•  Opération Barbarossa II :

    Les Yankees dans leur parade blindée

    2.2.2017

    Opération Barbarossa II : Les Yankees dans leur parade blindée

    J’ai dit il y a quelques mois, alors que je constituais un dossier pénal contre les puissances de l’OTAN pour le crime suprême d’agression, que l’accumulation des forces, notamment américaines, de l’Alliance en Europe de l’Est, concentrées dans les États baltes et l’Ukraine, présageait des opérations de guerre hybride contre la Russie conduisant à une guerre générale. J’ai appelé cette accumulation de forces et de développements annexes Opération Barbarossa II à cause des similitudes extraordinaires avec celle des forces de l’Allemagne nazie pour envahir l’URSS en 1941, à laquelle les Allemands avaient donné le nom de code Opération Barbarossa. Les événements n’ont fait que confirmer mes vues. 

    La dégradation de la démocratie se poursuit sous nos yeux avec les incessantes accusations hystériques contre la Russie en général et la manipulation de Donald Trump comme moyen de porter des accusations encore plus sensationnelles, une campagne qui vise deux fins ; la première est d’accroître les sentiments anti-russes en Occident à des niveaux de guerre en accusant la Russie de cyber-attaques et d’attaques à la « démocratie », la seconde est de justifier l’élimination de Trump comme un élément de présidence, ou pour le forcer à suivre la ligne de la faction belliciste et renoncer à toute rhétorique conciliatrice à l’égard de la Russie.

    Il semble que cette stratégie soit efficace. Lors de sa récente conférence de presse, Trump n’a pas seulement repris le thème de « C’est la Russie qui l’a fait », il a été plus loin et a déclaré que si les gens pensaient que Hillary Clinton serait dure avec la Russie, ils verraient bientôt qu’il serait plus dur qu’elle ne l’aurait jamais été. Les espoirs de certains aux États-Unis selon lesquels Trump allait entamer une nouvelle politique de dialogue avec la Russie ont été totalement brisés. Mais cela ne devrait pas être une surprise, eu égard à son insulte immédiate à la Chine le lendemain de son élection, aux choix qu’il a fait pour son cabinet et aux témoignages divers des candidats devant le Congrès ces jours derniers tandis qu’ils étaient évalués pour leurs postes. Cela montre que son administration utilisera la guerre pour dominer le monde avec autant d’enthousiasme que l’administration sortante.

    Trump a dit qu’il vaut mieux avoir de bonnes relations avec la Russie et que seuls des fous rejetteraient cette idée. Mais cette déclaration fait partie de la ligne générale qui veut que si la Russie ne fait pas ce que les États-Unis lui dictent de faire, ceux-ci recourront à la force, évidemment. Dans la Newshour de PBS du jeudi 12 janvier, un « ancien » officier supérieur de la CIA, à qui on demandait si Trump avait raison de vouloir de bonnes relations avec la Russie, a ri et dit : « Les États-Unis ne cherchent pas de bonnes relations avec aucun pays. Nous ne nous efforçons qu’à une seule chose, faire avancer les intérêts nationaux américains, et si la diplomatie ne marche pas, il faut utiliser la coercition. » C’est le discours des gangsters.

    Le monde est fatigué de ce cirque qu’est la lutte pour le pouvoir qui se joue entre les factions dirigeantes aux États-Unis. Très peu de choses séparent ces factions en termes de politique étrangère et très peu aussi en matière de politique intérieure. C’est seulement une guerre des gangs.

    Les affirmations sensationnelles contre Trump pour le présenter non seulement comme une dupe consentante de la Russie mais aussi comme la cible d’un chantage, semblent venir d’un « ancien » agent du MI6 du nom de Christopher Steele, qui a eu à voir avec le complot du MI5 et du MI6 pour faire tomber le Premier ministre Harold Wilson dans les années 1970 – comme ils avaient fait tomber le gouvernement travailliste en 1924 en produisant puis distribuant à la presse une fausse lettre de Zinoviev au Parti communiste britannique appelant à une insurrection populaire en Grande-Bretagne. Dans le cas de Wilson également, de faux documents avaient été sortis par le MI5 et le MI6 avec l’aide de la CIA, via un organe de presse accommodant, pour le salir comme agent russe ; il a déclaré plus tard qu’il avait eu connaissance de deux projets de coup d’État contre lui. John Kennedy a été assassiné lors du coup d’État de 1963, dans une atmosphère empoisonnée générée par des accusations d’être « mou sur le communisme », c’est-à-dire, une fois encore, envers les Russes.

    Franchement, que Trump soit éliminé dans un coup d’État ou destitué plus tard, comme le Washington Post a suggéré que cela pourrait arriver, ou soit autorisé à rester à son poste en tant qu’homme de paille, comme l’ont été les autres présidents depuis que Kennedy a été assassiné, cela n’a pas d’importance ; le résultat est le même, la poursuite d’un régime de guerre permanent aux États-Unis, qui vivent pour, par et grâce à un état de guerre permanent. Le peuple américain a subi un lavage de cerveau qui lui a fait tolérer et accepter le coup d’État de 1963 et il serait peu surprenant qu’un autre soit perpétré alors que les agences de renseignement, les ennemis politiques, les médias et les célébrités de Hollywood appellent ouvertement à un putsch. La démocratie ? Le vote ? Qui s’en soucie ? Les troubles civils ? Un prix à payer. Le résultat est que les préparatifs de guerre continuent et sont amplifiés par l’élection de Trump, que les services de renseignement utilisent pour intensifier l’attaque propagandiste contre la Russie et le président Poutine.

    Pendant ce temps, alors que les médias et le régime Obama déstabilisent le peuple avec le scandale Trump, les forces militaires poursuivent leur déploiement contre la Russie et la Chine. La machine est en marche. En Europe, les Américains ont augmenté la pression sur la Russie avec le déplacement de la 3e Brigade blindée en Pologne, aux portes de la Russie, ce que celle-ci considère avec raison comme une menace à sa sécurité. Cette unité a été impliquée dans une force d’assaut lors des débarquements de Normandie en 1944 et a été utilisée pour envahir l’Irak en 2003. L’unité est connue pour sa rapidité d’attaque. Ces forces se disperseront hors de la Pologne pour couvrir un large front allant de l’Estonie et de la Lettonie à la Roumanie, avec des unités mobiles blindées d’infanterie, de chars et d’artillerie. Ce ne sont pas des troupes de garnison ou d’occupation, ce sont des troupes d’assaut.

    Le général d’armée américain Scaparrotti, commandant des forces étasuniennes en Europe et commandant allié suprême de l’OTAN en Europe, a déclaré que le mouvement de cette force en Pologne « marque un moment important dans la dissuasion et la défense européenne ». Il a ajouté : « L’infrastructure et le soutien intégré européens ont permis à nos force d’être rapidement prêtes et postées si elles devaient dissuader une agression russe. » Puisqu’il n’y a pas d’« agression » russe et puisque les Américains déclarent en permanence qu’ils s’attendent à ce que la Russie se lance dans une guerre hybride, c’est-à-dire une guerre non conventionnelle contre l’Europe de l’Est, nous pouvons être sûrs que ces forces elles-mêmes et leurs unités spéciales s’engageront dans des attaques et des provocations sous fausse bannière pour faire comme si la Russie commettait des actes hostiles afin de justifier l’utilisation contre elle de ces forces et des forces européennes alliées. Ce n’est qu’une question de temps, à moins qu’une percée diplomatique se produise, ce qui semble hautement improbable, en dépit des efforts inlassables de la Russie.

    En même temps, il a été rapporté vendredi 13 que le ministre des Affaires étrangères pressenti par Trump, M. Tillerson, avait déclaré au Congrès le 11 janvier que les États-Unis devraient refuser à Beijing l’accès à ses îles dans la mer de Chine méridionale. Les médias d’État chinois ont répondu qu’une telle tentative conduirait à une guerre à grande échelle. Pourtant, le 5 janvier, quelques jours seulement avant la déclaration de Tillerson, le Pentagone a annoncé que « les bateaux et les unités du groupe d’attaque du transporteur USS Carl Vinson quitteraient bientôt San Diego pour le Pacifique occidental », où des bombardiers stratégiques américains B1 et B2, capables de transporter des missiles de croisière nucléaires, ont déjà été déployés sur l’île de Guam.

    Enfin, sur le front de la propagande, la saisie illégale récente par la police néerlandaise du matériel d’enquête de journalistes hollandais revenant de Donetsk est une preuve supplémentaire que le tir contre le vol MH17 de la Malaysian Airlines, avec 298 personnes à bord, en juillet 2014, était un acte perpétré par le régime de Kiev, et que les Américains le savaient. J’ai récemment déclaré dans un article à ce sujet que c’est un avion militaire de Kiev qui avait abattu le long courrier, et j’ai parlé d’un Sukhoi 25, mais on m’a depuis lors montré la preuve que c’est en fait un Mig-29 qui a été utilisé. En tout état de cause, les puissances de l’OTAN ont comploté pour cacher ce fait dans le but de maintenir leur propagande que c’était la Russie qui était derrière.

    La situation est grave et l’horloge de l’Apocalypse doit frapper à la porte à minuit. Beaucoup d’entre nous ont appelé les mouvements anti-guerre et pour la paix à se mobiliser, mais on ne les voit nulle part. Beaucoup, en particulier aux États-Unis, ont été enrôlés dans le soutien à ces guerres et la Gauche, qui est censée être contre les guerres impérialistes, que ce soit la Gauche dure ou la Gauche molle, semble trop faible pour se faire entendre. Il semble que trop peu d’entre nous en Occident s’y intéressent encore un tant soit peu.

    Il vaut mieux agir maintenant et faire en sorte que les gens s’en soucient, sinon il sera trop tard parce que comme mon ami, Harold Pinter, me l’a si bien expliqué lors d’un dîner à Londres, le monde est confronté à des gens amoureux d’eux-mêmes qui ne semblent pas se soucier de quoi que ce soit ou de qui que ce soit excepté eux-mêmes, et qui pensent qu’ils peuvent commettre un crime et s’en sortir. Je ne peux pas exprimer mon dégoût avec autant de talent que Harold l’a fait dans un poème qu’il m’a envoyé un jour, et qu’il avait de la peine à faire publier. Un parmi plusieurs, mais qui figure aujourd’hui dans un bref recueil de ses poèmes, intitulé War [Guerre]. Peut-être s’il y en avait davantage comme lui, plus de voix se faisant entendre, les gens réagiraient, se réveilleraient, se redresseraient, retrouveraient un peu de décence et de colonne vertébrale. Je ne sais pas. Mais je vous offre ce poème, dans l’espoir, peut-être naïf, que cela ait un effet.

    Dieu bénisse l’Amérique

    Les voici repartis

    Les Yankees, dans leur parade blindée…

    Christopher Black

    Christopher Black est un avocat pénaliste de Toronto. Il est reconnu pour avoir traité un certain nombre de crimes de guerre très importants et il a récemment publié un roman, Beneath the Clouds. Il écrit des articles sur le droit international, la politique et les événements mondiaux, en particulier pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

    Traduit par Diane, vérifié par Julie, relu par Catherine pour le Saker francophone

    source: http://lesakerfrancophone.fr/operation-barbarossa-ii-les-yankees-dans-leur-parade-blindee

    http://reseauinternational.net/operation-barbarossa-ii-les-yankees-dans-leur-parade-blindee/

     

    Voir aussi :

    CNN : Oui, les troupes de l’OTAN sont aux portes de la Russie.

    Les exercices de l'OTAN à la frontière russe «risquent de mener à un conflit réel»

     

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  • obama-war

     

    Quand le mensonge s’impose face à la vérité. La guerre contre la vérité d’Obama est-elle le prélude à une guerre contre la Russie?

    Au moment où la présidence d’Obama prend fin, la fiction devient réalité. 

    Les médias institutionnels semblent vivre au pays des merveilles.

    Le mensonge s’impose face à la vérité.

    Les « infaux » sont devenues « la pure vérité ».

    Les « vraies infos » rapportées par les médias en ligne indépendants sont qualifiées de propagande russe.

    Ce à quoi nous assistons, c’est à une guerre contre la vérité. 

    Les concepts sont complètement chamboulés. 

    C’est de la démence politique. Nous voici à un tournant dangereux de notre histoire. Les risques de guerre mondiale sont constamment étouffés par la désinformation médiatique.

    D’après le directeur du renseignement national des USA James Clapper, le prétendu piratage informatique de la Russie constitue une « menace existentielle » contre les USA.

    Le sénateur McCain considère cela comme un « acte de guerre » :

     Capture d’écran du Daily Mail, 31 décembre 2016

    Pendant ce temps, des chars et des militaires des USA sont déployés à la frontière russe dans le cadre de l’opération d’Obama baptisée « Atlantic Resolve » et de « l’initiative de réassurance européenne » de l’OTAN. Mais les médias gardent le silence. Cette nouvelle ne mérite pas de faire les manchettes.

    La réalité est retournée à l’envers. La menace, c’est la Russie. Le prétendu piratage est nonchalamment présenté comme une justification aux préparatifs de guerre contre la Russie : « Le déploiement a lieu au moment où les relations entre l’OTAN et Moscou ont atteint leur point le plus bas en des décennies (…). Les organismes de sécurité nationale des USA ont aussi condamné la Russie pour son ingérence perceptible dans les élections présidentielles (…). » (Reuters, 6 janvier 2016)

    Le scénario envisagé, c’est une guerre terrestre possible contre la Russie.

    Des navires ont commencé à décharger des chars, des obusiers automoteurs et des centaines d’autres véhicules de combat américains vendredi dans le port de Bremerhaven, au nord de l’Allemagne, qui seront transportés en Europe de l’Est afin de renforcer les capacités de dissuasion de l’OTAN contre une agression russe possible.

    Les USA comptent aussi déployer une brigade d’aviation de combat (…) de Fort Bliss, au Texas, dont le quartier général sera situé en Allemagne, tout en comptant quelques appareils basés en Lettonie, en Roumanie et en Pologne.

    (…) La Grande-Bretagne envoie des avions de chasse dans le secteur de la mer Noire, tandis qu’un bataillon formé de militaires, de chars et de blindés légers seront déployés en Estonie au printemps, avec le soutien des forces armées françaises et danoises. L’Allemagne compte aussi déployer des soldats et des chars en Lituanie.

    L’Albanie, la Belgique, le Canada, la Croatie, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays‑Bas, la Roumanie et la Slovénie participent aussi à ce que l’OTAN appelle le renforcement de sa présence en Europe. Les USA comptent redéployer une unité Stryker de l’Allemagne à la Pologne, qui fera partie du groupe.

    (Associated Press,  6 janvier 2017)

    Tout le monde a peur de Vladimir Poutine

    Lisez ce titre attentivement : « La plus grosse livraison de chars américains depuis la guerre froide arrive en Allemagne (6 janvier) – Les obusiers et les véhicules de combat seront accompagnés de milliers de membres de bataillons d’infanterie ». Ce déploiement militaire massif –qui est à peine rapporté par les médias – est considéré comme une « initiative de paix » en réponse à « l’agression » de Vladimir Poutine et au prétendu piratage du DNC (comité national du parti démocrate).

    D’après le général commandant adjoint de l’armée des USA Timothy McGuire (qui est chargé du déploiement des forces terrestres américaines en Europe de l’Est) : « La meilleure façon de maintenir la paix, c’est en se préparant (…) nous montrons ainsi la force et la cohésion de l’alliance et la volonté des USA à maintenir la paix sur le continent. » (soulignement ajouté) 

    Capture d’écran, The Sun, 4 janvier 2016

    Le prétendu piratage informatique est nonchalamment considéré comme un « acte de guerre » contre le territoire américain, tandis que l’opération « Atlantic Resolve » (qui comprend un déploiement massif de forces armées et d’équipement militaire à la frontière russe) est qualifiée de « mesure d’autodéfense ».

    Quand la guerre devient la paix, c’est le monde à l’envers.

    Une conceptualisation n’est plus possible. C’est la folie qui prévaut. Les institutions gouvernementales sont criminalisées.

    Les médias et les politiciens occidentaux obscurcissent en chœur la vérité cachée, à savoir que la guerre menée par les USA et l’OTAN détruit l’humanité.

    Lorsque le mensonge devient la vérité, il n’y a plus moyen de retourner en arrière.

    Lorsque la guerre est considérée comme une entreprise humanitaire soutenue par les Nations Unies, l’appareil judiciaire et le système juridique international au grand complet, c’est le monde à l’envers. Les mouvements pacifistes et anti‑guerre sont alors criminalisés.

    S’opposer à la guerre devient un acte criminel.

    L’héritage d’Obama, c’est la guerre et le grand mensonge.

    Ce grand mensonge doit être dénoncé pour ce qu’il est et ce qu’il entraîne.

    Il autorise des tueries aveugles d’hommes, de femmes et d’enfants.

    Il détruit des familles et des peuples. Il détruit l’attachement des êtres humains envers leurs semblables.

    Il empêche les gens d’exprimer leur solidarité envers ceux qui souffrent. Il défend la guerre et l’État policier comme la seule solution possible.

    Il détruit le nationalisme et l’internationalisme.

    Réfuter ce mensonge, c’est dénoncer un projet criminel de destruction mondiale animé avant tout par la quête du profit.

    Michel Chossudovsky

    Article original en anglais :

    obama-war

    The War against the Truth, When the Lie Becomes the Truth. Is Obama Preparing War Against Russia? Publié le 7 janvier 2016.

    Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

     

    http://www.mondialisation.ca/quand-le-mensonge-simpose-face-a-la-verite-la-guerre-contre-la-verite-dobama-est-elle-le-prelude-a-une-guerre-contre-la-russie/5567474

     

    La France veut devenir le second des Etats-Unis dans l'OTAN

    La France veut devenir le second des Etats-Unis dans l'OTAN

    http://www.medias-presse.info/deploiement-militaire-massif-americain-en-europe/67578/?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi%5F174

    Campagne de déstabilisation de la présidence de Trump, guerre contre la vérité…

    http://lecolonel.net/bilingue-bilingual-tcn-relations-otan-russie-nato-russian-relations-enorme-deploiement-militaire-americain-en-allemagne-vers-une-guerre-etats-unis-vs-russie/

    VERS GUERRE CIVILE USA et CONFLIT DANS LE MONDE ? L'opinion d'un député allemand

     

    US-NATO Threaten Russia with Global Warfare

     http://www.globalresearch.ca/selected-articles-us-nato-threaten-russia-with-global-warfare/5568347

    Gorbatchev : "Le monde se prépare pour la guerre"

     

    Articles précédents


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    Chine-USA : menace d’une intervention militaire

    5.1.2017

    Chine-USA : menace d’une intervention militaire

     

    La Chine est prête à prendre les mesures qui s’imposent en cas d’accumulation d’armes par les Etats-Unis en mer de Chine méridionale, ce qui pose un risque de sécurité pour le territoire chinois, ont déclaré mardi plusieurs experts concernant des rapports américains qui prévoient un renforcement de son armée dans la région.

    Le site du journal US Navy Timesa rapporte que les porte-avions l’USS Nimitz et l’USS Carl Vinson ainsi que leurs escortes, avec 7500 marins, seront déployés cette semaine dans le Pacifique occidental.

    Dans un autre document, le magazine The National Interest a rapporté le 1er janvier que des hauts stratèges de l’armée américaine et du Pentagone réfléchissaient actuellement aux différentes manières d’utiliser les plates-formes d’armes existantes. Avec la mise en place éventuelle -si nécessaire- d’unités d’artilleries mobiles en mer de Chine méridionale, fonctionnant comme des armes de défense aérienne avec des roquettes et missiles de croisière.

    «Dans le même temps, les responsables du Pentagone ont déclaré publiquement que les USA continueront les exercices relatifs à la «liberté de navigation», les navires de la Marine naviguant dans les 12 miles du territoire revendiqué par la Chine.»

    «En plus de ces activités, il est tout à fait possible que les Etats-Unis puissent déployer plus d’armes offensives et défensives dans la région», toujours selon l’article.

    «Apparemment, l’armée américaine veut trouver de nouvelles approches en mer de Chine du Sud pour contenir la Chine», a déclaré Zhao Xiaozhuo, directeur du Centre de recherche sur les relations de défense sino-américaines de l’Académie des sciences militaires de l’APL.

    «Nous allons voir combien de temps l’USS Carl Vinson va rester ici. Est-ce juste une simple manœuvre ou un long séjour pour des exercices ? Et voir qu’en est-il de la situation des îles chinoises occupées. »

    Pour le responsable, l’une des raisons de la mise en œuvre d’unités d’artillerie mobiles serait de pouvoir intervenir rapidement en cas de conflit près des îles en mer de Chine méridionale.

    Zhang Junshe, chercheur principal à l’Institut militaire de recherche des affaires maritimes, estime pour sa part que la présente renforcée d’armes américaines dans cette zone constituait une menace pour les îles chinoises, les installations ou le personnel.

    Lundi 2 janvier, des chasseurs J-15 combattants du porte-avions chinois, le Liaoning, ont mené des exercices de vol dans des «conditions complexes», a annoncé la marine chinoise sur son microblog.

    Le Liaoning et sa flotte d’accompagnement sont entrés dans le Pacifique par le détroit de Miyako pour la première fois le 25 décembre 2016 pour des manœuvres dans le Pacifique occidental.

    (Rédacteurs :Yishuang Liu, Guangqi CUI)
     
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            Guerre, quelques liens :
     
     
     
     
    La guerre contre le FCFA est déclarée !
     
     
    «Les Casques blancs» participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
     
     
    L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française

    2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

    http://www.resistance-politique.fr/archives/3024


    Alep est réunifiée. Les masques tombent

     

    L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement

    http://reseauinternational.net/lhecatombe-de-la-guerre-de-syrie-six-ans-apres-son-declenchement/

     

    Les U.S.A débarquent encore en Europe pour attaquer la Russie !

     

    Syrie, le mythe médiatique des «rebelles modérés»

     

     

     
     

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    «Les soldats d’acier» U.S. envahissent l’Europe !

     

    «Les soldats d’acier» U.S. envahissent l’Europe !

    Cela pourrait être le titre d’un nouveau film U.S. Les Etats-Unis ont pour habitude de confondre leurs rêves avec la ou les réalités de la vraie vie. Après avoir vu un bataillon entier de tanks allemands prendre la route pour occuper la Lituanie en 2017, nous avons un bataillon entier de tanks U.S qui est sur le point d’envahir l’Europe en débarquant au port allemand de Bremerhaven en 2017. Ce bataillon se nomme, on ne rit pas ! « the Iron soldiers of the Iron brigade » (les soldats d’acier de la brigade d’acier) ou encore la 3rd Brigade Combat Team. On remarque de nouveau le rôle de plaque tournante de cette Allemagne pour détruire l’Europe et jouer au feu avec la Russie et la coordination des mouvements militaires pour 2017 contre la Russie ! L’OTAN veut faire la guerre à la Russie et renforce encore pour 2017 ses troupes et ses armes de guerre !

    Les fameux «Iron soldiers» – « Les soldats d’acier »  très contents d’aller occuper des peuples européens:

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Opération de charme. Les « soldats d’acier » ont, avant de prendre la route en direction du Vieux Continent, donné des entretiens aux média de la Lügenpresse (presse officielle constituée de petits soldats des média aux ordres du système) pour mettre en valeur leur courage d’acier. On voit les « soldats d’acier » poser avec leur femme et leurs enfants devant les média et parler avec passin et amour de la guerre pendant que les soldats russes vont à la guerre pour défendre l’amour et la paix de nos civilisations en embrassant les icônes. D’un côté les soldats U.S se prennent pour des héros comme dans leurs films. Du côté russe les soldats ne vont pas à la guerre en faisant la fête ou en posant avec leurs enfants devant les caméras pour remplir leur devoir. Voilà deux différences sur deux mondes. Les soldats américains ont oublié d’apprendre qu’ils ne sont faits que de viande et certainement pas d’acier. La surprise sur le terrain réel européen avec la Russie risque d’être fatale ! Les soldats allemands risquent d’être transformés en saucisses et les soldats d’acier en hamburgers ! L’opération de communication effectuée sur le sol américain était destinée à montrer aux populations bientôt occupées le visage de ces «Iron soldiers».

    La 3rd Brigade Combat Team qui dit être l’armée la plus forte au monde à l’entraînement :

    Signal contre Moscou. Avec les «Iron Soldiers» nous avons plus de 2000 chars et la 10ème brigade de l’Armée de l’air U.S qui vont envahir l’Europe centrale via l’Allemagne dans l’opération, «Operation Atlantic Resolve». Plus de 4000 «soldats d’acier» vont débarquer avec les chars aussi en acier en Europe pour envahir encore l’Allemagne, puis la Pologne et les autres pays frontaliers avec la Russie. Deux brigades entières arrivent donc encore en Europe depuis le grand déploiement des forces de l’OTAN aux frontières de la Russie depuis mai 2016. La volonté de faire la guerre frontale avec la Russie est bien réelle !

    La S.A.R.L Allemagne. A ce sujet, l’Allemagne est un pays occupé par les Etats-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Il faut signaler la peur qui règne parmi la population allemande civile qui dénonce la destruction de sa culture et de son identité par la politique d’occupation de l’OTAN. Il faut aussi signaler que ces citoyens allemands sont aujourd’hui menacés d’être mis en prison ou en psychiatrie pour leurs prises de position contre la politique de guerre antirusse voulue par Merkel. Le système d’occupation en Allemagne retire les enfants aux patriotes allemands qui dénoncent la politique de guerre voulue par Merkel et son gouvernement. Les dits «soldats d’acier», même si les menaces de représailles envers les patriotes sont fortes, ne vont certainement pas être accueillis les bras ouverts par les Allemands ni les cuisses ouvertes par les Allemandes ou par les populations des autres peuples européens car ces derniers savent bien que ce débarquement de chars et de viande, se prenant pour de l’acier invincible, ne sert que les objectifs de l’OTAN pour occuper et mettre sous tutelle leurs pays.

    L’OTAN mène une politique de guerre ouverte et déclarée contre la Russie qui, elle, se limite à mener une politique de défense de son territoire et de ses intérêts.

    Philippe Troadec

    source: http://novorossia.today/les-soldats-dacier-u-s-envahissent-leurope/

    http://reseauinternational.net/les-soldats-dacier-u-s-envahissent-leurope/

     


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    Mes articles sur le risque de guerre mondiale :

    Décembre 2016, le mois de tous les dangers

    (ajouté le 6.1.17: On a frôlé la guerre mondiale fin décembre, quand l'avion  TU-154 transportant les Choeurs de l'Armée Rouge, symbole de la puissance militaire russe, a été victime d'une attaque électronique, ACTE DE GUERRE afin de conduire la Russie a réagir. Pour sauver la paix, Poutine a menti sur les causes de l'accident)

    La France est-elle menacée par les choix militaires de François Hollande ?

     ;

    Des soldats syriens à Alep.,

    Caroline Galactéros : la bataille d'Alep ou la déroute de la diplomatie occidentale en Syrie

    • Par Alexis Feertchak
    • Mis à jour le 08/12/2016 à 19:02
    • Publié le 08/12/2016 à 18:57

     

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'Armée syrienne a repris plus de 70% d'Alep-Est aux rebelles. Pour Caroline Galactéros, d'autres pays pourraient se rapprocher de la Russie qui, en Syrie, a su protéger les structures étatiques malgré la curée internationale contre elle.


    Docteur en Science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (éd.Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).


    FIGAROVOX. - L'Armée syrienne a repris le contrôle de la vieille ville d'Alep qui était aux mains des rebelles. Est-ce un tournant décisif pour la Guerre en Syrie?

    Caroline GALACTEROS. - Cette avancée des forces du régime est importante. Après la libération d'autres quartiers d'Alep-Est, avoir pu extirper les djihadistes de ce dédale de rues et de souterrains et les contraindre à se replier vers le sud-est de la ville témoigne d'une dynamique militaire positive en faveur de l'armée syrienne. Surtout, l'exfiltration réussie de plusieurs dizaines de milliers de civils vers l'ouest de la ville prive les djihadistes de leurs «boucliers humains» … et les adversaires occidentaux du régime d'un argument médiatique lourd contre l'implication militaire de Moscou à ses côtés…

    Le recul des djihadistes à Alep n'est en effet que la manifestation d'une déroute militaire globale.

    La prise d'Alep, si elle devait se réaliser rapidement, constituerait un cap au plan des forces morales qui s'opposent dans cet interminable pugilat, mais surtout une victoire politique symbolique de prix qui conforterait un rapport de force de plus en plus favorable à la restauration de l'Etat syrien. Le recul des djihadistes à Alep n'est en effet que la manifestation d'une déroute militaire globale qui semble chaque jour plus inéluctable, et d'un rapport de forces russo-américain où Washington perd pied. Même John Kerry dans sa déclaration à Bruxelles du 6 décembre (lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN), semble jeter l'éponge, apparemment convaincu que la partie (i.e le renversement du régime syrien et l'éclatement du pays) est perdue, et cherche habilement à dédouaner l'Amérique d'un soutien aux mouvements rebelles radicaux devenu indéfendable et surtout sans issue. Sans issue… mais pas sans objet résiduel. La rivalité Washington-Moscou restera vive, au moins jusqu'à l'entrée en fonction de Donald Trump fin janvier prochain. De ce point de vue, la réduction de l'insurrection djihadiste à Alep n'est donc pas décisive, et l'administration Obama poursuivra sans doute son soutien au moins indirect aux groupes radicaux (notamment via la Turquie) pour pourrir au maximum le jeu russe et plus encore celui du nouveau Président, qui a déjà entrepris un dialogue avec Moscou pour sortir l'Amérique de ce bourbier. Peut-être un «deal» de type «blanc-seing à la Russie en Syrie contre mains libres à l'Amérique en Irak» pour redorer le blason US est-il en train de se nouer. La guerre ne va donc pas s'arrêter avec l'éventuelle reprise d'Alep. Elle cessera lorsque les puissances sunnites, les Etats-Unis mais aussi la France accepteront leur «échec» et chercheront sérieusement un compromis politique soutenable pour la Russie et l'Iran. Il faut pour cela que Ryad, Doha, Ankara, Londres et Washington admettent qu'il y a plus à gagner à négocier qu'à combattre, et sans doute aussi que Paris cesse de prendre des initiatives diplomatiques (du type de la conférence envisagée «des pays refusant la guerre totale»…) à contretemps et contre-emploi. Ces gesticulations dérisoires déconnectées de la marche réelle des évènements sont hautement contreproductives, même du seul point de vue égoïste de l'intérêt national. Nous ne reviendrons pas ainsi dans un jeu d'où nos maladresses et notre entêtement dogmatique nous ont exclus en nous déconsidérant.

    Dans quelle mesure la prise d'Alep consacre le retour militaire et diplomatique des Russes dans les affaires internationales?

    Ce retour de la Russie est à mon sens plus qu'une évidence. C'est une nécessité, n'en déplaise aux nombreux «experts» et commentateurs qui veulent contre toute évidence persister à voir le monde avec un regard de cyclope myope, de manière simpliste et manichéenne. Ils se trompent d'ennemi, par confort intellectuel et refus de se remettre en question. Leur responsabilité est en fait lourde dans la perpétuation du chaos et de la violence car en claironnant leur pensée indigente, ils sclérosent les lignes de fracture au lieu de contribuer à les dépasser. Il est pourtant urgentissime de reconnaître enfin que le modèle implicite des relations internationales qui a eu cours depuis 20 ans s'est définitivement fracassé contre ses propres excès. L'idéalisme moralisateur comme masque d'un interventionnisme rapace a fait des ravages qu'on ne peut plus ignorer. Chez les peuples victimes de notre empressement à les «libérer», mais aussi chez tous ceux que l'on croit ainsi convaincre de la prévalence du modèle occidental de développement politique, économique et social. Et l'effet boomerang de cette offensive qui ne dit pas son nom joue désormais à plein contre nous.

    La Russie offre un modèle alternatif de référence et surtout de protection plutôt convaincant.

    Profitant de cet échec patent, la Russie propose - à l'occasion du conflit syrien -, de rééquilibrer le jeu international, d'admettre sa multipolarité de fait et de se rapprocher de l'Occident dont elle s'estime encore pleinement partie. Surtout, elle offre un modèle alternatif de référence et surtout de protection plutôt convaincant: fiable, cohérent, pragmatique, résilient. Ne pas «lâcher Assad» en dépit de la curée internationale contre lui, et surtout protéger l'Etat syrien du démembrement a un impact non seulement à Damas et Téhéran, mais aussi au Caire, à Alger, à Dehli, en Afrique, aux EAU, à Ankara et même d'une certaine façon, à Ryad… La diplomatie du dialogue ouvert et sans exclusive (officiel ou discret) de Moscou avec tous les acteurs directs et indirects du conflit syrien va bien au-delà de la gestion optimale de ce seul drame. L'entreprise de séduction «à la russe» tous azimuts se poursuit. Les émissaires de Moscou, directs ou indirects (palestinien…), nouent des contacts, proposent des partenariats divers, des contreparties attractives à un appui aux positions russes sur ce que doit être la transition politique syrienne. Bref, les lignes bougent et, au lieu de les franchir, là encore, en France ou ailleurs, on oppose artificiellement la logique militaire à la diplomatique, comme si elles n'étaient pas étroitement liées. Comme si on pouvait décider de faire la guerre ou de négocier! Ça ne marche pas comme ça. Ce n'est pas la guerre comme seul mode d'action …ou la diplomatie hors sol dans le silence des armes. Seule la prise d'ascendant militaire sur le terrain et un rapport de force qui ne peut plus évoluer qu'à la marge permettent à un moment donné aux belligérants contraints et forcés, et à leurs parrains divers de s'assoir à la table de négociation de manière productive.

    Pour l'heure, les Russes ont marginalisé les Américains.

    Pour l'heure, les Russes ont marginalisé les Américains - qui ont déjà fort à faire pour «soutenir sans soutenir» les djihadistes et essayer de maitriser leur allié turc indocile. Ils dominent le front diplomatique et cherchent à réunir autour de leurs auspices exclusifs un panel crédible et représentatif de la diversité syrienne pour un processus politique qui débouchera sur des élections et surtout sur le maintien de l'unité syrienne même dans l'hypothèse d'une structure étatique fédérale. Mais à Paris, au lieu de s'insérer dans cette approche pragmatique, on persiste à criminaliser Vladimir Poutine, à parler d'Assad comme du bourreau unique de son peuple, à minorer le soutien populaire au régime de Damas pour accréditer l'idée qu'on pourrait, de l'extérieur, imposer un casting représentatif… qui pourtant a sombré sans équivoque dans le discrédit et en est lui-même réduit à proposer «de parler avec la Russie» pour ne pas quitter tout à fait la scène. Et la guerre continue.

    Quelles suites peut-on imaginer pour le régime de Bachar al-Assad?

    Assad n'est ni le (seul) problème, ni la solution. Cette polarisation sémantique elle aussi est hautement contreproductive. C'est un atout dans une négociation globale que chaque puissance intervenante essaie de valoriser au mieux. Si la reconquête militaire se poursuit à son avantage, il pourra sans doute négocier des conditions de sortie honorables pour lui et ses proches au terme d'un processus politique institutionnel et électoral auquel lui - ou d'autres de ses proches, membres éminents du régime - devront d'une façon ou d'une autre participer.

    Quel est le jeu de la Turquie alors que le pays poursuit au Nord de la Syrie son opération «Bouclier de l'Euphrate»?

    Ankara mène très habilement sa partie, ne renonce à aucune de ses ambitions régionales à la fois en Irak et en Syrie.

    La Turquie est revenue depuis juillet dernier pleinement dans le jeu politico-militaire régional. Al-Bab, qu'elle essaie d'encercler avec l'aide de ses rebelles affiliés de l'Armée syrienne libre (ASL), est un point stratégique entre Alep et la ville de Manbij qui est elle, tenue par les Kurdes, ennemi principal du pouvoir d'Ankara et de son point de vue bien supérieur en nocivité à Daech qu'elle a longtemps soutenu. Son idée de manœuvre - qui inquiète d'ailleurs fortement Damas - pourrait être de déloger Daech d'Al-Bab pour y prendre sa place, empêchant ainsi la réunification des zones kurdes tout en continuant à nourrir la lutte des islamistes radicaux contre le régime syrien via son «proxy» ASL notamment. D'une manière générale, on peut dire qu'Ankara mène très habilement sa partie, ne renonce à aucune de ses ambitions régionales à la fois en Irak et en Syrie, jouant tout à la fois de son appartenance à l'OTAN - qui sert les Américains dans leur jeu contre la Russie et les rend conciliants -, et de sa «réconciliation» avec Moscou qu'elle monnaie contre une tolérance russe à ses avancées militaires en Syrie.

    La réalité du conflit syrien donne-t-elle ainsi raison aux positions diplomatiques de Donald Trump et François Fillon?

    En diplomatie, pragmatisme, réalisme et visée éthique ne sont pas contradictoires.

    Pour moi, notre monde a un très urgent besoin de réalisme politique et stratégique. Il faut ouvrir, au nom même de l'apaisement de sa violence structurelle, une ère de coopération hyperpragmatique et à visée éthique (ce n'est pas contradictoire!) en abandonnant les utopies mortifères de l'idéalisme moralisateur qui ont pavé le monde de cadavres civils sacrifiés sur l'autel de notre ubris. Il faut revivifier les Nations Unies et revenir au respect de leur Charte fondatrice. La stabilité de l'ordre international dépend du respect de la souveraineté des Etats, de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et de l'exemplarité politique propre des démocraties occidentales, non de leur interventionnisme cynique sous des prétextes qui depuis longtemps ne convainquent plus que de grandes âmes au bellicisme refoulé qui depuis leur confortable cocon, décident de la vie ou de la mort de peuples entiers. Donald Trump est en train de s'entourer d'une équipe en matière internationale et de défense que je trouve de très bon niveau. Ses émissaires sont déjà à l'œuvre pour nouer des liens précieux. Nous aurons bientôt sans doute de bonnes surprises … et plus que nos yeux pour pleurer et faire oublier l'indigence de notre compréhension des enjeux diplomatiques et stratégiques liés à son arrivée au pouvoir. Notre docilité diplomatique envers l'Administration sortante, pourtant si mal récompensée, nous a empêchés d'accueillir l'alternance américaine comme un Etat du rang de la France aurait dû évidemment le faire: avec un respect du vote démocratique et un accueil ouvert au dialogue avec le nouveau pouvoir de Washington. Encore une fois, nous donnons des leçons, refusons la réalité d'un nouveau président qui nous déplait car il voit le monde sans lunettes roses et noires. Et nous nous enfonçons un peu plus dans la relégation diplomatique et stratégique. Sauf à mettre en œuvre très vite une complète refondation de notre politique étrangère sur une base souveraine, indépendante, réaliste, audacieuse et généreuse. Ce n'est pas un choix. C'est impératif. Il semble que le vainqueur de la primaire de la Droite et du centre en a une claire conscience. Il faut souhaiter ardemment qu'il trouve en Donald Trump tout autant qu'en Vladimir Poutine des interlocuteurs désireux de promouvoir un triple «reset» (des relations américano russe, franco-américaine et franco-russe) et de faire renaître un pôle occidental élargi, influent et attractif. Nous avons tout à y gagner.

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/08/31002-20161208ARTFIG00295-caroline-galacteros-la-bataille-d-alep-ou-la-deroute-de-la-diplomatie-occidentale-en-syrie.php

     

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    Les images que la TV ne vous montre pas, sur la libération d'Alep http://russia-insider.com/en/politics/russian-tv-has-best-footage-battle-aleppo-far-videos/ri18077

     

    A voir sur Alep et Syrie : Syrie: les journalistes ont vendu leur âme au diable! Mère Agnès-Mariam de la Croix

    http://reseauinternational.net/syrie-les-journalistes-ont-vendu-leur-ame-au-diable-mere-agnes-mariam-de-la-croix/

     

    Nabil Antaki : Le Maire d’Alep-Est sorti du chapeau des magiciens    
    http://reseauinternational.net/nabil-antaki-le-maire-dalep-est-sorti-du-chapeau-des-magiciens/

     

    De Pierre le Corf … un français présent dans Alep témoigne …

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    La France n’aurait jamais dû soutenir la rébellion syrienne, par l’archevêque d’Alep

     

    Les civils d'Alep des grands médias sont en vérité des blogueurs et des journalistes (VIDEO)

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    Alépins : «Quand les caméras s’éteignent, les Casques blancs laissent les gens sous les décombres»

    Lizzie Phelan de RT, qui est sur le terrain à Alep, a parlé à plusieurs survivants qui accusent les activistes antigouvernementaux d'être des «poseurs d'appareil photo, des voleurs et des pilleurs».

    Les militants financés par l’Occident et appelés «Casques blancs» ont fait la Une des journaux, les principaux médias les qualifiant de «héros de la paix» pour leur travail. Cependant, les habitants d'Alep récemment libérés par les forces gouvernementales syriennes ont une opinion toute différente.

    Les Casques blancs sont un groupe de défense civile soutenu par les Occidentaux, composé de «volontaires» opérant en Syrie. Alors que, officiellement, leur mission est d’assurer les premiers secours aux victimes de bombardements, les autorités syriennes et russes les ont accusés de répandre de la propagande antigouvernementale, de publier de fausses nouvelles et de maintenir des liens étroits avec des groupes terroristes islamistes comme le Front Fatah al-Cham, ce qui a été en partie filmé par le caméra.

    https://francais.rt.com/international/30687-syrie-alep-casques-blancs-activistes-poseurs-laissent-gens-sous-decombres#.WFLYeKyfaAI.twitter.

    Confirmation de la présence d’officiers de l’Otan à Alep?

    Le Conseil de Sécurité se réunit à huis clos

    http://reseauinternational.net/confirmation-de-la-presence-dofficiers-de-lotan-a-alep-le-conseil-de-securite-se-reunit-a-huis-clos/

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    Une remarquable analyse sur la diplomatie occidentale en Syrie (Colonel Caroline Galactéros)

    ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie

    Sur la Syrie,
    la France est en état d’extinction cérébrale
    Par Bruno Guigue

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    Tweets :

    Le syndrome d’Alep-Est,par Thierry Meyssan http://www.voltairenet.org/article194617.html … Voici qq extraits:Des habitants souffrent d’un grave trouble psychotique
    2) "Les grandes puissances encadrant les jihadistes d’Alep-Est font mine de s’intéresser au sort des habitants.. pour exfiltrer leurs soldats"
    3) Contrairement aux déclarations occidentales, les Syriens n’ont pas souffert de bombardements, mais de l’occupation,de la «charia» djihadiste

    Pauvre France tombée dans le ridicule absolu ! Nos bobos de gauche sont tombés dans le soutien aux guerres de l'OTAN, aux BHL fous, à l'EI !
    2) La "Goche" se dit anti impérialiste, et soutient les guerres de l'OTAN contre Libye ou Syrie progressistes ! @yjadot, @CecileDuflot etc
    3) La gauche bobo,"Plenel",est atlantiste,pro guerres OTAN ! https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/191216/lettre-ouverte-aux-journalistes-de-mediapart-et-quelques-autres

    (voir lien plus bas, actif, lui)

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    A lire absolument, Gauche bobo soutien de l'OTAN  :
    http://reseauinternational.net/cette-gauche-qui-sert-de-suppletif-a-lotan-par-bruno-guigue/

     

    Lettre ouverte aux journalistes de Mediapart (et à quelques autres)

    En optant pour un traitement à sens unique de la crise syrienne, les journalistes de Mediapart ont abandonné toute retenue déontologique pour verser dans la propagande de guerre la plus grossière. Lettre énervée d’un abonné dégoûté.
     

     

    La Syrie fait partie du plan de remodelage du Moyen-Orient. Révélation en direct sur la TV

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    Révelation en direct à la TV du plan de remodelage du moyen Orient

    (courte vidéo)

    Alep : Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie, démonte la propagande occidentale

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     BBC – Radio 4 – 21/12/16 – Le Cri des Peuples- 23/12/16)*

    Transcription :

    Journaliste : Durant les dernières heures, l’évacuation d’Alep a repris sous de fortes neiges. L’ONU confirme que les bus ont recommencé à circuler, transportant les gens à l’extérieur de la partie Est d’Alep. Les forces gouvernementales syriennes sont à l’arrêt, dans l’attente d’avancer vers la dernière enclave rebelle, scellant ainsi la plus grande victoire du Président Assad à ce jour dans cette guerre. Cela signifie-t-il qu’il est temps pour le Royaume-Uni de reconsidérer son soutien continu pour la soi-disant « opposition armée modérée » au Président Assad ? Doit-il reconsidérer sa perspective selon laquelle le Président Assad ne doit jouer aucun rôle dans le futur de la Syrie ? Peter Ford fut l’ambassadeur britannique en Syrie de 2003 à 2006. Peter Ford, pensez-vous qu’il est temps de reconsidérer les choses ?

    Peter Ford : Absolument, il serait grand temps. Nous nous sommes accrochés bien trop longtemps à l’illusion selon laquelle la soi-disant opposition modérée allait vaincre Assad. C’est maintenant évident avec la reconquête d’Alep par le gouvernement, il faut cesser de nous voiler la face et nous devrions regarder la réalité telle qu’elle est : Assad ne sera pas renversé par la force des armes ni à la table des négociations. Le Royaume-Uni doit à présent faire trois choses. 1/ Nous devons cesser de soutenir une opposition en déroute et divisée. 2/ Nous devons commencer à venir en aide au peuple syrien en levant les sanctions. 3/ Nous devons travailler avec les Russes sur un règlement politique de la situation qui aurait dû se produire il y a longtemps déjà.

    Journaliste : Mais comme nous le savons, pour beaucoup de dirigeants occidentaux, le règlement politique de la situation ne laisse pas de place à Assad. Boris Johnson, le Secrétaire d’Etat des Affaires Etrangères, a déclaré au mois de septembre dernier qu’il ne peut jouer aucun rôle dans le futur gouvernement de la nouvelle Syrie car tant qu’Assad sera au pouvoir à Damas, il n’y aura pas de Syrie à gouverner. Downing Street [le cabinet du Premier Ministre] a déclaré plus tôt ce mois-ci que la cruauté barbare dont ont fait preuve les forces du régime syrien démontrent que le Président Bachar Assad (sic) n’a aucune place dans le futur du pays.

    Peter Ford : Oui, mais c’est absurde. C’est vraiment absurde. Assad contrôle maintenant plus de 80% des zones habitées de Syrie. Il n’y a aucune raison pour que dans les mois à venir, lui et ses forces ne reprennent pas les 10, 15 voire 20% restants. Il sera alors le maître absolu du pays. Bien sûr, il y aura toujours des groupes mécontents de la situation. Mais dans toute l’histoire écrite de l’humanité, y-a-t-il eu une seule guerre civile d’une telle durée après laquelle tout le monde ait été satisfait d’un dirigeant ? Il n’y a pas de [Nelson] Mandela syrien. Il n’y a aucun [autre] dirigeant. Pouvez-vous me nommer ne serait-ce qu’un chef de l’opposition qui pourrait assumer le rôle d’Assad ? C’est absurde. C’est grotesque. Boris Johnson et Theresa May ont perdu contact avec la réalité. Donald Trump va prendre la relève, et s’il fait ce qu’il a annoncé, il va normaliser les relations avec la Russie, donner la priorité à la lutte contre Daech en Syrie et cesser d’œuvrer au renversement d’Assad. Quand allons-nous nous réveiller ?

    Journaliste : Vous avez dit être très préoccupé par le soutien du Royaume-Uni pour la soi-disant opposition armée modérée, et il y a effectivement aussi eu des plaintes et allégations d’abus à leur encontre. Néanmoins, si vous laissez le Président Assad en place pour la diplomatie future de la Syrie, cela ne reviendrait-il pas à fermer les yeux sur tout ce qu’il a fait jusqu’à présent ? Comme l’usage d’armes chimiques contre son propre pays ?

    Peter Ford : Ecoutez, ce soir, il y a un sapin de Noël et des festivités au centre d’Alep. Je pense que si Assad était renversé et que l’opposition était au pouvoir, vous ne verriez pas de sapin de Noël à Alep. La diabolisation du régime a pris des proportions grotesques. Même pour la fin de ce conflit avec les bus [d’évacuation] verts. Il n’y avait pas de bus verts à Gaza. Il n’y avait pas de bus verts lorsque l’OTAN bombardait la Yougoslavie sans merci. Cette campagne d’Alep est menée, dans ses dernières étapes, avec une certaine humanité. Ce n’est pas à la débâcle de l’humanité qu’on assiste, contrairement à ce que prétendent certains, mais à la débâcle de la rationalité. Où se trouvent les moindres preuves des prétendues atrocités, de Guernica, des massacres, du génocide, de l’Holocauste ?

    Alep : une foule en liesse célèbre Noël pour la première fois depuis 5 ans © Sayed Hasan

    Journaliste : Eh bien, je pense que beaucoup de personnes ne seront pas d’accord avec cela car elles ont vu des personnes fuir Alep-Est, les allégations selon lesquelles des gens ont été attaqués, empêchés de quitter la ville... Vous savez, il y aura ces allégations et elles feront l’objet d’une enquête. En attendant, il y a certes des critiques contre les deux côtés, oui, mais vous vous opposez violemment à énormément de figures de premier plan dans les gouvernements du monde, selon lesquelles, et je terminerai là-dessus, qu’il n’y a pas de place pour le Président Assad dans la Syrie de demain. Concluez sur votre pensée, et nous allons terminer l’interview dans quelques secondes.

    Peter Ford : C’est vraiment être aux antipodes de la réalité. Qui mettraient-ils donc à la place d’Assad ? Persister à vouloir renverser le régime en Syrie comme nous l’avons fait ailleurs, en Irak, en Libye, ne mène qu’à plus de souffrance chez les simples citoyens.

    Journaliste : Peter Ford, ambassadeur britannique en Syrie dans les années 2000, merci beaucoup.

    *Source : Le Cri des peuples (blog Médiapart)

    http://www.france-irak-actualite.com/2016/12/alep-peter-ford-ancien-ambassadeur-britannique-en-syrie-demonte-la-propagande-occidentale.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

     

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    Alep est réunifiée. Les masques tombent

     

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    Qui est vraiment le Président Assad ?

     

    Le médecin Assad

     

    Document exceptionnel, rare, sur ASSAD. ARTE avant les mensonges grotesques d'aujourd'hui, supprimé par la chaîne de BHL car trop gênant. Assad dictateur ? Non, un humaniste aimé, marchant sans escorte, sans protection ! A sauvegarder, à relayer !

    Assad n'est pas un dictateur! La vidéo BOMBE qui dérange Arte,et qui peut rétablir la vérité 

     

     

     
     
     
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    2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

    http://www.resistance-politique.fr/archives/3024


    L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement

    http://reseauinternational.net/lhecatombe-de-la-guerre-de-syrie-six-ans-apres-son-declenchement/

     

    Les U.S.A débarquent encore en Europe pour attaquer la Russie !

     

     

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