants International Palestine (DCI-Palestine).


    Arraché aux siens, le 23 juillet dernier, à Khuza’a, près de la ville méridionale de Khan Younis, dans la bande de Gaza, Ahmad Abu Raida est devenu l’otage et le bouclier humain d’un groupe de soldats israéliens sans pitié, qui avaient droit de vie et de mort sur lui pendant cinq jours interminables, au cours desquels les coups de pied, les coups de poing, les injures racistes, et même, comble de l’odieux, les menaces sexuelles, pleuvaient.


    Dans un raffinement de cruauté, ils lui firent endurer des tortures psychiques et physiques inhumaines, les mains toujours attachées dans le dos, en vue de lui extorquer des renseignements sur le Hamas, le privant de nourriture et de sommeil, tout en le contraignant à marcher devant eux à la recherche de tunnels. Un jour, sous un soleil de plomb, en plein après-midi, ses geôliers poussèrent le sévice  jusqu’à lui ordonner de creuser un tunnel.


    « [Le capitaine et les soldats] marchaient derrière moi, avec leurs fusils pointés sur moi.  Ils m’ont fait rechercher tous les accès aux tunnels », a poursuivi Ahmad Abu Raida, tandis que celui qui a recueilli sa parole avec bienveillance et consternation, son proche confident Rifat Kassis, directeur général de DCI-Palestine, a condamné avec force la redoutable propagande du gouvernement israélien et les crimes de guerre dont sont coutumiers ses soldats : « L’armée israélienne a toujours accusé le Hamas d’utiliser les civils – en particulier les enfants – comme boucliers humains, mais cet incident prouve de manière irréfutable qu’Israël applique une méthode barbare qu’elle reproche à son ennemi juré. Les responsables israéliens font des accusations généralisées tandis que les soldats israéliens se livrent à des actes qui constituent des crimes de guerre », s’est-il indigné.


    Abandonné par ses tortionnaires dans une maison pendant quelques heures, Ahmad Abu Raida, convaincu que sa fin était proche, a écrit une lettre posthume à ses parents, qui eux-mêmes le pensaient mort, sur un bout de papier trouvé par terre. Le dimanche 27 juillet, le jeune garçon qui, du haut de ses 17 ans, avait trouvé la force intérieure de se résoudre à l’inéluctable, a finalement été libéré.


    Oumma - 23 août 2014 

    Source: http://oumma.com/203330/jeune-ahmad-bouclier-humain-de-soldats-israeliens-tem

     

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    Gaza rétrécit,

    bientôt il ne restera plus rien !


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     génocide kiev 2014

    Site Web pour cette image

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    Lire aussi cet article décisif

     

     

    Guerre civile en Ukraine août 24th, 2014 @ 04:36 › Jacques Sapir

    ,

    La situation militaire dans l’Est de l’Ukraine évolue actuellement en faveur des insurgés. Avant d’en venir à une description des opérations, il faut d’abord faire un certain nombre de remarques.

    • (1) Hier, au journal de 20h du samedi 23 août, le reportage des journalistes de France-2 a été exceptionnellement honnête. Les bombardements des forces loyales au gouvernement de Kiev, leur caractère aléatoire (un hôpital et une école furent touchés), et leurs dramatiques conséquences, ont été montrés. Il s’agit, peut-être, d’un tournant dans la couverture médiatique de cette guerre civile.
    • (2) Ceci conduit à regarder les mots qui sont utilisés pour décrire cette situation. Le gouvernement de Kiev utilise « opération anti-terroristes », ce qui est une honteuse mascarade. Que l’on approuve, ou non, les insurgés, ces derniers ne SONT PAS des terroristes, ou alors ils le sont tout autant que les résistants français, qualifiés de « terroristes » par le gouvernement de Vichy et les Allemands. L’emploi abusif du mot « terroriste » cache la réalité. C’est le gouvernement de Kiev qui, en réalité, tente de terroriser la population civile de Donetsk et Lougansk par des bombardements aveugles sur des cibles non militaires. On ne peut qu’être frappé par la différence de traitement entre la Syrie et l’Ukraine. Toutes choses étant égales par ailleurs, le gouvernement de Kiev utilise les mêmes moyens qui furent reprochés en son temps à Bachar el-Assad. Les insurgés peuvent être qualifiés d’indépendantistes (ce qu’ils sont devenus dans leur majorité) voire de séparatistes. Le qualificatif de « pro-russe » qui est utilisé, en particulier par France-2, est stupide. Les dirigeants du mouvement insurgé n’ont jamais demandé leur rattachement à la Russie. Pour l’instant, ils demandent la reconnaissance de leur autonomie. Rappelons, aussi, qu’à la différence avec la Crimée, le gouvernement russe n’a jamais reconnu la validité des référendums d’indépendance qui ont été tenus dans l’est de l’Ukraine.

    Les sources d’informations disponibles, journalistes mais aussi blogs, et en particulier http://cassad-eng.livejournal.com/  et celui de la Voice of Sevastopol http://voicesevas.ru/news/yugo-vostok/3976-voyna-na-yugo-vostoke-onlayn-23082014-hronika-sobytiy-post-obnovlyaetsya.html , permettent de se faire une idée plus précise des évolutions de la situation militaire sur le terrain.

    • (a) Les forces loyales au gouvernement de Kiev continuent les attaques frontales sur Ilovaysk, au sud de Donetsk. En dépit d’une supériorité numérique de 1 à 5 (voire pour certains de 1 à 7), d’après l’un de mes correspondants elles n’ont fait aucun progrès et ont subi des très lourdes pertes. Ceci est dû tant à la qualité des forces de la milice des insurgés qu’à une série d’erreurs tactiques assez grossières commises par les forces de Kiev. Les attaques ont eu lieu de manière répétées sur les mêmes axes, et par « petits paquets ». Au nord de Donetsk, les forces de Kiev ont été repoussées, l’agglomération de Yasinovataya a été reprise par les insurgés et celle de Uglegorsk pourrait être reprise dans les 48h qui viennent. Des combats ont eu lieu autour des villes de Severodonetsk et Lisichansk, mais les forces insurgés semblent actuellement trop peu nombreuses pour pouvoir reprendre ces deux villes.
    • Carte 1
    • Donetsk-Nord
    • (b) L’assaut contre Lugansk semble aussi avoir échoué. Les insurgés ont repris Khryashevatoye et ils s’avancent vers Lutugino. S’ils sont capables de le reprendre, ils renforceront considérablement leurs positions et s’assureront du contrôle de la route Lugansk-Krasnyi Lutch, désenclavant la ville par le sud. De tels développement pourraient survenir dimanche soir ou lundi matin compte tenu de l’absence de réserves des forces de Kiev
    • Carte 2
    • Lugansk
    • (c)   Pour concentrer les moyens nécessaires aux opérations contre Donetsk et Lugansk, les forces de Kiev ont du dégarnir une partie du front vers le sud. Il en résulte que les insurgés ont trouvé un « trou » dans le déploiement des forces de Kiev extrêmement important vers la Mer d’Azov, et plus précisément vers Novoazovsk et Mariupol. Des unités insurgés semblent avoir mené un raid jusqu’aux environs de Novoazovsk, provoquant un début de panique dans les rangs des forces de Kiev. Ces dernières n’ont guère le choix : si elles veulent éviter une (très) mauvaise surprise, elles devront prélever sur les moyens concentrés autour de Donetsk pour défendre Mariupol et Novoazovsk.
    • Carte 3
    • Novoazovsk

    On peut alors se poser la question de ce qui explique ce retournement de situation. A cela, il y a plusieurs raisons.

    • (a) Les forces de Kiev sont très mal employées, et semblent avoir un moral en chute libre. Les forces régulières sont mal commandées. Certaines ne semblent guère avoir de goût pour cette guerre civile. Une partie des troupes déployées restent inactives.
    • (b) Les forces de la « Garde Nationale » semblent avoir été envoyées volontairement au massacre par le gouvernement de Kiev, qui espère ainsi que les insurgés les débarrasseront des plus dangereux et des plus excités des militants de « Pravyi Sektor » et de « Svoboda ». Il faut ici signaler que le Président Poroshenko doit faire face à une situation politique mouvante à Kiev. S’il a pu obtenir une majorité en déclenchant les hostilités, il est aussi possible qu’il espère que ces hostilités aboutiront à la destruction des groupes les plus extrémistes.
    • (c)  Il semble y avoir d’importantes dissensions dans l’Etat-Major de Kiev, que ce soit entre le Ministre de la défense et les officiers supérieurs, ou entre ces derniers et les services de renseignement ukrainiens (le SBU).
    • (d) D’après les vidéos et les témoignages des journalistes présents dans les zones de combat, la qualité des combattants insurgés, sans être extraordinaire, semble meilleure que celle des troupes de Kiev. Leur moral est bon, voire excellent, et ces troupes se battent sur un terrain qu’elles connaissent bien, car il s’agit bien souvent des endroits où ils habitent. On a plusieurs cas ou la population civile, qui souffre considérablement des bombardements de l’armée de Kiev, fournit une aide précieuse aux insurgés. Il faut noter qu’en dépit de ses affirmations le gouvernement de Kiev a été incapable de montrer une preuve de la présence de forces régulières russes se battant aux côtés des insurgés. Cela ne veut pas dire que l’on puisse exclure la présence de « conseillers ». Mais, pour l’instant, les différentes affirmations quant à la présence de troupes régulières n’ont pu être prouvées.

    Quoi qu’il en soit, la situation évolue plutôt en faveur des insurgés depuis le 15 août. De ce point de vue, la visite samedi 23/08 de Mme Merkel à Kiev doit être resituée dans son contexte. Madame Merkel a rappelé la volonté de l’Union Européenne de voir la souveraineté de Kiev maintenue sur la totalité de son territoire. Mais, ceci est désormais très compromis. La seule possibilité serait un cessez-le-feu rapide, survenant dans les jours qui viennent, et la reconnaissance des autorités insurgés en échange de leur reconnaissance de l’autorité, bien évidemment formelle, de Kiev sur leurs régions. On aboutirait à la solution qu’avaient en leur temps préconisé les dirigeants russes pour le Kossovo. On sait que les pays de l’OTAN ont soutenu la déclaration d’indépendance du Kosovo. Ce précédent affaiblit considérablement la position de Madame Merkel. Comme le gouvernement de Kiev ne semble pas avoir les moyens de vaincre par la force les insurgés, il est probable que le mieux que l’on puisse espérer est un cessez-le-feu de facto survenant dans les jours qui viennent. C’est pourquoi, il est de l’intérêt des insurgés de pousser leurs avantages là où ils le peuvent. La possibilité d’un effondrement de la défense de Kiev dans la région de Novoazovsk, ce qui donnerait aux insurgés un accès à la mer, n’est pas à exclure. On ne doit donc pas s’attendre à des résultats immédiats de la rencontre de mardi 26 entre Vladimir Poutine et Porochenko, même si le principe d’un cessez-le-feu pourrait être alors discuté.

     

    http://russeurope.hypotheses.org/2654

     

     

      Ukraine : la fin de la partie se dessine

     

    Rappel d'actualité ! Charles de Gaulle : Le grand problème, c’est l’impérialisme américain, il est dans les têtes

     

    Russie : le ministère des Affaires étrangères accuse l’OTAN de mentir.

     

    La population de Lougansk secourue par le convoi humanitaire russe : l’Otan condamne Moscou + lien


    L'Ukraine se prépare à se replier sur la ligne Slavyansk–Mariopol

     

    Europe - la gueule de bois

    Un article de « La Voix de la Russie »

    Ukraine/Occident : une longue gueule de bois après le mensonge

    14 août 2014
    Par La Voix de la Russie | Le rideau de mensonge et de désinformation de Kiev et de ses sponsors américains semble se lever peu à peu en Occident.
    Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a reconnu, pour la première fois depuis le début de l'opération punitive de Kiev dans l'est, une hausse menaçante du nombre de victimes parmi la population civile de l'Ukraine. Selon les données de l'ONU, rien qu'au cours de ces deux dernières semaines le nombre de tués a presque doublé pour surpasser 2 000. La semaine dernière, le chef du bureau européen des Nations Unies pour les réfugiés Vincent Cochetel s'est rendu en Ukraine. Il a déclaré qu'il « n'était pas prêt à ce qu'il avait vu dans l'est de l'Ukraine ». Le rideau de mensonge et de désinformation de Kiev et de ses sponsors américains semble se lever peu à peu en Occident.
    Le mensonge commence à se dissiper. Les journaux européens publient des articles qu'on ne pouvait pas imaginer il y a deux ou trois mois. The Daily Telegraph britannique écrit :
    « Pendant de longs mois l'Occident a démonisé le président Poutine avec notamment la participation du prince Charles et de l'ex-secrétaire d'État américaine Hillary Clinton qui avaient comparé Poutine à Hitler. Cela sans égard au fait que la crise ait été lancée par des tentatives provocatrices insensées d'absorber l'Ukraine dans l'UE. Comme si personne ne pouvait imaginer que Moscou ne laisserait pas sans réponse la tentative pour engloutir le berceau de l'identité russe et l'incorporer dans l'empire de Bruxelles. Avec l'unique port d'eau profonde de la Russie en Crimée qui devait être rattaché par l'OTAN ».
    Dans les médias électroniques, on entend de plus en plus souvent les voix d'experts bannis de la radio et de la télévision au début du flirt avec Kiev. Aujourd'hui, il ne leur est plus défendu d'exprimer ouvertement leur opinion sur l'opération punitive et sur le crash du Boeing malaisien dans l'est de l'Ukraine. Le professeur honoris causa des Universités de Princeton et de New York et historien américain connu Stephen Cohen déclare ne pas être en conflit avec « l'opinion générale » sur les causes de la tragédie du Boeing 777 de Malaysia Airlines :
    « J'ai l'habitude d'interpréter les faits et non pas les rumeurs et la désinformation. Je ne sais pas pourquoi, mais on nous nourrit de conclusions sans présenter de faits. C'est abominable de voir ces jeux politiques tandis qu'il est question de près de 300 morts. Tout détective vous dira que dans chaque crime douteux il importe d'établir la motivation.
    La Russie n'avait aucun motif d'abattre l'avion. Les insurgés de l'est de l'Ukraine qui combattent Kiev et le gouvernement ukrainien, non plus. Dites, pourquoi devaient-ils abattre un avion de ligne ? Les seuls motivés pour abattre l'avion sont les gens et les structures intéressés à la dégradation de la situation en Ukraine. Intéressés, aussi, à inverser l'opinion publique mondiale et, peut-être, à rapprocher l'état de guerre. Si ce n'était pas un accident tragique, si cela n'a pas été fait à dessein, l'unique structure qui avait des motifs c'est Kiev et pas du tout Moscou ».
    Stephen Cohen est convaincu qu'aujourd'hui nous sommes à quelques pouces de la ligne apocalyptique derrière laquelle une guerre réelle peut commencer. Seuls les États-Unis sont actuellement capables de contraindre Kiev à arrêter les bombardements de l'Est ukrainien. Seuls le président Obama et le secrétaire d'État Kerry sont capables de le contraindre à se mettre à la table des négociations : sans le soutien américain, ce gouvernement ne tiendra pas un seul jour. L'expert ajoute :
    « Les États-Unis, je cite une déclaration du Pentagone faite au Congrès la semaine dernière, « possèdent des conseillers intégrés dans le ministère de la Défense d'Ukraine ». Cela veut dire que nous dirigeons cette guerre. Kiev n'a pas d'argent. Il n'a pas d'équipements et d'expérience. Nous et l'OTAN menons cette guerre. Cette guerre est une sorte d'opération conjointe de Washington et de l'OTAN. Sans nous, le gouvernement de Kiev chutera ».
    Aujourd'hui, beaucoup ont commencé à oublier par quoi la crise a commencé. Les habitants des États-Unis et d'Europe ont été mystifiés par les rumeurs et la désinformation non dissimulée sur la tragédie du Boeing malaisien. Un autre politologue, historien et présentateur de radio américain Stephen Lendman estime que le président Obama met sens dessus dessous les faits sur l'Ukraine :
    « Washington et ses partenaires de Kiev sont complètement responsables pour tout ce qui se passe actuellement en Ukraine. Pour toutes les violences et pour tous les échecs économiques. Un coup d'État a été perpétré en Ukraine. Ce coup d'État qui est soutenu par Obama. Parmi ses nouveaux amis kiéviens, il y a une foule d'extrémistes néo-nazis, de gorilles nazis, d'éléments anti-sociaux invétérés. Le président Obama a soutenu à Kiev l'instauration du pouvoir de la foule. »

    En ce qui concerne les sanctions économiques contre la Russie imposées à l'Europe, les experts européens estiment que la « docilité » de Bruxelles causera à tous les pays de l'UE pris ensemble plus de préjudices qu'à Moscou.
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    Pourquoi la Russie a décidé de faire entrer le convoi humanitaire en Ukraine
    Le Saker (vf)

    dimanche 24 août 2014, par Comité Valmy



    Pourquoi la Russie a décidé de faire entrer le convoi humanitaire en Ukraine

    Il semble que les Russes en aient eu assez d’attendre. Je vous conseille de lire attentivement la déclaration du ministre russe des Affaires étrangères que j’ai postée tout à l’heure. C’est un document très intéressant parce qu’en plus d’expliquer la décision de la Russie d’entrer en Ukraine, c’est aussi, potentiellement, la défense légale d’une extraordinaire décision russe : violer ouvertement la souveraineté ukrainienne. Je m’explique :

    D’abord, le cas de la Crimée était aussi un « cas spécial ». Les Russes y étaient légalement présents et, dans la logique russe, tout ce que les « hommes en armes bien polis et tout vêtus de vert » ont fait a été de protéger la population locale pour qu’elle puisse voter librement. C’est seulement après ce vote que la Russie a accepté de réintégrer la Crimée dans la Russie. Donc, du point de vue russe de la légalité, rien de ce qui s’est passé en Crimée ne constituait une violation de la souveraineté ukrainienne. Je sais que la plupart des analystes occidentaux ne seraient pas d’accord avec moi mais c’est la position officielle russe. Et les positions officielles ont leur importance parce que c’est sur elles que s’appuient les arguments juridiques.

    Ensuite, l’aide que la Russie a envoyée en Novorossia a été entièrement clandestine. On ne peut pas asseoir une démarche légale sur des opérations clandestines, quelle que soit leur importance. La position officielle de Moscou a été que non seulement aucune aide n’a été envoyée en Novorossia, mais que, même quand des bombes ukrainiennes ont atterri sur le sol russe, le Kremlin n’a pas riposté, encore une fois par respect (officiel) pour la souveraineté nationale ukrainienne.

    Mais cette fois, il ne fait pas de doute que les Russes ont délibérément et officiellement décidé d’ignorer Kiev et d’entrer en Ukraine. C’était bien sûr la seule chose à faire du point de vue de la morale, de la logique et de la politique. Mais, au plan légal, c’est clairement une violation de la souveraineté ukrainienne. Au plan légal, les Ukrainiens ont le droit de maintenir le convoi russe à la frontière 10.000 années de plus s’ils le veulent, et la Russie n’a aucun droit légal d’entrer comme ça. Ce qui est arrivé ce matin, apparemment, c’est que les officiels ukrainiens ne se sont même pas donné la peine de faire acte de présence, alors le Kremlin a dit : « Qu’ils aillent au diable ! » et il a donné l’ordre aux camions d’avancer.

    Non seulement les Russes se sont mis en route, mais ils l’ont fait sans la Croix-Rouge, dont le personnel a refusé de partir, parce que Kiev ne s’était pas engagé à garantir leur sécurité. La réponse russe au refus de Kiev de garantir la sécurité du convoi a été : a) d’ordonner au convoi non armé d’entrer en Ukraine et b) de déclarer dans un document officiel :

    Nous mettons en garde contre toute tentative de contrecarrer cette mission purement humanitaire, qui a demandé beaucoup de temps à préparer, dans des conditions de transparence totale et avec la coopération de la partie ukrainienne et du CICR [Comité international de la Croix-Rouge, NdT]. Ceux qui sont prêts à continuer de sacrifier des vies humaines sur l’autel de leurs ambitions personnelles et de leurs desseins géopolitiques, et qui piétinent allègrement les normes et les principes du droit humanitaire international, auront à assumer l’entière responsabilité des éventuelles conséquences de provocations contre le convoi d’aide humanitaire.

    Je le répète, du point de vue de la logique, de la morale et de la politique, c’est clair, mais du point de vue légal, il s’agit d’une menace d’utiliser la force (« l’entière responsabilité des éventuelles conséquences ») à l’intérieur de ce qui est considéré comme le territoire souverain d’Ukraine.

    Les États-Unis et leur principal agent à Kiev, Nalivaichenko, ont tout de suite compris la menace : non seulement le convoi amène de l’aide humanitaire à Lougansk, mais il fournit aussi une fantastique « couverture » légale et politique pour les futures actions de la Russie en Novorossia. Et par « actions », je ne veux pas dire forcément des actions militaires, bien que cela soit devenu clairement et officiellement une possibilité. Je veux aussi parler d’une action légale comme celle de reconnaître la Novorossia. On comprend qu’Obama, Poroshenko, Nalivaichenko soient absolument furieux, parce que je vous parie que l’entrée de la Russie en Novorossia ne donnera pas lieu à de nouvelles sanctions ni n’aura de conséquences politiques du fait que le timing, la méthode et le contexte ont été parfaitement choisis. La Russie vient de déclarer officiellement que la souveraineté nationale de l’Ukraine a fait long feu et l’Union Européenne ne pourra sans doute rien y faire.

    Cela est, en soi, un cauchemar pour l’Oncle Sam.

    Qui plus est, je pense que la Russie va faire preuve d’une grande modération. Ce serait idiot de leur part de dire « OK, maintenant que nous avons violé l’intégrité territoriale de l’Ukraine et fait si peu de cas de sa souveraineté, nous pouvons tout aussi bien bombarder les forces de la junte et faire entrer nos troupes. » Je suis certain qu’ils n’en feront rien. Pour le moment. Le mieux que les Russes aient à faire pour l’instant, c’est d’attendre. D’abord le convoi va vraiment être d’un grand secours. Ensuite, il va être un sacré problème pour les Ukrainiens (bombarder le convoi la ficherait mal). Enfin, le convoi va permettre de gagner du temps en attendant que les choses ne s’éclaircissent. Je m’explique :

    Le plan des Ukrainiens était d’enregistrer une « victoire » majeure avant le défilé militaire de la Fête de l’indépendance du dimanche 24 août (trop rigolo et triste en même temps de voir le nouveau « Banderastan » contrôlé par les États-Unis et administré par les Nazis célébrer son « indépendance »…). Mais, à la place, ils n’ont enregistré qu’une longue série de *très* vilaines défaites au cours des 5-6 derniers jours. D’une manière générale, les Ukrainiens se font massacrer et pour la première fois même repousser (même si ce n’est qu’au plan tactique). Ce convoi à Lougansk sonne comme un retentissant « Allez vous faire f….. ! » symbolique aux oreilles de la junte de Kiev. Il va aussi exacerber les tensions entre les membres de la clique au pouvoir, le Secteur droit et Dmitri Iarosh, et le mouvement de protestation qui monte dans l’ouest de l’Ukraine.

    Conclusion : c’est une manœuvre risquée, sans aucun doute, probablement rendue nécessaire par le fait que les habitants de Lougansk n’avaient plus d’eau et que Poutine devait faire quelque chose. Mais c’est aussi un coup tout à fait brillant qui va donner beaucoup de fil à retordre aux États-Unis et à leurs marionnettes nazies de Kiev.

    Le Saker (Version française)

    PS : J’ai entendu dire hier que la Hollande avait officiellement annoncé qu’elle ne communiquerait pas les données sur le vol du MH17 ni les enregistrements. La Hollande se fait donc la complice officielle du camouflage de cette opération sous faux drapeau des États-Unis et du meurtre des passagers du MH17. C’est absolument honteux et dégoûtant, et j’espère bien que le gouvernement malaisien ne les laissera pas faire. Quant à Kiev, il refuse lui aussi de communiquer les enregistrements des communications entre la tour de contrôle de Kiev et le MH17. Finalement les services secrets des États-Unis détiennent toutes les informations. Donc ils savent tous et ils dissimulent tous la vérité. Les choses étant ce qu’elles sont, qui peut encore avoir le moindre doute sur « qui a fait quoi » ?

    Traduit par Dominique Muselet pour vineyardsaker.fr

    23 août 2014

    Source : http://www.vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/the-significance-of-russian-decision-to.html (vineyardsaker, anglais, 22-08-2014)

    The Vineyard of the Saker
    A bird’s eye view of the vineyard

     

    Pourquoi la Russie a décidé de faire entrer le convoi humanitaire en Ukraine

     

    « Dans le conflit ukrainien, on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur »
    Interview de Daniele Ganser

    L’aide humanitaire russe arrive en Ukraine
    sans soutien international

    Le résultat de la guerre en Ukraine passe par celui des clans russes

     

     

     

    Odessa Ukraine Massacre, charred bodies!

    Odessa Ukraine Massacre, charred bodies!

    Site Web pour cette image

     

    Défilé anti-fasciste pour le 24 août 2014

    On peut lire dans certains médias ceci
    "Ils entendent présenter à la population du matériel militaire ukrainien capturé à l'ennemi. Certains responsables rebelles souhaitent également exhiber des prisonniers de guerre dans les rues. Ce projet, qui semblerait en contradiction avec la convention de Genève, semble toutefois ne pas rencontrer l'agrément de tous les responsables séparatistes." lien
    C'est très certainement un cas de cécité mentale extrême, que d'ignorer les méfaits de la Junte de Kiev.

    Les bombardements des populations civiles, des hôpitaux, des lieux de cultes, ... avec des moyens extrêmes, bombes aux phosphores, bombes à sous-munitions, des Ouragan, Grad et autres Smertch, missiles balistiques Totchka-U en passant par les maltraitances des prisonniers, des tortures, des viols et des assassinats, ne sont-ils pas une séries de faits, prouvés de surcroît, en contradiction avec la Convention de Genève...
    C’est ainsi que les nationalistes ukrainiens "libèrent Lougansk"

     

    .

    Bombardements - des armes chimiques?

    Médias : près de Donetsk, les bourreaux ont utilisé des projectiles avec des substances toxiques (vidéo)

    21.08.2014

    Les médias ont rapporté que l'armée ukrainienne a bombardé le village Dmitrovka près de Donetsk avec des roquettes à sous-munitions remplies de substances toxiques. Dans les rues du village, des fragments de projectiles sont éparpillés qui peuvent être examinés avec soin.
    À première vue, le projectile n'a pas l'air dangereux, mais s’il s’ouvre de la mousse et de petites aiguilles se dispersent. Les combattants qui déminaient ces munitions ont raconté que le contact avec la peau avec les substances toxiques remplissant le projectile entraîne une très forte intoxication.
    On peut supposer que le principe des cassettes est le suivant : dans les fioles se trouve une substance toxique contenant des aiguilles. Lors de l'explosion, elles s’enfoncent dans le corps, provoquant des atteintes mortelles.
    Les habitants sont persuadés que les militaires ukrainiens veulent les détruire, et les villes qu’ils habitent les faire disparaître de la face de la terre.
    La situation très grave avec l'approvisionnement en eau, qui s’est installée à Donetsk et ses environs après la destruction de la station de pompage, maintenant s'améliore progressivement. La réparation de la conduite est en cours, les résidents du centre-ville ont déjà eu de l'eau, mais il est encore trop tôt de parler de remise en état complète.

    Le puissant bombardement du 17 août 2014 par lequel l’armée ukrainienne a exposé Donetsk avait pour objectif principal de laisser la ville complètement sans eau. Les militaires ukrainiens ont détruit par des projectiles, le petit barrage et la prise d'eau dans le village Yasinovataya qui alimentent la station de pompage. 



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    Nous en reparlerons, car je réagirai en conséquence,

    mais pas pour l'instant, car je suis occupée

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    à paraître sous quatre mois environ §.

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    Un bon produit n'a pas besoin de pub... chantal dupille

     

    § Après celui-ci, disponible sous huit jours,

    un document choc sur les fondements

    de la violence en Amérique (260 pages).

    voir ici :  Chantal Dupille publie un document sur l'Amérique - L'Actualité (+ vidéos)

     

     

    guerre-mondiale-3418_world_war1024_768.jpg

     
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    Un billet de Paul Craig Roberts… Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général… Sans adhérer à tout, elle permet à chacun d’aiguiser son esprit critique…


    Washington menace le monde

    Source : Paul Craig Roberts, www.paulcraigroberts.org, le 8 août 2014.


    Les imprudentes et irresponsables interventions politiques et militaires de Washington en Irak, Libye et Syrie ont eu pour conséquence d’ouvrir la boîte de Pandore. Les différents groupes religieux qui vivaient en paix sous le règne de Saddam Hussein, Kadhafi, et Assad se massacrent les uns les autres, et un nouveau groupe, l’EIIL, est en train de créer un nouvel Etat à partir de morceaux de l’Irak et de la Syrie.


    La tourmente introduite au Moyen-Orient par les régimes Bush et Obama a fait des millions de morts ou et personnes déplacées, sans parler des morts à venir. Au moment où j’écris ces lignes, 40 000 Irakiens sont bloqués au sommet d’une montagne, sans eau, attendant la mort aux mains de l’EIIL, née de l’ingérence américaine.


    La réalité du Moyen-Orient est en contradiction totale avec la mise en scène de l’atterrissage de George W. Bush le 1er mai 2003 sur le porte-avions américain Abraham Lincoln, où il avait déclaré « Mission accomplie ». La mission accomplie par Washington a consisté a dévaster le Moyen-Orient et les vies de millions de personnes, et à détruire au passage la réputation de l’Amérique. Grâce au régime néoconservateur démoniaque de Bush, l’Amérique d’aujourd’hui est considérée par le reste du monde comme la plus grande menace à la paix mondiale.


    L’attaque du régime Clinton contre la Serbie avait établi le schéma. Bush l’a poussé plus loin avec l’ ouverte aggression de Washington contre l’Afghanistan, drapée par Washington dans une phraséologie orwellienne : « Opération Liberté Durable ». [”Operation Enduring Freedom”].

    Washington a apporté la ruine, pas la liberté, à l’Afghanistan. Après 13 ans passés à faire exploser le pays, Washington se retire à présent, la « superpuissance » ayant été défaite par quelques milliers de Talibans légérement armés. Et elle laisse derrière elle un champ de ruines pour lequel Washington n’assumera aucune responsabilité.


    Une autre source des troubles sans fin au Moyen-Orient est Israël, qui fait main basse sur la Palestine avec la bénédiction de Washington. En plein milieu de la dernière attaque d’Israël sur les civils de Gaza, le Congrès américain a passé des résolutions en soutien des crimes de guerre d’Israël et voté des centaines de millions de dollars pour payer les munitions d’Israël. Ici, ce que nous voyons, c’est la Grande Amérique Morale soutenant à 100 % des crimes de guerre avérés contre des gens pratiquement sans défense.


    Quand Israël assassine des femmes et des enfants, Washington appelle cela « le droit d’Israël à défendre son propre pays » – un pays qu’Israël a volé aux Palestiniens – mais quand les Palestiniens usent de représailles, Washington appelle cela du « terrorisme ». En soutenant Israël, déclaré Etat terroriste par les quelques gouvernements moraux qui existent encore, et accusé de crimes de guerre par le Secrétaire Général des Nations Unies, Washington est en violation de ses propres lois contre le soutien envers des Etats terroristes.


    Bien sûr, Washington lui-même est l’Etat terroriste numéro un. Par conséquent, il est illégal selon la loi américaine que Washington se soutienne lui-même. Toutefois, Washington refuse qu’aucune loi, nationale ou internationale, vienne limiter ses actions. Washington est « exceptionnel, indispensable ». Personne d’autre ne compte. Aucune loi, aucune constitution, et aucune considération humaine n’ont d’autorité pour réfréner la volonté de Washington. Dans ses prétentions, Washington surpasse le Troisième Reich.


    Aussi terrifiante que soit l’audace de Washington envers le Moyen-Orient, son audace envers la Russie est encore plus grande. Washington a convaincu la Russie, un pays doté de l’arme atomique, que Washington est en train de préparer une première frappe nucléaire.


    En réponse, la Russie renforce ses forces nucléaires et teste les réactions de la défense aérienne américaine. http://freebeacon.com/national-security/russian-strategic-bombers-conduct-more-than-16-incursions-of-u-s-air-defense-zones/


    Il est difficile d’imaginer un acte plus irresponsable que celui de convaincre la Russie que Washington projette d’attaquer la Russie avec une première frappe préventive. L’un des conseillers de Poutine a expliqué aux médias russes les intentions de Washington de frapper les premiers, et l’un des membres de la Douma russe a fait une présentation documentée sur les intentions de Washington de frapper en premier. http://financearmageddon.blogspot.fr/2014/07/official-warning-u-s-to-hit-russia-with.html En rassemblant les preuves, j’ai pointé du doigt dans mes colonnes qu’il est impossible pour la Russie d’éviter cette conclusion.


    La Chine est consciente de faire face à la même menace venue de Washington. http://yalejournal.org/2013/06/12/who-authorized-preparations-for-war-with-china

    La réponse de la Chine aux plans de guerre de Washington a été de démontrer comment ses forces nucléaires seraient utilisées pour détruire les Etats-Unis, en réponse à une attaque de Washington sur la Chine.

    La Chine a rendu cela public, espérant créer une opposition parmi les Américains aux plans de guerre de Washington contre elle. http://www.dailymail.co.uk/news/article-2484334/China-boasts-new-submarine-fleet-capable-launching-nuclear-warheads-cities-United-States.html

    Comme la Russie, la Chine est un pays en pleine ascension qui n’a pas besoin de guerre pour réussir.


    Le seul pays au monde qui a besoin d’une guerre est Washington, et c’est parce que son objectif est celui des néoconservateurs : exercer l’ hégémonie sur le monde. Avant les régimes de Bush et Obama, tous les présidents des Etats-Unis faisaient de gros efforts pour ne pas paraître agiter la menace nucléaire. La doctrine de guerre américaine prenait grand soin de limiter l’usage de ces armes à des représailles en cas d’attaque nucléaire sur son sol. La raison d’être d’une force nucléaire est de se protéger de l’usage de telles armes. Le régime irresponsable de George W. Bush a fait évoluer l’arme nucléaire vers un usage en frappe préventive, détruisant ainsi la restriction imposée sur l’usage des armes nucléaires.


    La toute première ambition de l’administration Reagan était de mettre fin à la guerre froide, et, de la sorte, à la menace d’une guerre nucléaire. Le régime de George W. Bush et la diabolisation de la Russie par le régime d’Obama ont mis fin à ce réel succès du président Reagan et rendu une guerre nucléaire probable.


    Quand le régime incompétent d’Obama a décidé de renverser le gouvernement démocratiquement élu d’Ukraine et d’installer un gouvernement de pantins choisis par Washington, le département d’Etat d’Obama, mené par des idéologues néoconservateurs, a oublié que les régions de l’Est et du Sud de l’Ukraine sont d’anciennes provinces russes rattachées à la République socialiste soviétique d’Ukraine par des dirigeants du parti communiste, quand l’Ukraine et la Russie faisaient partie du même pays – l’Union soviétique. Quand les larbins russophobes installés à Kiev par Washington ont démontré en paroles et en actions leur hostilité à la population russe d’Ukraine, les anciennes provinces russes ont demandé leur retour à la mère Russie. Ce n’est ni une suprise, ni quelque chose qu’on puisse reprocher à la Russie.


    La Crimée a réussi à réintégrer la Russie, à laquelle elle appartenait depuis les années 1700, mais Poutine, dans l’espoir de désamorcer la guerre de propagande montée contre lui par Washington, n’a pas écouté les suppliques des autres anciennes provinces russes. En conséquence, les larbins de Washington à Kiev ont estimé avoir les mains libres pour attaquer les provinces protestataires, et ont suivi la même politique que les Israéliens en attaquant les populations civiles, les résidences civiles et les infrastuctures civiles. Les médias occidentaux « presstitués » ont délibérément ignoré les faits et accusé la Russie d’envahir et d’annexer des parties de l’Ukraine. Ce mensonge est comparable à ceux du Secrétaire d’état Colin Powell à l’ONU au sujet des armes de destruction massives en Irak, sous l’égide du régime criminel de Bush, mensonges pour lesquels Colin Powell a présenté ultérieurement des excuses, en vain puisque l’Irak avait été détruite par ses mensonges.


    Quand l’avion de la Malaysian Airlines a été détruit, la Russie a été accusée avant même que les circonstances ne soient connues. Les médias britanniques, en particulier, ont été les premiers à porter des accusations dès l’instant où l’on a appris que l’avion était abattu. Sur la BBC, j’ai entendu des déformations grossières de la réalité, ainsi que des mensonges flagrants sur l’American National Public Radio. Seule la propagande du Daily Mail a été pire. L’ensemble des « nouvelles » sur ce sujet a toutes les apparences d’une orchestration antérieure à l’évènement, ce qui, bien sûr, suggère l’implication de Washington.


    Les morts de l’avion de ligne sont devenus très importants pour la machine de propagande de Washington. Les 290 victimes sont un grand malheur, mais ne représentent qu’une petite fraction de tous les morts que dans le même temps Israël infligeait aux Palestiniens sans déclencher une quelconque protestation de la part des gouvernements occidentaux, par opposition aux protestations des peuples occidentaux dans les rues, protestations qui ont été commodément étouffées pour Israël par les forces de l’ordre occidentales.


    Washington a utilisé la destruction en vol de l’avion de ligne, dont il est probablement responsable, comme excuse pour une nouvelle série de sanctions, en faisant pression sur ses marionnettes européennes pour qu’elles se joignent aux sanctions et y ajoutent les leurs, ce que les marionettes européennes de Washington ont fait.


    Washington s’appuie sur des accusations et des insinuations et refuse de fournir les preuves des photos satellite, parce que ces photos n’accréditent pas ses mensonges . Les faits ne sauraient interférer avec la diabolisation de la Russie par Washington, pas plus qu’ils n’ont interféré avec sa diabolisation de l’Irak, de la Lybie, de la Syrie et de l’Iran.


    Vingt-deux sénateurs américains imprudents et irresponsables ont déposé une résolution de loi pour « la prévention de l’agression Russe en 2014 » (Sénat US loi 2277), parrainée par le sénateur Bob Corker, qui représente parfaitement, par son ignorance et sa stupidité, la majorité des Américains ou la majorité des électeurs de l’Etat du Tennessee. Cette résolution est un acte législatif inepte visant à déclencher une guerre dont le plus probable est qu’elle ne laisserait aucun survivant. Apparemment, ces idiots d’Américains sont capables d’élire au pouvoir n’importe quel imbécile.


    La certitude que la Russie est responsable du crash de la Malaysian Airlines est devenue une réalité dans les capitales occidentales, malgré l’absence du moindre petit bout de preuve à l’appui de cette affirmation. En outre, même si l’accusation était fondée, un avion vaut-il une guerre mondiale ?


    La Commission de défense britannique a conclu que le Royaume-Uni, bien que ruiné et militairement impuissant, doit « se concentrer sur la défense de l’Europe contre la Russie » Les tambours des dépenses militaires, voire les tambours de guerre, sont en train de sonner et tout l’Occident s’y est mis. La Grande-Bretagne, militairement impuissante, va défendre l’Europe contre une attaque inexistante, bien qu’annoncée urbi et orbi, de l’ours Russe.


    Les dignitaires militaires des Etats-Unis et de l’OTAN, ainsi que le chef du Pentagone mettent en garde contre la menace russe en s’appuyant sur de prétendues mais imaginaires concentrations de troupes russes à la frontière ukrainienne.


    Selon le ministère de la Propagande occidental, si la Russie protège les populations russes en Ukraine contre une attaque militaire de Washington menée par le gouvernement fantoche de Kiev, c’est une preuve que le voyou, c’est la Russie.

    La campagne de propagande de Washington a réussi à transformer la Russie en menace. Les sondages montrent que 69% des américains considèrent la Russie comme une menace, et que la confiance des Russes dans les dirigeants américains a disparu.


    Les Russes et leur gouvernement observent la même diabolisation de leur pays et de leur président que celle de l’Irak et Saddam Hussein, de la Lybie et Kadhafi, de l’Afghanistan et des Talibans, juste avant les assauts militaires sur ces pays par l’Occident. Pour un Russe, la meilleure conclusion à en tirer est que Washington veut une guerre contre la Russie.


    A mon avis, l’irresponsabilité et l’imprudence du régime Obama n’a pas de précédent. Jamais auparavant le gouvernement des Etats Unis, ou de n’importe quelle autre puissance nucléaire, n’avait fait autant d’efforts pour convaincre une autre puissance nucléaire qu’elle se préparait à l’attaquer. Il est difficile de concevoir un acte qui mette encore plus en danger la vie sur Terre. En effet, l’imbécile de la Maison Blanche a fait coup double, convainquant et la Russie et la Chine que Washington préparait une attaque préventive sur les deux.


    Les Républicains veulent faire un procès ou démettre Obama à propos de problèmes sans conséquences, comme l’Obamacare. Pourquoi les Républicains ne mettent-ils pas Obama en accusation devant le Congrès à propos d’un problème infiniment plus grave comme celui de soumettre le monde à un risque d’apocalypse nucléaire ?


    La réponse est que les Républicains sont aussi délirants que les Démocrates. Leurs dirigeants, comme John Mc Cain et Lindsay Graham, sont déterminés à ce que nous nous « dressions contre les Russes ». Partout où le regard se porte dans le paysage politique américain, nous voyons des fous, des psychopathes et des sociopathes qui ne devraient pas détenir de mandat.


    Washington a abandonné la diplomatie depuis longtemps. Washington s’appuie sur la force et l’intimidation. Le gouvernement des Etats-Unis est totalement dépourvu de jugement. C’est la raison pour laquelle les sondages montrent que le reste de la planète considère le gouvernement américain comme la plus grande menace pour la paix mondiale. Aujourd’hui (8 août 2014) le Handelsblatt, le Wall Street Journal allemand, a écrit dans son éditorial signé par le rédacteur en chef:


    « La tendance américaine à passer de l’escalade verbale à l’escalade militaire – par l’isolement, la diabolisation et l’attaque des ennemis – n’a pas prouvé son efficacité. La dernière grande action militaire victorieuse menée par les Etats-Unis a été celle du débarquement de Normandie [en 1944]. Toutes les autres – Corée, Vietnam, Iraq et Afghanistan – ont été des échecs flagrants. Déplacer des unités de l’Otan vers la fontière polonaise avec la Russie et envisager d’armer l’Ukraine, c’est encore compter sur des moyens militaires en lieu et place de diplomatie.»

    Les Etats marionnettes de Washington – toute l’Europe, le Japon, le Canada et l’Australie – autorisent la menace sans équivalent de Washington sur le monde en soutenant son projet hégémonique sur la planète.


    Nous célébrons le 100ème anniversaire de la 1ère Guerre Mondiale. Et les folies qui ont causé cette guerre se répètent. La Première Guerre Mondiale a détruit l’Occident civilisé, et c’était le travail d’une poignée d’intrigants. Les conséquences en ont été Lénine, l’Union Soviétique, Hitler, l’émergence de l’impérialisme américain, la Corée, le Vietnam, les interventions militaires qui ont crée l’EIIL, et qui ont maintenant ressuscité le conflit entre Washington et la Russie, auquel le Président Reagan et Mikhail Gorbatchev avaient mis fin.


    Comme l’a fait remarquer Stephen Starr sur mon site, l’emploi de seulement 10% des armes nucléaires des arsenaux américains et russes suffit à anéantir la vie sur terre.


    Chers lecteurs, posez-vous la question, quand est-ce que Washington vous a raconté autre chose que des mensonges ? Les mensonges de Washington ont causé des millions de victimes. Voulez-vous être l’une d’entre elles?


    Croyez-vous que les mensonges et la propagande de Washington à propos de l’avion de ligne Malaisien et de l’Ukraine vaillent la peine de risquer la vie sur Terre ? Qui est assez naïf pour ne pas réaliser que les mensonges de Washington sur l’Ukraine sont semblables à ceux à propos des armes de destruction massive de Sadam Hussein, des armes nucléaires iraniennes et de l’utilisation par Assad d’armes chimiques ?


    Pensez-vous que l’influence néoconservatrice qui prévaut à Washington, quel que soit le parti politique en place, est trop dangereuse pour être tolérée ?


    Paul Craig Roberts, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr 

     



    Poutine réalisera-t-il que la Russie

    a les cartes en mains ?


    Source : Paul Craig Roberts, www.paulcraigroberts.org, le 6 août 2014.


    De plus en plus de preuves, au sujet desquelles je compte écrire abondamment, s’accumulent, montrant que l’Europe a consenti au chemin tracé par Washington vers la guerre contre la Russie, une guerre qui sera sans doute la dernière pour l’Humanité. Par sa réaction discrète et rassurante face à l’agression de Washington, qui donne ainsi à l’Ouest le signal erroné que la Russie est faible et apeurée, le gouvernement russe encourage Washington dans sa course à la guerre.

    Il apparaît que la plus grande faiblesse des russes, c’est que le capitalisme a élevé suffisamment de Russes à un niveau de vie confortable pour qu’ils redoutent la guerre que Washington leur apporte, et qu’ils veuillent l’éviter pour continuer à vivre comme les décadents de l’Europe de l’Ouest.

    La même chose arriva aux jadis féroces Vandales dans le Nord de l’Afrique au 6e siècle quand les Vandales furent exterminés par une petite unité de l’Empire Romain de l’Est. Les Vandales avaient perdu la valeur qui leur avait donné un riche morceau de l’Empire Romain.

    La Russie doit sauver le monde de la guerre, mais pour empêcher cette guerre, la Russie doit montrer clairement son coût aux Européens.


    Face aux sanctions économiques, actions essentiellement illégales et belliqueuses, appliquées à divers individus et entreprises de Russie par Washington et sa marionnette l’Union européenne, ainsi que par la Suisse, un pays qui a appris à redouter Washington plus que Moscou, le Président russe Poutine a demandé au gouvernement russe de trouver des contremesures à mettre en œuvre en réponse aux sanctions gratuites imposées à la Russie.

    Mais, d’après Poutine, la Russie doit faire preuve de retenue : « Nous devons évidemment agir avec précaution afin de soutenir les producteurs nationaux, mais sans affecter négativement les consommateurs. »

    En d’autres termes, Poutine veut imposer des sanctions qui n’en sont pas vraiment, tout en semblant rendre la monnaie de la pièce.


    Ce qui est incroyable dans la manière dont la Russie se trouve sur la défensive au sujet des sanctions est que c’est la Russie, et non Washington ou l’impuissante Union européenne, qui a toutes les cartes en main. Poutine peut faire s’effondrer les économies européennes et plonger toute l’Europe dans un chaos politique et économique simplement en coupant l’approvisionnement en énergie.


    Poutine n’aurait pas à couper la fourniture d’énergie bien longtemps avant que l’Europe dise au revoir à Washington et trouve un arrangement avec la Russie. Plus Poutine attend et plus l’Europe a de temps pour se préparer contre la meilleure arme que les russes puissent utiliser pour résoudre pacifiquement le conflit que Washington a orchestré.

    Les agressions de Washington contre la Russie ne prendront fin que si Poutine réalise que c’est lui, et non Washington, qui détient les cartes, et les joue.

    Le monde en a assez de Washington, de ses mensonges à répétition, ses guerres permanentes et sa brutalité. Poutine ferait bien de méditer quelques heures en compagnie de Belisarius, le grand général de Justinien le Grand.

    « Quand je traite avec mes ennemis », a dit Belisarius, « j’ai pour habitude de donner des conseils plutôt que d’en recevoir, mais je tiens dans une main une ruine inéluctable et dans l’autre la paix et la liberté. »


    C’est précisément dans cette position que Vladimir Poutine est vis-à-vis de l’Europe. Dans une main il tient la ruine de l’Europe, et dans l’autre, la paix et la liberté dans les relations entre la Russie et l’Europe.

    Il doit en appeler aux abrutis qui « dirigent » l’Europe et le leur dire.

    Si Poutine ne met pas le holà et fait prendre conscience à l’Europe quels sont les enjeux, Washington aura réussi dans sa volonté de conduire le monde à la guerre, et les Américains, pour « exceptionnels et indispensables » qu’ils soient, mourront avec les autres.


    Paul Craig Roberts, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr 

     



    Washington a placé le monde

    sur le chemin de la guerre

    Le monde a-t-il des envies suicidaires ?

    Source : Paul Craig Roberts, www.paulcraigroberts.org, le 14 août 2014.


    Les tambours de guerre résonnent à Washington, dans les capitales européennes et dans les médias occidentaux « presstitués ». L’un des gros titres de l’Asia Times est « L’Otan est prêt à tout pour la guerre. » http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-080814.html  Cette fois la cible est la Russie, une puissance nucléaire majeure.


    Au-delà de la Russie, de l’Europe, et des USA, les conséquences mortelles d’une telle guerre s’étendraient au monde entier. L’usage de mensonges fait par l’Occident met en danger la vie sur Terre et révèle que l’Occident est à la fois imprudent et irresponsable. Pour le moment, peu de voix se sont élevées contre cette imprudence et cette irresponsabilité.


    Ron Unz porte à notre attention la voix importante d’un journaliste néerlandais distingué, Karel Van Wolferen. Wolferen http://www.unz.com/article/the-ukraine-corrupted-journalism-and-the-atlanticist-faith/  et Unz lui-même http://www.unz.com/runz/american-pravda-who-shot-down-flight-mh17-in-ukraine/  sont d’importants contrepoids à ce qu’Unz considère, correctement à mon avis, comme « la corruption complète et le manque de fiabilité des médias mainstream américains. »


    L’article de Wolferen est long mais très important. Les lecteurs y trouveront des analyses proches de la mienne. Wolferen montre comment l’hégémonie de Washington a enfermé l’Europe dans une idéologie atlantiste qui interdit aux Européens toute pensée ou politique étrangère indépendante, réduits qu’ils sont à l’état de vassaux. Wolferen conclut que tandis que Washington mène l’Europe à la guerre, « les Européens ne parviennent pas à se convaincre du dysfonctionnement et de la totale irresponsabilité de l’Etat américain ».


    Sans contrôle interne de l’irresponsabilité de Washington par les alliés, les médias et les sénateurs américains, le seul frein à son bellicisme est la diplomatie russe, chinoise, indienne et sud-américaine. Si cette diplomatie échoue, le drame de Fukushima, aussi grave soit-il, ne sera plus qu’une goutte d’eau dans l’océan. http://www.globalresearch.ca/weve-opened-the-gates-of-hell-fukushima-spews-radiation-world-wide/5395912


    Le massacre de civils dans les anciens territoires russes entre les frontières est, et sud, de l’actuelle Ukraine par Washington, ses larbins de Kiev et ses vassaux européens est non seulement largement ignoré par les médias occidentaux, mais il est aussi nié, ou imputé à la Russie.


    Les crimes perpétrés par les Etats-Unis, et imputés à la Russie, ont provoqué une grande colère au sein du peuple russe. Une telle colère est dangereuse car elle pourrait obliger Poutine, qui continue à préférer la non-confrontation http://rt.com/news/180268-putin-russia-mobilize-confrontation/ , à abandonner la diplomatie pour la violence.


    Egor Prosvirnine, le rédacteur en chef d’un site d’information russe, nous montre l’étendue de la colère en Russie causée par le dangereux mélange de promesses non tenues par Washington et de propagande belliciste sournoise contre la Russie avec la complicité du gouvernement allemand. http://sputnikipogrom.com/europe/germany/18213/russian-appeal/


    Prosvirnine exprime une ardente colère : « Les Allemands ont échoué à l’examen. Le Mal est revenu en Europe, et vous n’essayez même pas de lui résister, vous vous prosternez immédiatement à ses pieds comme des esclaves. » Pour les Russes, toute l’Europe est esclave du mal qui vient de Washington.


    Pourquoi Merkel a-t-elle permis à Washington de pousser l’Allemagne au conflit avec la Russie, déclenchant une énorme colère des Russes envers l’Allemagne ? Comment expliquer l’échec total de Merkel en tant que dirigeante ?


    Les gouvernements Clinton, Bush et Obama ont mené le monde sur le sentier de la guerre finale. Comment se fait-il que leur malfaisance ne soit toujours pas reconnue ?


    Les Etats les plus meurtriers sont les États-Unis et Israël. En tolérant leurs massacres sans fin et leurs mensonges sans fin, le monde prépare sa propre disparition.


    Le seul espoir pour la vie et la vérité est que le monde s’unisse contre ces deux gouvernements criminels, les isole diplomatiquement et économiquement, et rende impossible à leurs représentants officiels de voyager à l’étranger sans être arrêtés et jugés. Pourquoi le monde a-t-il besoin des Etats-Unis et d’Israël ?

     

    A moins que le monde n’ait un désir de mort, le monde n’a besoin ni des Etats-Unis ni d’Israël [pour vivre].


    Paul Craig Roberts, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr 

     

    http://www.les-crises.fr/washington-menace-le-monde/

     

    Pourquoi Washington prend-il le risque d'une guerre avec la Russie?.


     

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