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    Voici un troisième papier de Robert Parry, un des plus célèbres et respectés journalistes d’investigation américains. C’est lui qui a révélé l’affaire du financement des Contras en 1985…

    Robert Parry

    Alors que l’enquête concernant le crash du vol Malaysia Airlines MH17 vient seulement de commencer, le gouvernent Obama et les médias US ont vendu au monde une version inculpant le président russe Vladimir Poutine. John Kerry se faisant le promoteur de cette opération.


    Le secrétaire d’état, John Kerry, prétend que comme ancien procureur, il sait qu’il dispose d’un dossier solide contre les rebelles de l’Est de l’Ukraine et leurs soutiens russes pour les condamner d’avoir abattu jeudi dernier le vol MH17de la Malaysia Airlines, et cela même sans les bénéfices d’une enquête officielle.

    John Kerry

    Tout au long de ses cinq apparitions au cours de différents talk-shows de dimanche, Kerry a fait ce qu’un juge condamnerait à coup sûr comme : « porter atteinte à l’affaire » ou « influencer le jury ». En effet, le secrétaire d’état a rendu un « procès » équitable quasiment impossible, ce qui conduirait tout barreau à engager une procédure d’exclusion contre le procureur Kerry.


    Mais ce qu’a fait Kerry est bien pire. Il a essentiellement imposé le résultat d’une enquête qui risque de conduire le monde dans une nouvelle et dangereuse Guerre Froide. Avec sa didactique – tout raconter rien montrer – de présentation de « preuves », Kerry a rendu impossible toute évaluation objective des preuves actuelles, que ce soit pour les enquêteurs du gouvernement américain et même pour beaucoup de représentants officiels des institutions internationales dont les emplois dépendent souvent de la bonne volonté des États Unis. 

    Si vous étiez, disons, un analyste du renseignement américain passant au crible les éléments de preuve et trouvant que certaines pistes sont parties dans une mauvaise direction, allant à l’encontre de l’armée ukrainienne, par exemple, vous pourriez retenir vos conclusions sachant que contredire de hauts fonctionnaires qui ont déjà prononcé le verdict pourrait être dévastateur pour votre carrière. Il serait beaucoup plus évident d’enterrer à six pieds sous terre toutes preuves contradictoires.

    En effet, une des leçons de la désastreuse guerre en Irak était le danger de l’obligation de penser comme les Officiels de Washington. Lorsque les plus hauts fonctionnaires ont indiqué clairement l’issue qu’ils souhaitent pour une investigation, les employés de niveau intermédiaires se démènent pour rendre leurs patrons heureux.

    Si Kerry se souciait de trouver la vérité sur cette tragédie qui a coûté la vie à 298 personnes, il aurait simplement indiqué que l’enquête ne faisait que commencer et qu’il serait erroné de spéculer sur la base des quelques bribes d’information disponibles. Au lieu de cela, il n’a pas résisté à établir un récit qui – aux yeux du monde – accuse le président russe Vladimir Poutine d’être la partie coupable.

    La prestation télévisée de Kerry rappelle sa hâte de juger et de blâmer le gouvernement syrien pour une toujours mystérieuse attaque au gaz sarin le 21 août dernier. Dans les deux cas, le secrétaire d’État coud ensemble des preuves indirectes par la grâce du refrain répété, « nous savons. »

    Toutefois, dans le cas de la Syrie, la plupart de ce que Kerry a affirmé «connaître» s’est avéré être faux par la suite. Pourtant, en s’appuyant sur ces « preuves » inattaquables, Kerry a poussé les États-Unis au bord d’une campagne de bombardement massive avant que le président Barack Obama ne recule et – avec l’aide du président Poutine – atteigne un compromis qui a permis d’éviter une autre guerre des États-Unis et d’obtenir de la Syrie de rendre la totalité de son stock d’armes chimiques. Pour plus de détails, voir Consortiumnews.com “le triste cercle de John Kerry pour tromper.”

    Mais Kerry apparemment n’a retenu aucune leçon ni du fiasco syrien, ni d’avoir été dupé par le président George W. Bush en 2002 sur les ADM (armes de destruction massives) inexistantes de l’Irak, ni du motif de tromperies du gouvernement américain qui a expédié lui et des millions d’autres jeunes Américains dans les jungles du Vietnam dans les années 1960.  Pour en savoir plus à ce sujet, voir Consortiumnews.com “Quel est le problème avec John Kerry ?

    De retour sur ses grands chevaux

    Ce dimanche, Kerry remontait de nouveau sur ses grands chevaux, chargeant au-delà des limites d’une quelconques preuve sérieuse ou d’une enquête pour ne laisser que peu de doute sur qui devrait être reconnu coupable au sujet du vol MH17 de la Malaysia Airlines, abattu par un missile au-dessus de l’est de l’Ukraine. Bien que l’un des suspects naturels soit l’armée ukrainienne, Kerry n’a parlé que des « rebelles » ethniques russes et de Moscou.

    Lors de son passage sur « Rencontre avec la presse » sur la chaine TV NBC avec David Gregory, Kerry a dit :

    Permettez-moi de vous dire ce que nous savons à ce stade, David, car cela vous en dit beaucoup sur ce qui se passe. Dans le dernier mois, nous avons observé d’importants mouvements de matériels.

    Il y a plusieurs semaines, un convoi d’environ 150 véhicules, y compris des transports de troupes blindés, des chars, des lance-roquettes, artillerie, tout cela est entré et a été transféré aux séparatistes. Nous savons qu’ils ont eut un système SA-11 à proximité quelques heures avant que l’avion ne soit abattu. Il y a des enregistrements sur les réseaux sociaux de cela. Ils parlaient, et nous avons les interceptions de leurs conversations où ils parlent du transfert, du mouvement et du repositionnement du système SA-11.

    Les réseaux sociaux les montrent avec ce système se déplaçant dans la zone même où nous croyons que le tir a eu lieu dans les heures avant que cela n’ait lieu. Sur les réseaux sociaux – qui sont des outils extraordinaires, de toute évidence, dans tout cela – ont été postés les enregistrements d’un séparatiste se vantant d’avoir abattu un avion, juste après que cela se soit passé.

    Le ministère de la défense, soit disant auto-proclamé de la République Populaire de Donetsk, M Igor Strelkov a effectivement  posté une déclaration sur les réseaux sociaux se vantant d’avoir descendu un transport de troupe. Et ensuite quand il est devenu évident qu’il s’agissait d’un avion civil, ils ont rapidement retiré ce post. Nous…

    David Gregory

    Etes vous en train d’insinuer ici que la Russie a fournie l’arme ?

    Kerry

    Il y a une histoire aujourd’hui qui confirme cela, mais nous n’avons pas au sein du gouvernement fait notre décision. Mais c’est assez clair si – il y a une accumulation extraordinaire de preuve indirectes. je suis un ancien procureur. J’ai conduit des accusations sur des preuves indirectes, elles sont solides ici.

    Mais plus important encore, nous avons récupéré les images de ce lancement. Nous connaissons la trajectoire. Nous savons d’où il vient. Nous connaissons le déroulement, et c’était exactement au moment où cet avion a disparu de l’écran radar. Nous savons aussi par identification de la voix que les séparatistes se sont vantés de l’avoir abattu après…

    Gregory

    d’accord

    Kerry

    Il y a donc un empilement de preuves ici que la Russie a apporter son aide. Nous ne sommes pas en train de tirer la conclusion finale ici, mais il y a beaucoup de choses qui montrent que la Russie doit nécessairement être le responsable. Et ce que le président Obama croit et nous, la communauté internationale, se joint à nous, tous, tout le monde est convaincu que nous devons avoir un accès illimité. Et le manque d’accès – le manque d’accès, David, vaut sa propre déclaration sur la culpabilité et la responsabilité.

    Pourtant, comme dans le cas de la Syrie, Kerry n’a présenté aucune preuve vérifiable détenue par le gouvernement des États-Unis, pas d’images du convoi de 150 véhicules, pas de support pour les revendications sur les rebelles qui possèdent le système SA-11 Buk (au-delà des allusions aux « réseaux sociaux » ), aucune information contradictoire sur les systèmes Buk possédés par l’armée ukrainienne, aucun effort pour permettre à des explications contraires pour les observations faites au cours de la confusion qui a suivi l’accident dans une organisation rebelle désorganisée qui a un commandement faible et sans contrôle,pas de demandes de coopération au régime de Kiev.

    En outre, il n’y a aucune explication de pourquoi les déclaration de Kerry sont en contradiction avec des déclarations publiques de personnel militaire US de haut rang. Par exemple, Craig Whitloc du Whasington Post a raporté samedi les propos du général de l’US Air Force, Philip M Breedlove, commandant des forces de l’OTAN en Europe, qui indiquait que le mois dernier « nous n’avons encore vu aucun véhicule de défense anti-aérienne [russe] traverser la frontière »

    Whitlock a également rapporté que le contre-amiral John Kirby, l’attaché de presse du Pentagone, a déclarié que la Défense n’avait aucun élément de preuve spécifique permettant d’indiquer qu’un système de missiles sol-air SA-11 aurait été transporté de Russie dans l’est de l’Ukraine.

    Bien sûr, le seul scepticisme exprimé par Gregory NBC n’a été que pour savoir pourquoi l’administrationObama n’avait pas sauté à la conclusion de culpabilité russe encore plus vite. Au lieu de citer les informations contradictoires dans l’article de Whitlock, Gregory a cité un éditorial du Post belliqueux.

    Gregory :

    L’éditorial du Washington Post de ce week-end écrit que ce qu’il manquait dans les commentaires du président quand il a parlé ce vendredi était une conclusion morale claire sur le régime de Vladimir Poutine ou une articulation de la façon dont les États-Unis vont réagir. Qu’en est-il ? Traiter Vladimir Poutine de ce qu’il est. Quelle est la menace qu’il représente lui et la Russie pour les États-Unis et l’Occident ?

    Comme la réponse de Kerry n’était pas assez béliqueuse, Gregory l’y pousse :

    Mais je détecte dans vos mots, Monsieur le Secrétaire d’Etat, une certaine réticence a faire de cela un affrontement l’un contre l’autre. Vous voulez donnez à la Russie un peu plus de place ici. mais il reste la question des conséquences

    Reportage à charge

    Ihor Tenyukh – Svoboda
    Ministre de la Défense Ukrainien

    Rien aussi dans l’interview sur la responsabilité partagée de cette salle guerre civil qui a saisie l’Ukraine; rien sur le soutien téméraire des États-Unis à l’égard de groupe néo-nazi utilisé pour le renversement du président élu Viktor Ianoukovitch, le 22 février, un jour seulement après avoir signé un accord avec trois pays européens pour réduire ses pouvoirs et organiser des élections anticipées. Au lieu de soutenir cet accord, le Ministre des affaires étrangère John Kerry a immédiatement soutenu le régime putschiste comme «légitime».

    Bien que la réalité Ukraine soit complexe et sombre – avec à blamer des deux côtés – le récit officiel de Washington a été en noir et blanc: les Ukrainiens de l’Ouest, incluant un nombre important de néo-nazis qui font remonter leur idéologie au collaborateur nazi Stepan Bandera, sont les bons et les Russophones de l’Est de l’Ukraine sont les méchants, avec Vladimir Poutine le plus méchant des méchants.

    Un journaliste moins biaisé que David Gregory aurait demandé à Kerry s’il pensait que le nouveau président de l’Ukraine Petro Porochenko a été sage en mettant fin à un cessez-le-feu partiel à la fin Juin et en lançant une offensive brutale contre les villes et les villages des rebelles à l’est de l’Ukraine. Ce combat était le contexte qui a permit que l’avion de la Malaysia Airlines soit abattu.

    Mais la question immédiate et pressant devrait être de déterminer qui a tiré le missile qui a abattu l’avion. En effet, si la Russie a fourni imprudemment aux rebelles cette arme anti-aérienne, celui qui a approuvé ce transfert devrait être tenu responsable avec les rebelles qui ont tiré, même si le Boeing 777 a été identifié à tort comme un avion militaire.

    De même, si des éléments de l’armée ukrainienne ont tiré le missile – pensant sans doute que l’avion était un avion de reconnaissance russe sur le chemin de retour vers la Russie – alors une enquête approfondie doit déterminer qui dans cette chaîne de commandement était responsable.

    Des images satellites indiquent que la batterie de missiles était sous le contrôle des troupes du gouvernement ukrainien

    J’ai été informé par une source qui a été informé par des analystes du renseignement des États-Unis que des images satellites indiquent que la batterie de missiles était sous le contrôle des troupes du gouvernement ukrainien, mais que leur conclusion n’était pas définitive.

    C’est pourquoi les éructations de Kerry dimanche pourrait être si préjudiciable à toute recherche de la vérité. En pointant clairement un doigt accusateur loin du régime Kiev et vers Moscou, Kerry a rendu beaucoup plus difficile pour tout analyste du renseignement d’évaluer les éléments de preuve sans avoir à craindre des conséquences douloureuses


    Le reporter d’investigation Robert Parry a révélé la plupart des histoires Iran-Contras pour Associated Press et Newsweek dans les années 1980. Il est l’auteur d’un trilogie sur la famille Bush et ses connections avec divers mouvements d’extrême droite.


    Source : ConsortiumNews


    Traduction : Initiative Communiste

     

    http://www.les-crises.fr/la-folle-precipitation-de-john-kerry-a-juger/

     

     

     

     

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    Rappel: En 2009, j'écrivais que la guerre mondiale pourrait partir de Crimée... (eva) 

     

    samedi 19 juillet 2014

    L’Ukraine se prépare à semer la Guerre Civile en Crimée

    L'Ukraine se prépare à semer la Guerre Civile en Crimée


     Des nouvelles inquiétantes parviennent de la Crimée – réunifiée avec la Russie depuis la déclaration d'indépendance de la Presqu'île et le référendum du 16 mars 2014. En effet, les forces ukrainiennes se massent au niveau de l'isthme de Perekop, une bande de terre de 8 km qui est quasiment le seul lien entre la Crimée et l'Ukraine. Des concentrations d'artillerie très significatives ont été relevées et le gouvernement de Kiev vient d'annoncer la mobilisation générale des hommes de 18 à 35 ans dans la province limitrophe de Kherson.


      Pareillement, la partie ukrainienne du banc de sable Arbatskaya Strelka (près du village Strelkovoe), qui relie aussi la Crimée à la terre ferme, s'est vu renforcée de troupes et de systèmes lance-roquettes Grad. Du côté politique, Kiev se prépare à fusionner la Crimée – dont il n'a pas le contrôle mais qu'il revendique – à la région de Kherson et multiplie les déclarations va-t-en-guerre. Cela dit, les médias ukrainiens – où règnent en maîtres censure et propagande – annoncent que ces concentrations de troupes ne sont qu'un renforcement de la protection du pays.
     
    Cependant, les forces russes basées en Crimée étant nettement supérieures tant en nombre qu'en qualité, il est peu probable qu'un blitzkrieg ukrainien puisse réussir. En revanche, l'artillerie concentrée peut permettre de tirer sur les 20-30 km les plus proches et espérer faire paniquer la population. L'Ukraine compte surtout sur sa cinquième colonne : les chefs tatares du Mejlis, mécontents d'être écartés par le pouvoir de Crimée et du retard pris sur les engagements au retour des terres confisquées sous Staline, une vieille revendication de la minorité. Certains tatares sont partis se battre aux côtés des milices nationalistes ukrainiennes contre les insurgés russes – ils auraient notamment participé à des exécutions sommaires et des pillages à Mariupol et seraient de fait dans le collimateur de la justice russe. Le grand espoir de Kiev est donc de provoquer une guerre civile en Crimée afin que la Russie ait autre chose à faire que de défendre les russophones du pays.
     
     
    Détourner l'attention du Donbass
     
    Si le gouvernement de Kiev veut absolument provoquer un conflit en Crimée, c'est qu'il essaie aussi de détourner l'attention du Donbass. Là-bas, les insurgés tiennent, et maintenant qu'ils ont aussi des chars, des installations lance-roquettes et lance-fusées qu'ils ont pris à l'ennemi, le rapport des forces tend à s'inverser. Ils multiplient aussi les diversions et les attaques sur les arrières des forces pro-Kiev (notamment à Kramatorsk et à Slaviansk qu'elles ont récemment reprises) et soutiennent les résistants qui se déclarent un peu partout, notamment à Karkov (sabotages), Odessa (contribution humanitaire ; renseignement ; attaque de postes isolés ukrainiens) ou même à Uzhgorod à l'ouest du pays.
     
    Par ailleurs, si les insurgés ont dernièrement délaissé Slaviansk et Kramatorsk où ils étaient bloqués, c'était pour se replier sur Donetsk et organiser le territoire contrôlé par l'insurrection. Le commandant des forces insurgées de Slaviansk Igor Strelkov (de son vrai nom Guirkin) a mis de l'ordre dans le bazar politique sans nom qui règnait à Donetsk et en quelques jours a organisé la défense de la ville et de la ligne de front, tout en unifiant le commandement et commençant à régler divers problèmes : manque numérique d'insurgés, sous-équipement en artillerie, blindés et munitions, querelles entre chefs de groupes, tentatives de trahisons politiques…
     
    Désormais, les insurgés tiennent fermement la montagne de Saour-Mogila, au sud de leur territoire. Depuis cette colline qui culmine à 277 m, on peut voir la mer d'Azov distante de 90 km. Là-haut, les insurgés ont monté des lance-fusées et pilonnent continuellement les forces ukrainiennes qui tentent de les déborder par le sud et de conquérir Sneznoe et les 90 km de frontière russe tenus par l'insurrection; ils ont d'ailleurs détruit avant-hier une colonne blindée de plusieurs dizaines de véhicules des forces pro-Kiev, et hier une autre encore. A l'est, celle-ci est toujours tenus malgré des combats continuels autour d'Izvarino et de Rovenki. Au nord-est, l'armée de Lugansk (8.500 hommes expérimentés) a pris plusieurs bases militaires dans la ville (dont une usine de produits chimiques) et repoussé les forces pro-Kiev de 10 km. Au nord, tous les ponts sur le Donets ont été dynamités par les insurgés qui se sont repliés sur la rive sud. A l'ouest, outre les attaques dans les arrières ukrainiens sur Slaviansk et Kramatorsk, les insurgés ont pris plusieurs noeuds de communication importants (dont Popasnaia) et tiennent toujours Artemovsk. Au sud-ouest enfin il y a un front urbain continu avec la conurbation Donetsk-Gorlovka, une configuration quasi-semblable à celle de Slaviansk-Kramatorsk et qui est très favorable aux insurgés, qui peuvent s'appuyer sur la densité du tissu urbain et les infrastructures existantes. Donetsk est mis en état de se défendre, plusieurs hameaux et villages des alentours ont été pris et fortifiés par les insurgés qui s'apprêtent maintenanr à organiser l'évacuation d'un maximum de civils vers la Russie. Bref, le Donbass aujourd'hui est plus inexpugnable que jamais. 
     
    Détourner l'attention du Donbass permet aussi à Kiev de passer sous silence les crimes de ses propres troupes. Habitations civiles, écoles et hôpitaux bombardés, exécutions sommaires, purges, mobilisation forcée des hommes valides de Slaviansk une fois repris aux insurgés… la liste est longue des prédations, rapines et exactions commises au nom du nationalisme ukrainien. De nombreux civils ont fui vers la Russie, qui accueille maintenant entre 500 et 800.000 ukrainiens, dont plusieurs centaines de milliers arrivés ces dernières semaines. D'autres ont rejoint l'insurrection qui malgré la défection de quelques groupes dans la banlieue ouest de Slaviansk s'est renforcée de 2 à 4000 hommes ces deux dernières semaines; le problème de leur équipement et de leur formation reste cependant entier, quand bien même ils se battent pour leur terre, leurs proches et leurs morts. Désormais, le Donbass est plein de haine, des générations vivront avec l'esprit de vengeance, et quel que soit le vainqueur de cette guerre, le fossé entre le Donbass et l'Ukraine n'est pas près de se combler. 
     
     
     
    Qui veut faire entrer la Russie dans la guerre ?
     
    Surtout, les bruits de bottes autour de la Crimée sont une nouvelle provocation de l'Ukraine contre la Russie. Sachant que l'Ukraine est soutenue par l'Union Européenne et les Etats-Unis, une guerre entre Russie et Ukraine peut provoquer un emballement rapide par le jeu des alliances, aussi vite qu'une guerre somme toute locale entre serbes et autrichiens avait provoqué la conflagration de la Première Guerre Mondiale.
     
    Ce n'est pas la première fois que l'Ukraine provoque la Russie. En juin, deux blindés ukrainiens s'étaient enfoncés de plusieurs centaines de mètres dans le territoire russe ; les douaniers en avaient démoli un, l'équipage du second n'a pas hésité à braquer son canon sur les russes pour récupérer l'équipage du char hors-service ; il y a eu aussi des avions ukrainiens dans le ciel russe. Plus tard, des hameaux russes ont été touchés par des obus tirés par les forces ukrainiennes ; plusieurs maisons du gros bourg de Donetsk, situé à quelques kilomètres du poste frontière d'Izvarino tenu par les insurgés, ont-elles aussi été détruites. Alors que les provocations continuent en ce début juillet la Russie a adressé un dernier avertissement solennel à Kiev, annonçant qu'elle réagira très énergiquement à la prochaine violation de sa frontière.
     
    Il est vrai que la situation économique des Etats-Unis est catastrophique. La crise de la dette souveraine américaine, voire de l'ensemble de sa dette domestique (particuliers, entreprises, collectivités et Etat) qui dépasse les 60.000 milliards de dollars apparaît imminente, tant la confiance internationale dans le dollar est minée. Les pays asiatiques et la Russie ont d'ailleurs commencé à échanger avec leurs devises nationales plutôt que le dollar sur le marché stratégique du pétrole ; ils vendent aussi peu à peu les obligations d'Etat américaines et retirent leurs fonds de la réserve fédérale (qui est d'ailleurs ni une réserve, ni fédérale). Pour ne pas couler seuls, les Etats-Unis essaient d'amarrer l'UE à leur pays – c'est ce qu'on appelle le Grand Marché Transatlantique ou TAFTA et multiplient les guerres pour sécuriser leur approvisionnement en pétroles conventionnels ou de schistes dont ils sont importateurs net. La seule solution pour régler la crise apparaît maintenant dans une nouvelle guerre mondiale. Mais le retour de bâton – nucléaire – risque d'être terrible.


    Carte des hostilités dans le Donbass 


    LOUIS-BENOIT GREFFE


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    Ukraine - fagot de paille pour incendier la Russie

    Eugene Tcherny (11 juillet)
    « L’Ukraine est un fagot de paille pour incendier la Russie », dit notre auteur
    Photo : REUTERS
    Cependant pour le moment Obama n’arrive pas encore à souffler pleinement sur le feu
    La raison formelle des troubles de Kiev, pour qui se souvient, avait été le refus de Ianoukovitch au dernier moment de signer un accord avec l'UE. Il a été renversé. Le nouveau président Porochenko a signé l’accord en condamnant l'Ukraine à la gestion externe (l’Union Européenne a obtenu le droit de veto sur toute décision des autorités ukrainiennes.) On pourrait imaginer que le pays retrouve la paix et l'amour !
    Mais le génie sanglant a été libéré de la bouteille... On dit que Kiev n’est qu’une petite monnaie de change dans la guerre non-déclarée entre Moscou et Washington. Obama, à ce qu’il dit, a donné en Ukraine une réponse asymétrique à Poutine. En effet, grâce à la position ferme du VVP (Vladimir Vladimirovitch Poutine, NDT) en Syrie, « le printemps arabe » de Barack s’est étouffé, les États-Unis n’ont pas pu achever l’Iran... 
    LA GUERRE PASSERA L’ÉPONGE SUR TOUT !

    La raison est beaucoup plus vaste — affirme le directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation, docteur en économie Mikhaïl Deliaguine. – C’est la tentative de sauver le capitalisme mondial tombant en ruine.
    Les obligations d'État des États-Unis sont le fondement du système financier mondial. Afin d’accroître la dette des États-Unis, qui en 2011 est devenu égal au PIB (15,1 trillions de dollars), et maintenant dépassant les 17,5 trillions de dollars, Washington doit maintenir leur demande croissante.
    Mais l'UE n'a pas d'argent pour les acheter. Le plus grand détenteur d'obligations d’état américain la Chine ($ 1,26 trillion) veut des garanties contre la dépréciation du dollar, ce qui prive les Américains des recettes exceptionnelles dues à son émission. Les possibilités duJapon ($ 1,21 trillion 2e place dans la liste des créanciers américains) même remis sur pied après Fukushima ne sont pas suffisantes pour combler les besoins des spéculateurs américains.
    — On dit que la Russie, avec le début de l'embrouillamini à Kiev, a commencé à se débarrasser à la dérobée d’obligations de la dette américaine.
    Pourquoi à la dérobée ? Au contraire, nous faisons tout trop ouvertement et trop franchement. En octobre, les investissements russes dans les titres d'État américain s’élevaient à 149,9 milliards de dollars la 10e place dans le monde. C’est à ce moment qu’une décision formelle a été prise de les réduire. En mars il n’en restait que pour 100,4 milliards de dollars – la 13e place. Ce n'est pas dû à la politique étrangère, selon les théoriciens de la conspiration, sinon aux interventions de change de la Banque de Russie sur le marché intérieur afin de stopper la chute du rouble. Lorsque le problème a été résolu en avril, la Russie a racheté des titres des États-Unis pour 16 milliards de dollars !
    Cependant, dans l’ensemble, les États n'ont pas assez de moyens pour la charge de la dette américaine. En revanche, les ressources des spéculateurs mondiaux croissent. Afin de « les pousser en Amérique », il faut effrayer les spéculateurs à mort en étendant le chaos global, en y plongeant de nouveaux territoires, tout en attribuant à l'organisateur de ce chaos la réputation de l’unique « havre de paix » au monde.
    Toute la politique américaine est encore soumise à cet objectif depuis l’anéantissement de la Yougoslavie.
    Dans l’ensemble, elle a épuisé ses possibilités. De l'accroissement de la dette nationale, il est temps de passer à son effacement, de l’expansion de la zone de chaos à la grande catastrophe qui justifierait une telle annulation.
    — Il est connu que la guerre passera l’éponge sur tout ! D’autant plus, la grande...

    « Nézalejnaya » (« Indépendante » en Ukrainien, NDT) ce n’est qu’une botte de paille, appuyée contre la maison du voisin. Si les Américains réussissent au moyen de l’Ukraine « ardente » à « enflammer » la Russie et ainsi arranger la Troisième Guerre Mondiale, le problème d'effacement de la dette mondiale sera résolu à nos frais. Mais, jusqu'à présent, cela ne fonctionne pas. La réunification avec la Crimée a subitement donné à Poutine un énorme crédit de confiance. C'est justement ce qui a causé l'hystérie de l'Occident et de sa « cinquième colonne » libérale.
    — Toutefois, les Yankees n’abandonnent pas les tentatives pour attiser le feu...
    Ce n’est pas en vain qu’en Ukraine « luisent » et même périssent de hauts dignitaires de la CIA. Une raison de plus pour les États-Unis de détruire l’Ukraine est de couper l’Union européenne de la Chine.
    — La Chine qu’est-ce qui est à faire là-dedans ? (Elle a) également décidé à adhérer à l'UE ?
    Vendre ses marchandises ! Compte tenu de l’orientation incurable de l'économie à l'exportation, la question d’acquisitions de nouveaux marchés pour Pékin est une question de survie. Donc, elle a jeté son dévolu sur l'Union européenne. Mais les routes maritimes vers l'Europe sont contrôlées par la flotte américaine. Les Yankees peuvent à leur gré bloquer subitement tout trafic. Une idée naît à Pékinl’idée d’une « nouvelle route de la soie » reliant les producteurs chinois aux consommateurs européens par la voie terrestre juste au moment où ces derniers s’appauvrissent sous les coups de la crise et la concurrence américaine. Ianoukovitch a donné son accord pour créer une plate-forme de transport chinois en Crimée. Pour briser ce projet, les États-Unis et leurs satellites européens ont « enflammé » l’Ukraine aussi précipitamment. En effet, initialement le renversement de Ianoukovitch était prévu pour l'été 2014, comme l’affirment les banderistes aux journalistes.
    Transformée en une nouvelle Somalie, l’Ukraine pourrait très bien couper l'Union européenne du gaz russe. En l’obligeant d'acheter le coûteux gaz de schiste américain, dont l'exportation commencera à partir de l’année 2016.
    D'autre part, les transnationales européennes aussi bien qu'américaines sont avides de s'emparer du marché et des ressources de l'ancienne Ukraine. Les parents de dirigeants américains, comme on le sait, font partie de la direction de sociétés ayant des visées sur le gaz et le pétrole ukrainiens. L’objectif américain est de s’emparer également du système de transport du gaz.
    La société « Westinghouse » tente de remplacer le combustible russe pour les centrales nucléaires ukrainiennes par le leur. Cela rapportera jusqu'à 1 milliard de dollars par an, et sans même l'aménagement de la zone de Tchernobyl en dépotoir paneuropéen des déchets nucléaires, et couvrira largement les frais des États-Unis engagés pour organiser le coup d'État nazi à Kiev. Le géant mondial de production des organismes génétiquement modifiés « Monsanto » s’intéresse aux terres noires locales. Sans parler du charbon du Donbass, dont toute l’Ukraine ne peut s’en passer, qui est une prime énorme. Les fameuses subventions de 13 milliards de grivnas — 3 % du budget ne concernent que 18,3 % de la production (principalement les mines d'État), et le reste est tout à fait rentable. Et ces mêmes subventions, en réduisant le prix, soutiennent aussi bien les services de logement, que l'ensemble de l'économie ukrainienne, dont le Donbass est le véritable maître. À propos, c’est pour cela qu’on le détruit.
    Il est clair que la prise (sous le couvert de privatisation) des actifs nationaux nécessite l'effondrement de la structure de l'État ukrainien. L'effondrement est nécessaire également aux transnationales européennes, qui ont aussi jeté leur dévolu sur la riche terre noire (comme Hitler en 1941), sur le secteur d’énergie, les ports fluviaux et maritimes, l'industrie chimique et le business du charbon, particulièrement important dans les conditions de la « renaissance du charbon » dans de l'énergie européenne. Et le rôle clé des ministres des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne et de la Pologne dans la réalisation du coup d’état nazi en Ukraine, qui a détruit ses structures étatiques, est très convaincant. Bien que les politiciens européens ne soient que des marionnettes des stratèges américains et mondiaux qui ont personnellement organisé et orchestré la catastrophe ukrainienne.
    — Ah bah, tout s’est chamboulé dans la maison ukrainienne !
    Il est important de comprendre que le contrôle des ressources, à la différence du contrôle des marchés, n’éveille pas chez les nouveaux colonisateurs l’intérêt au maintien de la vie normale du pays maîtrisé. On voit des exemples du fonctionnement ininterrompu de l'infrastructure d'exportation dans les conditions des conflits internes les plus violents dans toute l'histoire moderne de l'Afrique.
    En outre, le secteur de l'économie réelle est plus faible politiquement que le secteur financier. C’est pourquoi la partie intéressée à maintenir une vie normale dans l'ancienne Ukraine (puisque quelqu'un doit consommer l'électricité et le gaz, et les ports doivent gérer les marchandises d'exportation) perdra toujours face aux financiers. Ils n’ont, en effet, besoin que de semer le chaos sanglant, s'étendant de préférence à la Russie.
    Ainsi, presque tous les intérêts mondiaux existants actuellement se sont rencontrés en Ukraine, à l’exception peut-être ceux de l'islam politique.
    — On prédit à l’Ukraine le sort de l'ex-Yougoslavie. Elle a déjà perdu la Crimée. Maintenant nous avons l’Ukraine Centrale sous le contrôle de Kiev, les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk. Plus il y a aussi la « Nouvelle Khazaria », dont on ne parle pas en Russie.
    Plus précisément de l'appeler le « caïdat de Kolomoïsky ». En fait, c’est une nouvelle structure étatique. Elle a déjà déclaré son indépendance par rapport aux autorités de Kiev, en particulier, par le refus fondamental de se conformer à une « trêve » provisoire annoncée par Porochenko à la fin du mois de juin. Pour autant qu'on puisse en juger, le Caïdat, en plus de la région de Dniepropetrovsk (où gouverne l’oligarque), comprend aussi la région d’Odessa dirigée par son manager et le Zaporozhye. Un contrôle moins rigide est établi sur les régions de Nikolaïev et de Kherson. Probablement, un contrôle est en train de s’instaurer dans la région de Kharkov.
    Le noyau de gestion est formé par des managers, gibiers de correctionnelle, du groupe « Privat » de l’oligarque Kolomoïsky. Ils ont leurs propres forces armées bien équipées, organisées et entraînées sous forme de plusieurs détachements punitifs, qui, pour la splendeur, sont appelés « bataillons ». La terreur a permis à Kolomoïsky de réprimer dans la région de Dniepropetrovsk la résistance aux nazis, de « ratisser » Zaporozhye, Nikolaïev et Odessa, et dans cette dernière d’organiser également un bain de sang, le 2 mai.
    Kolomoïsky a construit à Dniepropetrovsk un centre culturel juif, le plus grand de l’Europe, d’une superficie de plus de 50 000 mètres carrés. L'activité dans ce sens lui assure de l'influence internationale et permet, en cas de besoin, de compter sur la reconnaissance formelle. Il semble que les États-Unis ont reconnu de facto l'indépendance du Caïdat du Gauleiter de Kiev, Porochenko, et ce dernier ne peut rien y faire. Étant donné qu'aucun des fonctionnaires de Kiev n'a participé à la réception de la délégation officielle des États-Unis sur le terrain de Kolomoïsky.
    — Quelle évolution prendront les évènements chez nos voisins ?
    Porochenko n’arrivera pas à réprimer la résistance armée à Donetsk et à Lougansk. Puisque le nazisme n'est pas rentable et son financement par « Gazprom » sous forme de la livraison gratuite de gaz russe a finalement cessé, déjà en automne, dans certaines régions de l'ancienne Ukraine, la famine commencera. Au printemps, elle se répandra sur une grande partie de cette zone.
    Kiev va essayer de couper la menace d'un soulèvement populaire en Novorossia et à l’Est de l'Ukraine (en dehors des frontières des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk) par la terreur impitoyable en masse, et les humanistes et les démocrates des États-Unis et de l'Union Européenne se feront un plaisir de financer la construction de camps de concentration et l'expansion des organisations terroristes. La destruction de l'économie ukrainienne fera du service dans les unités de répression le seul gain possible, et beaucoup de gens désespérés s’y engageront, uniquement pour se nourrir.
    En même temps la lutte pour le pouvoir à Kiev même va s’intensifier. Les bandits du « Pravy Sektor », jusqu'à présent se vendant au détail, commenceront à offrir leurs services déjà au niveau du commerce politique de gros. Les bandes armées de Lyachko et d’autres personnages deviendront plus fortes. Timochenko, curieusement, n’a pas pu encore utiliser ses ressources politiques et financières importantes pour créer ses propres bandes. Porochenko ne pourra du tout former sa bande personnelle, et donc restera la marionnette d’ornement.
    La chamaillerie pour le pouvoir à Kiev fera du territoire de Caïdat « ratissé » par Kolomoïsky un régime politique idéal aux yeux des tuteurs occidentaux et contribuera à la tentation de lui léguer le pouvoir ainsi que sur Kiev en faisant de lui le chef suprême de l'Ukraine nazie.
    Ce chaos de la politique interne affaiblira l'efficacité de la terreur en réunissant les conditions d’un soulèvement populaire à grande échelle.
    S'il réussit, le pouvoir des nazis sera ébranlé, et, fort probablement, Kiev sera libéré aussi. Alors, l’Ukraine ayant passé des épreuves terribles commencera la réunification avec la Russie.
    Si cela échoue ou est étouffé dans l'œuf L’Ukraine en espace d’une année se transformera en un « Champ Sauvage ». La partie active de la population se dispersera pour chercher son gagne-pain en Russie ou en Occident, ou bien se rangera parmi les bourreaux.
    La seule alternative à cela est une autorisation formelle par la loi et la formation de ses propres sociétés militaires privées russes semblables aux américaines et européennes faisant la guerre en Ukraine. Pour cela, même la Douma peut être rappelée de vacances une journée plus tôt, alors les combattants du Sud-Est auront le soutien leur permettant de nouveau libérer Kiev de l'occupation nazie avant l'hiver.
    Mais ceci est peu probable : les dirigeants russes craignent la troisième guerre mondiale avec l'Occident. Bien qu’il ne puisse plus nous témoigner plus de haine que maintenant, alors, selon le principe « autant vaut bien battu que mal battu » ces actions seraient les seules responsables et efficaces. 

    Source : m.kp.ru : Украина - вязанка соломы для поджога России

    Traduction : GalCha

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    Ukraine - encore le trafic d'organes

    La voix russe de Kharkov

    16.07.2014
    Informations de sources certaines :
    Dans la zone du village Bezlyudovka de la région de Kharkov, les représentants de Pravy Sektor détruisent régulièrement à l’usine d’incinération des ordures ménagères des cadavres de personnes non-identifiées, qui probablement sont mortes dans l'ATO dans le Donbass. Les corps sont amenés à l’usine dans des camions poubelles municipaux, ainsi que dans les camionnettes couvertes "Gazelle" (marque Russe, NDT). En outre, les cadavres sont incinérés à la décharge près du village Bezlyudovka.
    Les habitants de la zone Fedoseevka du district Troitsky de la région de Lougansk et dans les environs de la ville Stchastier de la région de Lougansk ont trouvé des corps de personnes tuées par balle et avec les organes vitaux retirés. Ces corps appartiennent pour la plupart à des individus âgés de 20 à 35 ans. Les cadavres ont des blessures par balle à la tête, semblables à celles faites par des tireurs d'élite.
    Les cadavres ont été retrouvés en même temps que l'apparition de chirurgiens allemands dans plusieurs hôpitaux des centres régionaux contrôlés par les forces ATO, et avec l'apparition des équipes mobiles de la Croix-Rouge, qui n’apportent pratiquement aucune aide à la population locale. Leur vrai objectif (et de ceux qui se masquent sous le couvert de la Croix Rouge) – est la collecte d’organes.
    Sergey Moïsseïev,
    Président de l'association régionale de Kharkov "Rus Triedinaya (Russie Trinitaire, NDT) "
    Agence centrale d’information de Novorossia

    Novorus.info
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    ▼  2014 (84) .
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    Je ne sais pas ce que ça vaut, communiqué par Ph Gilis :

    Ils ont été vendus par Israel aux nazis militaires de Kiev il y a trois jours.

    Ces missiles laser à tête chercheuse ont été effectivement mises en Ukraine et remis au gouvernement ukrainien NAZI-contrôlé par le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, trois jours avant l'avion de Malaisie a été abattu.


    Netanyahu a immédiatement ordonné une invasion terrestre de la bande de Gaza dans les deux heures après que le gouvernement ukrainien NAZI abatte le vol Malaisie MH-17.

     


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    Nouvelles du front : l’armée ukrainienne en difficulté
    par Karine Bechet-Golovko

    jeudi 17 juillet 2014, par Comité Valmy



    Voir en ligne : Pourquoi les enfants de l’élite russe vivent-ils à l’étranger ? par Karine Bechet-Golovko

    Nouvelles du front : l’armée ukrainienne en difficulté

    Pour la première fois, l’armée ukrainienne se trouve en difficulté dans le Sud-est, suffisamment pour reculer et suffisamment pour que les médias ukrainiens reprennent les déclarations d’officiers du front, affirmant que tout ne se passe pas tout à fait comme prévu. Sans entrer dans les détails, voici quelques tendances.


    Selon certains analystes, la sortie de Strelkov de Slaviansk a fortement perturbé les plans d’attaque de l’armée ukrainienne, qui pensait pouvoir suffisamment affaiblir les combattants là-bas pour ensuite prendre plus tranquillement Lugansk et Donetsk. Et l’attaque massive lancée sur Lugansk, la tentative d’entrer dans la ville et finalement surtout le bombardement systématique des quartiers habités se solde par un échec : la ville ne se rend pas, l’armée ukrainienne voit tomber ses avions et hélicoptères, elle n’a pu entrer dans la ville et doit reculer.


    Pour la première fois, elle abandonne des positions, en l’occurence dans la région de Lugansk. Et dans la région de Donetsk, ce matin, les combattants ont pris l’initiative des combats et attaquent la Garde nationale ukrainienne, comme le confirme le site officiel de celle-ci. Il n’y a évidemment pas de fuite massive, l’armée de Novorossia ne possédant pas les armes suffisantes pour attaquer massivement les forces armées ukrainiennes. Mais plusieurs groupes militaires ukrainiens affirment maintenant être encerclés par les combattants.


    Sur le plan politique, l’assemblée de l’union des républiques populaires de Lugansk et Donetsk a adopté la Constitution et s’est officiellement constitué en Parlement de Novorossia. Son premier acte a été de s’adresser à la Rada pour lui demander de retirer les forces armées de la région, les populations du Donbass s’étant prononcées lors du référendum du 11 mai 2014 pour leur idépendance.


    Personne ne prend encore le risque de se prononcer sur l’évolution de la situation, mais sur le plan militaire, un tournant a été pris.


    Karine Bechet-Golovko

    mercredi 16 juillet 2014

    Russie politics

    Mise en ligne CV : 16 juillet 2014

     


    http://comite-valmy.org/spip.php?article4779

     

     

    InternationalUkraine/crash : une division de systèmes sol-air se trouve près de Donetsk
    RIA Novosti

    17 juillet 2014, par Comité Valmy
    Ukraine/crash : une division de systèmes sol-air se trouve près de Donetsk
    MOSCOU, 17 juillet - RIA Novosti

    Une division de système sol-air Bouk de l’armée ukrainienne se trouve depuis mercredi dans la région de Donetsk (est de l’Ukraine) où un Boeing de Malaysia Airlines s’est écrasé ce jeudi faisant 295 morts, a appris RIA Novosti d’une source digne de foi à Moscou.
    "Selon un système de contrôle objectif, une division de systèmes Bouk des Forces armées ukrainiennes est arrivée
    mercredi dans la (...)

    La Russie va rouvrir l’oeil de Moscou à Cuba
    Al Manar

    mercredi 16 juillet 2014, par Comité Valmy


    La Russie va rouvrir l’oeil de Moscou à Cuba

    La Russie va rouvrir une station d’écoutes à Cuba, utilisée pendant la Guerre froide pour espionner les Etats-Unis, a annoncé mercredi le quotidien russe Kommersant, quelques jours après la visite du président Vladimir Poutine sur l’île.

    Moscou et La Havane ont donné leur "accord de principe" pour rouvrir la base de Lourdes, dont l’activité était gelée depuis 2001, ont indiqué plusieurs sources au sein du gouvernement russe, citées par Kommersant.

    "Les accords ont été finalisés lors de la visite du président Vladimir Poutine à La Havane vendredi", a indiqué le quotidien.

    Située à une vingtaine de kilomètres au sud de La Havane et à 250 kilomètres des cotes américaines, la base avait été fermée en 2001 par la Russie, en accord avec sa nouvelle politique de rapprochement des Etats-Unis, après les attentats du 11 septembre.

    Cette annonce intervient alors que la Russie manifeste à nouveau ces dernières années son intérêt pour l’Amérique latine et Cuba, et alors que la crise ukrainienne a provoqué la pire crise entre Russes et Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.

    "Tout ce que je peux dire, c’est : enfin !", a lancé une des sources à Kommersant, confirmant la réouverture de la base.

    "Lourdes a donné à l’Union soviétique des yeux dans toute l’hémisphère occidentale (...) Pour la Russie, elle sera aussi précieuse qu’elle l’était pour l’URSS", a estimé Viatcheslav Troubnikov, ancien dirigeant des Services de renseignement extérieurs russes, cité par Kommersant.

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, contacté par l’AFP, n’était pas disponible pour commenter cette information mercredi.

    Construite en 1964, deux ans après la crise des missiles à Cuba qui avait opposé les Etats-Unis à l’URSS, la base permet d’écouter les signaux radios des sous-marins et des navires ainsi que les communications satellitaires.

    Source : AFP 16-07-2014

     

     

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4780

     

    Rapport de situation des combats, Ukraine le 17 juillet

     

    Ukraine : La grande braderie de maïdan

    jeudi 17 juillet 2014, par Comité Valmy


    Ukraine : La grande braderie de maïdan

    Après la baisse des salaires, les licenciements de fonctionnaires et la hausse des tarifs de ces derniers mois appliqués en conformité avec le plan du FMI (hausse moyenne de 50 % du tarif de l’eau, de l’électricité et du gaz pour les particuliers en juin et juillet) le gouvernement issu du putsch du 22 février, prépare un maxi plan de privatisation.

    C’est ce qu’a annoncé Arseny IATSENIOUK lors du forum national agricole de Kiev.

    "Nous allons annoncer le plan de privatisation le plus ambitieux depuis 20 ans", a-t-il déclaré à la presse ukrainienne, en marge du forum.

    Iatseniouk a déclaré que le gouvernement examinera la semaine prochaine un projet de loi énonçant la liste des propriétés de l’Etat qui ne seront pas incluses dans les privatisations.

    Il estime qu’il devrait être privatisée, en particulier, la société "Ukrspirt" (société d’Etat spécialisée dans la production d’alcool industriel, de vodka et de liqueurs) et d’autres entreprises publiques "qui sont des objets de corruption, et non de développement de l’Ukraine". D’après les experts, devraient être aussi dans la charrette :

    - Le combinat chimique de la ville Soumy "Sumykhimprom" (principalement production d’engrais minéraux phosphorés) ;

    - le combinat chimique d’Odessa (le plus grand d’Ukraine) OPZ ("Odesski Portovi Zavod") ;

    - l’usine de pièces détachées pour centrales nucléaires "Trouboatom" de Kharkov (usine qui fournit le constructeur russe de centrales nucléaires Rosatom).

    La porte-parole du Fond de la propriété d’Etat Inna YAROVSKAYA a déclaré que la liste des entreprises privatisables sera communiquée d’ici quelques jours. Toujours d’après cette source, le gouvernement a fixé l’objectif du plan de privatisation : il doit rapporter 17,4 milliards de Hrivna (1.45 milliards $). En 2013, le total des privatisations (essentiellement des logements) s’était monté à 1.5 milliards de hrivna (150 millions $). Elle a aussi précisé que les règles d’attribution des lots par l’Etat ne seront pas changées cette année.

    Cette annonce a été faite juste avant l’arrivé de la mission du FMI, qui doit décider de l’attribution de la deuxième tranche de crédit au pays. IATSENIOUK compte sur une décision positive concernant ce crédit. L’annonce de ces privatisations a donc pour but de rassurer le financeur international. Selon les données préliminaires, il pourrait être fourni $1,5 milliard au pays pour la stabilisation de sa situation économique.

    Les oligarques mis au pouvoir par maïdan à tous les échelons du pouvoir vont donc pouvoir faire bombance sur les ruines de l’Etat ukrainien dans les prochains mois.

     

    Merci maïdan, merci l’union européenne !


    10 juillet 2014

    Source :

    http://business.vesti.ua/60465-jacenjuk-anonsiroval-masshtabnuju-gosudarstvennuju-rasprodazhu

    lemonderusse.canalblog

     

    Ukraine : La grande braderie de maïdan

    vendredi 18 juillet 2014

    Ukraine - Timochenko, le retour

    Timochenko: il est urgent que l’OTAN intervienne à plein contre la Russie !

    Kiev, le 17 Juillet (Navigator, Mikhail Ryabov)
    L'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko a exhorté l'Occident d’octroyer à l’Ukraine une assistance militaire immédiate et un balayage du Donbass des militants pro-russes.

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    Ukraine - Timochenko, le retour


      2014 (82)




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    Guerre de l’eau en Irak: La menace d’un nouveau Déluge

    Publié par Gilles Munier sur 4 Juillet 2014, 05:16am

    Catégories : #Irak

    Guerre de l’eau en Irak: La menace d’un nouveau Déluge

    Par Gilles Munier

     

    Il ne s’agit pas de faire du catastrophisme, mais les combats qui se déroulent en ce moment autour de deux barrages irakiens ont de quoi inquiéter. Daash (EIIL devenu Etat Islamique - EI - depuis la proclamation du califat), qui s’est emparé de celui de Falloujah et du lac Tharthar (1), assiège maintenant le barrage hydroélectrique de Haditha sur l’Euphrate, 2ème plus grand barrage d’Irak. Des combats trop proches pourraient en détériorer les vannes ou ébranler sa structure. Si les djihadistes s’en emparent, ils disposeront de l’énorme lac de retenue Qadissiya - du nom de la bataille victorieuse des Arabes musulmans contre les Perses vers 636 - et pourront menacer d’inondation les régions chiites du sud ou les assoiffer. En arrêtant les turbines, ils provoqueraient de graves perturbations dans l’alimentation en électricité de Bagdad. La façon dont Daash gère les barrages en sa possession en Syrie - Tichrin et de Tabqa (ou Thawra) - est plutôt rassurante (2). Mais, qu’arrivera-t-il lorsque Bachar al-Assad ordonnera à ses troupes d’en reprendre le contrôle ?


    Une vague de 10 à 20 mètres atteindrait Mossoul en 3 à 4 heures


    Le point noir, c’est le barrage Saddam – rebaptisé Chambarakat - situé sur le Tigre à 40 km au nord de Mossoul. En 2006, il était considéré par le Corps des ingénieurs de l’armée américaine comme le « barrage le plus dangereux du monde ». Construit sur du gypse dans les années 80, son fonctionnement nécessite le renforcement permanent de ses fondations. Des spécialistes disent que s’il cédait, suite à des combats ou à un entretien laissant trop à désirer, une vague de 10 à 20 mètres atteindrait Mossoul en 3 à 4 heures, à une vitesse d’environ 2 m/seconde. Une grande partie de la ville serait détruite. Les villages et les terrains agricoles bordant les rives du Tigre seraient ravagés et des quartiers de Bagdad se retrouveraient sous 3 à 5 m d’eau dans les trois jours. Selon des estimations, un demi-million d’Irakiens mourraient noyés (3).

    En 2004, Athel al-Nujafi, gouverneur de Mossoul, avait ordonné à la garnison de peshmerga qui assurait la « protection » du barrage Saddam de quitter les lieux et demandé aux troupes américaines de la remplacer. En 2007, David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, avait conseillé à Nouri al-Maliki d’en faire consolider les fondations et les Etats-Unis avaient accordé 27 millions de dollars pour le réparer, une somme insignifiante vu l’état du barrage et qui, de plus, avait été en partie détournée. Un mur de béton, enfoncé jusqu’à 67 m dans le sol, a été construit depuis autour des fondations : mais pas sûr qu’il retienne les 12,5 milliards de mètres cubes d'eau accumulés dans le lac de retenue.

    Depuis la prise de Mossoul par la résistance irakienne et Daash en juin dernier, le barrage Saddam (Chambarakat) est situé à la limite du territoire contrôlé par les nouveaux dirigeants de la province de Ninive. Que se passera-t-il si les Kurdes décident de s’en emparer ? On préfère ne pas y penser.

     

    Photo : Le barrage Saddam, rebaptisé Chambarakat

     

    Sur le même sujet, lire aussi :

    (1) Irak : Guerre de l’eau dans la province d’Al-Anbar (actualisé au 27/5/14)

    (2) Guerre de l’eau turco-syrienne : 7 millions de Syriens menacés

    (3) La bataille du barrage Saddam et la menace d’un nouveau « Déluge »

    et:

    Guerre de l’eau au Pays des deux fleuves, par Gilles Munier (mai 2006)

     

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    Documents secrets : la décision d’occuper Mossoul prise à Amman

     

     

    Actualité Ukraine et désinformation :

     

     

     

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    Mon opinion :

     

    J'avais annoncé voici 5 ans que la guerre mondiale pourrait partir de Crimée. Or Porochenko, pion d'USraël, menace de reprendre la Crimée. Ce sera la ligne rouge pour la Russie... eva

     

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