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    L'armée française est mise en vente !

        Plus un radis dans les caisses

    L'armée française est mise en vente

     

    C'est ce que nous apprend Le Figaro, généralement bien informé en ce qui concerne le militaire : le gouvernement français, en mal de crédits, se propose de faire appel au secteur privé pour financer une partie des dépenses militaires. Voici la Défense, que l'on pensait naïvement devoir rester le dernier bastion du secteur public, face aux intérêts du secteur privé qui ont envahi tout le reste, mise en vente à son tour. 

    Comment « poursuivre la modernisation et l'équipement des armées » ? La solution imaginée le gouvernement français passe par la création de « sociétés de projet » capitalisées en tout ou en partie avec le produit de cession de participations détenues par l'État dans des entreprises, mais aussi avec de l'argent privé. La société de projet utilisera ensuite cette rentrée d'argent immédiate pour acheter un matériel que l'armée détient déjà, puis lui concédera « un droit d'usage contre un loyer dont la durée et les modalités restent à définir ». 

    Faut-il rappeler qu'il s'agit d'une solution depuis longtemps pratiquée par l'US Army, sous la pression du lobby militaro-industrialo-bancaire, avec le résultat qu'elle emploie maintenant des armées privées devenues sur certains territoires (l'Ukraine par exemple) totalement incontrôlables - n'assurant par ailleurs aux personnels aucune prestation sociale, même pas les soins post- traumatiques. Ils sont renvoyés chez eux, à la charge d'institutions charitables exsangues. 

    En France on appelait cela jusqu'à présent des Partenariats publics privés (PPP) fonctionnant sur le principe au secteur privé les bénéfices, au secteur public les déficits. Auquel s'ajoute le principe de l'absence de contrôle, ni durant les appels d'offres, ni durant l'exécution des marchés, ni à la recette. Les résultats sont souvent lamentables, non pas seulement par les coûts finaux, mais par la qualité du produit. Ce fut ainsi le cas d'un hôpital de la région parisienne que nous ne nommerons pas : malgré l'argent investi, il n'a pu encore ouvrir ses portes, du fait de diverses malfaçons. La Cour des Comptes, semble-t-il, s'en serait inquiétée, comme on dit : « Regrettable confusion entre maître d'ouvrage et maître d'œuvre ». 

    Le gouvernement socialiste français n'hésitera pas cependant à suivre l'exemple américain, tant en ce qui concerne la défense que la police. Mais il n'y a pas d'argent, dira-t-on. On ne peut rester sans rien faire, alors que l'ennemi est à nos portes. 

    Or l'ennemi, pour reprendre une phrase devenue tristement célèbre, n'est pas celui que l'on pense. C'est la Finance. C'est elle qui nous gouverne, à partir de ses fiefs de Wall Street et de la City, et qui a fait en sorte que la Banque centrale européenne ne puisse, comme le fait cependant son homologue américaine, la Fed, prêter directement aux États. Les États européens sont donc obligés de s'endetter auprès des marchés. Aujourd'hui, ne pouvant plus le faire, ils vont, comme le fait depuis deux ans l'État grec, renoncer à leurs missions de service public les plus essentielles. Voici revenu le temps des Grandes compagnies, narguant le pouvoir royal. 

    Rappelons, en ces jours de Fête de la science, qu'il en de même de la recherche fondamentale ex-publique.

     

    The Vineyard

     

    Publié par : http://www.wikistrike.com/

     

    .L'armée française est mise en vente !

     

     

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    La grande colère de l'Armée française

    par Chantal Dupille (eva R-sistons)

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    Suivi d'un Dossier sur l'Armée française

    La grande colère de l'Armée française. Vers un coup d'Etat ? #Défense

     

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    L’ennemi commun des peuples

    La Russie et la Chine vont-elles retenir leur puissance de feu jusqu’à ce que la guerre soit le seul choix possible ?
     

    par Paul Craig Roberts

    lundi 6 octobre 2014, par Comité Valmy



     

    La Russie et la Chine vont-elles retenir leur puissance de feu jusqu’à ce que la guerre soit le seul choix possible ?

     

    Un billet de Paul Craig Roberts… Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général… Je n’adhère pas à toute, bien évidemment, mais elle permet à chacun d’aiguiser son esprit critique…
    C’est toujours intéressant de voir un conservateur libéral américain de premier plan, anticommuniste primaire, tenir des propos de bons sens que nos belles âmes (néo-conservatrices) de gôche sont bien incapables de comprendre…

    Le discours d’Obama aux Nations Unies du 24 septembre est la chose la plus absurde que j’ai entendue de toute ma vie. Il est absolument stupéfiant que le Président des États-Unis puisse se présenter devant le monde entier pour tenir des propos que tout un chacun sait être de fieffés mensonges, tout en faisant simultanément la démonstration des doubles standards de Washington et de sa conviction que, de par le caractère exceptionnel et indispensable des États-Unis, Washington seul dispose du droit de violer toutes les lois.

    Il est encore plus stupéfiant qu’aucune personne présente ne se soit levée pour quitter l’assemblée.

    En fait, les diplomates du monde entier sont restés assis et ont écouté les mensonges éhontés du pire terroriste mondial. Ils ont même applaudi pour montrer leur approbation.

    Le reste du discours n’était que pure foutaise : « Nous sommes à la croisée des chemins », « jalons du progrès », « risques réduits de guerre entre puissances majeures », « des centaines de millions tirés hors de la pauvreté », et tandis qu’ebola ravage l’Afrique, « nous avons appris à soigner la maladie et dompter l’énergie du vent et du soleil ». Désormais nous sommes Dieu. Ce “nous” est constitué de ce “peuple exceptionnel” – les Américains. Personne d’autre ne compte. Il n’y a que “nous”.

    Il est impossible de choisir la déclaration la plus absurde du discours d’Obama, ou le mensonge le plus révoltant. Serait-ce celui-ci ? « L’agression russe en Europe nous rappelle les jours où les grandes nations piétinaient les petites pour satisfaire leurs ambitions territoriales ».

    Ou bien celui-là ? « Après le lancement de manifestations populaires et d’appels à réformes par le peuple d’Ukraine, leur président corrompu a pris la fuite. La Crimée a été annexée contre la volonté du gouvernement de Kiev. La Russie a déversé des armes dans l’est de l’Ukraine, alimentant un mouvement séparatiste violent et un conflit qui a fait des milliers de morts. Lorsqu’un avion de transport civil a été abattu à partir de territoires que ces milices contrôlaient, elles ont refusé l’accès au site du crash pendant des jours. Lorsque l’Ukraine a commencé à reprendre le contrôle de son territoire, la Russie a cessé de faire semblant de se contenter de soutenir les séparatistes et a fait franchir la frontière à ses troupes. »

    Le monde entier sait que Washington a renversé le gouvernement ukrainien élu, que Washington refuse de divulguer ses photos satellite de la destruction de l’avion de ligne malaisien, que l’Ukraine refuse de divulguer les instructions de son contrôle aérien à l’avion, que Washington a empêché une véritable enquête sur sa destruction, que les experts européens présents sur place ont témoigné que les deux côtés du cockpit de l’appareil montraient des traces de mitraillage, signes que l’avion a été abattu par les jets ukrainiens qui le suivaient. De fait, il n’y a eu aucune explication des raisons pour lesquelles deux jets ukrainiens talonnaient un avion de ligne guidé par un centre de contrôle aérien ukrainien.

    Le monde entier sait que si la Russie avait eu des ambitions territoriales, alors lorsque l’armée russe, lors de l’attaque de l’Ossétie du Sud, avait vaincu l’armée géorgienne, entraînée et équipée par les Américains, elle aurait gardé la Géorgie et l’aurait réintégrée à la Russie, où elle fut durant des siècles.

    Notez que les bombardements et invasions de sept pays en treize ans par Washington sans déclaration de guerre ne constituent pas une agression. Il y a agression lorsque la Russie accepte le résultat du référendum des habitants de la Crimée qui ont voté à 97 % en faveur d’une réunification avec la Russie, dont la Crimée a fait partie pendant des siècles, avant que Krouchtchev ne la greffe à la République Socialiste Soviétique d’Ukraine en 1954, alors même qu’Ukraine et Russie ne formaient qu’un seul pays.

    Et le monde entier sait que, comme l’a déclaré le leader séparatiste de la République de Donetsk, « Si des unités militaires russes combattaient avec nous, ce n’est pas la chute de Marioupol qui ferait la Une mais celle de Kiev et de Lviv. »

    Quel est « le cancer de l’extrémisme violent » : l’EIIL, qui a décapité quatre journalistes, ou bien Washington, qui a bombardé sept pays au cours du XXIe siècle, assassinant des centaines de milliers de civils et causant des millions de réfugiés ?

    Qui est le pire terroriste : l’EIIL, un groupe qui redessine les frontières artificielles créées par les colonialistes britanniques et français, ou bien Washington et sa doctrine Wolfowitz, à la base de la politique étrangère des États-Unis, qui proclame que l’objectif principal de Washington est l’hégémonie américaine sur le monde ?

    L’ElIL est la création de Washington. L’ElIL est formé des djihadistes dont Washington s’est servi pour renverser Kadhafi en Libye puis a envoyé en Syrie pour renverser Assad. Si l’ElIL est une « nébuleuse de la mort », un « étendard du mal » avec lequel toute négociation est impossible, comme Obama le déclare, c’est une nébuleuse de la mort créée par le régime d’Obama lui-même. Si l’ElIL est la menace qu’Obama proclame, comment le régime qui a créé cette menace peut-il être crédible en menant la guerre contre elle ?

    Obama n’a jamais évoqué dans son discours le problème majeur qu’affronte le monde. Ce problème est l’incapacité de Washington à accepter l’existence de puissances indépendantes telles que la Russie et la Chine. La doctrine néoconservatrice Wolfowitz impose aux États-Unis de maintenir son statut d’unique superpuissance. Cette tâche nécessite que Washington « empêche toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient êtres suffisantes pour générer une puissance mondiale si elles étaient placées sous un contrôle unifié ». Une “puissance hostile” est n’importe quel pays qui a suffisamment de pouvoir ou d’influence pour être en mesure de limiter l’exercice de la puissance de Washington.

    La doctrine Wolfowitz cible explicitement la Russie : « Notre objectif primordial est d’empêcher la ré-émergence d’un nouveau rival, aussi bien sur le territoire de l’ancienne Union soviétique qu’ailleurs. » Est défini comme « rival » tout pays capable de défendre ses intérêts ou ceux de ses alliés contre l’hégémonie de Washington.

    Dans son discours, Obama a dit à la Russie et à la Chine qu’elles pouvaient faire partie de l’ordre mondial défini par Washington, à condition d’accepter l’hégémonie de Washington et de n’interférer en aucune manière avec son contrôle. Quand Obama déclare à la Russie que les États-Unis coopéreront avec elle « si la Russie change de cap », Obama entend par là que Moscou doit accepter la primauté des intérêts de Washington sur les siens propres.

    Cette position est très clairement inflexible et irréaliste. Si Washington s’y tient, alors la guerre avec la Russie et la Chine en découlera.

    Obama a dit à la Chine que Washington entendait continuer à être une puissance dans le Pacifique au sein de la sphère d’influence chinoise, « en soutenant la paix, la stabilité et la liberté des échanges commerciaux entre les nations » grâce à la construction de nouvelles bases militaires américaines, aériennes et navales, des Philippines au Vietnam, de sorte que Washington puisse contrôler les échanges de ressources dans le Sud de la Mer de Chine et isoler la Chine à loisir.

    Pour autant que je puisse en juger, ni le gouvernement russe ni le gouvernement chinois n’ont pris la mesure de la menace que représente Washington. La volonté américaine d’hégémonie mondiale semble trop farfelue pour que les Russes et les Chinois la prennent au sérieux. Mais elle est bien réelle.

    En refusant de prendre la menace au sérieux, la Russie et la Chine n’ont pas eu les réactions qui auraient été susceptibles de mettre fin à la menace sans recours à la guerre.

    Par exemple, le gouvernement russe pourrait très probablement détruire l’OTAN en signifiant aux gouvernements européens qu’en réponse aux sanctions imposées par Washington et l’UE, la Russie ne vendrait pas de gaz naturel aux membres de l’OTAN. Au lieu d’utiliser ce pouvoir, la Russie a sottement laissé l’UE accumuler des stocks historiques de gaz naturel qui sont suffisants pour permettre aux habitations et à l’industrie de passer l’hiver prochain.

    La Russie a-t-elle sacrifié ses intérêts nationaux pour l’argent ?

    L’axe du pouvoir de Washington et de son hégémonie financière repose sur le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale. La Russie et la Chine ont été lentes, voire négligentes du point de vue de la défense de leur souveraineté, à profiter des occasions d’affaiblir ce pilier du pouvoir de Washington. Par exemple, les palabres des BRICS sur l’abandon du système de paiement en dollars a davantage consisté en paroles qu’en actes. La Russie ne demande même pas aux états européens vassaux de Washington de payer leur gaz naturel en roubles.

    On pourrait penser qu’un pays comme la Russie, qui subit cette hostilité extrême et cette diabolisation par l’Occident utiliserait au moins ses ventes de gaz pour soutenir sa propre monnaie plutôt que le dollar de Washington. Si le gouvernement russe continue à soutenir les économies de pays qui lui sont hostiles et à permettre aux populations d’Europe de ne pas geler cet hiver, est-ce que la Russie, en échange de cette extraordinaire aide financière à ses ennemis, ne devrait pas au moins soutenir sa propre monnaie en demandant des paiements en roubles ? Malheureusement pour la Russie, elle est infestée d’économistes néolibéraux formés par l’Occident, qui représentent les intérêts de l’Occident et non ceux de la Russie.

    Quand l’Occident constate une aussi extraordinaire faiblesse de la part du gouvernement Russe, Obama peut aller à l’ONU et dire les mensonges les plus flagrants au sujet de la Russie sans aucune conséquence pour les États-Unis ou l’Europe. L’inaction russe alimente la diabolisation de la Russie. La Chine n’a pas mieux réussi que la Russie à exploiter cette occasion de déstabiliser Washington. Par exemple il est avéré, comme Dave Kranzler et moi l’avons plusieurs fois démontré, que la Réserve Fédérale utilise ses agents bancaires du COMEX (“bullionbanks”) pour faire chuter le cours de l’or et ainsi protéger la valeur du dollar du résultat des politiques de la Réserve Fédérale. La méthode consiste à faire vendre à découvert d’énormes quantités par ces banques durant les périodes où le volume de transaction est faible ou inexistant afin de faire baisser le cours de l’once [NdT : et provoquer une ruée bancaire sur le dollar].

    La Chine ou la Russie, voire les deux, pourraient tirer avantage de cette tactique en achetant toutes les positions de ventes à découvert ["naked shorts"], plus toutes les positions de ventes couvertes ["covered shorts"], s’il y en a, et exiger leur livraison plutôt que conclure les contrats en cash. Ni le New York Comex, ni le marché londonien ne pourraient en faire livraison, et le système imploserait. La conséquence de cette incapacité pourrait être catastrophique pour le système financier Occidental, mais au moins, elle démontrerait la corruption des institutions financières occidentales.

    Ou bien la Chine pourrait envisager un coup plus fatal. Choisissant un moment d’effervescence ou d’instabilité des marchés financiers américains, elle pourrait déverser sur le marché les bons du Trésor qu’elle détient pour plus de mille milliards de dollars, ou encore vendre toutes ses parts d’instruments financiers américains. La Réserve Fédérale et le Trésor pourraient essayer de stabiliser les cours des dits instruments en créant l’argent nécessaire à leur rachat. Cette création monétaire augmenterait les inquiétudes sur la valeur réelle du dollar, et la Chine pourrait alors remettre sur le marché les plus de mille milliards de dollars produits par la vente de ses bons du Trésor. La Réserve Fédérale ne pouvant pas imprimer de monnaies étrangères pour acheter ses dollars, la valeur d’échange du dollar s’effondrerait et, avec elle, son usage comme monnaie de réserve mondiale. Les États-Unis deviendraient juste un pays ruiné de plus et incapable de payer ses importations.

    On peut penser que Washington pourrait obtenir du Japon et de la Banque Centrale Européenne l’impression des yens et euros nécessaires pour racheter massivement les dollars déversés. Mais cela coulerait probablement le yen et l’euro avec le dollar.

    Il y aurait alors une fuite vers les monnaies chinoises et russes, et l’hégémonie financière quitterait l’Occident.

    Par leur retenue, la Russie et la Chine encouragent l’agressivité de Washington à leur encontre. La semaine dernière, Washington a envoyé des milliers de ses agents travaillant dans des ONG dans les rues de Moscou pour protester contre « la guerre de Poutine en Ukraine ». Sottement, la Russie a permis à des capitaux étrangers d’acquérir ses journaux, qui maintenant mettent continuellement en accusation Poutine et le gouvernement russe auprès des lecteurs russes.

    La Russie a-t-elle vendu son âme et sa communication pour des dollars ? Est-ce que quelques oligarques ont bradé la Russie pour des dépôts bancaires en Suisse ou à Londres ?

    Tant la Chine que la Russie ont des populations musulmanes où la CIA œuvre en encourageant le séparatisme, la rébellion et la violence. Washington a l’intention de fragmenter la Fédération Russe en pays plus petits et plus faibles qui ne pourraient pas barrer la route à son hégémonie. La crainte, chez les Chinois et les Russes, de mouvements de dissension au sein de leurs populations musulmanes, a poussé les deux gouvernements à faire la très sérieuse erreur stratégique de s’aligner sur Washington contre l’EIIL et donc sur sa politique visant à protéger le statu quo de Washington dans le monde musulman. [...]

    La Chine fait l’objet de toutes sortes d’attaques. La Fondation Rockefeller recrute des agents dans les universités chinoises, comme m’en informent des universitaires chinois. Les entreprises américaines localisées en Chine forment des comités d’administration chinois où elles installent des parents de membres officiels locaux ou régionaux du parti. La loyauté au gouvernement central est ainsi reportée sur l’argent américain. En outre, il y a en Chine de nombreux économistes formés aux États-Unis qui sont imprégnés par l’économie néolibérale représentant les intérêts de Washington.

    Il y a tant, en Russie qu’en Chine, de pourcentages significatifs de leur population qui souhaiteraient être occidentales. L’échec du communisme dans les deux pays et le succès de la propagande américaine de la guerre froide ont engendré des loyautés vis-à-vis de l’Amérique, plutôt que vis-à-vis de leurs propres gouvernements. En Russie, ils sont connus sous le terme d’« intégrationnistes atlantistes ». Il s’agit de Russes qui souhaitent être intégrés à l’Occident. Je connais moins bien leurs équivalents chinois, mais parmi les jeunes, le matérialisme occidental et l’absence de contraintes en matière sexuelle sont attrayants.

    L’incapacité des gouvernements russes et chinois à résoudre la menace que pose pour leur existence d’États souverains l’insistance néo-conservatrice à réaliser une hégémonie mondiale américaine augmente le risque de conflit nucléaire. Si la Russie et la Chine entrent trop tard dans la partie, la seule alternative sera la guerre ou la soumission à l’hégémonie de Washington. Comme il est impossible que l’OTAN puisse envahir et occuper la Russie et la Chine, la guerre ne peut être que nucléaire.

    Pour éviter cette guerre, qui, comme la plupart des experts l’ont démontré, mettrait un terme à la vie sur terre, les gouvernements russes et chinois doivent rapidement adopter une position beaucoup plus réaliste dans leur estimation du mal qui réside dans ce que Washington a transformé en pire État terroriste du monde : les États-Unis.

    Il est possible que la Russie, la Chine et le reste du monde soient sauvés par l’effondrement de l’économie américaine. L’économie des États-Unis est un château de cartes. Le vrai revenu médian [terme technique statistique] des ménages est en déclin à long terme. Les universités produisent des étudiants qui ont un diplôme et de lourdes dettes, mais pas d’emploi. Le marché des bons du Trésor est truqué par la Réserve Fédérale, qui a besoin de truquer les marchés des lingots pour protéger le dollar. Le marché boursier est truqué par le déversement d’argent de la Réserve Fédérale, par la Plunge Protection Team et par les sociétés qui rachètent leurs propres titres. Le dollar est soutenu par la tradition, l’habitude et les swaps de devises.

    Le Château de Cartes américain reste debout uniquement du fait de la tolérance du monde pour une corruption et une désinformation immenses et de l’avidité satisfaite par l’argent provenant d’un système truqué.

    La Russie et/ou la Chine pourraient balayer ce Château de Cartes dès lors que l’une d’entre elles ou les deux aurait un leadership qui en serait capable.

     

    Paul Craig Roberts

    Sources :
    Paul Craig Roberts, PaulCraigRoberts.org,

     

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5107


    25/09/2014

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Presidentielles 2012 Union populaire republicaine

     

     

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    Réponse aux accusations de Léa Salamé sur France 2 : l’UPR fait-elle de « l’anti-américanisme primaire »

     

     

    president francais vu par guardian Réponse aux accusations de Léa Salamé sur France 2 : lUPR fait elle de « lanti américanisme primaire » ?

     

    Le président de la République française vu par un caricaturiste du journal britannique The Guardian. Sans doute encore une preuve « d’anti-américanisme primaire » pour des « journalistes » comme Léa Salamé de France 2…

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    Logo du SakerVous voulez être la chienne de l’Oncle Sam ? Vous en paierez le prix !

    Chers amis,

    Je fais juste une courte pause, depuis ma vie dans le « monde réel », afin de commenter les nouvelles du jour, qui sont d’importance : la Russie lance un embargo total de 12 mois sur l’importation de bœuf, porc, fruits et légumes, volaille, poisson, fromage, lait et produits laitiers en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et du Royaume de Norvège. La Russie met également en place une interdiction de son espace aérien aux compagnies aériennes européennes et américaines qui survolent la Russie pour se rendre en Asie orientale, à savoir, dans la Région Asie-Pacifique, et envisage de modifier ce que l’on appelle les points d’entrée et de sortie de l’espace aérien russe pour les vols réguliers et les charters européens. En outre, la Russie est prête à revoir les règles d’utilisation des routes transsibériennes, et mettra également fin aux discussions avec les autorités aériennes américaines sur l’utilisation des routes de Sibérie. Enfin, à partir de cet hiver, il se peut que nous révoquions les droits supplémentaires accordés par les autorités aériennes russes au-delà de ce que prévoyaient les accords précédents. C’est un développement tellement intéressant et important qu’il nécessite une analyse beaucoup plus subtile que le simple calcul brut de ce que cela pourrait coûter à l’Union Européenne ou aux États-Unis. Je ne vais pas tenter un tel calcul, mais je tiens en revanche à souligner les éléments suivants :

    Tout d’abord, il s’agit d’une réponse typiquement russe. Il y a une règle de base que chaque enfant russe apprend à l’école, dans les combats de rue, dans l’armée ou ailleurs : ne jamais promettre et de ne jamais menacer ; agir et c’est tout. Contrairement aux politiciens occidentaux qui ont passé des mois à brandir des menaces de sanctions, les Russes se sont contentés de dire, de manière plutôt vague, qu’ils se réservaient le droit de répondre. Et puis, BANG!, cet embargo étendu et ambitieux qui, contrairement aux sanctions occidentales, aura un impact majeur sur l’Occident, mais bien davantage encore sur la Russie (plus à ce sujet dans un instant). Cette technique du « pas de mots, seulement de l’action » est conçue pour maximiser la dissuasion d’éventuels actes hostiles : puisque les Russes se gardent d’expliciter les mesures de représailles qu’ils pourraient être amenés à prendre, Dieu seul sait ce qu’ils feront ensuite ! :-) Pour couronner le tout, et augmenter le sentiment d’insécurité ainsi suscité, les Russes ont seulement fait savoir que c’était là les mesures dont ils avaient convenu, mais ils n’ont précisé ni quand elles seraient introduites, ni si c’était partiellement ou totalement, ni contre qui. Ils ont également fortement laissé entendre que d’autres mesures étaient à l’étude, c’est-à-dire dans les tuyaux.

    Deuxièmement, les sanctions sont merveilleusement ciblées. Les Européens ont agi comme des prostituées sans colonne vertébrale et sans cervelle dans toute cette affaire : ils ont été opposés à des sanctions contre la Russie dès le premier jour, mais ils n’ont pas eu le courage de le dire à l’oncle Sam, de sorte qu’à chaque fois ils ont fini par céder. Le message russe à la communauté européenne est simple : vous voulez être la chienne [NdT : ou la pute] de l’Oncle Sam ? Vous en paierez le prix ! Cet embargo va particulièrement mettre à mal l’Europe du Sud (Espagne, France, Italie, Grèce), dont la production agricole va souffrir grandement. Ces pays se trouvent également être les plus faibles de l’Union Européenne. En les frappant, la Russie va susciter le maximum de frictions – même si dans une certaine mesure, les frictions sont inévitables – à l’intérieur de l’Union Européenne sur la question des sanctions contre la Russie.

    Troisièmement, non seulement les transporteurs de l’Union Européenne seront désormais handicapés par des coûts et un temps de vol bien plus élevés sur le très important itinéraire Europe-Asie, mais il n’en sera pas de même des transporteurs asiatiques, ce qui confèrera à ces derniers un double avantage concurrentiel. Comment est-ce une façon de récompenser un côté tout en frappant l’autre ? L’Union Européenne a mis une compagnie aérienne russe en difficulté pour ses vols à destination de la Crimée (Dobrolet) et à cause de cela, c’est toute la communauté des compagnies aériennes de l’Union qui pourrait se trouver face à un énorme désavantage vis-à-vis de ses homologues asiatiques.

    Quatrièmement, la Russie a utilisé ces sanctions pour faire quelque chose de vital pour l’économie russe. Je m’explique : après l’effondrement de l’URSS, l’agriculture russe était en plein désarroi, et le bonhomme Eltsine n’a fait qu’empirer les choses. Les agriculteurs russes ne pouvaient tout simplement pas rivaliser avec les grosses entreprises du secteur agro-industriel avancé de l’Ouest, qui ont bénéficié d’énormes économies d’échelle, d’une recherche coûteuse et de haute technologie en matière de produits chimiques et biologiques, qui avaient une chaîne complète de production (souvent au sein de grandes exploitations) et une capacité de commercialisation d’une qualité supérieure. Le secteur agricole russe, lui, souffrait gravement, désespérément, d’un manque de barrières douanières et d’une absence de tarifs qui lui eussent permis d’être protégé des géants capitalistes occidentaux ; au lieu de cela, la Russie s’est astreinte volontairement à respecter les termes de l’OMC et finalement en est devenue membre. Aujourd’hui, la Russie utilise cet embargo total pour donner à l’agriculture russe un temps qui lui est absolument indispensable afin d’investir et de prendre une part beaucoup plus importante sur le marché russe. Gardez également à l’esprit que les produits russes sont sans OGM, et qu’ils ont beaucoup moins de conservateurs, d’antibiotiques, de colorants, d’exhausteurs de goût ou encore de pesticides. Comme de surcroit ils sont locaux, ils n’ont pas besoin, pour être mis sur le marché, d’utiliser le type de techniques de réfrigération/conservation qui font généralement que les produits ont un goût de carton. En d’autres termes, les produits agricoles russes ont bien meilleur goût, même si cela ne suffit pas pour être compétitifs. Cet embargo leur donne maintenant un puissant élan pour investir, se développer et conquérir des parts de marché.

    Cinquièmement, il y a 100 pays qui n’ont pas voté avec les États-Unis sur la Crimée. Les Russes ont déjà annoncé que ce sont les pays avec lesquels la Russie négociera pour leur fournir les produits qu’ils ne peuvent pas produire localement. Une belle récompense pour avoir tenu tête à l’Oncle Sam.

    Sixièmement, petit mais savoureux : avez-vous remarqué que les sanctions adoptées par l’Union Européenne ont été mises en place pour trois mois seulement, et qu’« elles doivent être réexaminées » plus tard ? En introduisant un embargo de 12 mois, la Russie envoie également un message clair : qui, pensez-vous, va bénéficier de ce gâchis ?

    Septièmement, il est simplement faux de calculer que le pays X de l’Union Européenne exportait Y millions de dollars en Russie et d’en conclure que l’embargo russe va donc coûter Y millions de dollars au pays en question. Pourquoi est-ce une erreur ? Parce que la non-vente de ces produits va entraîner la création d’un surplus qui, à son tour, va nuire à la demande ou, si la production est réduite, affectera les coûts de production (économies d’échelle). En revanche, pour un pays hypothétique Z non-membre de l’Union Européenne, un contrat avec la Russie pourrait signifier assez d’argent pour investir, moderniser et devenir plus compétitif, non seulement en Russie, mais sur le marché mondial, y compris dans l’Union Européenne.

    Huitièmement, les pays baltes ont joué un rôle particulièrement agressif dans l’ensemble de l’affaire ukrainienne, et maintenant certaines de leurs industries les plus rentables (comme la pêche), qui étaient à 90 % dépendante de la Russie, devront fermer. Ces pays sont déjà en désordre, mais maintenant, ils vont aller encore plus mal. Encore une fois, le message qui leur est adressé est simple : vous voulez être la chienne de l’Oncle Sam ? Payez-en le prix !

    Neuvièmement, et c’est ce qui est vraiment important, ce qui se passe est un découplage progressif de la Russie d’avec les économies occidentales. L’Occident a rompu une partie des liens militaires, aérospatiaux et financiers, la Russie a rompu les liens monétaires, agricoles et industriels. Gardez à l’esprit que le marché US/UE est en train de couler, touché par des problèmes systémiques profonds et d’énormes difficultés sociales. En un sens, la comparaison parfaite est celle du Titanic, dont l’orchestre continuait à jouer de la musique tandis que les choses suivaient leur cours. Et bien, la Russie est comme un passager à qui l’on aurait dit que les autorités du Titanic avaient décidé de le débarquer à la prochaine escale. Bon, ma foi, c’est vraiment dommage, n’est-ce pas ?


    clock«horloge» par Josetxo Ezcurra


    Dernier point, mais certainement pas le moindre, cette guerre du commerce, combinée avec la russophobie hystérique de l’Occident, réalise en faveur de Poutine une meilleure campagne de relations publiques que tout ce dont le Kremlin aurait pu rêver. Il suffit à ses préposés aux relations publiques de dire la vérité à la population russe : « nous avons fait les choses comme il fallait, nous avons joué exactement selon le manuel, nous avons fait tout notre possible pour désamorcer cette crise et tout ce que nous demandions, c’était : s’il vous plait, ne permettez pas le génocide de notre peuple en Novorossia ; et quelle a été la réponse de l’Occident à cela ? cette campagne de haine démentielle, des sanctions contre nous et un soutien inconditionnel aux nazis génocidaires de Kiev ». De plus, étant quelqu’un qui suit attentivement les médias russes, je peux vous dire que ce qui se passe aujourd’hui ressemble beaucoup, pour paraphraser Clausewitz, à la « poursuite de la Seconde Guerre mondiale, mais par d’autres moyens » ; ou en d’autres termes, à une lutte jusqu’à la fin entre deux régimes, deux civilisations, qui ne peuvent coexister sur la même planète et qui sont bloquées dans une lutte à mort. Dans ces conditions, vous pouvez vous attendre à ce que le peuple russe n’en soutienne Poutine que davantage encore.

    En d’autres termes, dans un geste typique de judo, Poutine a utilisé à son avantage, et dans tous les domaines, l’élan pris par l’Occident dans sa campagne de dénigrement de la Russie et de dénigrement anti-Poutine : la Russie va en bénéficier économiquement et politiquement. Loin d’être menacé par une sorte de « Maidan nationaliste » cet hiver, le régime de Poutine sort renforcé par sa gestion de la crise (ses sondages sont plus élevés que jamais).

    Oui, bien sûr, les États-Unis ont montré qu’ils disposent d’un très large éventail de possibilités pour nuire à la Russie, en particulier grâce à un système de tribunaux (aux États-Unis et dans l’Union Européenne) qui est aussi subordonné à l’état profond des États-Unis que les tribunaux de la République populaire démocratique de Corée le sont à leur propre « Cher Leader » de Pyongyang. Et la perte totale du marché ukrainien (pour les importations et les exportations) affaiblira également la Russie. Temporairement. Mais à long terme, cette situation est extrêmement avantageuse pour la Russie.

    Dans l’intervalle, le Maidan brûle à nouveau, Andriy Parubiy a démissionné, les Ukies pilonnent les hôpitaux et les églises de Novorossia. Qu’y a-t-il de neuf ?


    Quant à l’Europe, elle est en état de choc et furieuse. Franchement, ma propre Schadenfreude [NdT : jubilation] ne connaît pas de limites, ce matin. Que ces non-entités arrogantes que sont Van Rompuy, Catherine Ashton, Angela Merkel ou José Manuel Barroso se débrouillent avec la tempête de m*** que leur bêtise et leur veulerie ont créé.


    Aux Etats-Unis, Jen Psaki a l’air persuadée que la région d’Astrakhan est à la frontière ukrainienne, tandis que le ministère de la Défense russe envisage « d’ouvrir des comptes spéciaux sur les réseaux sociaux et les ressources d’hébergement vidéo afin que le Département d’Etat américain et le Pentagone soient en mesure de recevoir des informations impartiales sur les actions de l’armée russe ».


    Est-ce que tout cela sera suffisant pour suggérer aux dirigeants de l’Union Européenne qu’ils ont misé sur le mauvais cheval ?

     

    Le Saker

    Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/you-wanna-be-uncle-sams-bitch-pay-price.html

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    Erdogan est le véritable Daech !

     

     

    Le président turc, Recep Erdogan, est le chef des «  » dans une région qui l’a submergé de déceptions. Incapable de vaincre la Syrie et son commandant en chef, il a vu se dissiper ses rêves de gloire à la tête d’un néo-empire ottoman. Incapable de gagner son pari consistant à imposer sa tutelle coloniale aux peuples du Levant et de l’Égypte, il a déchaîné sa haine seldjoukide profonde en conspirant contre la Syrie, l’Égypte, l’Irak, et en s’ingérant dans les moindres affaires du Monde arabe.

    Tous les chemins qui profitent à Daech, en , en armes et en effectifs, passent par Istanbul, où se concrétisent les transactions de vente du pétrole volé, en Irak et en Syrie, par l’intermédiaire d’entreprises turques qui se chargent de sa livraison à leurs clients étatsuniens et sionistes puis virent des sommes colossales, se chiffrant en millions par jour, dans les caisses d’Al-Baghdadi.

    C’est sous les auspices des agences du renseignement turc que des milliers de turcs ont été recrutés dans les rangs de Daech, que des camps ont été dressés pour les entraîner et que des « maisons de convalescence » les ont accueillis. Nombre d’entre eux ont été filmés dans ces « lieux de repos d’après les massacres ». Leurs photos ainsi que de nombreuses enquêtes relatant leurs périples ont même été publiées par la presse turque ! Et c’est toujours sous ces mêmes auspices qu’ont afflué des milliers de combattants étrangers qui ont fait dire à Obama que « l’Occident craignait leur retour vers leurs pays d’origine ».

    Quant aux armes financées par l’Arabie Saoudite et par le Qatar, une grande partie a été acheminée vers la Turquie pour être remise à Daech, mais aussi à des factions d’agents du renseignement turc qui ont massacré à leur tour, ont pillé les usines syriennes, et ont ravagé le nord et l’est de la Syrie ; quoique la part la plus importante du butin soit néanmoins revenue aux « Dawaech » [pluriel du terme : membre de Daech] pour règlement de la facture des attaques visant les Kurdes en Irak et en Syrie.

    La Turquie est l’état agresseur où se sont regroupées « les salles d’opération pour destruction de la Syrie » dirigées par le général US David Petraeus. C’est l’état qui s’est chargé d’organiser « les conférences des mercenaires » selon leurs éditions successives, mais toujours sous la bannière d’une prétendue opposition syrienne. Une opposition dont l’apparence, l’appellation et les chefs, ont varié au gré des patrons US, mais dont la constante est demeurée dépendante de l’illusion d’une gouvernance ottomane des plus déterminées du fait de sa haine de la Syrie et de son peuple, et de son hostilité à tout ce qui est arabe.

    Erdogan vise l’Égypte arabe, peuple et dirigeants, depuis sa révolte contre l’Organisation des Frères Musulmans, « mère du et servante du colonialisme en Orient », parce que les Égyptiens qui ont cru à leur propagande ont vite découvert l’hypocrite transaction signée dans les locaux de l’Ambassade US, à la veille de l’arrivée de Mohamed Morsi au pouvoir, sous l’égide du calife de l’illusion ottomane, fabricant de Daech et protecteur des groupes takfiri sévissant en Syrie.

    Erdogan veut disloquer l’Irak et ambitionne d’occuper Kirkouk, et le voici qui se prépare à attaquer la Syrie pour parfaire le « plan Daech », sous prétexte d’une prétendue « zone de sécurité » qu’il cherche à imposer sur le terrain.

    Mais la moindre avancée de la Turquie en territoire syrien sera considérée comme une agression contre la Syrie, sa souveraineté et son indépendance. Elle déclenchera une réponse ferme et adaptée, l’État syrien étant fin prêt pour repousser les agresseurs.

    Les autorités syriennes se sont comportées avec sagesse en acceptant la « coordination non déclarée » avec l’administration US pour lui permettre de sauver la face et lui épargner le coût d’un échec moral et politique, alors que les aériennes US sont bel et bien coordonnées à l’avance avec Damas ; ceci, sans que la Syrie ne les légitime tant qu’elles se déroulent «  en dehors du cadre du  et donc en dehors de la légitimité internationale ».

    Les autorités syriennes sont parfaitement conscientes de tous les risques potentiels d’une telle situation et détiennent des atouts majeurs ; mais à Damas, les règlements de comptes se font toujours au moment opportun et c’est avec ses alliés que la Syrie trace les lignes rouges et les règles relatives aux frappes aériennes US dans le cadre actuel de «  la lutte contre Daech ».

    La Syrie a déclaré, par la voix de son ministre des Affaires étrangères à New York, que toute terrestre de ses territoires, sous n’importe quel prétexte, sera considérée comme une agression contre la souveraineté nationale syrienne. Par conséquent, il faudra qu’ils s’attendent à une défense et à une résistance usant de toutes les capacités disponibles, d’autant plus que les agresseurs font partie de l’alliance odieuse qui a lancé une « guerre mondiale » pour détruire la Syrie, et que la Turquie d’Erdogan est le quartier général de cette alliance et l’un de ses les plus haineux, vicieux et hypocrite.

    Ghaleb Kandil


    Directeur de New orient news

    أردوغان داعش الأصلي

    http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php?news_id=145210


    Voilà ce qu’écrivait M. Ghaleb Kandil à la veille du 2 Octobre, jour de l’adoption par le parlement turc du texte, présenté par le désormais Premier ministre Ahmet Davutoğlu, autorisant l’engagement de la Turquie dans une intervention militaire « contre Daech » en Irak et en Syrie.

    Nous passerons sur tout ce que nous avons pu entendre sur nos médias, ravis que la Turquie démontre enfin qu’elle est vraiment l’alliée de l’OTAN, mais qu’il lui a d’abord fallu libérer ses otages retenus à Mossoul par la simple force dissuasive de sa diplomatie face à l’infâme Daech. En effet, nous avons vu ces otages s’en sortir tirés à quatre épingles [1] là ou d’autres ont été décapités !

    Nous passerons aussi sur la prétendue abnégation du gouvernement turc qui justifie une éventuelle invasion terrestre de la Syrie par son intention de créer des camps de réfugiés ou, plus exactement, une « zone de sécurité » pour les millions de réfugiés syriens qu’il a si humainement accueillis avant même qu’ils n’en éprouvent le besoin, sans oublier les centaines de Kurdes irakiens à qui il a ouvert ses frontières après avoir hésité… le temps que son allié US cède à ses exigences.

    Nous ne retiendrons que les déclarations du porte parole du ministère français des Affaires étrangères [2], au lendemain de cette excellente nouvelle :

    « 8 – Turquie / Syrie / Daech

    Q – En quoi consistent les consultations franco-turques ?

    R – Cette réunion des ministres des Affaires étrangères portera à la fois sur la relation bilatérale et sur les questions régionales. Le format en a été décidé après la visite d’État du président de la République en Turquie les 27 et 28 janvier 2014. Ce sont des consultations annuelles. C’est la première fois qu’elles se tiennent à Paris.

    Q – Quel regard porte la France sur le projet maintenant approuvé par l’Assemblée turque de créer une zone autour de Kobané, dont les Turcs assureraient la couverture aérienne ?

    R – Nous saluons la décision du Parlement turc, qui permet au gouvernement d’intervenir militairement s’il l’estime nécessaire. Pour nous, la Turquie est un pays allié et un partenaire incontournable au sein de la coalition et dans la lutte contre le terrorisme. Les consultations bilatérales du 10 octobre seront l’occasion de revenir sur l’ensemble de ces questions. Sur les projets précis des autorités turques, je vous renvoie vers elles.

    Q – Cela implique-t-il de mettre un pied en Syrie et de déployer des troupes en territoire syrien, avec l’argument qu’il faut protéger Kobané ?

    R – C’est une décision qui relève des autorités et du parlement turcs. Comme le ministre l’a dit, il y a une répartition des tâches entre les pays membres de la coalition contre l’organisation terroriste Daech.

    Q – Mais il y a malgré tout urgence. On dirait que personne ne s’occupe de la situation à Kobané et que l’on va accepter que cette ville tombe et que des massacres aient lieu. Personne ne semble vouloir armer les Kurdes syriens ?

    R – Nous soutenons ce que font en Syrie les Américains et des pays arabes, mais il doit y avoir une répartition des tâches. Nous intervenons militairement en Irak. En Syrie nous appuyons l’opposition modérée. Le ministre l’a clairement rappelé la semaine dernière à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.

    Q – Dans ce partage des tâches qui s’occupe d’aider les Kurdes à Kobané ?

    R – Pour nous, l’interlocuteur qui peut lutter sur le terrain le plus efficacement contre Daech comme contre Bachar Al-Assad, c’est la syrienne.

    Q – Pourquoi aider les peshmergas kurdes en Irak et non les Kurdes de Syrie à Kobané ?

    R – En Irak, nous le faisons à la demande des autorités locales en liaison avec les autorités irakiennes. »

    Rien de neuf, mis à part une question pertinente et inattendue par les temps qui courent, dans ce type de document. Kobané [3] étant une ville syrienne à majorité kurde, pourquoi aider les kurdes en Irak et non les Kurdes de Syrie ? Mais question à laquelle Monsieur le porte parole répond par une pirouette.

    Or, il semble que là est « la question », le problème kurde étant la bombe qui risque d’exploser au visage de « l’allié Erdogan », maintenant que Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan en Irak, a compris qu’il ne pouvait pas compter sur lui, et que Abdullah Öcalan, toujours prisonnier en Turquie et chef du PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan], a menacé de rompre le dialogue avec Ankara si la de Kobané était massacrée [4]. Une bombe qui sera autrement plus explosive que celle lancée, ce même 3 octobre, par le vice-président des USA, Joe Biden [5] :

    « Nos alliés dans la région sont notre plus grand problème en Syrie… les Turcs sont de grands amis et j’ai d’excellentes relations avec Erdogan, avec lequel j’ai passé beaucoup de temps… les Saoudiens… les Émiratis… Qu’ont-ils fait ? Ils étaient si déterminés à renverser Assad qu’ils ont mené une guerre par procuration entre sunnites et chiites…  ».

    Bref, les USA sont blancs comme neige. Ce sont leurs alliés qui ont armé et financé Daech, mais ces alliés « ont fini par prendre conscience de leurs erreurs » !!! Vu cette conclusion, cela ne veut pas dire grand-chose pour la suite de l’agression sur la Syrie.

    Reste à savoir si ce n’est pas la réponse des USA à Erdogan, et à d’autres alliés, pour leur rappeler qui est le maître du jeu et quel est le but définitif du « plan Daech » : servir d’abord et avant tout les intérêts US ! Ils avaient une marge de manœuvre, ils l’ont dépassée en se servant d’abord.

    Reste à savoir aussi si ce coup de semonce de Joe Biden peut expliquer le fait que le paragraphe 8 ci-dessus [tiré des Déclarations officielles de politique étrangère du 03 octobre 2014] a disparu, alors que nous avons procédé par un copier/coller il y a à peine quelques heures.

    La Turquie ne serait-elle plus le partenaire « incontournable » digne de la France ? Ou bien, une fois de plus, les USA refusent d’accorder les violons et la France joue faux ?

     

    Traduction et commentaire par Mouna Alno-Nakhal

    04/10/2014

    Notes :

    [1] Libération des otages turcs : « c’est un jour de fête pour la nation »

    http://www.youtube.com/watch?v=kFNP7_hGew4

    [2] Déclarations officielles de politique étrangère du 03 octobre 2014

    http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?type=bafr

    [3] Les Kurdes de Kobané sont «massacrés» par les djihadistes

    http://www.tdg.ch/monde/Les-Kurdes-de-Kobane-sont-massacres-par-les-djihadistes/story/10408492

    [4] Abdullah Öcalan menace de rompre le dialogue avec Ankara

    http://www.lopinion.fr/2-octobre-2014/abdullah-ocalan-menace-rompre-dialogue-ankara-16967

    [5] Anyone but US ! Biden blames allies for ISIS rise

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=11l8nLZNPSY http://rt.com/news/192880-biden-isis-us-allies/


    Publié par : http://reseauinternational.net

     

    http://cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com/2014/10/erdogan-est-le-veritable-daech.html

     

     

    Sur ce site,

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    Le chaos planétaire :

     

     


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    Kiev avoue bombarder les civils du Donbass

    Posted: 22 Sep 2014 04:08 PM PDT

    Un aveu sensationnel aux "médias ukrainiens"

    Un aveu sensationnel aux "médias ukrainiens" de l’un des bourreaux "ukro-fascistes proaméricains" : « Ce sont nos troupes qui bombardent des habitants civils du Donbass ! »


    « Ce sont nos troupes qui bombardent des habitants civils du Donbass » !

    Toute la vérité sur l’ATO
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    Russie - Manifestations sponsorisées par l'Occident

    Posted: 22 Sep 2014 10:08 AM PDT

    La marche de la Paix, organisée par les libéraux de Russie et leurs sponsors occidentaux, a eu lieu le 21 septembre, jour commémoratif du départ des Allemands de Kiev. (voir article)
    À la suite de cet article, des photos et vidéos, nous vous livrons un aperçu des articles de nos merdias bien-pensants et de leur belle désinformation (merci AFP).

    En signe de protestation contre la soi-disant "marche de la paix", les résidents du centre de Moscou ont arboré à leurs fenêtres des drapeaux de la RPD et de la RPL (photo, vidéo)

    22.09.2014

    En cours de mise à jour

    Une "Marche de la paix" s’est tenue à Moscou en soutien à l’Ukraine. Le rassemblement des participants a eu lieu devant la station de métro "Pouchkinskaya", à 17h00 la procession est partie. Elle est passée par quatre boulevards vers l’avenue Sakharov jusqu’à Sadovoe Koltso.
    La mairie de Moscou avait autorisé la manifestation de l’opposition jusqu’à 50 000 personnes, prévue le 21 septembre ainsi que son itinéraire de la place Pouchkine à l’avenue Sakharov.
    .
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    Les USA evoient des tanks en UE de l'Est 

     

    http://www.youtube.com/watch?v=5bh2_L0q5I0

     

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    À l’ONU, la présidente de l’Argentine fustige les occidentaux et Israël pour leur responsabilité dans le chaos au proche et moyen orient

     

    cristina-kirchner-300Cristina Fernández Kirchner, Présidente de la République argentine, dans le cadre du débat général de la 69ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, a fustigé les occidentaux et Israël pour leur responsabilité dans le chaos au proche et moyen orient.


    Voici les principaux points du discours de Mme Kirchner, publiés sur les réseaux sociaux :


    - Nous nous sommes réunis, il y a un an, quand vous avez qualifié de terroriste le régime du (président syrien) Assad, et soutenu la rebelles (en Syrie) que vous avez surnommée de révolutionnaires. Aujourd’hui on se réunit pour éradiquer ces révolutionnaires qui se sont avérés êtres des terroristes.

    - Vous avez dans le passé inscrit le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes alors qu’il est un grand parti reconnu au Liban !

    - Vous avez accusé l’Iran d’être derrière l’explosion ayant visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires en 1994, alors les enquêtes argentines ne sont pas parvenues à prouver l’implication de l’Iran.

    - Vous avez adopté une résolution contre Al-Qaïda après les attentats du 11 septembre. Des pays comme l’Irak et l’Afghanistan ont été profanés et leurs habitants tués sous ce motif, alors que ces deux pays souffrent toujours du terrorisme !

    - Il s’est avéré après la guerre israélienne contre Gaza, qu’Israël a commis un désastre horrible et causé la mort d’un grand nombre de civils palestiniens, alors vous ne vous intéressez qu’aux roquettes qui se sont abattus sur Israël, et qui n’ont causé ni dommages, ni pertes humaines !

    - On se réunit aujourd’hui pour adopter une résolution internationale incriminant et luttant contre Daech, alors que cette organisation jouit du soutien des pays connus et qui sont les alliés de grands États membres du conseil de sécurité de l’Onu ?

     

    (source)

     

     

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    Occupy Central : une nouvelle révolution colorée à Hong Kong

    Traduit par Résistance 71

    Les manifestations "Occupy Central" de Hong Kong sont dans la continuité de la déstabilisation de la petite île du sud de la Chine, fameuse pour être un havre financier international pour les intérêts entrepreneuriaux et financiers et avant cela, les ambitions coloniales de l'empire britannique. Ces intérêts ont conspiré depuis des années afin de sortir l'île de l'influence de Pékin après qu'elle fut retournée non sans jalousie à la Chine à la fin des années 1990 et utilisée comme un tremplin pour déstabiliser toujours plus avant la Chine continentale.

    Derrière les manifestations du soi-disant "Occupy Central", qui se déguise en mouvement "pro-démocratie" cherchant le "suffrage universel" et la "pleine démocratie", se trouve un réseau profond et insidieux de soutien financier, politique et médiatiques étrangers. De manière proéminente se trouve parmi eux le ministère américain des affaires étrangères et son National Endowment for Democracy ou NED (vitrine de la CIA), ainsi qu'une sucursale de la NED: Le Nationale Democratic Institute (NDI).

    Les Etats-Unis ont maintenant adopté une position beaucoup plus ouverte dans leur soutien du chaos que leurs propres réseaux de manipulation ont préparé et orchestrent maintenant. La Maison Blanche a officiellement soutenue "Occupy Central". L'agence Reuters dans son article "White House Shows Support For Aspirations Of Hong Kong People," affirme:
    La Maison Blanche observe les manifestations pour la démocratie à Hong Kong de manière très attentive et soutient les 'aspirations du peuple de Hong Kong', a dit le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest ce Lundi.

    Les Etats-Unis soutiennent le suffrage universel à Hong Kong en accord avec la loi de base et nous soutenons les aspirations du peuple hongkongais a dit Earnest qui a aussi insisté pour que les deux camps fassent preuve de retenue.


    Le ministère des affaires étrangères américain a construit et dirige le mouvement "Occupy Central"

    Les commentaires de Earnest ont repris à la lettre les demandes des leaders des manifestations d'Occupy Central, mais de manière plus importante, verbatim la longue liste que le NDI du ministère affiche sur son propre site internet dédié à son ingérence dans les affaires de Hong Kong. Le terme "suffrage universel" et la référence à la "loi de base" et son "interprétation" pour vouloir dire "véritable démocratie" sont clairement cités sur le site du NDI qui affirme:
    La loi de base mise en place dans le cadre de la gouvernance et où des groupes d'intérêt spécial ou des "zones électorales fonctionnelles" maintiennent la moitié des sièges du conseil législatif. En ce moment, le directeur exécutif de Hong Kong est aussi choisi par un comité sélectionné de manière non-démocratique. D'après le langage de la loi de base, le "suffrage universel" est le "but ultime". Alors que le "suffrage universel" demeure indéfini dans la loi, les citoyens de Hong Kong l'ont interprété comme étant la véritable démocratie.
    Pour pousser cet agenda, qui essentiellement sert à empêcher Pékin d'examiner les candidats se présentant aux élections à Hong Kong, ouvrant ainsi la porte à des politiciens ouvertement soutenus, financés et dirigés par le ministère des affaires étrangères américain, le NDI liste un nombre d'ingérences se déroulant à son initiative sur l'île. Il déclare:
    Depuis 1997, Le NDI a effectué une série de missions sur Hong Kong consistant en la considération de cadre électoral après le retour à la Chine, le statut de l'économie, la règle de la loi et des libertés civiques sous souveraineté chinoise et les perspectives pour et les défis à la démocratisation. L'Institut affirme également:

    "En 2005, le NDI a lancé un programme de 6 mois pour la formation de jeunes leaders politiques se focalisant sur l'entrainement d'un groupe d'un parti politique montant ainsi des membres de groupes politiques pour pouvoir les former dans le domaine des communications en politique.
    Et
    Le NDI a aussi œuvré pour rassembler les partis politiques, les leaders de gouvernement et les acteurs de la société civile au sein de forums publics afin de discuter le développement d'un parti politique, le rôle des partis à Hong Kong et la réforme politique. En 2012 par exemple, une conférence s'est tenue sous les auspices du think tank de Hong Kong SynergyNet, soutenu par le NDI et qui mît en scène des intervenants de partis couvrant le spectre politique ambiant et qui explora comment adopter un système de coalition gouvernemental qui mènerait à un processus législatif plus efficace."
    Le NDI admet aussi qu'il a créé, financé et soutenu d'autres organisations opérant à Hong Kong afin de parvenir au but du ministère des affaires étrangères américain, à savoir la subversion du contrôle de Pékin sur l'île:
    En 2007, l'Institut a lancé un programme de participation politique pour les femmes qui travaillait de concert avec le réseau du Women's Political Participation Network (WPPN) et des Hong Kong Federation of Women's Centres (HKFWC) afin de renforcer la participation des femmes dans la politique, d'encourager une augmentation de participation en politique et s'assurer que les problèmes des femmes soient pris en considération dans le processus de décision politique.
    Sur une page séparée, le NDI décrit les programmes qu'il conduit avec l'université de Hong Kong pour parvenir à cet agenda:
    Le Centre for Comparative and Public Law (CCPL) de l'université de Hong Kong, avec le soutien du NDI, travaille pour amplifier les voix des citoyens dans le processus de consultation en créant Design Democracy Hong Kong (www.designdemocracy.hk), un site internet neutre et unique qui donne une place aux citoyens pour discuter du futur système électoral de Hong Kong.
    Les lecteurs ne devraient donc pas être surpris de constater que tous les leaders du mouvement "Occupy Central" sont soit directement liés au ministère des affaires étrangères américain, à la NED, au NDI ou impliqués dans bien des plans du NDI.

    Le leader auto-proclamé d'Occupy Central, Benny Tai, est un professeur de droit à l'université sus-mentionnée de HK et un collaborateur régulier du CCPL financé pad le NDI. En 2006-2007 (annual report, .pdf), il fut nommé membre du bureau directeur, une position qu'il a maintenu jusqu'à l'an dernier. Dans le rapport annuel CCPL's 2011-2013 annual report (.pdf), Le NDI est mentionné pour avoir donné des fonds pour l'organisation de la "mise en place et l'application de modèles en ligne de portail pour le suffrage universel où le public peut discuter et s'informer des idées pour voir quelle méthode de suffrage universel est la meilleure pour HK."

    Bizarrement, dans le dernier rapport annuel du CCPL pour 2013-2014 (.pdf), Tai n'est plus listé au comité directeur mais il est listé comme participant à 3 conférences organisées par CCPL et il est le chef d'au mois un des projets. Au moins une des conférence le voit parler côte à côte d'une autre "figure" importante d'Occupy Central, Audrey Eu. Le rapport 2013-2014 liste également le NDI comme finançant le site internet du CCPL "Design Democracy Hong Kong".

    La présidente du Civic Party, Audrey Eu Yuet-Mee, en plus de parler avec Benny Tai aux conférences CCPL-NDI, est impliquée avec le ministère des affaires étrangères US et son NDI quelque part d'autre. Elle participe régulièrement aux forums organisés par la NED et sa sucursale du NDI. Elle fut conférencière en 2009 pour SynergyNet, financé par NDI ; elle fut aussi conférencière pour le the NDI-funded Women's Centre "International Women's Day" event, accueuilli par le conseil des femmes de Hong Kong, aussi financé par le NDI.

    Il y a aussi Martin Lee, président fondateur du parti démocrate de Hong Kong et une autre figure importante venue en soutien d'Occupy Central. Cette année, Lee a été à Washington et a rencontré directement le vice-président Joseph Biden, la parlementaire Nancy Pelosi et a prit part à une conférence de la NED faite spécialement pour lui et son agenda "démocratique" à HK. Lee a une page du site de la NED qui lui ait dédié et il a reçu le "Grand Prix de la NED" en 1997. Avec lui voyagea à Washington Anson Chan, une autre figure soutenant les manifestations actuelles de HK.

    L'agenda très impopulaire d'"Occupy Central"

    Si la démocratie est caractérisée par l'auto-règlementation, alors un mouvement "Occupy Central" dans lequel chaque figure proéminente est le bénéficiaire ou le dépositaire d'argent étranger, de soutien, et d'un agenda politique venant de l'étranger, n'a rien à voir avec la démocratie. Il a en revanche tout à voir avec l'abus de la démocratie afin de minimiser le contrôle de Pékin sur HK et d'ouvrir la porte aux candidats politiques qui serviront clairement des intérêts étrangers, pas ceux de la Chine, ni même ceux du peuple de HK.

    Ce qui en dit encore plus long est le referendum illégal effectué par Occupy Central plus tôt dans l'année dans une tentative de justifier un chaos planifié et à venir dans les rues de HK. Le referendum se focalisa sur le but du ministère des affaires étrangères US de mettre en application "le suffrage universel", bien qu'1/5 de l'électorat de HK participa à ce referendum et pour ceux qui y participèrent aucune alternative ne fut proposée autre que celles soutenues par les organisations paravent des Etats-Unis afin de diminuer l'influence de Pékin.

    La BBC rapportait dans un article: "Hong Kong democracy 'referendum' draws nearly 800,000," que:
    Un total de 792 808 votants ont pris part à ce referendum non-officiel sur le suffrage universel à HK. On dit les organisateurs.

    La statistique menée sur 10 jours fut organisé par le groupe contestataire Occupy Central.

    C'était au sujet de pouvoir élire les leaders de HK, le chef de l'exécutif. Le gouvernement de HK a déclaré que le vote n'avait aucun fondement légal.

    Environ 42% des votants ont soutenu la proposition de permettre au public, un comité nominateur et aux partis politiques de nommer les candidats pour le poste suprême.
    Pour un mouvement de contestation qui clame être pour la "démocratie", voulant dire pour la volonté du peuple, il a un agenda impopulaire clairement rejeté par la vaste majorité de la population de HK et il est maintenant en train de déranger les parties vitales de l'île, tenant la population et la stabilité de l'endroit en otage afin de pousser son agenda. Tout ceci est orchestré et soutenu par les Etats-Unis, son ministère des affaires étrangère et son réseau de sédition globale opérant sous la bannière de la NED et de sa sucursale du NDI.

    Tandis que les merdias occidentaux montrent une foule de "milliers" de personnes, impliquant que "le peuple" soutient le chaos ambiant dans les rues de HK, Le referendum auto-oganisé et illégal d'Occupy Central prouve qu'il n'a pas le soutien du peuple et que son agenda est rejeté à la fois par la Chine continentale et le peuple de HK.

    Exposer la nature insidieuse, malhonnête et dirigée de l'étranger, du mouvement Occupy Central est important. Il est aussi très important d'examiner objectivement et scrupuleusement chaque et toute manifestation qui émerge dans le monde. La superficialité ne peut pas lier un mouvement à un autre, un groupe à des intérêts spéciaux. On doit au contraire s'attacher à identifier et à profiler les leaders des mouvements, toujours suivre la piste du fric pour le financement, identifier les véritables objectifs et motivations et documenter leurs liens aux intérêts spéciaux au sein ou au-delà des frontières incriminées de la nation où les manifestations ont lieu.

    En faisant cela, les mouvements comme celui d'Occupy Central peuvent être exposés au grand jour et désamorcés avant que la destruction et le chaos par la déstabilisation induite par les Etats-Unis, ne puissent surgir à Hong Kong comme ce fut le cas en Ukraine ou au Moyen-Orient récemment.
    http://fr.sott.net/article/23341-Occupy-Central-une-nouvelle-revolution-coloree-a-Hong-Kong

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  • Refus de livraison des Mistrals :
    la véritable guerre se prépare-t-elle ?
    par Karine Bechet-Golovko

    mardi 23 septembre 2014, par Comité Valmy



    Refus de livraison des Mistrals :
    la véritable guerre se prépare-t-elle ?

    Source ici


    La France a affirmé ne pas être disposée à livrer les Mistrals à la Russie. Alors que, officiellement, un cessez-le-feu est en cours dans le Donbass. Enfin, pour l’instant, puisque la Russie essaie autant qu’elle le peut de ne pas voir les violations effectuées par l’armée ukrainienne. Conclusion : le mythe du cessez-le-feu va rapidement tomber et la guerre, la vraie, va commencer ?


    La position officielle du Ministère des affaires étrangères français est qu’il est pour l’instant toujours impossible de livrer même le premier Mistral, tant qu’il n’y a pas de certitude que la Russie ne va pas violer le cessez-le-feu.


    Mettons en parallèle cette information avec la déclaration de Poroshenko selon laquelle l’Ukraine a perdu 60 à 65% de son matériel militaire sur le "front de l’est". Or, maintenant il est possible de le dire, car les stocks sont presque remis à niveau par les différentes livraisons qui ont été faites à l’Ukraine.


    En y ajoutant les rapports journaliers que les combattants envoient à l’OSCE sur les violations par l’armée ukrainienne du cessez-le-feu, le recours à l’artillerie lourde, l’emploie de missile pour détruire une usine chimique, l’attaque des quartiers d’habitation. On soupoudre le tout du regroupement des forces militaires ukrainiennes, de la préparation et de l’arrivée de forces toute fraîches. Sans oublier que d’ici 10 jours, des instructeurs américains doivent commencer à entraîner le bataillon ukrainien de nettoyage "Donbass", selon les paroles de Semion Semiontchenko (le commandant de ce bataillon qui revient juste de sa tournée américaine) sur sa page Facebook.


    La recette est effrayante : on prépare la guerre. La vraie. L’armée se prépare à attaquer les combattants et il est clairement demandé à la Russie de ne pas intervenir, sous peine d’être considérée par les Etat Unis et l’Europe dominée comme un ennemi. Dans le sens premier du terme, loin très loin du postmodernisme.


    Question dérangeante posée par El Murid, analyste politique russe : comment interpréter le refus de la France de livrer les Mistrals sinon comme une quasi-déclaration de guerre ? On ne livre pas ce type d’armement à des pays que l’on considère comme des ennemis, et contre lesquels on risque d’avoir à se battre, d’une manière ou d’une autre, très prochainement. Pour que ses propres armes n’aient pas à se retourner contre soi.

    Alors, la France se prépare-t-elle à entrer en guerre contre la Russie, directement ou indirectement, pour le plus grand bonheur de la politique américaine ? Le simple fait que la question puisse se poser montre à quel point les dirigeants de notre pays l’ont trahi.


    Karine Bechet-Golovko


    mardi 23 septembre 2014


    Russie politics

     

     

     

     

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