• Bombardement américain en Syrie :

    en route vers une 3ème guerre mondiale ?

     

    Bombardement américain en Syrie : en route vers une 3ème guerre mondiale ?

    La diplomatie américaine au proche-orient vient de connaître, en une semaine seulement, deux revirements spectaculaires, majeurs, vis-à-vis de la Syrie. Retour sur les événements très inquiétants de ces derniers jours.

    Jeudi 30 mars 2017 : « Le départ de Bachar Al-Assad n’est plus une priorité »

    Alors que l’Amérique d’Obama présentait le départ de Bachar Al-Assad comme un élément non négociable d’une solution politique pour sortir du conflit en Syrie, l’administration Trump a quant-à-elle annoncé le jeudi 30 mars, par l’intermédiaire de Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’ONU, que « le départ de Bachar Al-Assad n’était plus une priorité ». Auparavant, ce point était probablement le point névralgique du désaccord entre la Russie et les États-Unis dans la recherche d’une solution politique au conflit en Syrie, la Russie refusant d’abandonner son allié Bachar Al-Assad.

    Certains observateurs (dont moi, je l’avoue) ont alors pu penser que ce revirement américain était enfin le prélude à une issue au conflit en Syrie. Malheureusement, leurs espoirs ont été de courte durée. La terrible déception est venue en deux temps.

    Mardi 4 avril 2017 : des Syriens sont victimes de gaz chimiques ; l’occident accuse Bachar Al-Assad

    Tout d’abord, tôt dans la matinée du mardi 4 avril, un raid aérien syrien frappe la localité de Khan Cheikhoun, dans le nord du pays. Plus de 80 civils décèdent d’émanation de gaz chimique. L’occident, et en premier lieu les Etats-Unis et la France, accusent immédiatement l’armée syrienne d’avoir employé des armes chimiques interdites lors de leur raid aérien. La Syrie et la Russie démentent, expliquant de leur côté que ce bombardement était « conventionnel », et qu’il aurait accidentellement touché un stock d’armes chimiques détenu par les rebelles, provoquant ainsi les émanations de gaz mortel.

    Vendredi 7 avril 2017 : Trump ordonne le bombardement d’une base aérienne de l’armée syrienne

    En représailles à l’attaque chimique présumée, le président américain ordonne le lancement d’une soixantaine de missiles Tomahawk pour détruire la base aérienne d’où seraient partis les avions syriens. Ce bombardement américain a tué six soldats syrien selon l’armée syrienne. Les Etats-Unis ont expliqué avoir prévenu à la dernière minute la Russie, afin que les soldats russes présents puissent évacuer le site à temps. On peut imaginer que les russes en aient fait autant vis-à-vis de leurs homologues syriens.

    Qui a raison ? Qui a tort ?

    Qui est à l’origine de ces morts par inhalation de gaz chimiques ? De France, il est bien difficile de pouvoir trancher avec certitude. Mais il est tout de même nécessaire de faire un petit retour en arrière, afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble du tableau.

    Et une première précision : c’est en août 2013 que Barack Obama trace la fameuse ligne rouge concernant l’utilisation d’armes chimiques, ligne rouge que Bachar Al-Assad ne doit pas franchir, sous peine de subir une intervention militaire américaine.

    21 août 2013 : L’attaque chimique de la Ghouta

    Un précédent incident meurtrier avait failli servir de motif ou de prétexte au lancement d’une offensive militaire occidentale contre la Syrie. Il s’agit du massacre de la Ghouta : un bombardement à l’arme chimique au gaz sarin qui s’est produit le 21 août 2013 et qui a frappé la banlieue de Damas, dans l’ancienne oasis de la Ghouta, tenue par l’Armée syrienne libre.

    L’Occident, et en premier lieu le journal Le Monde, avait immédiatement accusé Bachar Al-Assad d’être à l’origine de cette attaque chimique, mais comme le relate le journal Le Point, un rapport du MIT (Massachusetts Institute of Technology) aboutie à des conclusions contraires, après enquête scientifique donc.

    Octobre 2013 : la Syrie démantèle ses armes chimiques, sous contrôle onusien

    En septembre 2013, l’ONU annonce avoir reçu la demande d’adhésion de la Syrie à la convention internationale sur la armes chimiques. En octobre 2013, la Syrie procède au démantèlement de ses armes chimiques sous supervision onusienne. Des membres de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) viennent en Syrie pour observer et contrôler ce démantèlement.

    Premières conclusions sur l’utilisation d’armes chimiques à Khan Cheikhoun

    Est-il raisonnable de penser que Bachar Al-Assad aurait caché une partie de ces stocks, pour ensuite les utiliser quatre ans plus tard, et ce une semaine seulement après l’annonce selon laquelle les Etat-Unis (et la France) ne demandaient plus son départ du pouvoir ? Sur un plan strictement militaire, l’avantage à utiliser en l’occurrence des armes chimiques est minime, voire contestable ; sur le diplomatique en revanche, c’est tout-à-fait suicidaire…

    L’ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Syrie, Peter Ford, a estimé dans une interview accordée à Sky News qu’il était « hautement improbable que la Syrie ou la Russie soient derrière cette attaque chimique ».

    Et ensuite ?

    Actuellement, le monde est extrêmement polarisé, entre d’un côté des gouvernements comme celui de François Hollande, ou celui de Benjamin Netanyahou, qui soutiennent Donald Trump, et de l’autre des gouvernements comme celui de Vladimir Poutine qui considèrent que ce bombardement américain constitue une « agression contre un Etat souverain ». Une réunion de crise internationale se déroule actuellement à l’ONU à New-York.

    Une question est aujourd’hui dans toutes les têtes : « Et maintenant ? Que compte faire Donald Trump ? ». Sa stratégie actuelle est tout sauf claire. La coopération russo-américaine dans la lutte contre DAECH est interrompue. L’armée russe ne signale plus ses plans de vols à l’armée américaine. Les diplomates russes semblent désemparés (ce qui est très rare), voire désespérés face à l’attitude de l’actuelle administration américaine.

    Le monde semble très proche d’un conflit mondial, dans un contexte de tensions très vives entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, mais aussi entre l’administration Trump (encore elle) et l’Iran, le candidat ayant expliqué avant son élection qu’il souhaite « déchirer l’accord sur le nucléaire iranien ».

    On peut remarquer qu’Israël a testé le 17 mars dernier et avec un certain succès, son système de défense sol-air « Dôme de Fer », à la suite d’un bombardement aérien réalisé par son armée en territoire syrien.

    Les deux grandes questions qui demeurent en suspens sont : jusqu’où va aller Donald Trump dans son escalade vers une 3ème guerre mondiale (1), et comment vont réagir la Chine et la Russie ? Vont-elles encore une fois devoir manger leur chapeau, comme pour le désastre libyen, et ainsi assister impuissants à la mort définitive de toute notion de « Droit international », ou bien vont-elles résister aux ambitions guerrières des Etats-Unis et de leurs alliés, comme elles l’ont fait pour la Syrie depuis le début du conflit, au risque de constituer un deuxième camp dans cette 3ème guerre mondiale qu’à l’évidence elles ne veulent pas ?

    Raphaël Berland


    (1) : À noter qu’il ne s’agit pas uniquement de la 3ème guerre mondiale de Donald Trump, mais également de Georges W. Bush, de Benjamin Nenatyahou, de Nicolas Sarkozy, et de plusieurs autres présidents. Ce contexte de « Choc des Civilisations » imposé au monde arabo-musulman, avec l’aide de gouvernements complices comme ceux du Qatar, de l’Arabie Saoudite et la Turquie, a été largement documenté, et fera l’objet d’un article ultérieur.

    source:http://www.cercledesvolontaires.fr/2017/04/07/bombardement-americain-syrie-route-vers-3eme-guerre-mondiale/

    http://reseauinternational.net/bombardement-americain-en-syrie-en-route-vers-une-3eme-guerre-mondiale/

     

    Voir aussi sur ce site :

    La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie

    L’administration Trump est frappée de folie néocon

    Syrie : un false flag pour déclencher la guerre mondiale ?

    La Russie en tête de la course aux missiles hypersoniques

    Les atlantistes repartent à l’attaque en Syrie

    Syrie: Réaction officielle russe

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    Les USA brandissent à nouveau les armes chimiques pour justifier ...

    ALERTE: l'aggravation de la situation en Syrie | Réseau Internationa

    Trump va-t-il attaquer la Corée du Nord ? – Un porte-avions US en .

    Voici l'article supprimé par le Daily Mail sur « un plan US pour .

    Voici l'article supprimé par le Daily Mail sur « un plan US pour organiser une attaque chimique en Syrie » .

    Pour la Russie l'attaque américaine en Syrie a presque déclenché l ...

    a presque déclenché l'apocalypse nucléaire

    Bombardement américain en Syrie : communiqué russo-syro-iranien ..

    Le centre des opérations russo-irano-syrien et le Hezbollah ont publié un communiqué en réponse à l’attaque américaine de la base aérienne syrienne. En voici les principaux points :

    1. Nous riposterons par la force à toute nouvelle agression de la Syrie, et advienne ce qu’il advienne.

    2. La Russie et l’Iran ne permettront jamais aux Etats-Unis de dominer le monde et imposer un monde unipolaire.

    3. Nous ne permettrons pas la poursuite de l’agression de la Syrie en violation des lois internationales, en dehors de l’ONU.

    4. Nous serons aux côtés des forces syriennes pour libérer toute la Syrie de toute occupation quelle qu’elle soit.

    5. Les Etats-Unis connaissent nos capacités à répondre. Désormais nous répondrons fermement à toute agression car la ligne rouge est franchie.

    6. Ils doivent savoir que nous surveillons attentivement toutes les manœuvres et mouvements américains pour diviser la Syrie et l’Irak. Toute présence militaire américaine dans ces deux pays est illégale.

     

    13. 4.17

    Damas : Poutine met en garde

    Quelque chose d’américain se trame dans le sud syrien.

     


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    Erdogan est le véritable Daech !

     

     

    Le président turc, Recep Erdogan, est le chef des «  » dans une région qui l’a submergé de déceptions. Incapable de vaincre la Syrie et son commandant en chef, il a vu se dissiper ses rêves de gloire à la tête d’un néo-empire ottoman. Incapable de gagner son pari consistant à imposer sa tutelle coloniale aux peuples du Levant et de l’Égypte, il a déchaîné sa haine seldjoukide profonde en conspirant contre la Syrie, l’Égypte, l’Irak, et en s’ingérant dans les moindres affaires du Monde arabe.

    Tous les chemins qui profitent à Daech, en , en armes et en effectifs, passent par Istanbul, où se concrétisent les transactions de vente du pétrole volé, en Irak et en Syrie, par l’intermédiaire d’entreprises turques qui se chargent de sa livraison à leurs clients étatsuniens et sionistes puis virent des sommes colossales, se chiffrant en millions par jour, dans les caisses d’Al-Baghdadi.

    C’est sous les auspices des agences du renseignement turc que des milliers de turcs ont été recrutés dans les rangs de Daech, que des camps ont été dressés pour les entraîner et que des « maisons de convalescence » les ont accueillis. Nombre d’entre eux ont été filmés dans ces « lieux de repos d’après les massacres ». Leurs photos ainsi que de nombreuses enquêtes relatant leurs périples ont même été publiées par la presse turque ! Et c’est toujours sous ces mêmes auspices qu’ont afflué des milliers de combattants étrangers qui ont fait dire à Obama que « l’Occident craignait leur retour vers leurs pays d’origine ».

    Quant aux armes financées par l’Arabie Saoudite et par le Qatar, une grande partie a été acheminée vers la Turquie pour être remise à Daech, mais aussi à des factions d’agents du renseignement turc qui ont massacré à leur tour, ont pillé les usines syriennes, et ont ravagé le nord et l’est de la Syrie ; quoique la part la plus importante du butin soit néanmoins revenue aux « Dawaech » [pluriel du terme : membre de Daech] pour règlement de la facture des attaques visant les Kurdes en Irak et en Syrie.

    La Turquie est l’état agresseur où se sont regroupées « les salles d’opération pour destruction de la Syrie » dirigées par le général US David Petraeus. C’est l’état qui s’est chargé d’organiser « les conférences des mercenaires » selon leurs éditions successives, mais toujours sous la bannière d’une prétendue opposition syrienne. Une opposition dont l’apparence, l’appellation et les chefs, ont varié au gré des patrons US, mais dont la constante est demeurée dépendante de l’illusion d’une gouvernance ottomane des plus déterminées du fait de sa haine de la Syrie et de son peuple, et de son hostilité à tout ce qui est arabe.

    Erdogan vise l’Égypte arabe, peuple et dirigeants, depuis sa révolte contre l’Organisation des Frères Musulmans, « mère du et servante du colonialisme en Orient », parce que les Égyptiens qui ont cru à leur propagande ont vite découvert l’hypocrite transaction signée dans les locaux de l’Ambassade US, à la veille de l’arrivée de Mohamed Morsi au pouvoir, sous l’égide du calife de l’illusion ottomane, fabricant de Daech et protecteur des groupes takfiri sévissant en Syrie.

    Erdogan veut disloquer l’Irak et ambitionne d’occuper Kirkouk, et le voici qui se prépare à attaquer la Syrie pour parfaire le « plan Daech », sous prétexte d’une prétendue « zone de sécurité » qu’il cherche à imposer sur le terrain.

    Mais la moindre avancée de la Turquie en territoire syrien sera considérée comme une agression contre la Syrie, sa souveraineté et son indépendance. Elle déclenchera une réponse ferme et adaptée, l’État syrien étant fin prêt pour repousser les agresseurs.

    Les autorités syriennes se sont comportées avec sagesse en acceptant la « coordination non déclarée » avec l’administration US pour lui permettre de sauver la face et lui épargner le coût d’un échec moral et politique, alors que les aériennes US sont bel et bien coordonnées à l’avance avec Damas ; ceci, sans que la Syrie ne les légitime tant qu’elles se déroulent «  en dehors du cadre du  et donc en dehors de la légitimité internationale ».

    Les autorités syriennes sont parfaitement conscientes de tous les risques potentiels d’une telle situation et détiennent des atouts majeurs ; mais à Damas, les règlements de comptes se font toujours au moment opportun et c’est avec ses alliés que la Syrie trace les lignes rouges et les règles relatives aux frappes aériennes US dans le cadre actuel de «  la lutte contre Daech ».

    La Syrie a déclaré, par la voix de son ministre des Affaires étrangères à New York, que toute terrestre de ses territoires, sous n’importe quel prétexte, sera considérée comme une agression contre la souveraineté nationale syrienne. Par conséquent, il faudra qu’ils s’attendent à une défense et à une résistance usant de toutes les capacités disponibles, d’autant plus que les agresseurs font partie de l’alliance odieuse qui a lancé une « guerre mondiale » pour détruire la Syrie, et que la Turquie d’Erdogan est le quartier général de cette alliance et l’un de ses les plus haineux, vicieux et hypocrite.

    Ghaleb Kandil


    Directeur de New orient news

    أردوغان داعش الأصلي

    http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php?news_id=145210


    Voilà ce qu’écrivait M. Ghaleb Kandil à la veille du 2 Octobre, jour de l’adoption par le parlement turc du texte, présenté par le désormais Premier ministre Ahmet Davutoğlu, autorisant l’engagement de la Turquie dans une intervention militaire « contre Daech » en Irak et en Syrie.

    Nous passerons sur tout ce que nous avons pu entendre sur nos médias, ravis que la Turquie démontre enfin qu’elle est vraiment l’alliée de l’OTAN, mais qu’il lui a d’abord fallu libérer ses otages retenus à Mossoul par la simple force dissuasive de sa diplomatie face à l’infâme Daech. En effet, nous avons vu ces otages s’en sortir tirés à quatre épingles [1] là ou d’autres ont été décapités !

    Nous passerons aussi sur la prétendue abnégation du gouvernement turc qui justifie une éventuelle invasion terrestre de la Syrie par son intention de créer des camps de réfugiés ou, plus exactement, une « zone de sécurité » pour les millions de réfugiés syriens qu’il a si humainement accueillis avant même qu’ils n’en éprouvent le besoin, sans oublier les centaines de Kurdes irakiens à qui il a ouvert ses frontières après avoir hésité… le temps que son allié US cède à ses exigences.

    Nous ne retiendrons que les déclarations du porte parole du ministère français des Affaires étrangères [2], au lendemain de cette excellente nouvelle :

    « 8 – Turquie / Syrie / Daech

    Q – En quoi consistent les consultations franco-turques ?

    R – Cette réunion des ministres des Affaires étrangères portera à la fois sur la relation bilatérale et sur les questions régionales. Le format en a été décidé après la visite d’État du président de la République en Turquie les 27 et 28 janvier 2014. Ce sont des consultations annuelles. C’est la première fois qu’elles se tiennent à Paris.

    Q – Quel regard porte la France sur le projet maintenant approuvé par l’Assemblée turque de créer une zone autour de Kobané, dont les Turcs assureraient la couverture aérienne ?

    R – Nous saluons la décision du Parlement turc, qui permet au gouvernement d’intervenir militairement s’il l’estime nécessaire. Pour nous, la Turquie est un pays allié et un partenaire incontournable au sein de la coalition et dans la lutte contre le terrorisme. Les consultations bilatérales du 10 octobre seront l’occasion de revenir sur l’ensemble de ces questions. Sur les projets précis des autorités turques, je vous renvoie vers elles.

    Q – Cela implique-t-il de mettre un pied en Syrie et de déployer des troupes en territoire syrien, avec l’argument qu’il faut protéger Kobané ?

    R – C’est une décision qui relève des autorités et du parlement turcs. Comme le ministre l’a dit, il y a une répartition des tâches entre les pays membres de la coalition contre l’organisation terroriste Daech.

    Q – Mais il y a malgré tout urgence. On dirait que personne ne s’occupe de la situation à Kobané et que l’on va accepter que cette ville tombe et que des massacres aient lieu. Personne ne semble vouloir armer les Kurdes syriens ?

    R – Nous soutenons ce que font en Syrie les Américains et des pays arabes, mais il doit y avoir une répartition des tâches. Nous intervenons militairement en Irak. En Syrie nous appuyons l’opposition modérée. Le ministre l’a clairement rappelé la semaine dernière à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.

    Q – Dans ce partage des tâches qui s’occupe d’aider les Kurdes à Kobané ?

    R – Pour nous, l’interlocuteur qui peut lutter sur le terrain le plus efficacement contre Daech comme contre Bachar Al-Assad, c’est la syrienne.

    Q – Pourquoi aider les peshmergas kurdes en Irak et non les Kurdes de Syrie à Kobané ?

    R – En Irak, nous le faisons à la demande des autorités locales en liaison avec les autorités irakiennes. »

    Rien de neuf, mis à part une question pertinente et inattendue par les temps qui courent, dans ce type de document. Kobané [3] étant une ville syrienne à majorité kurde, pourquoi aider les kurdes en Irak et non les Kurdes de Syrie ? Mais question à laquelle Monsieur le porte parole répond par une pirouette.

    Or, il semble que là est « la question », le problème kurde étant la bombe qui risque d’exploser au visage de « l’allié Erdogan », maintenant que Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan en Irak, a compris qu’il ne pouvait pas compter sur lui, et que Abdullah Öcalan, toujours prisonnier en Turquie et chef du PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan], a menacé de rompre le dialogue avec Ankara si la de Kobané était massacrée [4]. Une bombe qui sera autrement plus explosive que celle lancée, ce même 3 octobre, par le vice-président des USA, Joe Biden [5] :

    « Nos alliés dans la région sont notre plus grand problème en Syrie… les Turcs sont de grands amis et j’ai d’excellentes relations avec Erdogan, avec lequel j’ai passé beaucoup de temps… les Saoudiens… les Émiratis… Qu’ont-ils fait ? Ils étaient si déterminés à renverser Assad qu’ils ont mené une guerre par procuration entre sunnites et chiites…  ».

    Bref, les USA sont blancs comme neige. Ce sont leurs alliés qui ont armé et financé Daech, mais ces alliés « ont fini par prendre conscience de leurs erreurs » !!! Vu cette conclusion, cela ne veut pas dire grand-chose pour la suite de l’agression sur la Syrie.

    Reste à savoir si ce n’est pas la réponse des USA à Erdogan, et à d’autres alliés, pour leur rappeler qui est le maître du jeu et quel est le but définitif du « plan Daech » : servir d’abord et avant tout les intérêts US ! Ils avaient une marge de manœuvre, ils l’ont dépassée en se servant d’abord.

    Reste à savoir aussi si ce coup de semonce de Joe Biden peut expliquer le fait que le paragraphe 8 ci-dessus [tiré des Déclarations officielles de politique étrangère du 03 octobre 2014] a disparu, alors que nous avons procédé par un copier/coller il y a à peine quelques heures.

    La Turquie ne serait-elle plus le partenaire « incontournable » digne de la France ? Ou bien, une fois de plus, les USA refusent d’accorder les violons et la France joue faux ?

     

    Traduction et commentaire par Mouna Alno-Nakhal

    04/10/2014

    Notes :

    [1] Libération des otages turcs : « c’est un jour de fête pour la nation »

    http://www.youtube.com/watch?v=kFNP7_hGew4

    [2] Déclarations officielles de politique étrangère du 03 octobre 2014

    http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?type=bafr

    [3] Les Kurdes de Kobané sont «massacrés» par les djihadistes

    http://www.tdg.ch/monde/Les-Kurdes-de-Kobane-sont-massacres-par-les-djihadistes/story/10408492

    [4] Abdullah Öcalan menace de rompre le dialogue avec Ankara

    http://www.lopinion.fr/2-octobre-2014/abdullah-ocalan-menace-rompre-dialogue-ankara-16967

    [5] Anyone but US ! Biden blames allies for ISIS rise

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=11l8nLZNPSY http://rt.com/news/192880-biden-isis-us-allies/


    Publié par : http://reseauinternational.net

     

    http://cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com/2014/10/erdogan-est-le-veritable-daech.html

     

     

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    Kiev avoue bombarder les civils du Donbass

    Posted: 22 Sep 2014 04:08 PM PDT

    Un aveu sensationnel aux "médias ukrainiens"

    Un aveu sensationnel aux "médias ukrainiens" de l’un des bourreaux "ukro-fascistes proaméricains" : « Ce sont nos troupes qui bombardent des habitants civils du Donbass ! »


    « Ce sont nos troupes qui bombardent des habitants civils du Donbass » !

    Toute la vérité sur l’ATO
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    Russie - Manifestations sponsorisées par l'Occident

    Posted: 22 Sep 2014 10:08 AM PDT

    La marche de la Paix, organisée par les libéraux de Russie et leurs sponsors occidentaux, a eu lieu le 21 septembre, jour commémoratif du départ des Allemands de Kiev. (voir article)
    À la suite de cet article, des photos et vidéos, nous vous livrons un aperçu des articles de nos merdias bien-pensants et de leur belle désinformation (merci AFP).

    En signe de protestation contre la soi-disant "marche de la paix", les résidents du centre de Moscou ont arboré à leurs fenêtres des drapeaux de la RPD et de la RPL (photo, vidéo)

    22.09.2014

    En cours de mise à jour

    Une "Marche de la paix" s’est tenue à Moscou en soutien à l’Ukraine. Le rassemblement des participants a eu lieu devant la station de métro "Pouchkinskaya", à 17h00 la procession est partie. Elle est passée par quatre boulevards vers l’avenue Sakharov jusqu’à Sadovoe Koltso.
    La mairie de Moscou avait autorisé la manifestation de l’opposition jusqu’à 50 000 personnes, prévue le 21 septembre ainsi que son itinéraire de la place Pouchkine à l’avenue Sakharov.
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    Les USA evoient des tanks en UE de l'Est 

     

    http://www.youtube.com/watch?v=5bh2_L0q5I0

     

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    À l’ONU, la présidente de l’Argentine fustige les occidentaux et Israël pour leur responsabilité dans le chaos au proche et moyen orient

     

    cristina-kirchner-300Cristina Fernández Kirchner, Présidente de la République argentine, dans le cadre du débat général de la 69ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, a fustigé les occidentaux et Israël pour leur responsabilité dans le chaos au proche et moyen orient.


    Voici les principaux points du discours de Mme Kirchner, publiés sur les réseaux sociaux :


    - Nous nous sommes réunis, il y a un an, quand vous avez qualifié de terroriste le régime du (président syrien) Assad, et soutenu la rebelles (en Syrie) que vous avez surnommée de révolutionnaires. Aujourd’hui on se réunit pour éradiquer ces révolutionnaires qui se sont avérés êtres des terroristes.

    - Vous avez dans le passé inscrit le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes alors qu’il est un grand parti reconnu au Liban !

    - Vous avez accusé l’Iran d’être derrière l’explosion ayant visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires en 1994, alors les enquêtes argentines ne sont pas parvenues à prouver l’implication de l’Iran.

    - Vous avez adopté une résolution contre Al-Qaïda après les attentats du 11 septembre. Des pays comme l’Irak et l’Afghanistan ont été profanés et leurs habitants tués sous ce motif, alors que ces deux pays souffrent toujours du terrorisme !

    - Il s’est avéré après la guerre israélienne contre Gaza, qu’Israël a commis un désastre horrible et causé la mort d’un grand nombre de civils palestiniens, alors vous ne vous intéressez qu’aux roquettes qui se sont abattus sur Israël, et qui n’ont causé ni dommages, ni pertes humaines !

    - On se réunit aujourd’hui pour adopter une résolution internationale incriminant et luttant contre Daech, alors que cette organisation jouit du soutien des pays connus et qui sont les alliés de grands États membres du conseil de sécurité de l’Onu ?

     

    (source)

     

     

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