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    Mercredi 23 octobre 2013

     

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    § Le premier sous une vingtaine de jours,

    un document choc sur les fondements

    de la violence en Amérique (près de 300 pages).

     

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    Lavrov « La colonne de blindés que les autorités de Kiev revendiquaient avoir détruites appartenait à l’ armée ukrainienne»

    18 août

    2 Lavrov « La colonne de blindés que les autorités de Kiev revendiquaient avoir détruites appartenait à l’ armée ukrainienne ».


    Le rapport des forces militaires de l’Ukraine, qui affirment avoir détruit il y a deux jours une colonne de blindés russes, ne reflète pas la réalité des faits.

    « Quand  de la désinformation flagrante est diffusée par les médias, je crois que tous les adultes sont en mesure de distinguer les faits de la fiction »-a déclaré le ministre à des journalistes à Berlin. « Par exemple, les articles qui ont été émis après les entretiens entre le Président de l’Ukraine Petro Poroshenko et le  premier ministre britannique David Cameron, ont signalé que les forces de sécurité ukrainiennes avaient détruit une colonne militaire avançant en Ukraine depuis la Russie. Ces articles sont faux."
     "Ce qui s’est réellement passé : une colonne militaire ukrainienne, qui se déplaçait vers la région de Lougansk, apparemment dans le but de couper la voie à l’acheminement de l’aide humanitaire, a été détruite par les milices séparatistes. C’est ce qui s’est passé",  a déclaré Lavrov.


     "Si ces événements sont présentés comme des exploits de la courageuse armée ukrainienne, bon, si ça leur fait plaisir . Mais qu’ils ne fassent pas  tomber sur nous le blâme pour leurs actions, "a ajouté le ministre des affaires étrangères.

    D’ailleurs vous remarquerez que cette affaire que les médias ne mettaient pas en doute le moins du monde a disparu du jour au lendemain… personne ne met en doute la crédibilité de notre cher allié, ni celle du premier ministre britannique.


    Autre disparition étonnante, celle du boeing  malaysien. On pourrait presque se dire qu’il  a été abattu une première fois au-dessus de l’Ukraine et il semble qu’il ait disparu une autre fois effacé par le désintérêt soudain des médias… Moscou qui s’est vu imposer des sanctions avant même toute enquête sur seule déclaration de l’intime conviction d’Obama, envisage  de demander un rapport d’enquête sur le crash du Boeing malaisien dans l’est de l’Ukraine, C’est ce qu’a  annoncé lundi aux journalistes le représentant de la Russie auprès de l’ONU, Vitali Tchourkine.

    "Nous demanderons au secrétariat d’organiser un point de presse consacré à l’application de la résolution 2166", a déclaré le diplomate.

    Selon M. Tchourkine, un mois s’est écoulé depuis la catastrophe de l’avion de ligne malaisien. Le paragraphe 13 de cette résolution engage le secrétaire général de l’Onu à rendre compte du déroulement de l’enquête.

    "J’espère que le rapport sera présenté ce soir", a indiqué l’ambassadeur russe à l’Onu.

     

    http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/08/18/nouvelle-reflexion-de-lavrov-la-colonne-de-blindes-que-les-autorites-de-kiev-revendiquaient-avoir-detruites-appartenaient-a-l-armee-ukrainienne/

     

     

    L’ex-journaliste d’Al-Jazeera Fayçal Al-Kacim : « Au diable ces révolutions qui détruisent les Etats ! »

    John McCain, le chef d’orchestre du « printemps arabe », et le Calife

     

     


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    La Bataille de Donetsk se prépare :
    encore combien de morts ?
    par Karine Bechet-Golovko

    mercredi 13 août 2014, par Comité Valmy


    La Bataille de Donetsk se prépare :
    encore combien de morts ?

    Avant le 24 août. Donetsk doit être prise avant le 24 août, date de l’indépendance de l’Ukraine face à l’Union soviétique. L’armée ukrainienne doit libérer Donetsk de son peuple avant le 24 août, pour dignement fêter dans le sang et les décombres cette date symbolique. Et tout semble être mis en place pour cela, même des convois "humanitaires/militaires" canadiens arrivent à bon port au bon moment. Et les médias, notamment français, commencent à préparer la bonne population à la bonne compréhension de l’évènement.


    La presse française, qui parle peu des massacres en Ukraine, tout occupée qu’elle est à justifier la position présidentielle en Irak - armer les kurdes contre les islamistes armés par les américains qui maintenant sont devenus des ennemis - et en Israel - si, on peut bombarder Gaza autant qu’il le faut, c’est normal, mais on aime bien les pauvres palestiniens quand même.

    Dans cette perspective, le bombardement par l’armée ukrainienne d’une ville ukrainienne de plus d’un million d’habitants, effectivement ne choque plus. L’on y trouve même une certaine logique - médiatique, voire politique. En tout cas une posture faute d’une position. Alors, un exemple parmis beaucoup d’autres, Le Figaro écrit sur la détérioration des conditions de vie des gens pris en otage dans une ville en guerre, mais toujours en entretenant le flou sur les responsabilités de qui tire sur qui, qui lance les roquettes sur la ville, pour en arriver à cette question, comme un cri préparé et mal joué sur une scène de théâtre de banlieu : et Moscou va-t-il venir à leur aide ? Car c’est ça le plus important. Les morts, les blessés, les souffrances, peu importe, ce n’est que le décor. Même si la question est incongrue, car ce même Moscou est jugé responsable de la situation. Mais peu importe, l’on n’est plus à une absurdité près. Donetsk a même fait intrusion au 20h de France 2 hier, sans qu’il soit possible de comprendre quoi que ce soit, sauf que des gens meurent et qu’il y a des méchants pro-russes contre lesquels l’armée ukrainienne se bat. Bref le cadre médiatique est prêt.


    Et il est évident que Donetsk doit être pris à n’importe quel prix, l’arsenal lourd se met en place autour de la ville, l’attaque est incessante, mais la véritable Bataille de Donetsk n’a pas encore commencé. Pour certains, cela ne saurait tarder, une question de jours. Et le fait que l’armée ukrainienne vienne de perdre encore 500 hommes à Ilovaïsk, à 35km de Donetsk, sans que cela ne remette quoi que ce soit en question, montre que les pertes humaines ne sont pas un critère pour lancer ou retarder l’attaque. Elle sera sanglante, mais elle doit être gagnée, pour Poroshenko. C’est sa crédibilité qui est en jeu.

    Pour cela, ses sponsors lui viennent en aide. Le Canada a encore envoyé un Boeing rempli de cadeaux pour l’armée ukrainienne. Il vient d’attérir à Kiev. Ca tombe bien.

    Pendant ce temps là, la Russie a du mal à faire entrer un convoi, lui, humanitaire. Il est parti sous l’égide de la Croix rouge, mais sans garantie qu’il arrivera à bon port. Qu’il entrera sur le territoire. Qu’il ne soit pas la cible d’une attaque. Le fameux casus belli tant recherché. Mais un conflit direct avec la Russie fait peur et l’attaque de Donetsk porterait ce risque.

    Pourtant, cette bataille est décisive. Si l’armée ukrainienne prend la ville, c’est la fin de la République populaire de Donetsk, encore quelques combats de rue et ensuite la normalisation et la victoire du régime de Kiev. Et la Russie perd toute l’Ukraine, pour très longtemps, avec toutes les implications notamment en terme de transit du gaz. Si l’armée ukrainienne perd, Poroshenko est en très mauvaise posture, l’Occident pourra encore accuser la Russie, mais cela ne changera rien à la donne. Pourtant, Donetsk peut-il gagner sans un soutien de la Russie, au moins à moitié équivalent à celui que reçoit l’armée régulière ukrainienne de l’étranger ? En technique, mais aussi en hommes, venant combattre une certaine idée de la Russie sur les terre ukrainiennes, soigner dans le sang leurs complexes historiques, comme ces lettons qui viennent d’être trouvés au nombre des morts pour la patrie ukrainienne à Ilovaïsk.

    Karine Bechet-Golovko

    mardi 12 août 2014

    Russie politics

    Mise en ligne CV : 12 août 2014

     

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4898

     

     

    La défaite militaire de l’Enclave Sud :
    l’armée ukrainienne perd 3500 hommes
    par Karine Bechet-Golovko

    mardi 12 août 2014, par Comité Valmy


    La défaite militaire de l’Enclave Sud :
    l’armée ukrainienne perd 3500 hommes

    http://centerkor-ua.org/obzory/karta-soprotivleniya.html

     

    Voici la carte de la zone du conflit au 1er août 2014, au moment où Poroshenko voulait encore avoir le contrôle des frontières avec la Russie, car celle-ci est censée envoyer quantité de matériel militaire et d’hommes en soutien aux combattants du Donbass. La question était donc stratégique. Cette opération, lancée il y a plus d’un mois, est maintenant arrivée à son terme et c’est un échec sanglant, comme le reconnait implicitement Poroshenko , qui demande l’ouverture d’une enquête pour en comprendre les raisons. Le bilan donne la mesure du désastre. 5500 hommes appartenant à différentes brigades d’élite de l’armée ukrainienne sont jetés dans le feu. Environ 600 se sont sauvés en Russie, quelques centaines sont sortis de l’encerclement, et environ 1 millier, selon Kiev, en combattant. Résultat, environ 3000 - 3500 y sont restés. La quasi-totalité du matériel militaire est resté sur place après la défaite.

    Quelles sont les implications d’une telle catastrophe humaine et militaire de la part d’une armée régulière ?

    En effet, pour reprendre le contrôle de la frontière russo-ukrainienne dans le Donbass, l’Ukraine lance ses meilleurs soldats et de nombreuses armes dans cette Enclave Sud, située au sud de Krasnodon, à l’est de Krasnyi Lutch et au nord de Snejnoe. Selon une source anonyme au ministère ukrainien de la défense, le désastre est total. Sur les 72e, 24e et 51e brigades mécanisées, la 79e brigade aéromobile et le 3e régiment des forces spéciales du GUR (le département principal du renseignment militaire auprès de l’état-major), il ne reste presque plus rien et les chances pour que des blessés aient été fait prisonniers par les combattants sont presques nulles, donc les chances de retrouver des survivants également. Ces deux dernières semaines, seuls 4 groupes de 7 à 18 personnes ont pu en sortir.

    Il ne reste, au 9 août, de ces groupes d’élite, composés au départ d’environ 5500 militaires :
    •de la 72e brigade : 467 vivants,
    •de la 24e brigade : 473 vivants,
    •de la 51e brigade, qui a pratiquement tout perdu : 136 vivants,
    •de la 79e, qui a subi les plus grandes pertes : 369 vivants,
    •du 3e régiment du GUR il ne reste qu’un bataillon.

    C’est une défaite, non seulement politique, mais surtout militaire, sans précédent pour une armée régulière en Europe en situation de "non-guerre". Plusieurs questions se posent : que faire avec les soldats survivants ? que faire du matériel militaire laissé sur place ? quelle réaction politique va suivre ?


    Les soldats survivants dérangent Kiev


    Et Kiev ne sait vraiment pas quoi faire des survivants. Dès le départ, le ministère ukrainien avait annoncé tous les 3500 comme disparus ou morts. Mais des hommes de la 72e, comme avant de la 79e brigade qui s’étaient réfugiés en Russie, sont rentrés au pays. Rappelons qu’ils furent libres de leurs mouvements en Russie, nourris et soignés aux frais de l’Etat russe. Et Kiev ne sait pas quoi en faire. Car si l’Ukraine n’est pas officiellement en guerre contre la Russie, elle la considère comme son ennemi réel. Les soldats sont donc passés sur le territoire ennemi avant de revenir.

    Ces soldats ont été chargés dans des camions et envoyés loin de la zone de combat pour être interrogés et mis au silence. Leur comportement face à la hiérarchie militaire ukrainienne et face à cette guerre particulièrement sale a radicalement changé. Certains furent considérés comme des traitres par le chef A. Paroubiy. Mais ils ont survécu à des combats sanglants et ne se sont pas transformés en chaire à canon. Alors, héros ou traitres ?

    Allez savoir. Le pire est qu’ils peuvent parler et raconter. Quand le mécontentement monte dans tout le pays, que les mères de soldats ne savent pas ce qu’il est advenu de leur fils, que les épouses ne veulent plus laisser partir leurs hommes dans cette guerre qu’elles ne comprennent pas. Et on leur a dit, à ces malencontreux survivants : ils portent préjudice à la mobilisation "partielle" du pays, quelle image donnent-ils ?


    Le matériel militaire n’a pas été détruit avant d’être abandonné


    Selon les survivants, les pertes en matériel militaire sont énormes pour l’armée ukrainienne, qui avait réellement investi ses forces pour encercler les combattants de toutes parts et s’est elle-même retrouvée enclavée à la frontière russe dans le sud.

    Ainsi, l’armée ukrainienne aurait perdu 90% du matériel militaire des 24e et 79e brigades et 100% du matériel militaire de la 72e brigade.

    Et ici la liste des pertes matérielles ponctuelles ukrainiennes du 21 juillet au 5 août qui ont été récupérées par l’armée du Donbass (parfois en échange de la sortie libre des soldats vers la Russie) :


    Ce qui donne pour ces quelques jours : 22 tanks, 43 véhicules blindés, 12 lance-roquettes Grad, 8 canons à moteurs et différents systèmes d’artillerie. Et maintenant cela et tout le reste est entre les mains des combattants.

    La Russie sera certainement très prochainement accusée de fournir du matériel militaire aux combattants, car l’on retrouvera dans la zone de combat des armes "russes", utilisées puis abandonnées par l’armée ukrainienne, mais cela on "oubliera" de le signaler.


    Un revers politique pour Kiev


    Les défaites existent en temps de guerre, mais celle-ci est particulièrement désastreuse. Il va devenir de plus en plus difficile de cacher les pertes humaines à la population, surtout quand les avions chargés de corps s’enchaînent.

    Par exemple Odessa, qui reçoit le 9 août 3 avions remplis de corps. Et ce n’est qu’une partie des morts dans l’Enclave Sud. 3 avions avec des corps uniquement d’habitants de la ville, à qui on avait annoncé des pertes de l’ordre de 4 ou 6 gardes-frontières. Comment cacher les faits ?

    On ne peut plus et les questions embarrassantes commencent à être posées au Gouvernement ukrainien. Ainsi, S. Gorokhov, vice-président du groupe parlementaire "Pour la paix et la stabilité", a déclaré à la Rada : "Nous avons compté que, pour les seules deux premières semaines de juillet, dans le cadre de l’Opération anti-terroristes, sont morts environ 2500 soldats. Pour cette période, il y a eu plus de 5000 blessés. Les victimes civiles des actions militaires se comptent en plusieurs milliers de nos concitoyens. Une grande partie d’entre eux sont morts des conséquences de leurs blessures. Ainsi, les chiffres intermédiaires des victimes de l’Opération anti-terroristes se montent à plus de 10000 victimes."

    Les derniers chiffres officiels annoncés par l’Ukraine sont totalement absurdes : 568 militaires morts depuis le début des hostilités. Le décalage est tel, que personne n’y croit plus, même les bloggers ukrainiens. Il ne reste que les médias officiels pour les transmettre, et bien sûr les chancelleries occidentales. Et la situation devient ubuesque avec la déclaration du Président Poroshenko d’enquêter sur une défaite, dont les chiffres ne sont pas encore publiquement reconnus. L’Ukraine s’enferre dans le cercle absurde du mensonge.

    Et évidemment, A. Paroubiy, secrétaire du Conseil de la sécurité nationale et de la défense, a déjà déposé sa demande de démission, sans évidemment en préciser publiquement les raisons, qui ne doivent pas être dévoilées à la population. Il faut bien un responsable, mais il vaut mieux encore que le responsable ne soit plus là au moment des comptes. Car le fait qu’il soit le cerveau de ce désastre est un bruit de couloir qui devient insistant.

    Il est difficile de dire quelles sont les conséquences militaires de cet échec, si les combattants auront ou non la force de mettre en place une contre-attaque significative pour déplacer le front. Mais les conséquences politiques sont évidentes.

    va être difficile pour l’Ukraine de continuer à dissimuler les pertes humaines, militaires et civiles. Et les médias occidentaux, qui gardent un pieux silence sur ces pertes, à peu près comme les médias ukrainiens, vont devoir réaligner leurs données. Mais comment traiter l’information ? Que dire aux familles des victimes ? Au nom de quoi, ou plutôt de qui, sont morts tous ces hommes ? Que faire de ces "traitres-héros" qui ont sauvé leur peau en Russie et ensuite sont tranquillement revenus en Ukraine ? Comment expliquer tout ce matériel militaire abandonné dans la plus grande panique par des brigades d’élite ?

    Ils ne peuvent pas expliquer, donc ils ne peuvent pas en parler. Et avec un peu de chance, tout ce dont on ne parle pas, n’existe pas.

    Karine Bechet-Golovko

    lundi 11 août 2014

    Russie politics

    Mise en ligne cv : 11 août 2014

     

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4895

     

     

    Ukraine : l’Otan veut la guerre à tout prix
    Par Pepe Escobar

    Ukraine/Novorossia :
    SITREP tactique, stratégique et politique du 10.08.2014
    par Juan

    Est de l’Ukraine - 12 août 2014 - crise humanitaire - Moscou fustige le cynisme de l’Occident

     

    Ukraine - 12 août 2014 - Les nazis de Kief confirment l’usage de mercenaires contre les communistes du Donbass

     

     

     


     

    Et en Irak,

     

    Les djihadistes de l’EIIL maintenant à l’œuvre au Liban

    EIIL - ISIS - DAECH - 12 aout 2014 - L’Iran dénonce que les attaques des USA contre l’EI en Irak n’est qu’un acte théâtral

     

    EIIL - ISIS - Daach - Daech - Une bonne excuse fabriquée par les USA pour revenir en Irak et pour bombarder la Syrie !*

     

    EIIL - ISIS - Daach - Daech - Une bonne excuse fabriquée par les USA pour revenir en Irak et pour bombarder la Syrie !

    dimanche 10 août 2014, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 10 août 2014).

    C’est le même principe qu’a utilisé la France au Mali avec AQMI et le MUJAO. Lire à ce sujet l’article :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article7568

    Et on sait que l’EIIL (Daech, ISIS, etc.) a sa direction qui appartient à la CIA et au Mossad (La preuve en est donnée tout en bas de l’article, dans un cadre de la même couleur que celui-ci, avec un titre rouge). Le chef de ce groupe « islamiste » est en fait un Israélien du Mossad.

    Les gens concernés ne sont pas tous dupes. D’ailleurs, voici un court article d’une agence de presse iranienne en français :

     

    Irak : Le pentagone s’apprête à bombarder la Syrie !!!

    http://french.irib.ir/info/moyen-or…


    Dimanche, 10 août 2014 06:43

    IRIB- le chef d’état major interarme d’Irak a évoqué de possibles frappes aériennes de l’aviation US contre le sol syrien !

    " les raids militaires US ne s’inscrivent pas dans la durée et ils s’étendront à l’avenir au delà de l’Irak , en Syrie où ils devront viser les positions de Daech !, a affirmé le général Babakar Zébari. Le général qui sortait d’une réunion conjointe avec les peshmarghas a confirmé l’envoie d’un convoi d’armes lourdes par Bagdad à destination du Kurdistan irakien. depuis vendredi, l’aviation américaine a mené plus de 4 raids contre les positions de Daech non loin de la ville d’Erbil. selon les analystes politiques, Daech a fourni un prétexte en or aux Américains pour un retour "triomphal" en Irak quatre ans après leur retrait humiliant de la Mésopotamie.

     

    AQMI, et donc aussi ses descendances, comme le MUJAO, appartiennent aux services secrets français (vidéos-preuves avec un journaliste de Canal+) :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article1372

    Samedi 8 octobre 2012 : Que se passe-t-il au Mali avec les Touaregs ?

    Pour fabriquer de toutes pièces une excuse pour envoyer des militaires au nord du Mali déloger le MNLA et les Touaregs, la France a commencé par envoyer AQMI dans cette région. Ainsi, au Mali, la France peut faire la guerre aux Touaregs et au MNLA en faisant semblant de la faire contre AQMI. Comme quoi, une guerre peut en cacher une autre :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article4550

    (La guerre de Hollande au Mali était destinée aussi à sauver un dictateur à la botte de la France, et à empêcher l’arrivée au pouvoir du très sankariste capitaine Sanogo (extrême gauche).)


    L’EIIL est un agent du colonialisme occidental (vidéo 41’07) :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article7759

    (Et son chef, qui se fait appeler Abou Bakr al-Baghdadi, s’appelle en réalité Simon Elliot, de père juif, de mère juive, et formé par le Mossad !)

     

     

    Sur Gaza,

    Israël a volé l’avenir de Gaza... et son espoir
    Par Gideon Levy
    Haaretz, 2 août 2014

    Les envoyés très spéciaux de France 24
    Par Ahmed Halfaoui

     

     

    .

    .

    Israël : le serment d'allégeance de Valls

     

     

     

     

    Révélations d'un ancien cadre d'Al-Qaïda sur l'EIIL (En Français)

     

     

     

    Enfin La vérité sur le printemps arabe

     

    Visitez aussi ce site d'information,

     




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    La troisième guerre mondiale approche. Sonnez, tocsins !

    En juillet 14, la France et l'Europe ronronnaient au soleil d'été malgrè les troubles de Sarajevo ; Jaurès dans son dernier discours de Vaise du 25 juillet alertait le monde :

    "Citoyens, la note que l’Autriche a adressée à la Serbie est pleine de menaces et si l’Autriche envahit le territoire slave, si les Germains, si la race germanique d’Autriche fait violence à ces Serbes qui sont une partie du monde slave et pour lesquels les slaves de Russie éprouvent une sympathie profonde, il y a à craindre et à prévoir que la Russie entrera dans le conflit, et si la Russie intervient pour défendre la Serbie, l’Autriche ayant devant elle deux adversaires, la Serbie et la Russie, invoquera le traité d’alliance qui l’unit à l’Allemagne et l’Allemagne fait savoir qu’elle se solidarisera avec l’Autriche. Et si le conflit ne restait pas entre l’Autriche et la Serbie, si la Russie s’en mêlait, l’Autriche verrait l’Allemagne prendre place sur les champs de bataille à ses côtés.
    Mais alors, ce n’est plus seulement le traité d’alliance entre l’Autriche et l’Allemagne qui entre en jeu, c’est le traité secret mais dont on connaît les clauses essentielles, qui lie la Russie et la France et la Russie dira à la France : "J’ai contre moi deux adversaires, l’Allemagne et l’Autriche, j’ai le droit d’invoquer le traité qui nous lie, il faut que la France vienne prendre place à mes côtés." A l’heure actuelle, nous sommes peut-être à la veille du jour où l’Autriche va se jeter sur les Serbes et alors l’Autriche et l’Allemagne se jetant sur les Serbes et les Russes, c’est l’Europe en feu, c’est le monde en feu."
     

    Il y a peu de mots à changer pour décrire le monde actuel, remplacer Autriche par USA, Allemagne par OTAN, Serbie par Donbas et nous voilà en 2014


    La côte d’alerte est maintenant dépassée en Ukraine et les déclarations du Président Obama et de ses administrations commencent à dépasser le stade de la simple Guerre froide.


    « Russia’s actions have made a weak Russian economy even weaker », Obama

    grand guignol

     Il serait grand temps de revenir à des niveaux plus diplomatiques. Cette accélération de la crise ukrainienne, allant crescendo depuis le début de l’année, semble déjouer tous les pronostics-y compris les plus pessimistes qui n’avaient pas envisagé d’affrontements militaires directs Russie-Otan.

    Comment expliquer un tel niveau d’escalade

    et peut-on aller jusqu’au conflit majeur ?

    Il est certain que l’éclatement de la Grande Crise de 2007-2008 a créé une instabilité systémique propice à des bouleversements et à des effondrements sociétaux. Les pays développés occidentaux, au centre et à l’origine de la Crise des subprimes ont même craint au début de graves troubles insurrectionnels mais les systèmes de gouvernance, le contrôle médiatique et la peur du chômage, de l’exclusion ont permis d’écarter cette extrémité qu’on a vu poindre en Grèce, un des pays les plus touchés.

    La crise financière systémique de 2007-2008 reste cependant un maelstrom permanent autour duquel tourbillonnent les économies mondiales. C'est à qui le tour de tomber et pousses toi là que je me sauve ! L'oligarchie financière a vacillé un instant sur ses bases, craignant la chute. La plupart des grosses banques-too big to fail- ont des bilans bidons criblés de créances pourries, sans compter leurs ardoises cachées dans la shadow finance des over-the-counter (OTC) derivatives. Les USA ont alors inondé le monde de papier-dollars et le monde en a gobé , gobé, pour ne pas plonger, pour reculer le moment de l'addition et effacer les ardoises de la shadow finance.

    Ces dollars-in fine-sont venus gonfler les balances excédentaires (depuis 1995-6) des BRICS, des pays pétroliers et de l'Allemagne ; La zone euro-allemande a longtemps voulu freiner ces déferlements monétaires et on a eu droit alors à la crise de l'euro menée jusqu'en limite du crash par Londres et New-York. La guerre de l'euro s’est terminée par l'arrivée de Mario Draghi à la BCE en 2011, un ancien de Goldman Sachs proche de la finance US (et de Mario Monti de la Trilatérale Europe à la tête de l'Italie, et du Young Leader Hollande en France) ; la BCE abandonne alors l’orthodoxie germanique au profit d’un soutien monétaire aux banques qui peuvent alors épurer partiellement leurs bilans. Ainsi, l’architecture financière mondialiste a-t-elle colmaté les crevasses béantes de ses banques mais en sapant toujours plus ses propres fondations, et le bâtiment tout entier risque-t-il de s’écrouler irrémédiablement lors du prochain cahot !

    Les USA en grande difficulté économique, sociale, financière sont alors fragilisés par rapport aux BRICS, surtout Russie et Chine, mais aussi par rapport à l'Allemagne et aux pays du Golfe ; La guerre de l’euro doit mettre l’Europe au pas, réaffirmer la puissance financière US et empêcher une trop grande montée en puissance de l’Allemagne. En créant pour les spéculateurs un champ de profits très juteux, la guerre de l’euro a favorisé en outre un départ massif des capitaux occidentaux placés chez les BRICS provoquant ainsi des difficultés monétaires et financières dans ces pays et des tensions chez les exportateurs. La menace économique majeure vient cependant de Chine et de Russie, la Chine de par son économie en forte croissance et de par son potentiel militaire en devenir, la Russie de par sa puissance militaire et son potentiel économique retrouvés.

     Le smart power d’Obama s’ingénie alors à multiplier les points de tension dans le monde : récupération des révolutions arabes et dérives islamistes , tensions en mer de Chine et du Japon et redéploiement massif de la flotte américaine vers l’Asie-Pacifique, tensions en Géorgie, Moldavie, Iran, Russie pour les présidentielles de 2012, Ukraine, Venezuela, Argentine sur la dette des années 2000, Turquie plus récemment en rapport avec la contre révolution Arabe d’Egypte et la situation en Palestine.

    L’objectif est triple : faire oublier la crise en saturant l’info d’autres crises géopolitiques ou militaires, resserrer les rangs des alliés de l’Otan et freiner les économies des rivaux en relançant la course aux armements avec des systèmes anti-missiles en Pologne, Tchéquie, Roumanie (comme Reagan en 1986 : Le documentaire "La face cachée du pétrole" d'Eric Laurent sur Arte expose ces éléments aux minutes 25 et 30-32 où les protagonistes de l'époque dévoilent cette géopolitique du pétrole.
    La Face Cachée du Pétrole - Arte 2/2 ).

    Le programme Prism de la NSA dénoncé par Snowden a révélé toute l’étendue et l’emprise de l’espionnage US ; par ailleurs les fuites de Wikileaks ont bien montré à quel point tous ces réseaux agissaient dans les antichambres du pouvoir des différents Etats.

    hydrocarbures de l'est

    Parallèlement les USA entreprennent un programme énergique de reconstruction de leurs industries manufacturières, d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels et lancent de grands projets de partenariats de Libre échange avec l’Asie et l’Europe (TAFTA) visant à accroitre et libéraliser l’implantation des sociétés de services dans tous les domaines d’activité et d’ouvrir encore plus ces marchés aux multinationales US. La conjoncture est particulièrement favorable en Europe avec l’arrivée au pouvoir dans les principaux pays de responsables très « atlantistes ». De plus, le mode de construction de l’UE, aboutit à une structure bureaucratique n’ayant aucune doctrine politique ou géopolitique si ce n’est dans le cadre de l’OTAN. Seuls, deux états, France et Allemagne, pouvaient dans un passé récent développer des analyses spécifiques.

    Comme le dit Z. Brzezinsky dans le grand Echiquier, France et Allemagne sont deux pivots géostratégiques de la région, l’Allemagne car relais et acteur économique majeur, la France car potentiellement porteuse d'analyse divergente. Cependant, pour les USA, les états européens " rappellent ce qu'étaient jadis les vassaux et les tributaires des anciens empires."

    Depuis 2004-2005 la France a perdu son rôle principal au bénéfice d'une Allemagne qui profite largement de l'entrée des nouveaux états dans l'UE ; cet affaiblissement s'est largement accéléré avec l'élection de Sarkozy puis de Hollande et le creusement de la Crise de 2008. L'alignement complet de la France de Hollande derrière les USA la ramène donc aux yeux des américains au rang d'acteur mineur type caisse enregistreuse sur le déclin.

    La position de l'Allemagne est plus complexe, avec des intérêts et des tropismes parfois divergents.

    Jusqu'à ces dernières années, l’Allemagne affichait une priorité USA-OTAN-UE (dans l'ordre !) sous l'étiquette affichée : « couple franco-allemand" et sous parapluie nucléaire US. C'est ce qu'a affirmé en 1963 le Bundestag avant la ratification du traité de l'Elysée et ce qu’a confirmé l'alliance germano-américaine de 2004 Bush-Schröder.

    Cette dernière renforce cependant le rôle moteur de l’Allemagne dans la construction européenne, en particulier au sein de la « Mittel europa » qui vient d’accueillir 10 nouveaux membres dans l'Union européenne : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Malte et Chypre. Elle projette également un partenariat UE-Moyen Orient-Méditerranée, que Sarkozy prétendra mettre à son compte.

    Ce nouveau rôle central de l’Allemagne au sein de la Mittel Europa sert à la fois les intérêts US mais il favorise en même temps un rapprochement Russie-Allemagne qui serait totalement négatif pour les intérêts géopolitiques américains comme le souligne très bien Z.Brzezinski. D’autant plus que la coalition CDU-Vert et le projet de sortie du nucléaire rendrait l’Allemagne et une partie de l’Europe trop dépendantes du gaz russe. Les projets de gazoduc et pipeline par le sud de l’Europe en provenance de Mer noire et du Moyen Orient (voir la carte ci-dessus) présentent donc pour l’Europe et les USA un double intérêt géostratégique. L’Allemagne se retrouve donc partagée entre son attachement fondamental aux USA via l’OTAN depuis les dernières décades et son ancien tropisme hégémonique au sein de l’Europe Centrale et vers l’Est : « Drang nach Osten ».

    L’actuel Ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier (FWS) illustre bien ces éléments de divergence car on le décrit sur Wikipedia à la fois comme russophile et particulièrement attaché à l’OTAN ; on peut rappeler à ce propos qu’il a joué un rôle important à la tête des services de renseignement allemands lors des guerres de Yougoslavie et qu’il veut redonner à l’Allemagne toute sa place dans les affaires du Monde, y compris militaires. De nombreux observateurs pensent que FWS et son homologue polonais Sikorski ont largement œuvré à la révolution de Maïdan.

    On voit donc se dessiner tous les éléments de tension à la suite de la Crise de 2007-2008 et du déséquilibre croissant des balances commerciales Occidentaux-BRICS. Comment expliquer alors cette accélération subite avec la crise d’Ukraine ? Quels sont les évènements ou les situations qui ont pu décider les USA et l’UE à leur suite à livrer cette attaque furtive (pour l’instant) en règle contre la Russie mais aussi la Chine ?

    Les éléments déclencheurs

    sont de plusieurs ordres :

    • il y a bien sur la Crise en toile de fond et ses menaces potentielles.
    • Sur le plan intérieur Obama doit faire face à une forte position de blocage des conservateurs qui n’ont pas hésité par deux fois à mettre le gouvernement en position de cessation de payement. L’opinion publique s’est lassée de toutes les interventions militaires du passé récent ayant abouti à des échecs chaotiques : Irak, Afghanistan, Libye. Les interventions américaines doivent alors de plus en plus avancer masquées ou sous faux pavillons
    • Après l’intervention USA-France-UK en Libye, la Russie a raidi ses positions et s’est opposée fermement aux occidentaux dans la crise syrienne. Elle a démontré dans cette crise qu’elle possédait des capacités militaires conventionnelles capables de contrecarrer des attaques aériennes à la libyenne sur un territoire comme la Syrie ou même l’Iran. On peut penser en effet que d’éventuelles attaques contre l’Iran, plusieurs fois évoquées depuis 2006, aient pu être repoussées par crainte des réactions de la Chine et de la Russie.
    • On peut y ajouter un facteur classique des grands conflits internationaux : l’énergie ; les USA croyaient avoir trouvé la pierre philosophale avec l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, malheureusement depuis 2013 les prévisions sont en très nettes baisses et on peut craindre une explosion financière de cette nouvelle bulle. Les Américains ont donc un intérêt majeur à maintenir des prix élevés pour le gaz et le pétrole. Le chaos actuel en Irak et en Libye permet de maintenir le cours du brut à haut niveau mais des prix élevés pour le gaz sont beaucoup trop favorables à la Russie. La crise en Ukraine permettrait donc à la fois de faire monter les prix du gaz tout en écartant la Russie du marché.
    • Plusieurs conseillers des agences gouvernementales US pensent qu’il s’agit de la dernière fenêtre d’ouverture pour lancer une offensive contre la Russie : la supériorité militaire technologique US actuelle permettrait de neutraliser les capacités de riposte nucléaires Russes ; Tant que le dollar reste la monnaie de référence, la finance américaine peut imposer ses lois à tout état suffisamment impliqué dans le commerce mondial. Les sanctions actuelles contre différentes banques dont la BNP, la relance de l’affaire Youkos par la cour de la Haye et la rançon de 50 milliards demandée à la Russie ainsi que les pressions financières du milliardaire sioniste Paul Singer contre l’Argentine illustrent bien cette impérieuse loi de la Finance US. Les récentes tentatives des BRICS de créer des marchés internationaux en monnaie indépendante du dollar et leur volonté de créer une banque mondiale alternative risquent de mettre à mal l’hégémonisme américain. Il y a donc actuellement une course de vitesse entre la montée en puissance et en autonomie des BRICS et la volonté US de défendre les privilèges du dollar. On peut rappeler à ce propos qu’une ambition semblable de Kadhafi pour les marchés africains avait précipité le sort tragique de la Libye.
    • La révolution de Maïdan a donc fourni aux services américains l’occasion rêvée de planter un boutefeu en plein cœur de l’Europe centrale. Le chaos induit par la république bananière d’Ukraine a ouvert ensuite le champ de toutes les manipulations possibles et permis à la Propagande occidentale de mettre la Russie au ban des nations.

    BRICS

    Le niveau des sanctions économiques infligées à la Russie et ainsi imposées à l’ensemble des partenaires commerciaux des USA atteint un niveau assimilable à une agression ; l’attitude de l’UE dans cette histoire relève soit de la bêtise inqualifiable, soit de la lâcheté la plus ignoble. Celle de la France de Hollande est une trahison complète de l’héritage géopolitique français.

     

    Quelle peut être la suite ?

    Tout dépend de l’intensité et de la durée de l’effondrement chaotique inévitable de l’Ukraine ; le pays est déjà livré à une guerre civile mêlant troupes régulières, milices, mercenaires, rebelles séparatistes ; l’économie est exsangue et ne tient qu’au fil de l’aide occidentale ; il apparait de plus en plus à la population qu’elle est victime d’une guerre importée et l’armée de conscrits commence à regimber.

    Les ultranationalistes ukrainiens et les milices de l’oligarque Kolomoïski veulent entrainer l’OTAN dans une guerre contre la Russie ; la Pologne et les pays Baltes poussent à la roue du char de la Guerre ; Obama peut difficilement se permettre un nouvel échec extérieur car il s’est lourdement engagé ; on peut craindre une escalade des provocations. L’écroulement ukrainien interviendra-t-il avant que les sanctions occidentales ne deviennent insupportables et inacceptables pour la Russie ?

    Les opinions publiques vont-elles réagir face à la manipulation médiatique ?

    Poutine va-t-il céder à son propre lobby nationaliste et « sécuriser » sa frontière ?

    Jusqu’où l’UE sera-t-elle prête à aller pour suivre les faucons américains ?

    Toutes les guerres sont évitables tant qu’elles n’ont pas débuté ; après, la folie des hommes n’a plus de limites !

    La Propagande, compagne fidèle de toutes les guerres, est déjà là qui œuvre …

     

    Pourra-t-il y avoir un jour d’après pour juger les responsables de la troisième et dernière Guerre mondiale, le smart Obama, les pleutres de l’UE, les médiocrates hurleurs, les pseudo intellectuels à initiales, les ultranationalistes de sac et de corde de tout pays !

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    NB Aux dernières nouvelles,

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    Toutes les pubs pouvant surgir sur ce site,

    ne sont pas de mon fait.

    Nous en reparlerons, car je réagirai en conséquence,

    mais pas pour l'instant, car je suis occupée

    à rédiger trois nouveaux ouvrages

    à paraître sous trois mois environ.

    NB Boycottez les produits faisant de la pub.

    Un bon produit n'a pas besoin de pub... eva R-sistons

    Une nouvelle guerre froide a commencé – Acceptons-la avec soulagement

    Avec la relative accalmie qui semble prendre place en Ukraine, c'est le moment d'examiner l’impact des développements dramatiques intervenus dans ce pays sur la scène politique russe, et ce que cela peut signifier à son tour pour l'ordre/désordre international. Commençons par un bref résumé de points déjà abordés

     

    La scène côté russe

    D’abord, quelques rappels :
    1. Il n’y a pas de réelle opposition parlementaire en Russie. Oh, pas parce que « Poutine est un dictateur » ou parce que « la Russie n’est pas une démocratie », mais simplement parce que Poutine a brillamment œuvré pour soit coopter, soit affaiblir toute opposition. Comment ? En usant de son autorité personnelle et de son charisme pour promouvoir un agenda auquel les parties adverses ne peuvent pas s’opposer ouvertement. Officiellement bien sûr les groupes d’opposition existent, mais ils manquent totalement de crédibilité. Cela peut à la longue changer avec la nouvelle Loi sur les partis politiques.
    2. La seule opposition « dure » à Poutine dans la Russie moderne est constituée de diverses personnalités ouvertement pro-US (Nemtov, Novodvorskaia, etc.) et de leurs mouvements et partis. Au mieux ils représentent quelque chose comme 5 % (max !) de la population.
    3. Poutine a fait une « prise de judo » sur ses opposants réels (on reviendra sur eux) en utilisant la forte « Constitution présidentielle » adoptée en 1993 pour au fond concentrer tout le pouvoir dans ses mains.
    4. La vraie opposition à Poutine et à son projet peut seulement être trouvée à l’intérieur du Kremlin, dans le parti « Russie Unie » et dans certaines personnalités influentes. J’appelle cette opposition réelle « intégrationistes atlantistes » (IA) parce que leur objectif clé est d’intégrer la Russie dans la superstructure mondiale anglosioniste.
    5. La puissance réelle de Poutine est dans la population russe elle-même qui le supporte personnellement, le Front du peuple pour la Russie, et dans le groupe que j’appelle les « souverainistes eurasistes* » (SE) dont le but principal est de développer un nouvel ordre mondial multipolaire, de se libérer du système financier international contrôlé par les anglosionistes, de réorienter autant que possible l’ancienne URSS dans une intégration avec l’Est, et de développer le nord de la Russie.
     
    Si je voulais simplifier encore plus je dirais qu’en 1999 les IA et les SE ont conjointement fait un putch pour mettre Poutine au pouvoir afin de remplacer Eltsine. Les IA (représentant grossièrement les intérêts de « big money » et « big business ») voulaient un bureaucrate effacé et terne comme Poutine (du moins c’est ce qu’ils pensaient !) pour assurer la continuité et ne pas trop secouer le bateau après le départ d’Eltsine. Les SE (représentant grossièrement les intérêts d’une certaine élite de l’ancien KGB, en particulier sa « Première direction générale ») et Poutine lui-même ont brillamment utilisé la puissance qui lui a été conférée par la Constitution de 1993 (adoptée sous Eltsine et les IA !) pour lentement mais sûrement changer l’orientation de la Russie d’une totale soumission à, et colonisation par, les Etats-Unis vers un processus que Poutine et ses supporters appellent « souverainisation** » c-à-d libération nationale. Un long bras de fer s’ensuivit, principalement en coulisses, mais avec des poussées visibles régulières comme le désaccord ouvert entre Poutine et Medvedev concernant l’Iran et la Libye ou le renvoi de Kudrin par Medvedev (les deux ont été mis sur une trajectoire de collision par Poutine, bien sûr). Dans une dernière simplification je dirais que Medvedev représente les intégrationistes atlantistes et Poutine les souverainistes eurasistes.
     
    Encore une fois ceci est très simplifié, si quelque chose est nouveau pour vous merci de vous reporter aux 4 articles mentionnés au début, commentaires inclus.
     
    La scène côté ukrainien
     
    Jusqu’à cet hiver la plus grande différence entre la Russie et l’Ukraine était qu’en Russie Poutine avait au fond détruit la vieille oligarchie, qui était contrôlée par les Etats-Unis et Israël, et l’avait remplacée par une nouvelle, qui était soit soutien du Kremlin soit neutre. Le message de Poutine à l’oligarchie russe était simple : « vous pouvez être riches, mais ne compromettez pas le bien-être de la nation russe et n’essayez pas d’entrer dans la lutte politique ». Pour ceux qui pourraient se demander pourquoi Poutine n’a pas éliminé l’oligarchie russe en tant que classe, je voudais redire ici que tout ce que Poutine a fait depuis 1999 jusqu’à maintenant a toujours été un compromis entre ses SE et les encore très puissants IA. Poutine ne pouvait simplement pas défier ce groupe très puissant, bien connecté et riche, il a donc dû procéder lentement et avec prudence, étape par étape.
     
    En contraste avec la Russie, en Ukraine les oligarques ont réalisé ce que j’appellerais le « rêve de Khodorkovsky » – essentiellement ils ont tout acheté : l’économie entière, la totalité des mass-médias, le Parlement et, bien sûr, la Présidence. Depuis 22 ans, l’Ukraine a été asservie par un ensemble d’oligarques qui ont passé un simple accord avec l’Ouest : vous nous supportez, et nous vous supportons. Comme résultat, les leaders occidentaux et les médias corporatifs n’ont « pas remarqué » que tous les politiciens ukrainiens étaient corrompus jusqu’à l’os, Ianukovich et Tymoshenko inclus, que – contrairement à la Russie, malgré ce qu’en dit la propagande anglosioniste – les désaccords politiques en Ukraine sont souvent réglés par des assassinats, et que la ploutocracie ukrainienne a littéralement sucé la richesse de l’Ukraine. Finalement, même l’étonnamment riche Ukraine a manqué de ressources et, sa richesse pillée, la crise était devenue évidente à voir pour tous.
     
    A côté du pillage des ressources et de la richesse, un autre « accomplissement » majeur des oligarques ukrainiens a été la totale subordination de l’Etat et de ses instruments à leurs besoins : pour eux l’Etat lui-même était devenu un instrument de puissance et d’influence. Par exemple, le service de sécurité ukrainien SBU (ex-KGB) consacrait tout son temps et ses ressources engagées dans des luttes entre les divers oligarques et leurs bases de pouvoir locales et, en résultat, le SBU n’a pas attrapé un seul espion étranger en 22 ans ! Pour rendre les choses pires, le SBU était essentiellement géré par la station locale de la CIA étasunienne. Cette vente en gros destructive de l’appareil d’Etat lui-même a joué un rôle clef dans les évènements de cet hiver et est encore un facteur central dans la situation sur le terrain : à toutes fins pratiques, il n’y a pas d’ « état Ukrainien ».
     
    Les Eurobureaucrates et Oncle Sam entrent dans la danse
     
    C’est dans le contexte de cet effondrement total de l’Ukraine en tant qu’état et nation que l’UE a décidé de son initiative : elle offrit à l’Ukraine une association avec elle. Oncle Sam raffola de l’idée, spécialement parce qu’elle incluait un chapitre politique conduisant la politique étrangère et de sécurité de l’Ukraine en contrat avec l’UE. Cette notion d’Ukraine orientée par l'UE plût aussitôt aux Etats-Unis qui pensaient à la base que l’Ukraine était la clef des ambitions putatives de la Russie (voir ici pour des détails). En outre, la Maison Blanche savait que si l’Ukraine était contrôlée par l’UE, et l’UE contrôlée par les Etats-Unis (ce qui a toujours été), alors l’Ukraine serait contrôlée par les Etats-Unis. Alors l’Ouest commença à faire miroiter une grosse carotte devant le peuple ukrainien : « faites un choix civilisationnel », rejoignez l’UE et devenez riches, fortunés, heureux et en bonne santé ; la Russie n'aura rien à redire à cela, l'Ukraine est un Etat souverain ». Pour des millions d’Ukrainiens appauvris et exploités, c’était un rêve devenu réalité ; non seulement ils deviendraient fortunés et heureux comme les Européens le sont supposément (seulement dans les communiqués de propagande mais ce n’est pas grave), mais en plus ils pourraient se débarrasser de la clique corrompue au pouvoir. Les oligarques ukrainiens adoraient également l’idée : ils obtiendraient de continuer à exploiter l’Ukraine et son peuple aussi longtemps qu’ils garderaient une position anti-russe (ce qui est assez facile – les oligarques ukrainiens sont littéralement terrifiés par Poutine et, même plus encore, par la notion d’un « Poutine ukrainien »).
     
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    La grande explosion
     
    Il y a un dicton qui dit que si votre tête est dans le sable, votre derrière est en l’air et, en effet, la réalité revînt pour mordre le derrière des ukrainiens par une vengeance exquise : le pays est cassé, ruiné, à quelques semaines du défaut et le seul endroit où l’argent peut être trouvé pour prévenir l’effondrement final est la Russie. Les Russes, cependant, posent une condition à leur aide : pas d’accord d’association avec l’UE parce que la Russie ne peut avoir un marché ouvert avec l’Ukraine tandis que l’Ukraine ouvrirait son marché aux produits et services de l’UE (ce n’est pas un "stratagème machiavélique" de Poutine mais une simple et évidente nécessité compréhensible par qui que ce soit ayant suivi un cours d’économie élémentaire). A ce point, Yanukovich fit subitement un tour à 180 degrés qui déconcerta sincèrement beaucoup d’Ukrainiens. Pendant qu'il était tourné vers l’aide de Moscou, l’enfer se déchaîna : les Ukrainiens outragés occupèrent la rue et voulurent savoir pourquoi leurs rêves de prospérité leur étaient refusés. Les Etats-Unis paniquèrent aussi – si la Russie était autorisée à sauver l’Ukraine elle la contrôlerait inévitablement – « vous payez pour quelque chose, vous le possédez » dit la logique US. Aussi les Etats-Unis sortirent leur plus grosse arme : les « talibans ukrainiens » c-à-d le Secteur droit, le Parti de la Liberté (ex Parti National-socialiste) et les voyous néonazis associés. L’apparition soudaine d’authentiques Banderites et autres néonazis effrayèrent les russophones au point que, tandis que les acteurs du nouveau régime révolutionnaire à Kiev s’affairaient à bannir le russe en tant que langage officiel et à décriminaliser la propagande nazie, la Crimée fit sécession et une grande partie de l’Ukraine entra dans une période de chaos complet et d’anarchie.
     
    Nous savons tous ce qu’il advînt depuis, inutile de l’évoquer à nouveau. Nous pouvons maintenant regarder ces évènements du point de vue de la politique interne à la Russie et de l'impact global plausible de cette dernière.
     
    Le point de vue de Moscou
     
    La première chose à dire est que la popularité de Poutine vis-à-vis du public russe a grimpé en flèche : elle est actuellement de 71,6 % et cela même s’il y a peu de progrès sur le front de l’anti-corruption, pas de progrès du tout sur la très nécessaire réforme du système judiciaire, et avec une économie russe passant par des moments difficiles. De plus, indépendamment de nombreux problèmes non résolus en Russie, Poutine est tout simplement impossible à attaquer vu qu’il s’est positionné lui-même comme l’homme qui a sauvé la Crimée et même, éventuellement, la Russie (plus à ce sujet ci-dessous).
     
    Le second effet spectaculaire des évènements en Ukraine est qu’ils ont davantage polarisés la société russe. Je ne dis pas que c'est considérable, mais le fait est que les hommes politiques russes ont maintenant deux choix. Ils peuvent se positionner soit en tant que :
     
    1) de vrais patriotes russes qui soutiennent Poutine, qui soutiennent la réintégration de la Crimée, qui soutiennent la politique russe de tenir tête à l'Occident ou, 
     
    2) des russes « libéraux », qui sont russophobes, achetés et payés par les Etats-Unis, qui ne sont rien de plus qu'une 5ème colonne (Poutine a utilisé ce terme), pro-capitalistes, pro-OTAN et même pro-nazi (rappelez-vous, l’Ouest supporte maintenant ouvertement les Nazis en Ukraine !). 
     
    Inutile de dire que tous les hommes politiques russes se grimpent l’un sur l'autre pour montrer qu'ils appartiennent fermement au groupe numéro un. Même Sergueï Mironov, le chef du parti « Just Russia » et dernière opposition « réelle » à l’intérieur de la Douma, a pris l'initiative d'aider la Crimée (ce qui l’a mis sur ​​la liste des sanctions des États-Unis et de l'UE). Ceux qui ont choisi de ne pas le faire sont maintenant « de la viande morte ».
     
    Le plus crédible de tous, Alexei Navalnyi, le seul leader de l'opposition non associé avec régime Eltsine des années 1990, a écrit un article dans le New York Times intitulé « Comment punir Poutine » dans lequel il est allé aussi loin que de faire une liste de noms que les États-Unis devraient punir. Dans le climat politique actuel en Russie, ce n'est rien de moins qu'un suicide politique et la carrière politique de Navalnyi est maintenant terminée. Il pourrait tout aussi bien émigrer à Londres ou aux Etats-Unis. 
     
    Mais le plus important résultat de la crise en Ukraine a été de mettre la Russie et les Etats-Unis sur une trajectoire de collision ouverte. Vu de Russie voici ce que l'Occident a fait. Il a : 
     
    1) organisé une insurrection armée illégale 
    2) renversé un gouvernement légitime (même si corrompu) 
    3) supporté des néo-nazis
    4) mis-en-œuvre une politique anti-russe piétinant les valeurs démocratiques 
    5) mis-en-œuvre une politique anti-russe piétinant les droits à l'autodétermination 
    6) refusé de reconnaître les souhaits du peuple russe en Crimée 
    7) refusé de reconnaître les souhaits des russophones en Ukraine 
    8) sanctionnée symboliquement la Russie seulement parce qu'il ne pouvait pas faire plus 
    9) échoué à intervenir militairement uniquement parce qu'il craignait la puissance militaire de la Russie 
    10) forcé les pays à l'ONU à condamner la Russie
     
    Dans ce contexte, quelle chance ont les intégrationnistes atlantistes d’obtenir le moindre soutien pour leur politique ? Aucune, bien sûr. Non seulement cela, mais les sanctions appliquées par l'Occident ont rendu possible pour Poutine de faire ce qu'il n'aurait pas pu faire avant : rendre les Russes méfiants envers les banques occidentales (à la fois dans et hors la Russie), créer un système de paiement russe analogue au SWIFT, faire plus d'efforts dans l'exportation de gaz vers la Chine et le reste de l'Asie, réduire la participation de la Russie dans des organes gérés par les étasuniens comme le G8 ou de l'OTAN, forcer la Russie à déployer des capacités militaires plus puissantes à ses frontières occidentales (Iskanders à Kaliningrad, Tu-22M3s en Crimée), réduire le tourisme russe à l'étranger et l'envoyer aux régions russes et, le dernier mais non le moindre, réduire l'utilisation russe du dollar américain. Tout cela est un rêve devenu réalité pour des économistes tels que Glazyev ou des politiciens tels que Rogozin qui ont exercé de fortes pressions pour de telles mesures depuis de nombreuses années, mais dont Poutine devait ignorer les conseils de peur que les intégrationnistes atlantistes contre-attaquent. Mais maintenant il y a même de sérieux pourparlers en Russie à propos de se retirer de nombreux traités militaires clés (nucléaire stratégique, conventionnel, vérification nucléaire, etc.) voire de l'OMC (peu probable).
     
    Il est maintenant devenu très facile pour Poutine de congédier quiconque au motif que cette personne ne met pas effectivement en œuvre les décisions du Président. Maintenant tout le monde le sait et chaque intégrationniste atlantiste court maintenant le risque d'être renvoyé sans préavis. En vérité, il faut dire que Barak Obama a énormément aidé Poutine et que, grâce à la politique américaine vraiment folle concernant l'Ukraine, la position des intégrationnistes atlantistes (généralement pro-américains) a été minée pour de nombreuses années à venir.
     
    Une blague racontée pour la première fois à la télévision russe par le porte-parole du Comité d'enquête russe (un "FBI russe" pourrait-on dire), pas exactement quelqu'un connu pour son humour, est devenue particulièrement populaire ces jours-ci. La voici :
     
    Barack Obama a boycotté les Jeux olympiques et n'a pas participé aux jeux de Sotchi – et nous avons brillamment remporté et les Jeux olympiques et para-olympiques. Merci, Camarade Obama !
    Obama a alors fortement soutenu les extrémistes de la junte à Kiev – et nous avons miraculeusement récupéré la Crimée. Merci, Camarade Obama !
    Obama a imposé des sanctions contre nos oligarques – et maintenant leur argent n'est plus à l'Ouest mais en Russie. Merci, Camarade Obama !
    Maintenant, si vous permettez, nous avons encore des souhaits : nous voudrions remporter la Coupe du monde de football...
     
    Blague à part, il y a beaucoup de vérité dans cette plaisanterie – plus les Etats-Unis essayent de maximiser les enjeux et de repousser la Russie, plus la Russie devient forte et plus Poutine devient fort en Russie. 
     
    Quant aux quelques pauvres militants pro-américains laissés en Russie, ils sont vraiment dans une situation désespérée : pendant des années ils ont dû lutter contre les accusations d'être associés aux horreurs du régime Eltsine dans les années 1990 et maintenant, à ce terrible héritage, ils peuvent ajouter un nouveau fardeau d'avoir à lutter contre les accusations d'être "pro-Banderastan". Franchement, ils pourraient tout aussi bien faire leurs bagages et rejoindre l’Ouest, car en Russie, ils sont finis. 
     
    Qu'est-ce que cela signifie pour le reste du monde ?
     
    J'ai souvent décrit la lutte secrète entre les intégrationnistes atlantistes et les souverainistes eurasistes comme « interne » ou « dans les coulisses », ce qui était globalement vrai jusqu'à présent. Les événements en Ukraine ont changé la donne, et le genre de questions auxquelles les « souverainistes eurasistes » n’osaient que faire allusion de façon plus ou moins oblique sont maintenant ouvertement discutées à la télévision russe : comment coexister avec un Occident hystériquement russophobe et ouvertement pro-nazi, comment diminuer la participation de la Russie dans, et la dépendance avec, le système financier international contrôlé par les anglosionistes, quel type de mesures prendre pour faire en sorte que les Etats-Unis et l'OTAN n’aient jamais aucune option militaire viable, comment gérer la « 5ème colonne interne » en Russie afin d'éviter un « Maidan à Moscou », comment faire face aux sortes d'organisations subversives sponsorisées par les Etats-Unis (telles que la NED, Carnegie, etc.) qui opèrent toujours en Russie, comment être certains qu’aucun gouvernement farouchement anti-russe à Kiev ne soit autorisé à survivre économiquement et socialement, etc. J’appellerais cela la « position Nuland » mais appliquée non pas à l'UE, mais aux Etats-Unis. Est-ce que cela signifie une nouvelle guerre froide ?
     
    Oui, on peut parier que c’est le cas !
     
    Mais je voudrais souligner immédiatement que cette nouvelle guerre froide est entièrement, à 100%, la création des Etats-Unis et que ce que toute la Russie a fait jusqu’à maintenant est d’accepter la nouvelle réalité opératoire. Ni Poutine ni personne d'autre en Russie ne voulaient cette nouvelle guerre froide, mais elle a été unilatéralement imposée par les États-Unis et ses colonies de l'UE ces 20 dernières années ou plus. Pensez à ceci : la raison principale pour laquelle les États-Unis et l'Union européenne n’imposent pas de sanctions significatives à la Russie est qu'ils l’ont déjà fait dans le passé et qu'il ne reste plus rien à imposer, à part des sanctions qui nuiront autant à l'Ouest, sinon plus, qu’à la Russie. C'est la même chose pour la soi-disant « image internationale de la Russie ». Quelqu'un a t-il oublié tous les bobards idiots systématiquement et convulsivement promus par les grands médias occidentaux sur la Russie avant la crise en Ukraine ? Voici un rappel rapide pris de mon dernier article sur ce sujet :
     
    • Berezovsky comme homme d'affaires « persécuté » 
    • Politkovskaïa « assassinée par des hommes de main du KGB » 
    • Khodorkovski emprisonné pour son amour de la « liberté » 
    • L'agression" russe contre la Géorgie 
    • Les guerres russes « génocidaires » contre le peuple tchétchène 
    • Les « Pussy Riot » comme « prisonnières d’opinion » 
    • Litvineko « assassiné par Poutine » 
    • Les homosexuels russes « persécutés » et « maltraités » par l'Etat 
    • Magnitski et la « loi Magnitski » ultérieure 
    • Snowden comme un « traître qui se cache en Russie »
    • Les « élections volées » à la Douma et à la présidence 
    • La « révolution blanche » sur la place Bolotnaya 
    • Le « nouveau Sakharov » – Alexei Navalnyi 
    • Le « soutien russe à Assad « , le (chimique) « boucher de Damas » 
    • L’ « intervention » constante de la Russie dans les affaires ukrainiennes 
    • Le « contrôle total » du Kremlin sur les médias russes
     
    Je dirais que cette liste est déjà assez longue et que personne en Russie n'a besoin de s'inquiéter de quoi que ce soit que ferait le Kremlin qui serait pire. Si ce n’est la guerre à la Russie comme ils l'ont fait en Irak, Afghanistan, Pakistan, Bosnie, Croatie, Kosovo, Libye ou Syrie – les Etats-Unis ont « maximisé » leur politique anti-russe, et le fait est que leurs sanctions ne valent pas grand chose. 
     
    Alors comment nommez-vous quelque chose d’un peu mauvais, mais pas assez pour vous faire réellement mal ? Nietzsche appellerait cela un soutien de puissance (power boost, NDT). La médecine moderne appelle cela une vaccination. Le choix des mots n'a pas d'importance, seul le phénomène réel compte : les Etats-Unis et l'Union européenne ont infligé une quantité considérable de peine à la Russie, mais pas assez pour la rompre et, comme conséquence directe, la Russie a reçu une puissante « vaccination anti-anglosioniste » qui la rendra beaucoup plus forte qu'elle ne l'était. 
     
    Et c'est une bonne nouvelle pour tout le monde.
     
    Pour le meilleur ou pour le pire, la Russie est objectivement le leader incontesté de la résistance mondiale à l'Empire anglosioniste. Oui, l'économie chinoise est beaucoup plus forte, mais le militaire chinois ne l’est pas, et la Chine est fortement dépendante de la Russie pour l'énergie, les armes et la haute technologie. Je pense que la Chine va inévitablement prendre la tête dans la lutte contre l'Empire anglosioniste, mais ce n'est pas encore le cas aujourd'hui : la Chine a besoin de plus de temps. L'Iran est certainement le pays le plus ancien et le premier à avoir osé défier ouvertement les anglosionistes (avec Cuba et la Corée du Nord, mais ce sont des pays vraiment faibles), mais les ambitions de l'Iran sont essentiellement régionales (ce qui, soit dit en passant, est un signe de sagesse de la part de la direction iranienne). Comme le Hezbollah il est, à mon avis, le leader moral de la Résistance dans le monde entier, non seulement par ses exploits militaires vraiment phénoménaux, mais surtout par sa volonté de se tenir complètement seul, si nécessaire. Mais être un phare moral ne signifie pas être en mesure de contester globalement l'Empire. La Russie, la Chine, l'Iran et le Hezbollah constituent ce que j'appellerais, pour paraphraser Dubya, l ‘« Axe de la résistance à l'Empire » et la Russie joue un rôle clé à l'intérieur de cette alliance informelle mais forte.
     
    L'autre endroit où « ça » se passe est, bien sûr, l’Amérique latine, mais le récent vote à l'ONU a clairement montré que la Bolivie, le Venezuela, le Nicaragua et Cuba sont les seuls qui osent encore défier ouvertement l'hégémonie des États-Unis (et le régime au Venezuela se bat actuellement pour sa survie). Ainsi, l'Amérique latine a un potentiel énorme, mais il est loin d'être réalisé, du moins actuellement.
     
    Conclusion
     
    Une nouvelle guerre froide a été en gestation depuis le jour même où la guerre froide a pris officiellement fin. Ainsi, nous ne pouvons que saluer la nouvelle réalité introduite par la crise en Ukraine : la Russie a maintenant ouvertement accepté le défi des Etats-Unis et tous les prétextes de partenariats stratégiques américano-russes sont révolus depuis longtemps. Quant à l'Union Européenne, son rôle a été si honteux et scandaleux que la Russie la traitera exactement comme elle mérite de l'être : un protectorat américain soigneusement soumis sans aucune politique ou opinion propre. Maintenant que le prétexte de « partenariat » est enfin tombé, nous pouvons nous attendre à une Russie beaucoup plus affirmée, voire conflictuelle, sur la scène internationale. Bien sûr, je ne veux pas dire que Poutine va commencer à claquer ses chaussures à l'ONU comme (prétendument) Khrouchtchev l’a fait, ni que Poutine menacera d’ « enterrer » l'Occident – Poutine, Lavrov et Churkin sont de véritables hommes d'Etat et diplomates, et ils resteront impeccablement courtois – mais vous pouvez vous attendre à beaucoup plus de votes négatifs à l'ONU et à de nombreux « nous sommes désolés » sur de nombreuses questions bilatérales.
     
    Le grand bénéficiaire de cette nouvelle guerre froide sera l'Iran, bien sûr, mais aussi la Chine. Non seulement l'Iran et la Chine vont probablement obtenir les armes qu'ils ont si ardemment souhaitées (S-300 et Su-35 respectivement), mais la Chine va obtenir des offres très favorables sur les prix énergétiques russes (les Chinois sont certainement assez intelligents pour utiliser cette nouvelle situation sans trop présumer des choses – ils vont le faire « juste comme il faut »). La Syrie et le Hezbollah vont obtenir plus d'argent, plus d'armes et un soutien plus politique. Les pays qui aspirent à devenir finalement membres de l'« Axe de la résistance à l'Empire » obtiendront plus d'aide financière et politique (Cuba, le Nicaragua, la Bolivie et, en particulier, le Venezuela ont besoin de toute l' aide qu'ils peuvent obtenir) comme le feront des pays plus ou moins pragmatiques qui ne sont pas entièrement inféodés aux États-Unis (le BRICS, bien sûr, mais aussi les petits pays tels que l'Argentine, l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan et tous les autres qui se sont abstenus lors du vote infame à l’ONU récemment) . Il convient également de ne pas sous-estimer l'aide que la Chine peut rendre à ces pays ou tous les avantages que ces pays peuvent tirer de leur coopération avec les autres pays du BRICS.
     
    Quant à l'UE, elle obtiendra le gaz qu'elle paie pour, et elle devra faire face aux répliques économiques de son implication dans la crise ukrainienne : elle devra garder à flot l'économie ukrainienne, à peine au-dessus de la ligne de flottaison, au mieux, elle devra faire face à l'afflux inévitable de réfugiés économiques et elle aura le plaisir douteux d'avoir à traiter avec l'épineux problème des « talibans ukrainiens » courant maintenant en liberté dans leur soi-disant Banderastan. L'UE devra faire face à tout cela sous le haut patronage d'un Etats-Unis qui cache à peine son mépris pour l'Europe ou, comme ce fut le cas avec Nuland, ne prend même pas la peine de le cacher. Quant à l'Oncle Sam – ce qu'il ne peut pas obtenir, il le brûle et c'est ce qu'il va finir par obtenir avec l’Ukraine rabotée devenue « Banderastan » : transformée en un Kosovo en plus grand – une grande tristesse pour tous ses voisins, mais un endroit que la machine militaire américaine peut utiliser à sa guise. Contrairement au Kosovo cependant, l'Ukraine finira par s'effondrer, d'une façon ou d'une autre, mais la fiction d'un Etat ​​en fonctionnement peut être maintenue pendant un long moment, surtout s’il y a un consensus dans les ploutocraties qui se tournent vers l'Ouest et qui produisent des questions bien plus que du concret et, aussi longtemps que l’apparence d’un Etat ukrainien unitaire sera là, tout ira bien. Franchement, et sans offense destinée à aucun nationaliste « Ukie » lisant cela, l'oncle Sam a de beaucoup plus gros chats à fouetter que de traiter les problèmes d'un « Kosovo v2 » en Europe centrale.
     
    Les tendances que j'ai esquissées ci-dessus sont, bien sûr, seulement des tendances générales. Il y aura des « zigs » et des « zags » dans le processus mais, en l'absence de quelque événement majeur et imprévu, c'est là, je crois, que nous nous dirigeons. Bien sûr, il y aura une élection présidentielle qui se tiendra dans des conditions grotesques, un oligarque complètement corrompu comme Porochenko va s'acheter une victoire, tandis que le régime pro-américain à Kiev et les « talibans ukrainiens » régleront leurs comptes et s’assassineront l’un l’autre. La Russie très probablement n’interviendra pas militairement, sauf si la situation devient vraiment folle, mais une forme d'accord américano-russe sera plus probable, et l'Ukraine orientale va essayer de trouver un moyen de gagner de l'argent avec la Russie. La Crimée va avoir un boom économique sans précédent qui va attirer beaucoup l’attention des habitants de l’Ukraine rabotée qui seront désespérés d’essayer d’obtenir une petite partie de la manne financière dont jouira la Crimée. Comme ils disent, « l’argent parle ».
     
    Quant à Obama, il restera dans l'histoire comme le pire des Présidents américains. Sauf le prochain, bien sûr.
     
    The Saker***
     

    traduction : joelim
     
    * eurasiste : traduction d'"Eurasian" dans le sens d'un processus, d'une volonté de regroupement et non d'une appartenance ethnique, exactement comme "atlantiste" ne signifie pas "habitant d'un pays de l'axe atlantique"
     
    ** souverainisation  : traduction de "sovereignization", néologisme qui parait affreux à première vue mais qui se justifie par son sens qui est celui d'un processus de libération nationale ; cela va plus loin que "souverainiste" qui est une simple position de principe
     

    *** saker falcon : faucon sacre

     

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    la démocratie et les droits de l'homme en action

     

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    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/une-nouvelle-guerre-froide-a-150288


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    Paul-Craig Roberts met une nouvelle fois en garde contre le risque de 3e guerre mondiale voulue par les dirigeants américains + liens importants

     

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    En ce 3 août 2014, la France et l’Allemagne commémorent le déclenchement de la Première Guerre mondiale à grands renforts de propagande européiste, en faisant croire aux populations que la prétendue « construction européenne » les prémunirait contre le déclenchement d’un nouveau conflit planétaire. Or, comme je l’ai maintes fois expliqué, c’est exactement le contraire qui est vrai (cf. mon message précédent du 3 août 2014).

    Cette propagande est d’autant plus nocive que le monde n’a sans doute jamais été aussi près d’un conflit planétaire majeur depuis la crise des missiles de Cuba de 1961 :

    • à l’époque, le responsable de la tension était l’Union soviétique, qui avait décidé d’installer des missiles à Cuba, venant ainsi menacer directement les États-Unis à quelques dizaines de kilomètres de leurs frontières.
    • en 2014, le responsable de la tension sont les États-Unis, qui ont décidé de mettre la main sur l’Ukraine, venant ainsi menacer directement la Russie à sa frontière immédiate.

    Le problème majeur auquel nous avons à faire face tient donc dans la volonté d’hégémonie planétaire de Washington, qui met en jeu rien moins que la paix du monde. Et ce problème est encore aggravé par le fait que la France est devenue un satellite des États-Unis, ayant abdiqué toute souveraineté et toute indépendance au profit de Washington, dans le cadre de la prétendue « construction européenne » qui n’est en fait qu’une vassalisation américaine.

    En d’autres termes, la France et le peuple français sont coresponsables de l’ambiance sinistre de veillée d’armes qui empoisonne l’atmosphère.


    Cette analyse, que je fais depuis la création de l’UPR – et qui a même justifié la création de notre mouvement – vient d’être une nouvelle fois corroborée par le tout dernier article publié le 1er août 2014 par l’Américain Paul Craig Roberts.

     

    Ce dernier article, intitulé de façon provocatrice « SI LA GUERRE NUCLÉAIRE NE NOUS EXTERMINE PAS, LE VIRUS EBOLA LE POURRAIT »  est encore une fois tellement percutant qu’il m’a paru utile de le faire lire à nos lecteurs.


    L’auteur y jette une lumière crue non seulement sur le cynisme et la folie meurtrière des dirigeants de Washington, mais aussi sur la naïveté relative du reste du monde – à commencer par la Russie et la Chine.  

    Et il n’évoque les pays de l’Union européenne que sous l’appellation récurrente de « US puppet states », que l’on peut traduire par « États fantoches de Washington » ou « États marionnettes de Washington ».

     

    C’est hélas tragiquement vrai et cela conforte d’autant plus toutes nos analyses que ce jugement méprisant est formulé par un Américain rompu aux arcanes de la politique de son propre pays.

    Je conseille donc vivement la lecture de ce nouvel article de Paul Craig Roberts. (Je précise que j’en ai effectué moi-même la traduction en français et que je la diffuse donc avec les réserves d’usage).

    François ASSELINEAU


    3 août 2014

    RAPPEL Au cours des mois écoulés, j’ai déjà attiré deux fois l’attention de mes lecteurs sur les articles très intéressants et d’une extrême virulence publiés par cet expert des allées du pouvoir états-unien et de géopolitique. Je l’ai fait :

    Je renvoie donc à ces deux liens précédents le lecteur désireux d’en savoir davantage sur cet ancien Secrétaire Adjoint au Trésor américain dans l’administration de Ronald Reagan. J’y ai déjà expliqué en quoi ses analyses ne cessent d’apporter confirmation aux analyses de l’UPR, en usant d’ailleurs d’un ton d’une virulence extrême si on les compare aux nôtres, et en parvenant à des conclusions qui sont parfois excessives à nos yeux.


     Paul Craig Roberts met une nouvelle fois en garde contre le risque de 3e guerre mondiale voulue par les dirigeants américains

     SI LA GUERRE NUCLÉAIRE NE NOUS EXTERMINE PAS, LE VIRUS EBOLA LE POURRAIT

    Conférence de presse d’Obama à la Maison Blanche

    Paul Craig Roberts, le 1er août 2014


    [ Source originale : http://www.paulcraigroberts.org/2014/08/01/nuclear-war-doesnt-exterminate-us-ebola-virus-might-paul-craig-roberts/ ]


    Je viens juste d’entendre sur la radio publique nationale deux choses qui ont détruit totalement ce petit peu de conviction que j’avais encore dans le leadership américain. J’en ai conclu que l’expression « un Américain intelligent » est un oxymore.


    Les élites américaines, jugeant que les Américains ne sont pas suffisamment menacés par la guerre et le chaos économique, ont décidé de faire venir le virus Ebola en Amérique. La radio publique nationale a rapporté que deux personnes infectées par le virus Ebola, qui ne peut être soigné et qui est généralement mortel, vont être acheminées à l’hôpital de l’Université Emory d’Atlanta, en Géorgie.

    Il suffit d’une toux, d’un éternuement, d’une goutte de salive, et le virus sera lâché dans l’un des principaux centres de transports des États-Unis.


    Quelqu’un a parlé de pandémie ? Il fait peu de doute que la plupart du reste du monde émettrait un grand soupir de soulagement d’être débarrassé de Washington.

    On nous dit que les porteurs du virus Ebola seront mis en quarantaine dans des salles spéciales. Mais nous savons déjà que les hôpitaux américains ne peuvent même pas contenir les infections à staphylocoques. http://rt.com/usa/177408-nightmare-bacteria-antibiotic-southeast/  Qu’adviendra-t-il des ustensiles, assiettes, tasses et verres avec lesquels les personnes infectées par l’Ebola mangent et boivent ? Et qui va nettoyer les bassins pour uriner ? Le faux-pas d’une seule personne, une larme dans un gant de caoutchouc, et le virus est lâché.


    Si nous ne mourons pas de l’Ebola, nous aurons encore à esquiver une guerre nucléaire. J’ai entendu une partie de la conférence de presse d’Obama. Obama a accusé Poutine de faire tout ce qu’Obama est le seul à faire.


    Si Obama croit ce qu’il dit à la presse, c’est qu’il est totalement désinformé par ses conseillers. Mais s’il ne croit pas dans la propagande grossière qu’il diffuse, c’est alors qu’il mène consciemment les événements vers la guerre avec la Russie, ce qui signifie probablement aussi la guerre avec la Chine, et la fin de chacun de nous.


    Il faut garder à l’esprit que l’armée américaine n’est pas parvenu à occuper l’Irak avec succès au bout de 8 ans et que les États-Unis sont toujours incapables, depuis 13 ans, de vaincre quelques milliers de talibans légèrement armés en Afghanistan.


    Or la Russie et la Chine ne sont ni l’Irak, ni la Libye, ni l’Afghanistan.


    La guerre avec la Russie sera nucléaire. Washington s’y est préparé. Washington a abandonné le traité ABM (1), a créé ce qu’il pense être un « bouclier ABM », et a changé sa doctrine de guerre pour autoriser une première frappe nucléaire des États-Unis. Tout cela est évidemment dirigé contre la Russie, et le gouvernement russe le sait. Combien de temps la Russie va-t-elle rester là, à attendre la première frappe de Washington ?


    La Russie n’a rien fait d’autre que de se mettre, avec retard, en travers des mensonges de Washington, que Washington utilise pour déclencher des guerres.

     

    La Russie (et la Chine) ont accepté les mensonges de Washington sur les armes de destruction massive irakiennes.

     

    La Russie (et la Chine) ont accepté les mensonges de Washington selon lesquels les 13 ans consacrés par Washington à tenter de conquérir et d’occuper l’Afghanistan étaient motivés par la seule recherche d’Oussama ben Laden.

     

    La Russie (et la Chine) se sont laissés prendre à la tromperie de Washington qui a affirmé que la résolution des Nations unies établissant une zone d’exclusion aérienne sur la Libye avait pour but d’empêcher l’armée de l’air de Kadhafi de bombarder son propre peuple, et ont découvert ensuite que Washington faisait un usage abusif de cette résolution en envoyant  la force aérienne de l’OTAN renverser le gouvernement libyen.

     

    Lorsque Washington a tracé une «ligne rouge» dans le sable sur l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien à l’encontre des forces extérieures, organisées et envoyées en Syrie par Washington pour renverser le gouvernement, tout en prétendant que ces mercenaires islamistes étaient les véritables porte-parole de la démocratie en Syrie, la plupart du reste du monde a su que Washington était en fait sur le point d’organiser une attaque chimique et d’en accuser Assad. Quand cette attaque orchestrée par Washington s’est passée comme prévu, cette fois-ci la Russie et la Chine ne s’y sont pas laissé prendre. Pas plus que le Parlement britannique. Washington a été incapable de présenter la moindre preuve des accusations lancées par Washington et dont il espérait qu’elles lui fourniraient au moins le soutien britannique à l’agression militaire de Washington sur la Syrie. La Russie, en revanche, a été en mesure de produire des preuves, et ces preuves ont déjoué le complot de Washington contre la Syrie.


    L’intervention de la Russie a mis Washington en colère, comme l’a fait l’intervention de la Russie qui a bloqué le complot de Washington pour attaquer l’Iran. Washington, dépourvu de tout élément de preuve et en contradiction avec les rapports des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur le terrain en Iran, qui concluaient qu’il n’y avait pas eu détournement de l’uranium du programme énergétique légal vers un programme d’armement, avait préparé l’attaque de l’Iran. L’Iran était entouré par quelque 40 bases militaires américaines et deux flottes de Washington au large de ses côtes.


    Mais la Russie a travaillé par étapes à un accord, que Washington a dû accepter, qui maintient l’enrichissement de l’uranium iranien au bas niveau utilisé pour fournir de l’énergie, un niveau bien inférieur aux exigences pour l’armement.


    Ce sont deux points noirs contre la Russie, dont le gouvernement a empêché les guerres que voulait Washington. La Russie (et la Chine) étaient censées approuver les mensonges de Washington comme le font les États fantoches de l’Europe, le Canada, l’Australie et le Japon, pays qui ont depuis longtemps abandonné leur souveraineté à Washington.


    Malheureusement pour elle, la Russie a montré qu’elle avait désormais une puissance et une influence suffisantes pour bloquer les plans de guerre de Washington ; elle a de ce fait déclenché la doctrine Wolfowitz à son encontre. J’ai déjà cité cette doctrine dans des articles récents, mais vous pouvez chercher sur Google et la découvrir par vous-même. Cette doctrine est la base de la politique étrangère de Washington. Elle pose que l’objectif principal de la politique étrangère de Washington est d’empêcher la montée de tout pays qui pourrait faire échec à l’hégémonie de Washington sur le monde entier. (La doctrine mentionne explicitement la Russie, mais elle s’applique aussi à la Chine.).

     

    Washington s’inquiète de ce que la Russie a déjoué deux fois les intentions de guerre de Washington et que le Parlement de Grande-Bretagne, État fantoche des États-Unis, a voté avec les Russes.


    Washington est également préoccupé par les relations économiques et politiques croissantes entre les États de l’Union européenne, marionnettes des États-Unis, et la Russie. Les pays de l’UE, notamment l’Allemagne, ont des liens économiques nombreux et rentables avec la Russie, et toute l’Europe est dépendante des fournitures énergétiques russes.


    Washington en a conclu que Washington était en danger de perdre son contrôle sur l’Europe. Pendant que le gouvernement russe s’était endormi aux commandes en profitant de ses Jeux olympiques, Washington a commis son coup d’État à Kiev.

    La néoconservatrice Victoria Nuland, nommée par Obama comme Secrétaire d’État adjointe, a annoncé lors d’une conférence de presse en décembre dernier que Washington avait dépensé 5 milliards de dollars pour mettre sur pied une cinquième colonne d’ONG ukrainiennes, chargées d’organiser des manifestations de rue afin de déstabiliser le gouvernement, et pour acheter et entraîner des hommes politiques ukrainiens qui serviront de larbins de Washington. Nuland, bien sûr, a décrit l’achat de l’Ukraine par Washington comme une « consolidation de la démocratie » en Ukraine.


    Ce coup d’État de Washington contre un gouvernement démocratiquement élu a porté au pouvoir des éléments extrémistes qui ont proclamé leur haine des juifs et des Russes. Ces extrémistes ont détruit des monuments de guerre commémoratifs, érigés pour rappeler la libération de l’Ukraine du Troisième Reich par la Russie ; ils ont adopté une législation interdisant le russe comme langue officielle, et ont engagé des attaques physiques violentes contre la population russophone.


    L’Ukraine a toujours été une zone aux frontières mouvantes. Comme certains l’ont dit, « L’Ukraine est un pays à la recherche de frontières ». Lorsque l’Ukraine était une province soviétique, les dirigeants soviétiques ont rattaché, pour des raisons diverses, des provinces traditionnellement russes à la République socialiste soviétique d’Ukraine. Lorsque l’Union soviétique s’est effondrée en 1991, la pression de Washington sur la Russie affaiblie a conduit à la séparation de l’Ukraine de la Russie, ce qui incluait la Crimée, qui faisait partie de la Russie depuis les années 1700 et qui abrite le seul port de la Russie dans une mer chaude.


    Les populations russes, dans les anciens territoires russes que les dirigeants soviétiques ont bêtement rattachés à l’Ukraine, ont été alarmées par l’extrême russophobie du gouvernement que Washington a établi à Kiev. Les anciens territoires russes ont voté pour rejoindre leur pays d’origine et quitter l’État russophobe, marionnette des États-Unis, établi à Kiev.


    Le gouvernement russe a accepté la demande de la Crimée, mais pas les demandes des autres anciennes provinces russes, afin de démontrer à l’Europe que la Russie ne faisait pas de provocation et n’était pas la source de la crise. Poutine a même laissé la Douma russe annuler son pouvoir d’intervenir militairement en Ukraine afin de protéger les provinces sécessionnistes.


    Cette retenue a nui à la position du gouvernement russe plutôt qu’elle ne l’a servie. Washington a utilisé sa machine de propagande pour qualifier l’autodétermination des habitants de Crimée d’« invasion et annexion de la Crimée par la Russie. ».


    La retenue de la Russie à l’égard des demandes des autres anciennes provinces russes de rejoindre la Russie a entraîné une attaque militaire du gouvernement fantoche de Kiev, encouragée par Washington, contre les provinces séparatistes dont la Russie a refusé d’accepter les demandes. La propagande de Washington a ensuite réussi à accuser la Russie d’être responsable de cette guerre que Washington a lancée sur les provinces séparatistes.


    Washington n’est pas intéressé par la vérité, et la Russie ne peut pas gagner une guerre de propagande avec Washington qui contrôle le langage du monde, qui est l’anglais, la langue de la propagande de Washington. Les médias occidentaux se composent d’idiots qui permettent à Washington de conduire le monde vers la guerre et l’extermination de la vie sur terre.


    Si le gouvernement russe avait accepté la demande de rattachement des provinces séparatistes, il n’y aurait pas de guerre. Le gouvernement ukrainien a beau être cinglé et contrôlé par Washington, il ne va pas attaquer des territoires que la Russie considère comme lui appartenant.

     

    En faisant preuve de retenue, la Russie n’a fait que persuader Washington qu’elle était faible, et Washington a augmenté la pression. La Russie a donné à penser à l’Europe qu’il ne coûterait rien à l’Europe de se plier aux sanctions de Washington contre la Russie. En s’appuyant sur la bonne volonté, la raison, la vérité et les preuves, la Russie s’est trompée sur Washington et ses lâches marionnettes européennes.


    Qu’est-ce que Obama a voulu dire, dans sa conférence de presse à la Maison Blanche aujourd’hui  ( 1er août ), lorsqu’il a dit que Poutine devrait utiliser la diplomatie, – ce que Poutine a utilisé sans effet - ? Que Poutine devrait rendre la Crimée au gouvernement fantoche de Washington à Kiev, malgré l’opposition des habitants de Crimée et du peuple russe. Et cela afin que Washington puisse expulser la Russie de son port de mer chaude et de son accès à la mer Méditerranée. Ce qui rendrait inutile la base navale de la Russie à Tartous, en Syrie. Obama veut aussi que Poutine envoie des forces militaires russes dans les zones séparatistes de l’Ukraine, régions qui faisaient traditionnellement partie de la Russie, pour soumettre ces territoires séparatistes au gouvernement fantoche de Washington à Kiev.


    Telle est la position «diplomatique» de Washington. Seule une personne totalement démente pourrait considérer la position d’Obama comme réaliste.


    Étant quelqu’un de considéré comme impartial par les médias du monde entier et qui parvient à des conclusions raisonnables indépendamment de la propagande de Washington, je suis souvent interrogé par des organisations étrangères ainsi que par des médias indépendants américains. Dernièrement, les médias russes se sont tournés vers moi à plusieurs reprises. Ce que j’ai découvert, c’est que les médias russes sont perplexes devant l’hostilité de Washington à la Russie.


    La Russie ne se livre à aucune opération dans le vieux Sud confédéré pour essayer de monter le sud des États-Unis contre Washington, contre les rapines, l’assassinat et la destruction de la culture du Sud auxquels se livre Washington. Mais Washington opère dans le sud de la Russie pour monter l’Ukraine, longtemps partie intégrante de la Russie, contre la Russie.


    Comme les Russes, sauf peut-être leur gouvernement, ne sont pas conscients de la doctrine Wolfowitz, ils ne savent pas que le principal objectif de Washington est d’empêcher la montée de tous les autres pouvoirs qui pourraient limiter le rôle de Washington en tant que seule Puissance Unique, l’Hegemon sur Terre.


    Au lieu de comprendre la véritable menace, les organisations de médias russes me demandent si le budget de la Russie peut se permettre de répondre aux sanctions de Washington et de l’UE en coupant l’alimentation en énergie de l’Europe.


    Chaque fois que j’entends cette question, je suis étonné. La Russie peut arrêter une grande partie de l’industrie européenne et priver les Européens de chaleur en hiver, et les médias russes me demandent si la Russie peut se le permettre ?


    La Russie peut-elle se permettre d’être diabolisée par des mensonges, d’être traînée par terre par des sanctions propagandistes qui nuiront à l’Europe et à certaines entreprises américaines, pour véhiculer l’image que la Russie est si faible qu’elle est impuissante face à des sanctions occidentales et qu’elle doit accepter les sanctions sans en montrer le coût pour l’Europe et les États-Unis ?


    Washington serait-il même parvenu au lavage de cerveau des Russes ?


    Je suis préoccupé par la crise que Washington a orchestrée, parce que je crois qu’elle nous conduit à la guerre, qui sera nucléaire. Êtes-vous prêt à être détruits pour les mensonges de Washington sur un avion de ligne malaisien? Je suis convaincu que Washington est derrière la destruction du vol MH-17, parce que le spectacle de propagande de Washington était déjà tout prêt et a été instantanément représenté.

     

    C’est parce que Washington est responsable que Washington ne publiera pas ses photos satellites de la zone au moment de la destruction de l’avion de ligne.

     

    C’est parce que Washington est responsable que Washington répond aux preuves tangibles de la Russie par des mensonges et de la propagande. C’est Obama et les larbins d’Obama à Kiev qui refusent de négocier, pas la Russie.


    La Russie a autant de têtes nucléaires que Washington, et le « bouclier ABM» de Washington est une farce. Si le gouvernement de malades mentaux américains entraîne la crise, que Washington a créée tout seul, jusqu’à la guerre, nous allons tous mourir, et pour quelle raison ? La réponse est : pour un MENSONGE de Washington.

     

    Voulez-vous mourir pour un mensonge? Un autre mensonge de Washington ?


    Si vous ne le voulez pas, vous feriez bien de le faire savoir à Washington.


    La Russie ne peut mettre fin à cette crise que si elle y met le holà. J’ai déjà expliqué que la Russie devrait saisir l’ONU. Ou alors, le gouvernement russe doit interpeller l’Europe sur deux questions. La première : est-ce que l’Europe veut que ses approvisionnements énergétiques en provenance de Russie soient coupés, approvisionnements en énergie que Washington, en dépit de ses mensonges, ne peut pas remplacer, dans le meilleur des cas, pendant plus de 3 ans ? Seconde question : l’Europe veut-elle la guerre avec la Russie et pense-t-elle que les pays idiots qui hébergent les missiles de Washington ne seront pas atomisés et exterminés ?


    La crise en Ukraine continuera aux dépens de la Russie et de toute l’humanité jusqu’à ce que la Russie explique à l’Occident stupide, arrogant et bouffi d’orgueil, que les actions criminelles et agressives de l’Occident contre la Russie entraînent un coût réel, et que la Russie est prête à imposer ce coût.


    Les gens de l’Ouest soumis à la propagande n’ont aucune idée du destin auquel leurs gouvernements déments sont en train de les conduire.

     

    La Russie a besoin de bien faire comprendre aux peuples occidentaux, victimes du lavage de cerveau de la propagande, que la Russie ne deviendra pas un État fantoche de l’Ouest et n’acceptera pas l’agression gratuite du dingue de la Maison Blanche.


    Il serait utile, pour sauver la vie sur Terre, que la Chine le fasse également savoir clairement.


    Le plus tôt sera le mieux.


    Si le monde ne maîtrise pas les criminels cinglés de Washington, il signe son propre arrêt de mort.


    Paul Craig Roberts

    Note


    (1) Le traité ABM (ABM pour Anti-Balistic Missile) fut signé à Moscou le 26 mai 1972 dans le cadre des négociations sur la limitation des armes stratégiques et complété par le protocole du 3 juillet 1974 entre l’URSS et les États-Unis, puis confirmé par la Russie et les États de l’ex-URSS pour une durée illimitée. Après l’annonce du retrait officiel des États-Unis (rendu public le 13 décembre 2001), les États-Unis ne font plus partie du traité ABM depuis le 13 juin 2002

     

     

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    L’Occident qui viole les droits de l’homme : une page révélatrice dans Le Monde

    L’Occident qui viole les droits de l’homme : une page révélatrice dans Le Monde

    Par La Voix de la Russie | On se frotte les yeux après avoir lu la page deux de ce grand quotidien dans le numéro daté du 28 juillet. Une envoyée spéciale à Donetsk, ville d’un million d’habitants, raconte l’enfer vécu par les habitants sous le feu de l’armée ukrainienne. Vous avez bien lu : l’armée ukrainienne et non l’armée russe ! Et la journaliste insiste : « pour les autorités ukrainiennes, reprendre la capitale du Donbass est une priorité. Elles ont promis de ne pas bombarder la ville (..) mais dans un rapport publié le 25 juillet l’organisation internationale de surveillance des droits de l’homme « Human Rights Watch » (HRW) prend Kiev en défaut : « selon des indices concordants, l’armée ukrainienne est à l’origine de tirs de roquettes qui ont causé la mort d’au moins 16 civils depuis le 12 juillet. Ces tirs de roquette sont si imprécis que leur usage systématique est proche du crime de guerre selon HRW ; une ukrainienne Nadia qui avait voté lors du référendum pour l’indépendance du Donbass constate qu’elle n’a plus que le choix suivant : fuir (vers la Russie comme 515 000 réfugiés selon l’ONU) ou mourir sous les tirs ukrainiens et elle ajoute : « comment voulez- vous qu’on vive avec des gens qui nous tuent ? » Répondre à des référendums autonomistes par une guerre sans merci n’est pas le meilleur moyen pour l’Ukraine de sauver son unité !

    En dessous de cet article, on peut lire : « la Pologne est condamnée pour avoir abrité des prisons secrètes de la CIA ; la cour européenne des droits de l’homme estime que Varsovie a facilité le transfert et la torture sur son sol de prisonniers ensuite envoyés à Guantanamo. » Des soupçons portent sur la Roumanie et la Lituanie mais aussi sur la Suède, l’Espagne voire l’Allemagne. Toujours selon le même journal, à propos de tortures infligés dans ces pays dans des prisons secrètes, « dans d’autres pays, la règle a été celle du silence couvert par les institutions européennes soucieuse (..) de ne pas compliquer davantage les relations avec Washington. »

    Une fois que vous avez lu tout ceci, vous passez au troisième article : « des personnalités russes de haut rang visées par l’Union européenne (..) 15 personnalités sont interdites de voyage dans l’UE et leurs avoirs vont être gelés. Cette nouvelle salve de mesures porte à 87 le nombre de personnalités russes et ukrainiennes soumises à des sanctions ».

    D’un côté, 500 000 réfugiés ukrainiens qui ont peur des violences de l’armée de Kiev (cette armée qui tire contre son propre peuple peut-elle encore être appelée « ukrainiennes » ?), la dénonciation par la justice internationale de camp de tortures américains secrets basés en Europe avec la complicité de gouvernements comme celui de la Pologne, et de l’autre côté, des condamnations individuelles arbitraires baptisées « sanctions » faisant bon marché de la liberté individuelle et du respect du droit de propriété, sanctions réservées aux méchants Russes et à leurs alliés.

    Où sont les sanctions internationales contre les tortionnaires de la CIA dénoncés par la justice européenne, les personnalités européennes complices et les gouvernants de Kiev qui bombardent des civils ?

    Trop, c’est trop et même la grande presse comme « le Monde » ne peut taire les faits au point de donner l’impression aux lecteurs que les sanctions contre les Russes sont injustes et absurdes.

    JOn est dans un arbitraire de plus en plus total. Des oligarchies politiques de plus en plus rejetées par leurs peuples contrôlent l’Europe pour le profit des intérêts de l’empire de Washington et menacent aujourd’hui la paix dans le monde.

    On menace la paix, la liberté mais aussi la prospérité : car tous les économistes depuis Adam Smith savent que les « sanctions » en économie sont des boomerangs : si vous frappez le producteur, vous faites tort au consommateur et vice versa. On voudrait affaiblir l’’économie européenne, et pas seulement l’économie russe qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Alors, il faut poser la question de tous les policiers du monde : « à qui le crIme profite ? » On peut déjà répondre à qui il ne profite pas : tous les peuples d’Europe du Portugal et de l’Irlande à la Russie jusqu’à Vladivostok !

    Tout se passe comme si certains intérêts aux Etats-Unis n’hésitaient pas à vouloir affaiblir l’Europe : on peut lire les livres du conseiller préféré des présidents américains Zbigniew Brzezinski qui en toute franchise explique qu’il faut affaiblir, diviser et contrôler l’Eurasie.

    Un grand homme politique avait compris cela avant les autres : Charles de Gaulle, héro de la résistance contre le nazisme ! Il écrivait dans ses mémoires d’espoir : « si les Occidentaux de l’ancien monde demeurent subordonnés au nouveau monde, jamais l’Europe ne sera européenne et jamais non plus elle ne pourra rassembler ses deux moitiés » (cité page 5 de mon livre : l’Europe colonisée, éditions Apopsix, 2014).

    Voilà ce qu’il nous faut aujourd’hui : des hommes lucides et courageux qui reprennent le combat qui fut celui de la résistance au nom de la patrie et des libertés ! 


    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_07_28/L-Occident-qui-viole-les-droits-de-l-homme-une-page-revelatrice-dans-Le-Monde-0652/

     

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    Soldat du futur russe : les équipements livrés à l'armée en octobre

    Soldat du futur russe : les équipements livrés à l'armée en octobre

    MOSCOU, 5 août - RIA Novosti/La Voix de la Russie Le système d'armes individuel Ratnik sera livré à l'armée russe dès octobre prochain, a annoncé mardi à Moscou Alexandre Romaniouta, responsable du Commandement central de l'Armée de terre russe.

    "Les essais de Ratnik touchent à leur fin. Nous espérons que tous les éléments du système seront livrés à l'armée à partir d'octobre", a indiqué M.Romaniouta.


    Selon Dmitri Semizorov, directeur général de l'Institut central russe de mécanique de précision (TsNIITochMash) de Klimovsk (région de Moscou), le ministère russe de la Défense recevra 50.000 équipements du soldat du futur par an.


    Le système d'arme modulaire du "soldat du futur" Ratnik comprend une cinquantaine d'éléments - des armes d'infanterie, des munitions, un gilet pare-balles, des moyens de communication et de navigation, d'autres dispositifs faisant largement appel aux hautes technologies.

     
    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_05/Soldat-du-futur-russe-les-equipements-livres-a-larmee-en-octobre-0516/

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    Des combats se poursuivent dans les quartiers Ouest de Donetsk

    Des combats se poursuivent dans les quartiers Ouest de Donetsk

    Par La Voix de la Russie | Des explosions puissantes et des échanges de tirs sont entendus actuellement à l’Ouest de Donetsk, rapporte l’administration municipale.

    Une centaine de transformateurs électriques ont été mis hors tension à cause des bombardements des forces de sécurité ukrainiennes. Il est difficile de donner pour l’instant l’estimation de l’ampleur des dégâts. La fusillade a fait des victimes parmi les civils. Des ambulances et des bridages du ministère des Situations d’urgence sont arrivées sur place.


    Dans la région de Lougansk voisine une partie de la région a été privée de courant à cause de l’arrêt d’approvisionnement en charbon. Le pont ferroviaire dont se servent les trains avec le carburant pour approvisionner le carburant à la centrale thermique de la région, a été détruit. La centrale fournit 70% d’électricité dans la région de Lougansk. 


    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_05/Des-combats-se-poursuivent-dans-les-quartiers-Ouest-de-Donetsk-2841/

     

     

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