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    La Russie et l’Occident : la lutte à mort en Europe
    Défense
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    Faut-il s'attendre à une nouvelle guerre mondiale ? A force de regarder le spectacle désolant des relations internationales contemporaines, de telles idées viennent spontanément à l'esprit. Mais sont-elles justifiées ? L'expert senior du Centre des recherches militaro-politiques Mikhaïl Alexandrov répond aux questions d'Inna Novikova, rédactrice-en-chef de Pravda.ru.

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    Mikhaïl Alexandrov. Pourquoi la Syrie est-elle tellement importante ? Cela semble être un point où les grandes contradictions planétaires s'interfèrent. Pour comprendre pourquoi aujourd'hui le conflit nucléaire est possible entre la Russie et les Etats-Unis, il faut saisir l'essence même de ce qui se passe en Syrie actuellement. A s'en tenir à la logique d'un conflit local, il devient insensé d'anticiper une montée aux extrêmes à cause d'une ville comme Alep. Mais en fait, il n'en est rien, car il s'agit d'un abcès qui traduit le conflit global sous-jacent entre les deux civilisations régissant le monde - orientale et occidentale. Ce conflit ne date pas d'hier : il dure depuis plusieurs siècles.



    Voici venir maintenant le moment crucial où l'Occident s'est senti en perte des forces et de vitesse un peu partout à travers le monde. La multipolarité progresse, d'autres civilisation se renforcent : islamique, chinoise, hindoue. Et avant toute autre chose, ces tendances se révèlent dans l'économie. Alors pour soutenir ses positions économiques et politiques, l'Occident ne peut faire recours qu'à un seul outil - la force brute.



    Qui alors peut contrer l'Occident sur le plan militaire?Jusqu'aujourd'hui rien qu'un seul pays en est capable - la Russie. Qui plus est, la civilisation russe est la seule à proposer activement un agenda différent c'est-à-dire une alternative dans les relations internationales. Ainsi, c'est l'avenir même de la civilisation occidentale qui est en jeu. S'ils n'arrivent pas à obtenir la suprématie militaro-politique globale, alors ils sont condamnés à perdre la bataille économique ce qui entraînera évidemment la nécessité de renoncer aux privilèges et préférences qu'ils s'étaient octroyées. Le niveau de vie dans l'Occident va baisser considérablement et ils ne seront plus en mesure d'influencer la prise des décisions au niveau mondial. Se posera alors la question sur leur vrai rang et le vrai rôle qu'ils sont appelés à jouer dans le monde contemporain.



    La Russie ne peut absolument se faire à l'idée de l'aspiration de l'Occident à dominer le monde. En principe, cette aspiration contredit les intérêts de tout un chacun : ni en Afrique, ni en Amérique Latine, ni ailleurs personne ne semble le vouloir. Mais la plupart a peur de s'insurger parce qu'ils comprennent qu'ils seraient écrasés. L'Occident fait étalage tout le temps des exécutions exemplaires : la mise à mort de Milosevic, ou de Saddam Hussein, ou encore celle de Moammar Kadhafi.



    Pourquoi la Russie est-elle intervenue alors aujourd'hui en Syrie ? Je crois qu'il s'agit d'un acte de vengeance de la part de Poutine à Obama pour ses exactions en Ukraine. Si les affaires allaient bon train en Ukraine, nous aurions pu ne pas intercéder en faveur de la Syrie. Mais Obama nous a lancé un défi : il a pénétré l'espace post-soviétique, a ourdi un coup d'État et a mis au pouvoir un régime franchement russophobe. Autrement dit, il a créé une situation qui menace ouvertement notre sécurité nationale. L'Ukraine n'est pas la Géorgie - c'est un territoire énorme où nous avons des intérêts substantiels. Alors notre direction a compris : si aujourd'hui nous nous laissons faire, si nous ne réagissons d'aucune manière, alors demain ils se mettront à démanteler la Russie, à son tour. Une réponse s'en est suivie : en Crimée, dans le Donbass et ensuite notre intervention en Syrie. Alors maintenant nous l'emportons en Syrie ce qui signifie qu'il existe une réelle possibilité d'arrêter nos « partenaires ».



    - Arrêter qui : DAESH ou les Américains ?



    Mikhaïl Alexandrov. Quel est le vrai but de la soi-disant opposition pro-américaine en Syrie ? Ils doivent renverser le régime d'Assad et créer un régime sunnite pro-occidental qui serait supervisé par les alliés des Etats-Unis, tels que l'Arabie Saoudite et le Qatar. C'est ces pays justement qui sponsorisent l'opposition sunnite en Syrie. Après quoi, le pays se transformera, à proprement parler, en allié de l'Occident et en un vivier du terrorisme international. Il est à comprendre que DAESH et al-Nusra (organisations interdites en Russie), c'est des organismes créés par l'Occident, la CIA dans le but de déstabiliser les régimes. Avant autre chose, le régime chiite, en Irak, quand il s'est mis à progresser en direction de l'alliance avec l'Iran.



    A leur tour, les Américains ont commis une erreur en résolvant, de façon irresponsable, le problème du changement du pouvoir en Irak post-husseinien et, de fait, y ayant mis aux commandes, la majorité chiite unipolaire. Alors ce pouvoir a entamé, naturellement, le rapprochement avec l'Iran qui est un pays chiite. En Syrie, les mêmes chiites et les alaouites sont, eux aussi, au pouvoir. S'y est instauré alors « un axe chiite », extrêmement dangereux pour l'Occident. Il l'est parce que l'ensemble est présidé par l'Iran, un Etat souverain et indépendant qui milite pour un système polycentrique dans les rapports internationaux. L'Occident rêve d'« écraser » encore l'Iran.



    En Irak, Les Etats-Unis ont créé DAESH pour enlever au gouvernement local chiite la possibilité de contrôler tout le pays et aussi pour faire pression sur ce gouvernement. C'est un peu comme s'ils disaient : « Si vous n'allez pas coopérer avec nous, nous nous en irons, mais alors DAESH se mettra à notre place et vous égorgera tous. Comme résultat, DAESH « s'est incrusté » en plusieurs villes, y a fait provision d'armes et ensuite s'est mis à faire la guerre en Syrie.



    Il faut comprendre que DAESH, ou encore al-Nusra, ne sont que des instruments de la politique internationale de l'Occident. Alors quand certains de nos dirigeants proclament une sorte d'alliance avec l'Occident pour lutter contre le terrorisme, c'est une carabistouille. En fait, il s'agit d'un enjolivement diplomatique rendu public par notre direction, mais d'aucuns ont feint de le prendre au sérieux. A vrai dire, existe-t-il un moyen de collaborer avec ceux qui ont mis toutes leurs ressources médiatiques, diplomatiques et politiques au service des organisations terroristes, qui nous imposent un cessez-le-feu pour ravitailler al-Nusra en munitions et denrées alimentaires ? Il nous incombe tout bonnement d'achever l'opposition pro-occidentale à Alep et mettre fin à tout ce babil.



    - Vous avez dit que la Syrie est notre vengeance pour l'Ukraine. Comment peut-on avoir ce genre de raisonnement ? Est-ce judicieux ?



    Mikhaïl Alexandrov. J'entendais, bien sûr, une « vengeance politique ». Cela veut dire qu'il s'agissait de renvoyer l'ascenseur et point que notre président s'en est courroucé à titre personnel et a envoyé notre armée en Syrie. Non, ce n'est absolument pas une offense personnelle. Il s'agit d'une réponse stratégique sur l'échiquier dont le but est de châtier l'Occident et endiguer ses ambitions en lui montrant qu'il ne devait plus agir de la sorte, qu'il devait tenir compte de nos intérêts respectifs sinon il lui en cuirait à la puissance 100 et pas qu'en Syrie, mais dans bien d'autres régions du monde aussi.



    - Je reviens vers l'une de vos déclarations que vous aviez faites dans une interview : « La Russie doit être prête à mener une guerre nucléaire et y vaincre ». Est-il vraiment possible de remporter la victoire dans un conflit nucléaire lorsque, selon vous, tout l'Occident se dresserait contre nous ?



    Mikhaïl Alexandrov. Je vous explicite mon idée... Les Etats-Unis sont loin de nous et il leur est difficile de transférer une grande quantité de troupes ici. Quand bien même ils le réussiraient, que pourraient faire quelques 5.000 - 6.000 soldats débarqués en Sibérie? Ils y crèveront dans deux semaines. En Europe, ceux qui veulent nous faire la guerre ne sont pas tellement nombreux. Mais quoi, vous croyez vraiment que la Bulgarie en rêve ? Il se peut bien que leur Boïko Borissov (premier-ministre) le veut pour de bon, mais les autres Bulgares - j'en doute fort. Voter c'est une chose, mais guerroyer c'en est une autre. Les Tchèques, les Hongrois, les Slovaques - personne ne partira en guerre. Peut-être bien les Allemands, les Polonais et les Roumains aussi bien que certains pays du Benelux. A bien y regarder, il n'y a qu'une partie peu signifiante du monde occidental qui peut nous faire la guerre.



    Alors il nous est parfaitement possible d'instaurer une parité quant à la quantité de troupes engagées au combat même s'ils réussissent à faire venir encore des troupes d'ailleurs. Mais c'est là que le facteur des armes nucléaires tactiques entre en jeu. Nous avons une supériorité dans ce domaine par rapport à l'Occident et nous pouvons détruire immédiatement toutes leurs grandes bases militaires, grands centres de production militaro-industrielle, centrales, ponts... Comme résultat, toute leur infrastructure militaire sera désorganisée. Alors comment pourraient-ils nous faire la guerre ? Vous croyez qu'ils viendraient chez nous comme ça, à pied, en hiver ?



    - Mais ils ont bien un système de défense anti-aérienne ! Ils ont un tas d'armes sophistiquées !



    M. Alexandrov. Sornettes !



    - Et que faites-vous du concept de la frappe instantanée globale ?



    M. Alexandrov. Mais quelle frappe globale ?!! Mais Bon Dieu, c'est d'une sottise ! Tout ça a été monté de toutes pièces par les experts militaires cherchant à semer la pagaille dans la société ! Parce qu'en fait, si on analyse bien les choses, les Américains n'ont pas d'armes pour un tel coup global-éclair. Leurs missiles de croisière de type conventionnel - « Tomahawks » - n'ont qu'une portée limitée de 1.500 km. D'où vont-ils les lancer si vous prenez le soin de regarder une carte ? Bon ! Ils peuvent encore atteindre les frontières de notre Etat. Mais, en vertu du Traité sur les missiles de courte et moyenne portée, ils n'ont pas le droit de les mettre en Ukraine aussi bien qu'en Pologne. Ils peuvent, bien sûr, les disposer dans les bassins de la mer Baltique et de la mer Noire, mais là-bas tout est dans le collimateur de nos systèmes de défense maritime. Une frappe instantanée globale est du domaine des contes de fées. On ne peut le monter au niveau actuel des technologies dont disposent les Etats-Unis.



    Les théoriciens militaires discutent, bien sûr, de la forme que peut épouser un conflit militaire entre nous et l'Occident. C'est bien parce que l'administration d'Obama se comporte de façon imprévisible. Mais les militaires, quant à eux, raisonnent en termes concrets : ils ne gravitent pas dans les sphères stratégiques. A titre d'exemple, d'aucuns proposent de créer aujourd'hui une zone interdite de survol au-dessus de la Syrie. Ainsi l'Occident pourrait abattre nos avions-intrus et nous promettons de faire de même. Dans l'Occident, ils peuvent considérer qu'ils auraient là-bas plus de bases sur le terrain et qu'ils pourraient abattre tous nos avions. Mais nous n'allons pas nous laisser faire, c'est clair ! Nous les attaquerions alors dans les pays Baltes où nous avons une priorité stratégique. Un couple de nos divisions en viendra à bout en une seule journée en neutralisant leur seule brigade.



    - Mais notre concept ne prévoit pas de frappe nucléaire préventive - juste une frappe en représailles. Quant aux Américains, leur Livre Blanc comporte bien le concept d'une frappe nucléaire préventive...



    M. Alexandrov. Je vais vous mettre un peu les points sur les i... C'est vrai que nous avions dorénavant un concept de frappe en représailles, mais cela fut du temps du feu Brejnev quand nous avions une suprématie militaire par rapport à l'Occident en Europe. Nous n'avions alors aucun besoin de porter un tel coup les premiers. Aujourd'hui la situation a changé du tout au tout parce que l'OTAN possède maintenant un potentiel prédominant en Europe. Alors s'ils lancent une offensive, alors notre concept préconise bel et bien le premier tir des armes nucléaires tactiques. C'est écrit en lettres d'or dans notre Livre Blanc sur la Défense.



    Pour ce qui est de l'Occident, c'est bien ses stratèges qui ne voudraient pas d'utilisation d'armes nucléaires tactiques, c'est pourquoi ils nous appellent à y renoncer. Pour la même raison Obama s'est mis à pérorer à la Brejnev de type « nous nous engageons à ne pas utiliser les armes nucléaires en premiers »...



    - Je ne sais pour Obama, mais pour ce qui est de vous, vous raisonnez bien comme Ronald Reagan...



    M. Alexandrov. Affirmatif ! C'était bien les propos de l'OTAN de naguère. Du temps de « la guerre froide », l'OTAN avait le concept d'une réponse souple. Cette doctrine prévoyait qu'au cas où nos troupes s'avanceraient en Europe Occidentale, les Occidentaux pourraient alors avoir recours aux armes nucléaires tactiques. Alors, de fait, nous n'avons fait qu'adapter leur concept à nos conditions locales. La roue a tourné et nous nous retrouvons dans leur situation, comme dans un miroir. C'est pourquoi ils n'ont aucune chance en cas d'une guerre en Europe.



    - Mais certains généraux américains persistent à affirmer que la guerre avec la Russie sera rapide, mortifère et est presqu'inévitable.



    M. Alexandrov. Je demande à voir comment ils veulent réaliser tout ça ! Quelles sont leurs ressources ? Où leurs coups seraient-ils dirigés ? Qu'ils nous expliquent comment ils veulent nous vaincre en deux semaines ! Hitler a, lui aussi, escompté faire éclater l'Union Soviétique en deux mois. Mais il avait au moins quelques arguments rationnels. Il espérait que les habitants de l'URSS abhorraient à un tel point le régime bolcheviste qu'au premier coup porté, il s 'écroulerait tout seul. Aujourd'hui c'est l'inverse : toute la nation a fait union autour du président. Vous n'avez qu'à passer en revue son taux de popularité à travers le pays. Ca joue surtout quand le président annonce une initiative politique et qu'il agit avec fermeté comme ça a été le cas en Crimée et en Syrie. Si, à titre d'exemple, il décide de renverser le régime de Kiev, pour ses menées contre le Donbass, j'estime qu'il n'en deviendrait qu'encore plus populaire.



    - Des propos assourdissants sur la soi-disant occupation du Donbass et de la Crimée par la Russie, sur les gens qui y sont opprimés sont exprimés par la bouche des organismes internationaux du plus haut niveau. S'agit-il là-aussi d'un phénomène de « fissure tectonique civilisationnelle » ?



    M. Alexandrov. Cela ne témoigne que du fait que nous avions eu tort d'adhérer à ces organismes. A titre personnel, ça fait belle lurette que je me suis prononcé pour le départ de la Russie de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) aussi bien que du Conseil de l'Europe à proprement parler.



    C'est de vrais organismes russophobes. Notre présence à leur sein relève d'une sottise monumentale. Aujourd'hui nous sommes à couteaux tirés avec l'Occident, mais, en principe, ça ne date pas d'hier. Les réminiscences des idées pro-occidentales bourrées dans les crânes de nos compatriotes par Gorbatchev et Eltsine nous empêchent d'avancer. En fin de compte, déjà en 1812, les Français écrivaient que les Russes mangeaient les enfants. Qu'ils continuent ! Nous nous en soucions comme d'une guigne !



    - Autrement dit, vous préféreriez que l'on se replie sur nous-mêmes ?



    M. Alexandrov. Pourquoi se replier ? Il faut juste s'émanciper de l'Occident. Par exemple, l'Inde n'est pas un membre de l'APCE ; et l'Iran non plus ! A mon sens, l'Europe n'est qu'une notion géographique. Nikolaï Danilevski a poussé le bouchon en affirmant qu'il ne s'agissait point d'un concept civilisationnel. Il existe la civilisation occidentale, soit ! Et il existe la civilisation orthodoxe ! Nous sommes une civilisation orthodoxe et nous sommes différents, en maints points, par rapport à la civilisation occidentale. Cela fut la conclusion de tous nos grands philosophes.



    Et ce n'est pas qu'un conflit entre l'orthodoxie et le catholicisme comme deux branches du monde chrétien. Il y va du conflit entre la civilisation orthodoxe dont le centre est incarné par la nation russe et la civilisation occidentale - polycentrique, mais unie par les valeurs en commun. Ce conflit civilisationnel est inéluctable. Il fut de tous temps et il va se prolonger dans l'avenir. Mais quelle forme épousera-t-il ? C'est là le problème !



    Je ne comprends pas quel serait le résultat escompté si nous participons au fonctionnement de maints organismes européens... Comptons-nous gagner la civilisation occidentale ? Mais pour ce faire, il faudrait que nous renoncions à notre propre essence civilisationnelle, nous devrions les mimer, nous devrions reconnaître les mariages homosexuels, le féminisme et tout le reste qui fait partie de leurs « valeurs occidentales ». Et pourquoi faire ? Nous avons notre propre civilisation et nous devons en développer les principes. A ne prendre que les Iraniens qui sont sensiblement en retard par rapport à nous, qu'il s'agisse du domaine économique ou technico-scientifique, ou encore les Chinois, ces peuples ne veulent pas adapter leurs civilisations au creusent occidental. Alors pourquoi le ferions-nous ? Sommes-nous les cancres réussis pour copier sur les autres ? En revanche, ce qui est bien, c'est des échanges culturels, des recherches scientifiques en commun, mais pourquoi devons-nous coopérer avec les organismes où on nous passe régulièrement à tabac, ou bien, même si ce n'est pas toujours le cas, où l'on nous fait la morale ?!

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  • L’Estonie se prépare à mener une guérilla en cas d’invasion russe

     

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    Alors que, craignant les intentions de la Russie, la Lituanie sensibilise sa population aux risques d’espionnage, l’Estonie se prépare à une éventuelle invasion russe en s’appuyant sur les 25.400 volontaires de la Ligue de défense estonienne, une formation paramilitaire qui dépend des forces armées du pays.

    Comme le souligne le New York Times, qui a publié un reportage sur ces volontaires estoniens, Tallinn n’a pas les moyens militaires de s’opposer aux forces russes. Et ce n’est évidemment pas la clôture de 2,5 mètres de hauteur que les autorités estoniennes entendent ériger le long de la frontière avec la Russie qui empêchera les blindés de passer.

    En outre, même si l’Estonie est membre de l’Otan et, qu’à ce titre, le pays accueillera un gros bataillon sous commandement britannique dans le cadre d’une renforcement du flanc oriental de l’Alliance, l’on pense à Tallinn que les États-Unis et l’Europe n’iront pas jusqu’à une confrontation avec la Russie en cas d’invasion. Et cela en dépit de la clause de défense mutuelle de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord. Du moins, c’est ce le sentiment que rapporte le New York Times.

    D’où la formation des volontaires de la Ligue de défense estonienne à la guerre insurrectionnelle, associée à un programme de distribution d’armes (des fusils AK4, version suédois du G-3 d’Heckler & Koch) au sein de la population.

    « Le meilleur moyen de dissuasion est non seulement des soldats armés mais aussi des citoyens armés », a justifié le général Meelis Kiili, le commandant de la Ligue de défense estonienne. En outre, pour lui, la guérilla « devrait commencer immédiatement après l’invasion. »

    À cette fin, les volontaires estoniens sont entraînés à manipuler des armes et à mettre au point des engins explosifs improvisés. Ils reçoivent également des formations aux premiers secours ainsi que des cours desurvie et apprennent à reconnaître les matériels utilisés par les forces russes. Des « compétitions » sont ainsi organisées régulièrement pour mettre tout cela en pratique.

    « La guerre de partisans est notre seul moyen », a expliqué Jaan Vokk, un ancien caporal de l’armée estonienne, qui a servi en Afghanistan. « Nous ne pouvons pas égaler leurs blindés. Nous devrons nous regrouper dans de petites unités et détruire le plus possible de leurs convois logistiques. Nous devrons les ‘piquer’ partout où nous le pourrons », a-t-il confié au quotidien américain.

    http://www.opex360.com/2016/11/02/lestonie-se-prepare-mener-guerilla-en-cas-dinvasion-russe/

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    Les bombes de François Hollande ne tuent pas

    Jacques-Marie BOURGET

    N’étant pas pilote de chasse, ni doté des ailes d’un ange, c’est donc aux côtés des gens ordinaires, depuis le plancher, que j’ai vécu à peu près tous les bombardements depuis un demi-siècle de guerres. Et je peux vous assurer que les bombes, même « chirurgicales » tuent. Et surtout des innocents. Pour entrer dans l’intime, j’ai aussi fait du journalisme pour tenter, modestement, de dire que les guerres ne sont pas jolies. J’ai échoué. François Hollande – et les supporters des tueries justes – n’ont toujours pas découvert que cette horreur provoque le chaos et la mort. A leur tour – un siècle plus tard – ces pacifistes à sens unique, militants des « frappes humanitaires », vivent-ils la sidération qui a touché de nombreux journalistes en 1914 ? Ceux qui couvraient le front au début de la Grande guerre et qui titraient ainsi leurs articles : « Les balles boches ne tuent pas ! ».

    Seules tuent les bombes russes et leurs clones syriennes. Et j’ose ajouter que les fameux « barils d’explosifs », lancés par l’aviation de Damas et qui, indignent à juste titre les Pujadas, sont moins meurtriers qu’un unique missile vendu par Matra. Je vais vous révéler un autre secret : la guerre c’est la guerre. Et c’est une saloperie. Et cela inclus donc les mortiers et obus, parfois chargés de gaz, lancés à Alep par les exemplaires djihadistes « modérés ».

    Revenons aux fondamentaux : une guerre est toujours bonne. On dit « il nous faudrait une bonne guerre ». Sauf que l’appréciation, le sens du bon, change de champ quand on franchit la ligne de front.

    Prenez l’exemplaire François Hollande, à l’époque de la si regrettée SFIO. Son maître Mollet, la cigarette au bec, a jadis copieusement bombardé douars et mechtas en Algérie... Pas de quoi faner une rose. Les chats ne faisant pas des chiens, Hollande est fidèle à la doctrine, c’est à son tour un Lucky Luke de la bombe. Un temps, comme le ridicule héros d’une opérette d’Offenbach, il a trépigné en poussant des cris : « Il faut bombarder Damas ! ». C’était supposer que les célestes et explosives ferrailles, chéries de l’Elysée, n’allaient tuer que des méchants ? Oublions qu’il y a deux mois, visant de fourbes et cruels djihadistes dans la région de Raqqa, les Rafales français ont volé les vies de plus d’une centaine de paysans. Hermétiques jusqu’au bout aux principes humanistes de la guerre d’ingérence, ces sans-dents ont ignoré qu’ils allaient mourir pour une juste cause.

    Les indignations sont comme les guerres, asymétriques. Ainsi, pendant qu’à juste titre nous pleurons sur les martyrisés d’Alep (ceux des deux « camps »), équipés de bombes françaises l’Arabie Saoudite – aidée du merveilleux Qatar – pulvérisent des centaines de vies au Yémen. Qui les pleure ? Personne puisque les maîtres des sanglots, Le Drian et Pujadas, rient dans ce cimetière.

    Je vois encore les yeux épouvantés des Serbes quand l’OTAN a fait pleuvoir les missiles Tomawak, ceux du bon droit, sur Belgrade et le Kosovo... Avant, en 1991, j’avais vu ceux des Irakiens purifiés eux aussi par le feu céleste. Avec dans le lot quelques bombes signées « Tonton », un président français qui ne mégotais pas avec les valeurs coloniales de son parti. La faute à Saddam Hussein. L’imbécile autocrate avait tenté de récupérer le Koweït, une version locale de « l’Alsace-Lorraine ». Une petite péninsule, en fait un bidon de pétrole, mis de côté par les anglais quand ces derniers ont naguère dépecé le Moyen Orient en traçant les frontières au mieux de leurs intérêts.

    J’étais donc à Bagdad le jour un avion furtif étasunien a largué deux bombes sur un abri d’al-Amirya. Quand je suis arrivé le béton du bunker perforé étant si brûlant qu’il a fallu des heures avant de pouvoir y pénétrer. A l’intérieur on a compté quatre cents femmes, vieillards et enfants, ou du moins leurs restent carbonisé. Avez-vous entendu dire que les Etats Unis ce sont excusés pour ce crime ? Que le pilote a été mis en prison ? Que la CPI a diligenté ses implacables procureurs ? Non puisque cette justice « blanche » agit seulement contre les trublions noirs quand ils nuisent à l’Occident. Avez-vous entendu dire, aussi, que les bourreaux israéliens de Sabra et Chatila et leurs mercenaires libanais, où les bombes étaient des balles et des couteaux, ont été sanctionnés, simplement réprouvés ? Non. L’ONU a alors dénoncé « un acte de génocide » puis le monde juste, celui qui veille sur des Droits de l’Homme qui lui tiennent lieu de CAC 40, est revenu à ses vraies valeurs : l’argent.

    Tout ce chaos de souvenirs pour vous répéter que la guerre ne porte jamais de dentelles. Qu’elle est, toutes bombes confondues, barbares et injuste. Et que ce ne sont plus les militaires mais d’abord les civils qui y perdent la vie. Imaginez les jours tranquilles du pilote de drone installé dans une chic banlieue étasunienne... Le midi il va chercher ses gosses à l’école, l’après-midi il tue, et le soir rentre chez lui pour tondre la pelouse ; avant de regarder une série à la télé. Elle n’est pas belle la mort.

    Chronique publiée dans le numéro de Novembre du mensuel Afrique-Asie

    »» https://blogs.mediapart.fr/jacques-marie-bourget/blog/311016/les-bombe...

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  • Bachar el-Assad : la Syrie connaît déjà l’odeur de la troisième guerre mondiale

    Lire aussi mon Dossier guerre mondiale

    Du conflit en Syrie à une guerre générale ? - Le porte-avions Charles De Gaulle menacé

     

    © Sana Sana Source: Reuters
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    Dans une interview accordée au journal russe Komsomolskaïa Pravda, le président syrien a évoqué la crise syrienne qui déchire le pays depuis cinq ans, le terrorisme et la position de l’Occident à l’égard de Damas.

    «L’odeur de la troisième guerre mondiale se fait sentir dans l’air»


    Les tensions globales, et surtout en Syrie, dégénèrent en troisième guerre mondiale, selon le président syrien qui considère que les Etats-Unis n’ont jamais mis fin à la guerre froide de leur côté. «Aujourd’hui, nous observons la situation [en Syrie], semblable à une guerre froide en état de développement… Nous voyons l’escalade du conflit, dont le but principal est de maintenir l’hégémonie américaine sur le monde, de ne permettre à personne d’être un partenaire sur la scène politique ou internationale, qu'il s'agisse de la Russie ou même de leurs alliés en Occident. C’est pourquoi l’odeur de la troisième guerre mondiale se fait sentir dans l’air – mais ça n’est pas encore un affrontement militaire direct», fait remarquer le président syrien.

    © Reuters TV Source: Reuters

    Lire aussi : Par ses choix, l’Occident s’expose à une «guerre froide» plus risquée encore, pour l’ex-chef du MI6

    «La guerre en Syrie est à l’origine du conflit entre la Russie et les Etats-Unis»

    Bachar el-Assad a reconnu que le conflit syrien avait aggravé les relations russo-américaines. Selon lui, le problème est que Moscou et Washington ont des idéologies et des approches différentes. «La Russie veut lutter contre le terrorisme, pas seulement à cause de la Syrie et de la Russie elles-mêmes. Elle veut lutter pour toute la région, pour toute l’Europe et pour tout le monde… Les Américains sont sûrs, depuis la guerre en Afghanistan dans les années 1980 et jusqu’à présent, que le terrorisme est un atout qu’on peut toujours mettre sur la table», a-t-il expliqué.

    Lire aussi : Négociations sur la Syrie : Poutine accuse la France d'avoir cherché à «envenimer la situation»

    «L’Occident n’a pas besoin de vérité»

    «Tous les médias étrangers tirent leurs informations sur la situation en Syrie de l’étrange organisation appelée "Observatoire syrien des droits de l’homme", qui comme je l’ai compris, est constituée d’une personne [qui habite à Londres]», a estimé le président syrien en l’expliquant par le fait que l’Occident «n’a pas besoin de faits réels». «La plupart des gens, en Occident, ont des cerveaux lavés concernant de la Syrie, l’Ukraine et la Russie. L’Occident a réussi à influencer l’opinion publique. Le lavage de cerveaux est un de ses outils», a-t-il ajouté.

     

    «Daesh est apparu en 2006»

    L’Etat islamique existe depuis déjà dix ans, a révélé Bachar el-Assad. «Daesh a été créé en Irak sous surveillance américaine», affirme-t-il, rappelant qu'à l’époque, le groupe terroriste s'appelait «L’Etat islamique de l’Irak».

    Le président syrien a également affirmé que l’Armée syrienne libre que l’Occident considère comme des rebelles luttant contre le gouvernement syrien était en réalité un mouvement radical. «Si on regarde sur internet, nous verrons que des gens ont été décapités [par l’Armée syrienne libre] dès les premières semaines… Et, quand le mouvement a commencé à s’élargir et qu'il est devenu impossible de cacher les crimes par décapitation, l’Occident a dû reconnaître l’existence du Front Al-Nosra. Mais dans les faits c’est l’Armée syrienne libre. C’est Daesh», a-t-il révélé.

    Un combattant de Daesh© Stringer Source: Reuters
    Un combattant de Daesh

    Lire aussi : Un commandant du Front Al-Nosra : «Les USA sont de notre côté et nous arment via des pays tiers»

    «La France a exigé que la Syrie rompe ses relations avec l’Iran»

    Avant la crise en Syrie, l'Arabie saoudite et la France avaient demandé Damas de s’éloigner de l’Iran sans donner aucune explication, a révélé Bachar el-Assad. «Tout simplement parce qu’ils détestent l’Iran», a-t-il expliqué. Et après le début de la guerre syrienne, Ryad a déclaré sans ambages être prêt à fournir de l’aide en cas de rupture des relations avec Téhéran.

     

     

    La tension monte : le président iranien appelle les musulmans à punir l' >>> https://francais.rt.com/international/26010-president-iranien-appelle-musulmans-punir 

     
     

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    Flickr/Jean-Pierre Chevènement

     
     
    Voir aussi:

    Le monde au seuil d’une troisième guerre mondiale, selon Chevènement

    Crises Etats-Unis Russie
     

    Si les États-Unis optent pour une politique de renversement des gouvernements élus par le peuple, un troisième conflit mondial pourrait éclater.

    Notre planète se trouve au bord d’une troisième guerre mondiale, prévient l’ex-ministre français de la Défense et de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement. « Je qualifie la situation comme assez dangereuse. Car, parmi nous, certains sont prêts à aller jusqu’au bout. Je n’ai pas d’intention de dire que toute l’élite politique des États-Unis est en proie à de telles opinions. Par exemple, ce n’est pas le cas de John Kerry. Par contre, les néoconservateurs prônent une politique visant à renverser des gouvernements étrangers. Et nous avons vu que c’est inadmissible, notamment en Irak, en Libye et en Syrie », a tranché l’homme politique français.

    « Cela est devenu évident lors des législatives russes en septembre dernier, où le parti au pouvoir Russie unie de Vladimir Poutine a obtenu la majorité des votes », a indiqué M. Chevènement, ajoutant qu’en réalité personne ne doute des résultats des législatives.

    D’après Jean-Pierre Chevènement, il faut s’accommoder du fait que chaque peuple détermine lui-même son propre destin.

    Sputnik – 25.10.2016

    Source: https://fr.sputniknews.com/international/201610251028377008-renversement-gouvernement-legislatives-peuple-guerre/

     
     
     
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  • Syrie. Moscou élimine des officiers israéliens

     

    mercredi 21 septembre 2016

    Trois missiles Kalibr ont pulvérisé le QG des terroristes dans l’Ouest d’Alep, dans lequel se trouvaient des « conseillers militaires »  qataris, des britanniques, des américains et des israélien

    La Russie a tiré trois missiles « Kalibr » contre le centre de commandement des terroristes, non loin de la ville d’Alep au moment où les chefs terroristes tenaient une réunion.Les missiles en question ont été tirés depuis les navires de guerre russes déployés en Méditerranée. Le QG se trouvait dans l’Ouest de la ville.L’information confirme la mort de 30 officiers au nombre desquels se trouveraient des turcs, des qataris, des britanniques, des américains et des israéliens. Ces officiers commandaient les opérations des terroristes sur le front d’Alep et d’Idleb.
    En dépit des menaces posées par Daech et les terroristes d’Al Qaida contre les populations civiles utilisées comme bouclier humain, des milliers d’Alépins fuient les quartiers contrôlées par les milices.  Quelques 100 civils viennent de quitter les localités de l’Est d’Alep. Une source militaire confirme de son côté la mort des snipers takfiristes tués par les soldats syriens dans la localité de « Al Hamdaniya ». Ces snipers terroristes visaient la population. Une vingtaine d’entre eux ont été tués.

     Assad: le séisme politique à venir

    Cela fait cinq ans que l’Occident et ses alliés arabes cherchent à renverser Assad. De tactique en tactique, ils s’ aperçoivent de plus en plus de l’immensité de la tâche et de peu de chance qu’ils ont à emporter l’une des plus grandes guerres « stratégiques » de ce début du 21e siècle. Dans un tout récent commentaire, Debka, un site proche des milieux du renseignement de l’armée israélienne revient sur cette bataille et fait des révélations inédites :
    « Les évolutions imprévisibles et tristes sont sur le point de se produire depuis que la Grande-Bretagne à quitté l’UE. Les pays arabes ont fini par croire qu’ils ne devraient plus dépendre des USA et de l’Europe pour lutter militairement contre Daech. ( ce concept de lutte contre Daech est évidemment utilisé par le site pour masquer le vrai objectif qui existe derrière: renverser Assad, ndlr). Les pays arabes se sont désespérés de la coalition occidentale dirigée par les États-Unis que se garde bien de s’ ingérer davantage dans la guerre en Syrie
     
    A la lumière de toutes ces évolutions,  on entend ces jours-ci des choses jusqu’ici inaudibles dans les capitales arabes de la région. Genre : lever l’embargo contre Assad et coopérer militairement avec lui pour lutter contre Daech !
     
    En effet le discours d’Assad, celui qu’il a tenu depuis le début de la guerre s’est avéré exact au contact de la réalité en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Si les bruits qui s’entendent aujourd’hui dans les capitales arabes venaient à se concrétiser,  le monde connaîtra bientôt un second séisme politique après le Brexit. Et ce, au cœur même du Moyen-Orient.
     
     par la suite Debka analyse moins la situation qu’il ne fournit des informations sur le compte du régime de Riyad : certes Riyad a réussi à entraîner la Syrie dans une guerre dévastatrice et à la noyer dans un océan de problèmes financiers en soutenant les rebelles anti Assad et à empêcher ainsi la Syrie de jouer son rôle d’avant-garde dans le monde arabe, n’empêche que son attitude est loin de faire des émules au sein du monde arabe.
    Prenons le cas des Émirats. Géopolitiquement parlant, Abou Dhabi à certes emboîté le pas à Riyad mais il est loin de couper tous les ponts avec Damas. Bahreïn, quant à lui, est aussi anti Assad que Riyad mais plus que ne l’est le Koweït qui n’a pas trop manifesté d’hostilité contre le régime d’Assad.
    Le sultanat d’Oman reste sans doute la partie la plus modérée, lui qui a voulu à plusieurs reprises jouer le rôle de médiateur entre Assad et ses pairs arabes.
     
    La guerre contre Assad revient désormais trop chère à ses ennemis : outre les coûts faramineux liés au financement des rebelles, les ennemis d’Assad devront désormais faire face à une nouvelle calamité :
     
    le monstre qu’ils ont créé pour dévorer Assad et qui, quasi défait en Irak et en Syrie, se tourne désormais vers ses progéniteurs pour les dévorer, eux… Ce monstre s’appelle le terrorisme et il vient de faire ses premiers exploits domestiques à Istanbul et à Médine….. Alors les ennemis arabes d’Assad, prêts à tendre la main en sa direction pour qu’il les aide à vaincre l’ennemi domestique ? 

    Le séisme politique s’approche...


    Source : PressTV

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