• Une remarquable analyse sur la diplomatie occidentale en Syrie (Colonel Caroline Galactéros)

     

    Mes articles sur le risque de guerre mondiale :

    Décembre 2016, le mois de tous les dangers

    (ajouté le 6.1.17: On a frôlé la guerre mondiale fin décembre, quand l'avion  TU-154 transportant les Choeurs de l'Armée Rouge, symbole de la puissance militaire russe, a été victime d'une attaque électronique, ACTE DE GUERRE afin de conduire la Russie a réagir. Pour sauver la paix, Poutine a menti sur les causes de l'accident)

    La France est-elle menacée par les choix militaires de François Hollande ?

     ;

    Des soldats syriens à Alep.,

    Caroline Galactéros : la bataille d'Alep ou la déroute de la diplomatie occidentale en Syrie

    • Par Alexis Feertchak
    • Mis à jour le 08/12/2016 à 19:02
    • Publié le 08/12/2016 à 18:57

     

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'Armée syrienne a repris plus de 70% d'Alep-Est aux rebelles. Pour Caroline Galactéros, d'autres pays pourraient se rapprocher de la Russie qui, en Syrie, a su protéger les structures étatiques malgré la curée internationale contre elle.


    Docteur en Science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (éd.Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).


    FIGAROVOX. - L'Armée syrienne a repris le contrôle de la vieille ville d'Alep qui était aux mains des rebelles. Est-ce un tournant décisif pour la Guerre en Syrie?

    Caroline GALACTEROS. - Cette avancée des forces du régime est importante. Après la libération d'autres quartiers d'Alep-Est, avoir pu extirper les djihadistes de ce dédale de rues et de souterrains et les contraindre à se replier vers le sud-est de la ville témoigne d'une dynamique militaire positive en faveur de l'armée syrienne. Surtout, l'exfiltration réussie de plusieurs dizaines de milliers de civils vers l'ouest de la ville prive les djihadistes de leurs «boucliers humains» … et les adversaires occidentaux du régime d'un argument médiatique lourd contre l'implication militaire de Moscou à ses côtés…

    Le recul des djihadistes à Alep n'est en effet que la manifestation d'une déroute militaire globale.

    La prise d'Alep, si elle devait se réaliser rapidement, constituerait un cap au plan des forces morales qui s'opposent dans cet interminable pugilat, mais surtout une victoire politique symbolique de prix qui conforterait un rapport de force de plus en plus favorable à la restauration de l'Etat syrien. Le recul des djihadistes à Alep n'est en effet que la manifestation d'une déroute militaire globale qui semble chaque jour plus inéluctable, et d'un rapport de forces russo-américain où Washington perd pied. Même John Kerry dans sa déclaration à Bruxelles du 6 décembre (lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN), semble jeter l'éponge, apparemment convaincu que la partie (i.e le renversement du régime syrien et l'éclatement du pays) est perdue, et cherche habilement à dédouaner l'Amérique d'un soutien aux mouvements rebelles radicaux devenu indéfendable et surtout sans issue. Sans issue… mais pas sans objet résiduel. La rivalité Washington-Moscou restera vive, au moins jusqu'à l'entrée en fonction de Donald Trump fin janvier prochain. De ce point de vue, la réduction de l'insurrection djihadiste à Alep n'est donc pas décisive, et l'administration Obama poursuivra sans doute son soutien au moins indirect aux groupes radicaux (notamment via la Turquie) pour pourrir au maximum le jeu russe et plus encore celui du nouveau Président, qui a déjà entrepris un dialogue avec Moscou pour sortir l'Amérique de ce bourbier. Peut-être un «deal» de type «blanc-seing à la Russie en Syrie contre mains libres à l'Amérique en Irak» pour redorer le blason US est-il en train de se nouer. La guerre ne va donc pas s'arrêter avec l'éventuelle reprise d'Alep. Elle cessera lorsque les puissances sunnites, les Etats-Unis mais aussi la France accepteront leur «échec» et chercheront sérieusement un compromis politique soutenable pour la Russie et l'Iran. Il faut pour cela que Ryad, Doha, Ankara, Londres et Washington admettent qu'il y a plus à gagner à négocier qu'à combattre, et sans doute aussi que Paris cesse de prendre des initiatives diplomatiques (du type de la conférence envisagée «des pays refusant la guerre totale»…) à contretemps et contre-emploi. Ces gesticulations dérisoires déconnectées de la marche réelle des évènements sont hautement contreproductives, même du seul point de vue égoïste de l'intérêt national. Nous ne reviendrons pas ainsi dans un jeu d'où nos maladresses et notre entêtement dogmatique nous ont exclus en nous déconsidérant.

    Dans quelle mesure la prise d'Alep consacre le retour militaire et diplomatique des Russes dans les affaires internationales?

    Ce retour de la Russie est à mon sens plus qu'une évidence. C'est une nécessité, n'en déplaise aux nombreux «experts» et commentateurs qui veulent contre toute évidence persister à voir le monde avec un regard de cyclope myope, de manière simpliste et manichéenne. Ils se trompent d'ennemi, par confort intellectuel et refus de se remettre en question. Leur responsabilité est en fait lourde dans la perpétuation du chaos et de la violence car en claironnant leur pensée indigente, ils sclérosent les lignes de fracture au lieu de contribuer à les dépasser. Il est pourtant urgentissime de reconnaître enfin que le modèle implicite des relations internationales qui a eu cours depuis 20 ans s'est définitivement fracassé contre ses propres excès. L'idéalisme moralisateur comme masque d'un interventionnisme rapace a fait des ravages qu'on ne peut plus ignorer. Chez les peuples victimes de notre empressement à les «libérer», mais aussi chez tous ceux que l'on croit ainsi convaincre de la prévalence du modèle occidental de développement politique, économique et social. Et l'effet boomerang de cette offensive qui ne dit pas son nom joue désormais à plein contre nous.

    La Russie offre un modèle alternatif de référence et surtout de protection plutôt convaincant.

    Profitant de cet échec patent, la Russie propose - à l'occasion du conflit syrien -, de rééquilibrer le jeu international, d'admettre sa multipolarité de fait et de se rapprocher de l'Occident dont elle s'estime encore pleinement partie. Surtout, elle offre un modèle alternatif de référence et surtout de protection plutôt convaincant: fiable, cohérent, pragmatique, résilient. Ne pas «lâcher Assad» en dépit de la curée internationale contre lui, et surtout protéger l'Etat syrien du démembrement a un impact non seulement à Damas et Téhéran, mais aussi au Caire, à Alger, à Dehli, en Afrique, aux EAU, à Ankara et même d'une certaine façon, à Ryad… La diplomatie du dialogue ouvert et sans exclusive (officiel ou discret) de Moscou avec tous les acteurs directs et indirects du conflit syrien va bien au-delà de la gestion optimale de ce seul drame. L'entreprise de séduction «à la russe» tous azimuts se poursuit. Les émissaires de Moscou, directs ou indirects (palestinien…), nouent des contacts, proposent des partenariats divers, des contreparties attractives à un appui aux positions russes sur ce que doit être la transition politique syrienne. Bref, les lignes bougent et, au lieu de les franchir, là encore, en France ou ailleurs, on oppose artificiellement la logique militaire à la diplomatique, comme si elles n'étaient pas étroitement liées. Comme si on pouvait décider de faire la guerre ou de négocier! Ça ne marche pas comme ça. Ce n'est pas la guerre comme seul mode d'action …ou la diplomatie hors sol dans le silence des armes. Seule la prise d'ascendant militaire sur le terrain et un rapport de force qui ne peut plus évoluer qu'à la marge permettent à un moment donné aux belligérants contraints et forcés, et à leurs parrains divers de s'assoir à la table de négociation de manière productive.

    Pour l'heure, les Russes ont marginalisé les Américains.

    Pour l'heure, les Russes ont marginalisé les Américains - qui ont déjà fort à faire pour «soutenir sans soutenir» les djihadistes et essayer de maitriser leur allié turc indocile. Ils dominent le front diplomatique et cherchent à réunir autour de leurs auspices exclusifs un panel crédible et représentatif de la diversité syrienne pour un processus politique qui débouchera sur des élections et surtout sur le maintien de l'unité syrienne même dans l'hypothèse d'une structure étatique fédérale. Mais à Paris, au lieu de s'insérer dans cette approche pragmatique, on persiste à criminaliser Vladimir Poutine, à parler d'Assad comme du bourreau unique de son peuple, à minorer le soutien populaire au régime de Damas pour accréditer l'idée qu'on pourrait, de l'extérieur, imposer un casting représentatif… qui pourtant a sombré sans équivoque dans le discrédit et en est lui-même réduit à proposer «de parler avec la Russie» pour ne pas quitter tout à fait la scène. Et la guerre continue.

    Quelles suites peut-on imaginer pour le régime de Bachar al-Assad?

    Assad n'est ni le (seul) problème, ni la solution. Cette polarisation sémantique elle aussi est hautement contreproductive. C'est un atout dans une négociation globale que chaque puissance intervenante essaie de valoriser au mieux. Si la reconquête militaire se poursuit à son avantage, il pourra sans doute négocier des conditions de sortie honorables pour lui et ses proches au terme d'un processus politique institutionnel et électoral auquel lui - ou d'autres de ses proches, membres éminents du régime - devront d'une façon ou d'une autre participer.

    Quel est le jeu de la Turquie alors que le pays poursuit au Nord de la Syrie son opération «Bouclier de l'Euphrate»?

    Ankara mène très habilement sa partie, ne renonce à aucune de ses ambitions régionales à la fois en Irak et en Syrie.

    La Turquie est revenue depuis juillet dernier pleinement dans le jeu politico-militaire régional. Al-Bab, qu'elle essaie d'encercler avec l'aide de ses rebelles affiliés de l'Armée syrienne libre (ASL), est un point stratégique entre Alep et la ville de Manbij qui est elle, tenue par les Kurdes, ennemi principal du pouvoir d'Ankara et de son point de vue bien supérieur en nocivité à Daech qu'elle a longtemps soutenu. Son idée de manœuvre - qui inquiète d'ailleurs fortement Damas - pourrait être de déloger Daech d'Al-Bab pour y prendre sa place, empêchant ainsi la réunification des zones kurdes tout en continuant à nourrir la lutte des islamistes radicaux contre le régime syrien via son «proxy» ASL notamment. D'une manière générale, on peut dire qu'Ankara mène très habilement sa partie, ne renonce à aucune de ses ambitions régionales à la fois en Irak et en Syrie, jouant tout à la fois de son appartenance à l'OTAN - qui sert les Américains dans leur jeu contre la Russie et les rend conciliants -, et de sa «réconciliation» avec Moscou qu'elle monnaie contre une tolérance russe à ses avancées militaires en Syrie.

    La réalité du conflit syrien donne-t-elle ainsi raison aux positions diplomatiques de Donald Trump et François Fillon?

    En diplomatie, pragmatisme, réalisme et visée éthique ne sont pas contradictoires.

    Pour moi, notre monde a un très urgent besoin de réalisme politique et stratégique. Il faut ouvrir, au nom même de l'apaisement de sa violence structurelle, une ère de coopération hyperpragmatique et à visée éthique (ce n'est pas contradictoire!) en abandonnant les utopies mortifères de l'idéalisme moralisateur qui ont pavé le monde de cadavres civils sacrifiés sur l'autel de notre ubris. Il faut revivifier les Nations Unies et revenir au respect de leur Charte fondatrice. La stabilité de l'ordre international dépend du respect de la souveraineté des Etats, de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et de l'exemplarité politique propre des démocraties occidentales, non de leur interventionnisme cynique sous des prétextes qui depuis longtemps ne convainquent plus que de grandes âmes au bellicisme refoulé qui depuis leur confortable cocon, décident de la vie ou de la mort de peuples entiers. Donald Trump est en train de s'entourer d'une équipe en matière internationale et de défense que je trouve de très bon niveau. Ses émissaires sont déjà à l'œuvre pour nouer des liens précieux. Nous aurons bientôt sans doute de bonnes surprises … et plus que nos yeux pour pleurer et faire oublier l'indigence de notre compréhension des enjeux diplomatiques et stratégiques liés à son arrivée au pouvoir. Notre docilité diplomatique envers l'Administration sortante, pourtant si mal récompensée, nous a empêchés d'accueillir l'alternance américaine comme un Etat du rang de la France aurait dû évidemment le faire: avec un respect du vote démocratique et un accueil ouvert au dialogue avec le nouveau pouvoir de Washington. Encore une fois, nous donnons des leçons, refusons la réalité d'un nouveau président qui nous déplait car il voit le monde sans lunettes roses et noires. Et nous nous enfonçons un peu plus dans la relégation diplomatique et stratégique. Sauf à mettre en œuvre très vite une complète refondation de notre politique étrangère sur une base souveraine, indépendante, réaliste, audacieuse et généreuse. Ce n'est pas un choix. C'est impératif. Il semble que le vainqueur de la primaire de la Droite et du centre en a une claire conscience. Il faut souhaiter ardemment qu'il trouve en Donald Trump tout autant qu'en Vladimir Poutine des interlocuteurs désireux de promouvoir un triple «reset» (des relations américano russe, franco-américaine et franco-russe) et de faire renaître un pôle occidental élargi, influent et attractif. Nous avons tout à y gagner.

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/08/31002-20161208ARTFIG00295-caroline-galacteros-la-bataille-d-alep-ou-la-deroute-de-la-diplomatie-occidentale-en-syrie.php

     

    Suivre Madame Caroline Galactéros,

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    Mon compte twitter d'infos non alignées, et d'alerte :

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    Les images que la TV ne vous montre pas, sur la libération d'Alep http://russia-insider.com/en/politics/russian-tv-has-best-footage-battle-aleppo-far-videos/ri18077

     

    A voir sur Alep et Syrie : Syrie: les journalistes ont vendu leur âme au diable! Mère Agnès-Mariam de la Croix

    http://reseauinternational.net/syrie-les-journalistes-ont-vendu-leur-ame-au-diable-mere-agnes-mariam-de-la-croix/

     

    Nabil Antaki : Le Maire d’Alep-Est sorti du chapeau des magiciens    
    http://reseauinternational.net/nabil-antaki-le-maire-dalep-est-sorti-du-chapeau-des-magiciens/

     

    De Pierre le Corf … un français présent dans Alep témoigne …

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    La France n’aurait jamais dû soutenir la rébellion syrienne, par l’archevêque d’Alep

     

    Les civils d'Alep des grands médias sont en vérité des blogueurs et des journalistes (VIDEO)

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    Alépins : «Quand les caméras s’éteignent, les Casques blancs laissent les gens sous les décombres»

    Lizzie Phelan de RT, qui est sur le terrain à Alep, a parlé à plusieurs survivants qui accusent les activistes antigouvernementaux d'être des «poseurs d'appareil photo, des voleurs et des pilleurs».

    Les militants financés par l’Occident et appelés «Casques blancs» ont fait la Une des journaux, les principaux médias les qualifiant de «héros de la paix» pour leur travail. Cependant, les habitants d'Alep récemment libérés par les forces gouvernementales syriennes ont une opinion toute différente.

    Les Casques blancs sont un groupe de défense civile soutenu par les Occidentaux, composé de «volontaires» opérant en Syrie. Alors que, officiellement, leur mission est d’assurer les premiers secours aux victimes de bombardements, les autorités syriennes et russes les ont accusés de répandre de la propagande antigouvernementale, de publier de fausses nouvelles et de maintenir des liens étroits avec des groupes terroristes islamistes comme le Front Fatah al-Cham, ce qui a été en partie filmé par le caméra.

    https://francais.rt.com/international/30687-syrie-alep-casques-blancs-activistes-poseurs-laissent-gens-sous-decombres#.WFLYeKyfaAI.twitter.

    Confirmation de la présence d’officiers de l’Otan à Alep?

    Le Conseil de Sécurité se réunit à huis clos

    http://reseauinternational.net/confirmation-de-la-presence-dofficiers-de-lotan-a-alep-le-conseil-de-securite-se-reunit-a-huis-clos/

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    Une remarquable analyse sur la diplomatie occidentale en Syrie (Colonel Caroline Galactéros)

    ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie

    Sur la Syrie,
    la France est en état d’extinction cérébrale
    Par Bruno Guigue

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    Tweets :

    Le syndrome d’Alep-Est,par Thierry Meyssan http://www.voltairenet.org/article194617.html … Voici qq extraits:Des habitants souffrent d’un grave trouble psychotique
    2) "Les grandes puissances encadrant les jihadistes d’Alep-Est font mine de s’intéresser au sort des habitants.. pour exfiltrer leurs soldats"
    3) Contrairement aux déclarations occidentales, les Syriens n’ont pas souffert de bombardements, mais de l’occupation,de la «charia» djihadiste

    Pauvre France tombée dans le ridicule absolu ! Nos bobos de gauche sont tombés dans le soutien aux guerres de l'OTAN, aux BHL fous, à l'EI !
    2) La "Goche" se dit anti impérialiste, et soutient les guerres de l'OTAN contre Libye ou Syrie progressistes ! @yjadot, @CecileDuflot etc
    3) La gauche bobo,"Plenel",est atlantiste,pro guerres OTAN ! https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/191216/lettre-ouverte-aux-journalistes-de-mediapart-et-quelques-autres

    (voir lien plus bas, actif, lui)

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    A lire absolument, Gauche bobo soutien de l'OTAN  :
    http://reseauinternational.net/cette-gauche-qui-sert-de-suppletif-a-lotan-par-bruno-guigue/

     

    Lettre ouverte aux journalistes de Mediapart (et à quelques autres)

    En optant pour un traitement à sens unique de la crise syrienne, les journalistes de Mediapart ont abandonné toute retenue déontologique pour verser dans la propagande de guerre la plus grossière. Lettre énervée d’un abonné dégoûté.
     

     

    La Syrie fait partie du plan de remodelage du Moyen-Orient. Révélation en direct sur la TV

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    Révelation en direct à la TV du plan de remodelage du moyen Orient

    (courte vidéo)

    Alep : Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie, démonte la propagande occidentale

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     BBC – Radio 4 – 21/12/16 – Le Cri des Peuples- 23/12/16)*

    Transcription :

    Journaliste : Durant les dernières heures, l’évacuation d’Alep a repris sous de fortes neiges. L’ONU confirme que les bus ont recommencé à circuler, transportant les gens à l’extérieur de la partie Est d’Alep. Les forces gouvernementales syriennes sont à l’arrêt, dans l’attente d’avancer vers la dernière enclave rebelle, scellant ainsi la plus grande victoire du Président Assad à ce jour dans cette guerre. Cela signifie-t-il qu’il est temps pour le Royaume-Uni de reconsidérer son soutien continu pour la soi-disant « opposition armée modérée » au Président Assad ? Doit-il reconsidérer sa perspective selon laquelle le Président Assad ne doit jouer aucun rôle dans le futur de la Syrie ? Peter Ford fut l’ambassadeur britannique en Syrie de 2003 à 2006. Peter Ford, pensez-vous qu’il est temps de reconsidérer les choses ?

    Peter Ford : Absolument, il serait grand temps. Nous nous sommes accrochés bien trop longtemps à l’illusion selon laquelle la soi-disant opposition modérée allait vaincre Assad. C’est maintenant évident avec la reconquête d’Alep par le gouvernement, il faut cesser de nous voiler la face et nous devrions regarder la réalité telle qu’elle est : Assad ne sera pas renversé par la force des armes ni à la table des négociations. Le Royaume-Uni doit à présent faire trois choses. 1/ Nous devons cesser de soutenir une opposition en déroute et divisée. 2/ Nous devons commencer à venir en aide au peuple syrien en levant les sanctions. 3/ Nous devons travailler avec les Russes sur un règlement politique de la situation qui aurait dû se produire il y a longtemps déjà.

    Journaliste : Mais comme nous le savons, pour beaucoup de dirigeants occidentaux, le règlement politique de la situation ne laisse pas de place à Assad. Boris Johnson, le Secrétaire d’Etat des Affaires Etrangères, a déclaré au mois de septembre dernier qu’il ne peut jouer aucun rôle dans le futur gouvernement de la nouvelle Syrie car tant qu’Assad sera au pouvoir à Damas, il n’y aura pas de Syrie à gouverner. Downing Street [le cabinet du Premier Ministre] a déclaré plus tôt ce mois-ci que la cruauté barbare dont ont fait preuve les forces du régime syrien démontrent que le Président Bachar Assad (sic) n’a aucune place dans le futur du pays.

    Peter Ford : Oui, mais c’est absurde. C’est vraiment absurde. Assad contrôle maintenant plus de 80% des zones habitées de Syrie. Il n’y a aucune raison pour que dans les mois à venir, lui et ses forces ne reprennent pas les 10, 15 voire 20% restants. Il sera alors le maître absolu du pays. Bien sûr, il y aura toujours des groupes mécontents de la situation. Mais dans toute l’histoire écrite de l’humanité, y-a-t-il eu une seule guerre civile d’une telle durée après laquelle tout le monde ait été satisfait d’un dirigeant ? Il n’y a pas de [Nelson] Mandela syrien. Il n’y a aucun [autre] dirigeant. Pouvez-vous me nommer ne serait-ce qu’un chef de l’opposition qui pourrait assumer le rôle d’Assad ? C’est absurde. C’est grotesque. Boris Johnson et Theresa May ont perdu contact avec la réalité. Donald Trump va prendre la relève, et s’il fait ce qu’il a annoncé, il va normaliser les relations avec la Russie, donner la priorité à la lutte contre Daech en Syrie et cesser d’œuvrer au renversement d’Assad. Quand allons-nous nous réveiller ?

    Journaliste : Vous avez dit être très préoccupé par le soutien du Royaume-Uni pour la soi-disant opposition armée modérée, et il y a effectivement aussi eu des plaintes et allégations d’abus à leur encontre. Néanmoins, si vous laissez le Président Assad en place pour la diplomatie future de la Syrie, cela ne reviendrait-il pas à fermer les yeux sur tout ce qu’il a fait jusqu’à présent ? Comme l’usage d’armes chimiques contre son propre pays ?

    Peter Ford : Ecoutez, ce soir, il y a un sapin de Noël et des festivités au centre d’Alep. Je pense que si Assad était renversé et que l’opposition était au pouvoir, vous ne verriez pas de sapin de Noël à Alep. La diabolisation du régime a pris des proportions grotesques. Même pour la fin de ce conflit avec les bus [d’évacuation] verts. Il n’y avait pas de bus verts à Gaza. Il n’y avait pas de bus verts lorsque l’OTAN bombardait la Yougoslavie sans merci. Cette campagne d’Alep est menée, dans ses dernières étapes, avec une certaine humanité. Ce n’est pas à la débâcle de l’humanité qu’on assiste, contrairement à ce que prétendent certains, mais à la débâcle de la rationalité. Où se trouvent les moindres preuves des prétendues atrocités, de Guernica, des massacres, du génocide, de l’Holocauste ?

    Alep : une foule en liesse célèbre Noël pour la première fois depuis 5 ans © Sayed Hasan

    Journaliste : Eh bien, je pense que beaucoup de personnes ne seront pas d’accord avec cela car elles ont vu des personnes fuir Alep-Est, les allégations selon lesquelles des gens ont été attaqués, empêchés de quitter la ville... Vous savez, il y aura ces allégations et elles feront l’objet d’une enquête. En attendant, il y a certes des critiques contre les deux côtés, oui, mais vous vous opposez violemment à énormément de figures de premier plan dans les gouvernements du monde, selon lesquelles, et je terminerai là-dessus, qu’il n’y a pas de place pour le Président Assad dans la Syrie de demain. Concluez sur votre pensée, et nous allons terminer l’interview dans quelques secondes.

    Peter Ford : C’est vraiment être aux antipodes de la réalité. Qui mettraient-ils donc à la place d’Assad ? Persister à vouloir renverser le régime en Syrie comme nous l’avons fait ailleurs, en Irak, en Libye, ne mène qu’à plus de souffrance chez les simples citoyens.

    Journaliste : Peter Ford, ambassadeur britannique en Syrie dans les années 2000, merci beaucoup.

    *Source : Le Cri des peuples (blog Médiapart)

    http://www.france-irak-actualite.com/2016/12/alep-peter-ford-ancien-ambassadeur-britannique-en-syrie-demonte-la-propagande-occidentale.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

     

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    «Les Casques blancs» participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
     

    Alep est réunifiée. Les masques tombent

     

    Syrie, le mythe médiatique des «rebelles modérés»

     

    Qui est vraiment le Président Assad ?

     

    Le médecin Assad

     

    Document exceptionnel, rare, sur ASSAD. ARTE avant les mensonges grotesques d'aujourd'hui, supprimé par la chaîne de BHL car trop gênant. Assad dictateur ? Non, un humaniste aimé, marchant sans escorte, sans protection ! A sauvegarder, à relayer !

    Assad n'est pas un dictateur! La vidéo BOMBE qui dérange Arte,et qui peut rétablir la vérité 

     

     

     
     
     
    La guerre contre le FCFA est déclarée !
     
     
    «Les Casques blancs» participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
     
     
    L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française

    2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

    http://www.resistance-politique.fr/archives/3024


    L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement

    http://reseauinternational.net/lhecatombe-de-la-guerre-de-syrie-six-ans-apres-son-declenchement/

     

    Les U.S.A débarquent encore en Europe pour attaquer la Russie !

     

     

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  • Commentaires

    1
    ahura
    Lundi 12 Décembre 2016 à 07:09

    Je l'ai toujours dit, le salut de la France ne peut passer que (provisoirement) pas l'Armée afin de nettoyer le terrain  et d'éradiquer l'ivraie !

    2
    Mardi 13 Décembre 2016 à 21:30

    On pense pareil, toujours...

    3
    ahura
    Mercredi 14 Décembre 2016 à 16:42

    Je suis fier d'être né au pays de Descartes, fier d'avoir eu deux grands pères qui ont fait la deuxième guerre mondiale et fier d'avoir conservé ma liberté de penser et de ne pas prendre pour argent comptant ce que racontent les putes de journalistes et les zexperts . Je ne crois que ce que je vois comme la présence de lobbys tant sur les chaines de télé qu'au gouvernement. Ma devise est fait toujours le contraire de ce qu'ils te suggèrent ! Ils défendent leurs intérêts et ceux de leurs maîtres mais pas les tiens ! Ce ne sont que des chiens ou des putes comme tu le veux !

    4
    Jeudi 15 Décembre 2016 à 02:19

    Et nous somme fiers de toi et de ta famille, eva-chantal

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