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     La meilleure armée de la planète?

    La meilleure armée de la planète?

    26 1 2017

     

    Dans mon récent article, Les risques et les chances pour 2017, j’ai fait une déclaration qui a choqué de nombreux lecteurs. J’ai écrit :

    La Russie est maintenant le pays le plus puissant de la planète. [] l’Armée russe est probablement la plus puissante et la plus capable sur terre (bien qu’elle ne soit pas la plus grande) [] la Russie est le pays le plus puissant sur la terre pour deux raisons : elle rejette et dénonce ouvertement le système politique, économique et idéologique mondial, régnant dans le monde entier, que les États-Unis ont imposé à notre planète depuis la Seconde Guerre mondiale, et parce que Vladimir Poutine jouit d’un soutien solide comme le roc de quelques 80% de la population russe. La plus grande force de la Russie en 2017 est morale et politique ; c’est la force d’une civilisation qui refuse de jouer selon les règles que l’Occident a réussi à imposer au reste de l’humanité. Et maintenant que la Russie les a « rejetées » avec succès, d’autres suivront inévitablement (de nouveau, en particulier en Asie).  

    Si certains ont rejeté ceci comme une hyperbole assez ridicule, d’autres m’ont demandé d’expliquer pourquoi j’arrive à cette conclusion. Je dois admettre que ce paragraphe est quelque peu ambigu : d’abord j’affirme quelque chose de spécifique sur les capacités de l’Armée russe puis les « preuves » que je présente sont de nature morale et politique ! Pas étonnant que certains aient exprimé des réserves.

    Effectivement, ce qui figure ci-dessus est un bon exemple de l’une de mes pires faiblesses : j’ai tendance à supposer que j’écris pour des gens qui feront les mêmes hypothèses que moi, considéreront les problèmes de la même manière que moi et comprendront ce qui est implicite. C’est ma faute. Donc aujourd’hui, je vais tenter de préciser ce que je voulait dire et clarifier mon point de vue sur cette question. Pour cela, cependant, un certain nombre de prémisses doivent, je pense, être énoncées explicitement.

    Tout d’abord, comment mesure-t-on la qualité d’une armée et comment les armées de divers pays peuvent-elles être comparées ?

    La première chose à écarter immédiatement est la pratique totalement inutile connue sous le nom de « décompte des haricots » : compter le nombre de chars, de véhicules blindés pour le transport des troupes, des véhicules blindés de combat d’infanterie, de pièces d’artillerie, d’avions, d’hélicoptères et de navires pour le pays A et le pays B et en déduire lequel des deux est le plus « fort ». Cela n’a absolument aucun sens. Ensuite, deux autres mythes doivent être détruits : que la haute technologie gagne les guerres et que l’argent gagne les guerres. Comme j’ai analysé ces deux mythes en détail ailleurs (ici), je ne le répéterai pas.

    Ensuite, je soutiens que le but d’une armée est d’atteindre un objectif politique spécifique. Personne n’entre en guerre uniquement au nom de la guerre, et la « victoire » n’est pas un concept militaire, mais politique. Donc oui, la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. Par exemple, réussir à dissuader un agresseur potentiel pourrait être compté comme une « victoire » ou, au moins, comme une réussite de votre armée si son but était la dissuasion. La définition de la « victoire » peut comprendre la destruction de l’armée de l’autre, bien sûr, mais ce n’est pas une obligation. Les Britanniques ont gagné la guerre des Malouines/Falklands même si les forces argentines étaient loin d’être détruites. Quelquefois, le but de la guerre est le génocide, et dans se cas se contenter de vaincre une armée ne suffit pas. Prenons un exemple récent : selon une déclaration officielle de Vladimir Poutine, les objectifs officiels des interventions de l’armée russe en Syrie étaient 1) stabiliser l’autorité légitime et 2) créer les conditions d’un compromis politique. Il est indéniable que les forces armées russes ont totalement atteint ces deux objectifs, mais elles l’ont fait sans que cela nécessite une « victoire » impliquant une destruction totale des forces ennemies. En fait, la Russie aurait pu utiliser des armes nucléaires et des tapis de bombes pour balayer Daech, mais cela aurait eu pour résultat une catastrophe politique pour la Russie. Est-ce que cela aurait été une « victoire militaire » ? Dites-le moi !

    Donc si le but de l’armée d’un pays est d’atteindre des objectifs politiques particuliers, cela implique directement qu’il est absurde de dire que l’armée d’un pays peut tout faire, partout et tout le temps. Vous ne pouvez pas avoir une armée indépendamment d’un ensemble de circonstances très spécifiques :

    1) Où : Espace/géographique.

    2) Quand : moment/durée.

    3) Quoi : objectif politique.

    Pourtant, ce que nous voyons, notamment aux États-Unis, est une approche diamétralement opposée. C’est quelque chose comme ça : nous avons l’armée la mieux formée, la mieux équipée et la mieux armée sur la terre ; aucun pays ne peut rivaliser avec nos bombardiers furtifs perfectionnés, nos sous-marins nucléaires, nos pilotes sont les mieux entraînés sur la planète, nous avons des capacités de guerre réseau-centrées sophistiquées, d’intervention globale, de reconnaissance et de renseignement basées dans l’espace, nous avons des porte-avions, notre Delta Force peut vaincre n’importe quelle force terroriste, nous dépensons plus d’argent que tout autre pays, nous avons plus de navires que toute autre nation, etc. etc. etc. Cela ne signifie absolument rien. La réalité est que l’armée étasunienne a joué un rôle secondaire dans la Seconde Guerre Mondiale sur le théâtre européen et qu’après cela, les seules « sortes de victoire » que les États-Unis ont remportées sont extrêmement embarrassantes : Grenade (à peine), Panama (presque sans opposition). Je vous accorderai que l’armée étasunienne a réussi à dissuader une attaque soviétique, mais je soulignerai immédiatement que les Soviétiques ont ensuite également dissuadé une attaque étasunienne. Est-ce une victoire ? La vérité est que la Chine non plus n’a pas subi d’attaque soviétique ou américaine ; cela signifie-t-il qu’elle a réussi à dissuader les Soviétiques ou les Américains ? Si vous répondez « oui », alors vous devrez admettre qu’elle l’a fait pour une fraction des coûts américains ; donc quelle armée était la plus efficace – celles des États-Unis ou celle de la Chine ? Ensuite, observez toutes les autres interventions militaires étasuniennes, il y en a une liste convenable, et ce que ces opérations militaires ont réellement atteint. Si je devais choisir la « moins mauvaise », je choisirais à contrecœur Tempête du Désert qui a libéré le Koweït des Irakiens, mais à quel prix et avec quelles conséquences ?

    Dans la grande majorité des cas, lorsqu’on évalue la qualité de l’armée russe, c’est toujours par comparaison avec les forces armées étasuniennes. Mais cela a-t-il un sens de comparer l’armée russe à une armée qui a une longue histoire d’échec à atteindre les objectifs politiques spécifiques qu’elle s’était fixés ? Oui, les forces armées américaines sont énormes, boursouflées, ce sont les plus chères de la planète, les plus technologiques, et leurs performances effectives assez médiocres sont systématiquement occultées par la machine de propagande la plus puissante de la planète. Mais tout cela les rend-elles efficaces ? Je soutiens que loin d’être efficaces, elles sont fantastiquement gaspilleuses et extraordinairement inefficaces, au moins d’un point de vue militaire.

    Vous doutez encore ?

    Okay. Prenons le « meilleur du meilleur » : les forces spéciales américaines. Nommez-moi s’il vous plaît trois opérations réussies exécutées par les forces spéciales américaines. Non, les petites escarmouches contre des insurgés du Tiers Monde peu entraînés et pauvrement équipés, tués dans une attaque surprise, ne comptent pas. Quel serait l’équivalent américain de, disons, Operation Chtorm-333, ou la libération de l’ensemble de la péninsule de Crimée sans qu’une seule personne soit tuée ? En fait, c’est une des raisons pour lesquelles la plupart des blockbusters de Hollywood sur les forces spéciales américaines sont basés sur de terribles défaites comme La Chute du faucon noir ou 13 Hours.

    Quant à la haute technologie américaine, je ne pense pas avoir besoin de me pencher trop à fond sur les cauchemars du F-35 ou du destroyer de classe Zumwalt, ou expliquer comment des tactiques bâclées ont permis à la défense aérienne serbe d’abattre un F-117A super furtif et censément « invisible » en 1999, en utilisant un ancien missile S-125 datant de l’ère soviétique déployé pour la première fois en 1961 !

    Il n’y a aucune Schadenfreude pour moi à me rappeler tous ces faits. Ce que je cherche, c’est briser le réflexe mental qui conditionne tant de gens à considérer l’armée américaine comme une sorte de mètre étalon permettant de mesurer ce que réalisent les autres armées dans le monde. Ce réflexe est le résultat de la propagande et de l’ignorance, pas d’une raison rationnelle. Il en va de même, d’ailleurs, pour les autres armées faisant l’objet d’une hyper-propagande : les FDI israéliennes dont les troupes blindées, les pilotes et les fantassins sont toujours présentés comme extraordinairement bien entraînés et compétents. La réalité est bien sûr qu’en 2006, les FDI n’ont même pas pu sécuriser la petite ville de Bint Jbeil située à seulement 2 km de la frontière israélienne. Pendant 28 jours, les FDI ont tenté d’arracher le contrôle de Bint Jbeil aux forces de second plan du Hezbollah (celui-ci gardait ses meilleures forces au nord de la rivière Litani pour protéger Beyrouth) et ont totalement échoué, en dépit de leur immense supériorité numérique et technologique.

    J’ai personnellement parlé à des officiers étasuniens qui se sont formés avec les FDI et je peux vous dire qu’ils n’étaient pas du tout impressionnés. Exactement comme les guérilleros afghans sont totalement unanimes lorsqu’ils disent que le soldat soviétique est bien meilleur que le soldat américain.

    Parlons de l’Afghanistan

    Vous souvenez-vous que la 40e Armée soviétique, qui était chargée de combattre les « combattants de la liberté » afghans, était généralement sous-équipée, sous-entraînée et peu soutenue en termes logistiques ? Alors lisez cet effroyable rapport sur les conditions sanitaires de la 40e Armée et comparez-le avec les 20 milliards de dollars par an que les États-Unis dépensent en air conditionné en Afghanistan et en Irak ! Ensuite comparez les occupations étasunienne et soviétique en termes de performances : non seulement les Soviétiques contrôlaient la totalité du pays le jour (la nuit, les Afghans contrôlaient la plus grande partie des campagnes et les routes), mais ils contrôlaient aussi toutes les grandes villes 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En revanche, les États-Unis tiennent difficilement Kaboul et des provinces entières sont aux mains des insurgés. Les Soviétiques ont construit des hôpitaux, des barrages, des ponts, etc., alors que les Américains n’ont absolument rien construit. Et comme je l’ai déjà dit, dans toutes les interviews que j’ai vues, les Afghans sont unanimes : les Soviétiques étaient des ennemis beaucoup plus coriaces que les Américains.

    Je pourrais continuer sur des pages et des pages, mais arrêtons-nous là et acceptons simplement que l’image de relations publiques de l’armée étasunienne (et israélienne) n’a rien à voir avec leurs capacités et leurs performances effectives. Il y a des choses que l’armée américaine fait très bien (déploiement à longue distance, guerre sous-marine en eaux tempérées, opérations de transport, etc.), mais son efficacité et son efficience sont assez faibles.

    Donc qu’est-ce qui rend l’armée russe si bonne ?

    D’une part, sa mission, défendre la Russie, est proportionnée aux ressources de la Fédération de Russie. Même si Poutine le voulait, la Russie n’a pas les capacités de construire dix porte-avions, de déployer des centaines de bases outre-mer ou de dépenser plus pour la « défense » que le reste de l’humanité. L’objectif politique spécifique confié à l’armée russe est très simple : dissuader ou repousser toute attaque contre la Russie.

    D’autre part, pour accomplir cette mission, l’armée russe doit être capable d’attaquer et de l’emporter à une distance maximale de 1 000 km, ou moins, de la frontières russe. La doctrine militaire russe officielle fixe les limites d’une opération offensive stratégique un peu plus loin et inclut la défaite totale des forces ennemies et l’occupation de leur territoire à une profondeur de 1 200 à 1 500 km (Война и Мир в Терминах и Определениях, Дмитрий Рогозин, Москва, Вече, 2011, p.155), mais en réalité cette distance serait beaucoup plus courte, en particulier dans le cas d’une contre-attaque défensive. Ne vous y trompez pas, cela reste une tâche redoutable à cause de l’immense longueur de la frontière russe (plus de 20 000 km), qui traverse presque tous les types de géographie, depuis les déserts et les montagnes arides jusqu’à la région du pôle Nord. Et c’est là l’extraordinaire : l’armée russe est actuellement capable de vaincre n’importe quel ennemi imaginable tout le long de ce périmètre. Poutine lui-même l’a dit récemment lorsqu’il a déclaré que « nous pouvons le dire avec certitude : nous sommes maintenant plus forts que tout agresseur potentiel, quel qu’il soit ! » Je réalise que pour la plus grande partie du public américain, cela sonne comme le baratin typique que tout officier ou politicien étasunien doit dire à chaque occasion publique, mais dans le contexte russe, c’est assez nouveau : Poutine n’avait jamais dit quelque chose de semblable auparavant. Les Russes préfèrent se plaindre de la supériorité qu’ils prêtent à leurs adversaires (eh bien, ils le sont, en nombre – ce que tout analyste militaire russe sait ne rien vouloir dire).

    Numériquement, les forces russes sont en effet beaucoup plus modestes que celles de l’OTAN et de la Chine. En fait, on pourrait dire que par rapport à la taille de la Fédération de Russie, son armée est assez petite. C’est vrai. Mais elle est redoutable, bien équilibrée en termes de capacités et fait un usage maximum des caractéristiques géographiques uniques de la Russie.

    Aparté

    La Russie est un pays bien plus « nordique » que, disons, le Canada ou la Norvège. Voyez où se situent la grande majorité des villes et des villages au Canada ou en Scandinavie. Puis regardez une carte de la Russie et les latitudes où sont situées les villes russes. La différence est assez frappante. Prenez par exemple Novosibirsk, qui est considérée en Russie comme une ville méridionale de Sibérie. Elle est presque à la même latitude qu’Edimbourg en Écosse, Grande Prairie en Alberta ou Malmö en Suède.

    C’est pourquoi tout l’équipement utilisé par les Forces armées russes doit être opérationnel à des températures allant de -50° à +50°. La plupart des engins occidentaux ne peuvent pas opérer à des températures aussi extrêmes. Bien sûr, il en va de même pour le soldat russe, qui est aussi formé pour agir dans cette gamme de températures.

    Je ne pense pas qu’il y ait une autre armée qui puisse prétendre posséder de telles capacités, et très certainement pas les forces armées américaines.

    Un autre mythe qu’il faut détruire est celui de la supériorité de la technologie occidentale. Alors qu’il est vrai que dans certains domaines spécifiques, les Soviétiques n’ont jamais été capables de rattraper l’Occident, les micro-puces par exemple, cela ne les a pas empêchés d’être les premiers à développer une grande liste de technologies militaires telles que les radars à réseau en phase sur des intercepteurs, des viseurs montés sur des casques pour les pilotes, des missiles sous-marins à sous-cavitation, des chargeurs automatiques sur les chars, des véhicules blindés déployables en parachute, des sous-marins d’attaque à double coque, des missiles balistiques mobiles, etc. En général, les systèmes d’armement occidentaux tendent à avoir plus de haute technologie, c’est vrai, mais ce n’est pas dû au manque de capacités des Russes, mais à une différence fondamentale dans la conception. En Occident, les systèmes d’armement sont conçus par des ingénieurs qui bricolent ensemble les dernières technologies puis conçoivent une mission autour d’elles. En Russie, l’armée définit une mission puis cherche les technologies les plus simples et les meilleur marché susceptibles d’être utilisées pour l’accomplir. C’est pourquoi le MiG-29 russe (1982) n’avait pas de « commande de vol électrique » comme le F-16 américain (1978) mais pratiquait de « vieux » contrôles mécaniques du vol. J’ajouterai qu’un fuselage plus sophistiqué et deux moteurs au lieu d’un pour le F-16 ont donné au MiG-29 un domaine de vol supérieur. En cas de besoin, cependant, les Russes ont utilisé des commandes de vol électrique, par exemple sur le Su-27 (1985).

    Enfin, les forces nucléaires russes sont actuellement plus modernes et beaucoup plus performantes que la triade nucléaire américaine, vieillissante en comparaison. Même les Américains l’admettent.

    Donc qu’est-ce que tout cela signifie ?

    Cela signifie qu’en dépit d’une tâche immensément difficile, l’emporter contre n’importe quel ennemi le long des 20 000 km de la frontière russe et jusqu’à une profondeur de 1 000 km, l’armée russe a constamment démontré qu’elle est capable de dissuader ou de vaincre un ennemi potentiel, que ce soit une insurrection wahhabite (que les experts occidentaux qualifiaient d’« imbattable »), une armée géorgienne entraînée et équipée par l’Occident (en dépit d’un nombre de combattants inférieur pendant les heures cruciales de la guerre avec d’importants problèmes et la faiblesse du commandement et du contrôle), le désarmement de plus de 25 000 soldats ukrainiens (prétendument des cracks) en Crimée sans tirer un seul coup de feu de colère et, bien sûr, l’intervention militaire russe dans la guerre en Syrie où une toute petite force russe a changé le cours de la guerre.

    Pour conclure, je veux revenir à ma déclaration sur la Russie comme étant le seul pays qui ose ouvertement rejeter le modèle de civilisation occidental et dont le dirigeant, Vladimir Poutine, jouit du soutien de plus de 80% de la population. Ces deux facteurs sont déterminants dans l’évaluation de l’armée russe. Pourquoi ? Parce qu’ils illustrent le fait que les soldats russes savent exactement pour quoi (ou contre quoi) ils combattent et que quand ils sont déployés quelque part, ils ne le sont pas comme des instruments de Gazprom, Norilsk Nickel, Sberbank ou toute autre entreprise russe : ils savent qu’ils combattent pour leur pays, leur peuple, pour leur liberté et leur sécurité. En outre, le soldat russe sait aussi que l’usage de la force armée n’est pas l’option première et préférée de son gouvernement, mais la dernière à laquelle celui-ci recourt lorsque toutes les autres ont été épuisées. Il sait que le Haut Commandement russe, le Kremlin et l’état-major général ne sont pas déterminés à trouver quelque petit pays à tabasser uniquement pour faire un exemple et faire peur aux autres. Enfin, le soldat russe est prêt à mourir pour son pays en exécutant tous les ordres. Les Russes sont très conscients de cela et c’est pourquoi l’image ci-dessous a récemment circulé sur le Runet [l’Internet russe, NdT] :

    Le texte sous les photos dit : « Soldat de l’armée US vs soldat de l’Armée russe, sous contrat, déployés dans une zone de combat. » Le texte central en dessous dit : « L’un des deux doit être nourri, vêtu, armé, payé, etc. À l’autre on doit seulement ordonner « Par là » et il remplira sa mission. À tout prix. »

    Le texte sous les photos dit : « Soldat de l’armée US vs soldat de l’Armée russe, sous contrat, déployés dans une zone de combat. » Le texte central en dessous dit : « L’un des deux doit être nourri, vêtu, armé, payé, etc. À l’autre on doit seulement ordonner « Par là » et il remplira sa mission. À tout prix. »

    À la fin, le résultat de toute guerre est décidé par la volonté, je le crois fermement et je crois aussi que c’est le « simple » soldat d’infanterie qui est le facteur le plus important dans une guerre, non le superman super entraîné. En Russie, on les appelle parfois « makhra » – les jeunes gars de l’infanterie, qui ne sont pas beaux, pas particulièrement mâles, sans équipement ni formation spéciaux. Ce sont eux qui ont vaincu les wahhabites en Tchétchénie, à un coût élevé, mais ils l’ont fait. Ce sont eux qui fournissent un nombre impressionnant de héros, étonnant leurs camarades et leurs ennemis par leur ténacité et leur courage. Ils ne font pas bien dans les parades et ils sont souvent oubliés. Mais ce sont eux qui ont vaincu plus d’empires que quiconque et qui ont fait de la Russie le plus grand pays sur la terre.

    Donc oui, la Russie dispose aujourd’hui de l’armée la plus performante sur la planète. Il y a beaucoup de pays qui ont aussi d’excellentes armées. Mais ce qui rend celle de la Russie unique est la portée de ses capacités, qui vont des opérations anti-terroristes à la guerre nucléaire internationale, combinée avec la résilience et la volonté étonnantes du soldat russe. Il y a une masse de choses que l’armée russe ne peut pas faire, mais contrairement aux forces armées étasuniennes, l’armée russe n’a jamais été conçue pour faire tout, partout, tout le temps (c’est-à-dire « gagner deux guerres et demie » n’importe où sur la planète).

    Pour le moment, les Russes observent comment les États-Unis n’arrivent même pas à prendre une petite ville comme Mossoul, même s’ils ne font que renforcer les forces locales avec beaucoup de « soutien » étasunien et de l’OTAN, et ils ne sont pas impressionnés, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais Hollywood fera sûrement un grand blockbuster de cet échec embarrassant et il y aura plus de médailles décernées que de militaires impliqués (c’est ce qui est arrivé après le désastre de Grenade). Et la foule de téléspectateurs sera rassurée que « bien que les Russes aient fait quelques progrès, leurs forces sont encore très loin de celles de leurs homologues occidentaux ». Qui s’en soucie ?

    The Saker

    Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

    source: http://lesakerfrancophone.fr/la-meilleure-armee-de-la-planete

    http://reseauinternational.net/la-meilleure-armee-de-la-planete/

     

     

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  •  Opération Barbarossa II :

    Les Yankees dans leur parade blindée

    2.2.2017

    Opération Barbarossa II : Les Yankees dans leur parade blindée

    J’ai dit il y a quelques mois, alors que je constituais un dossier pénal contre les puissances de l’OTAN pour le crime suprême d’agression, que l’accumulation des forces, notamment américaines, de l’Alliance en Europe de l’Est, concentrées dans les États baltes et l’Ukraine, présageait des opérations de guerre hybride contre la Russie conduisant à une guerre générale. J’ai appelé cette accumulation de forces et de développements annexes Opération Barbarossa II à cause des similitudes extraordinaires avec celle des forces de l’Allemagne nazie pour envahir l’URSS en 1941, à laquelle les Allemands avaient donné le nom de code Opération Barbarossa. Les événements n’ont fait que confirmer mes vues. 

    La dégradation de la démocratie se poursuit sous nos yeux avec les incessantes accusations hystériques contre la Russie en général et la manipulation de Donald Trump comme moyen de porter des accusations encore plus sensationnelles, une campagne qui vise deux fins ; la première est d’accroître les sentiments anti-russes en Occident à des niveaux de guerre en accusant la Russie de cyber-attaques et d’attaques à la « démocratie », la seconde est de justifier l’élimination de Trump comme un élément de présidence, ou pour le forcer à suivre la ligne de la faction belliciste et renoncer à toute rhétorique conciliatrice à l’égard de la Russie.

    Il semble que cette stratégie soit efficace. Lors de sa récente conférence de presse, Trump n’a pas seulement repris le thème de « C’est la Russie qui l’a fait », il a été plus loin et a déclaré que si les gens pensaient que Hillary Clinton serait dure avec la Russie, ils verraient bientôt qu’il serait plus dur qu’elle ne l’aurait jamais été. Les espoirs de certains aux États-Unis selon lesquels Trump allait entamer une nouvelle politique de dialogue avec la Russie ont été totalement brisés. Mais cela ne devrait pas être une surprise, eu égard à son insulte immédiate à la Chine le lendemain de son élection, aux choix qu’il a fait pour son cabinet et aux témoignages divers des candidats devant le Congrès ces jours derniers tandis qu’ils étaient évalués pour leurs postes. Cela montre que son administration utilisera la guerre pour dominer le monde avec autant d’enthousiasme que l’administration sortante.

    Trump a dit qu’il vaut mieux avoir de bonnes relations avec la Russie et que seuls des fous rejetteraient cette idée. Mais cette déclaration fait partie de la ligne générale qui veut que si la Russie ne fait pas ce que les États-Unis lui dictent de faire, ceux-ci recourront à la force, évidemment. Dans la Newshour de PBS du jeudi 12 janvier, un « ancien » officier supérieur de la CIA, à qui on demandait si Trump avait raison de vouloir de bonnes relations avec la Russie, a ri et dit : « Les États-Unis ne cherchent pas de bonnes relations avec aucun pays. Nous ne nous efforçons qu’à une seule chose, faire avancer les intérêts nationaux américains, et si la diplomatie ne marche pas, il faut utiliser la coercition. » C’est le discours des gangsters.

    Le monde est fatigué de ce cirque qu’est la lutte pour le pouvoir qui se joue entre les factions dirigeantes aux États-Unis. Très peu de choses séparent ces factions en termes de politique étrangère et très peu aussi en matière de politique intérieure. C’est seulement une guerre des gangs.

    Les affirmations sensationnelles contre Trump pour le présenter non seulement comme une dupe consentante de la Russie mais aussi comme la cible d’un chantage, semblent venir d’un « ancien » agent du MI6 du nom de Christopher Steele, qui a eu à voir avec le complot du MI5 et du MI6 pour faire tomber le Premier ministre Harold Wilson dans les années 1970 – comme ils avaient fait tomber le gouvernement travailliste en 1924 en produisant puis distribuant à la presse une fausse lettre de Zinoviev au Parti communiste britannique appelant à une insurrection populaire en Grande-Bretagne. Dans le cas de Wilson également, de faux documents avaient été sortis par le MI5 et le MI6 avec l’aide de la CIA, via un organe de presse accommodant, pour le salir comme agent russe ; il a déclaré plus tard qu’il avait eu connaissance de deux projets de coup d’État contre lui. John Kennedy a été assassiné lors du coup d’État de 1963, dans une atmosphère empoisonnée générée par des accusations d’être « mou sur le communisme », c’est-à-dire, une fois encore, envers les Russes.

    Franchement, que Trump soit éliminé dans un coup d’État ou destitué plus tard, comme le Washington Post a suggéré que cela pourrait arriver, ou soit autorisé à rester à son poste en tant qu’homme de paille, comme l’ont été les autres présidents depuis que Kennedy a été assassiné, cela n’a pas d’importance ; le résultat est le même, la poursuite d’un régime de guerre permanent aux États-Unis, qui vivent pour, par et grâce à un état de guerre permanent. Le peuple américain a subi un lavage de cerveau qui lui a fait tolérer et accepter le coup d’État de 1963 et il serait peu surprenant qu’un autre soit perpétré alors que les agences de renseignement, les ennemis politiques, les médias et les célébrités de Hollywood appellent ouvertement à un putsch. La démocratie ? Le vote ? Qui s’en soucie ? Les troubles civils ? Un prix à payer. Le résultat est que les préparatifs de guerre continuent et sont amplifiés par l’élection de Trump, que les services de renseignement utilisent pour intensifier l’attaque propagandiste contre la Russie et le président Poutine.

    Pendant ce temps, alors que les médias et le régime Obama déstabilisent le peuple avec le scandale Trump, les forces militaires poursuivent leur déploiement contre la Russie et la Chine. La machine est en marche. En Europe, les Américains ont augmenté la pression sur la Russie avec le déplacement de la 3e Brigade blindée en Pologne, aux portes de la Russie, ce que celle-ci considère avec raison comme une menace à sa sécurité. Cette unité a été impliquée dans une force d’assaut lors des débarquements de Normandie en 1944 et a été utilisée pour envahir l’Irak en 2003. L’unité est connue pour sa rapidité d’attaque. Ces forces se disperseront hors de la Pologne pour couvrir un large front allant de l’Estonie et de la Lettonie à la Roumanie, avec des unités mobiles blindées d’infanterie, de chars et d’artillerie. Ce ne sont pas des troupes de garnison ou d’occupation, ce sont des troupes d’assaut.

    Le général d’armée américain Scaparrotti, commandant des forces étasuniennes en Europe et commandant allié suprême de l’OTAN en Europe, a déclaré que le mouvement de cette force en Pologne « marque un moment important dans la dissuasion et la défense européenne ». Il a ajouté : « L’infrastructure et le soutien intégré européens ont permis à nos force d’être rapidement prêtes et postées si elles devaient dissuader une agression russe. » Puisqu’il n’y a pas d’« agression » russe et puisque les Américains déclarent en permanence qu’ils s’attendent à ce que la Russie se lance dans une guerre hybride, c’est-à-dire une guerre non conventionnelle contre l’Europe de l’Est, nous pouvons être sûrs que ces forces elles-mêmes et leurs unités spéciales s’engageront dans des attaques et des provocations sous fausse bannière pour faire comme si la Russie commettait des actes hostiles afin de justifier l’utilisation contre elle de ces forces et des forces européennes alliées. Ce n’est qu’une question de temps, à moins qu’une percée diplomatique se produise, ce qui semble hautement improbable, en dépit des efforts inlassables de la Russie.

    En même temps, il a été rapporté vendredi 13 que le ministre des Affaires étrangères pressenti par Trump, M. Tillerson, avait déclaré au Congrès le 11 janvier que les États-Unis devraient refuser à Beijing l’accès à ses îles dans la mer de Chine méridionale. Les médias d’État chinois ont répondu qu’une telle tentative conduirait à une guerre à grande échelle. Pourtant, le 5 janvier, quelques jours seulement avant la déclaration de Tillerson, le Pentagone a annoncé que « les bateaux et les unités du groupe d’attaque du transporteur USS Carl Vinson quitteraient bientôt San Diego pour le Pacifique occidental », où des bombardiers stratégiques américains B1 et B2, capables de transporter des missiles de croisière nucléaires, ont déjà été déployés sur l’île de Guam.

    Enfin, sur le front de la propagande, la saisie illégale récente par la police néerlandaise du matériel d’enquête de journalistes hollandais revenant de Donetsk est une preuve supplémentaire que le tir contre le vol MH17 de la Malaysian Airlines, avec 298 personnes à bord, en juillet 2014, était un acte perpétré par le régime de Kiev, et que les Américains le savaient. J’ai récemment déclaré dans un article à ce sujet que c’est un avion militaire de Kiev qui avait abattu le long courrier, et j’ai parlé d’un Sukhoi 25, mais on m’a depuis lors montré la preuve que c’est en fait un Mig-29 qui a été utilisé. En tout état de cause, les puissances de l’OTAN ont comploté pour cacher ce fait dans le but de maintenir leur propagande que c’était la Russie qui était derrière.

    La situation est grave et l’horloge de l’Apocalypse doit frapper à la porte à minuit. Beaucoup d’entre nous ont appelé les mouvements anti-guerre et pour la paix à se mobiliser, mais on ne les voit nulle part. Beaucoup, en particulier aux États-Unis, ont été enrôlés dans le soutien à ces guerres et la Gauche, qui est censée être contre les guerres impérialistes, que ce soit la Gauche dure ou la Gauche molle, semble trop faible pour se faire entendre. Il semble que trop peu d’entre nous en Occident s’y intéressent encore un tant soit peu.

    Il vaut mieux agir maintenant et faire en sorte que les gens s’en soucient, sinon il sera trop tard parce que comme mon ami, Harold Pinter, me l’a si bien expliqué lors d’un dîner à Londres, le monde est confronté à des gens amoureux d’eux-mêmes qui ne semblent pas se soucier de quoi que ce soit ou de qui que ce soit excepté eux-mêmes, et qui pensent qu’ils peuvent commettre un crime et s’en sortir. Je ne peux pas exprimer mon dégoût avec autant de talent que Harold l’a fait dans un poème qu’il m’a envoyé un jour, et qu’il avait de la peine à faire publier. Un parmi plusieurs, mais qui figure aujourd’hui dans un bref recueil de ses poèmes, intitulé War [Guerre]. Peut-être s’il y en avait davantage comme lui, plus de voix se faisant entendre, les gens réagiraient, se réveilleraient, se redresseraient, retrouveraient un peu de décence et de colonne vertébrale. Je ne sais pas. Mais je vous offre ce poème, dans l’espoir, peut-être naïf, que cela ait un effet.

    Dieu bénisse l’Amérique

    Les voici repartis

    Les Yankees, dans leur parade blindée…

    Christopher Black

    Christopher Black est un avocat pénaliste de Toronto. Il est reconnu pour avoir traité un certain nombre de crimes de guerre très importants et il a récemment publié un roman, Beneath the Clouds. Il écrit des articles sur le droit international, la politique et les événements mondiaux, en particulier pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

    Traduit par Diane, vérifié par Julie, relu par Catherine pour le Saker francophone

    source: http://lesakerfrancophone.fr/operation-barbarossa-ii-les-yankees-dans-leur-parade-blindee

    http://reseauinternational.net/operation-barbarossa-ii-les-yankees-dans-leur-parade-blindee/

     

    Voir aussi :

    CNN : Oui, les troupes de l’OTAN sont aux portes de la Russie.

    Les exercices de l'OTAN à la frontière russe «risquent de mener à un conflit réel»

     

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  • obama-war

     

    Quand le mensonge s’impose face à la vérité. La guerre contre la vérité d’Obama est-elle le prélude à une guerre contre la Russie?

    Au moment où la présidence d’Obama prend fin, la fiction devient réalité. 

    Les médias institutionnels semblent vivre au pays des merveilles.

    Le mensonge s’impose face à la vérité.

    Les « infaux » sont devenues « la pure vérité ».

    Les « vraies infos » rapportées par les médias en ligne indépendants sont qualifiées de propagande russe.

    Ce à quoi nous assistons, c’est à une guerre contre la vérité. 

    Les concepts sont complètement chamboulés. 

    C’est de la démence politique. Nous voici à un tournant dangereux de notre histoire. Les risques de guerre mondiale sont constamment étouffés par la désinformation médiatique.

    D’après le directeur du renseignement national des USA James Clapper, le prétendu piratage informatique de la Russie constitue une « menace existentielle » contre les USA.

    Le sénateur McCain considère cela comme un « acte de guerre » :

     Capture d’écran du Daily Mail, 31 décembre 2016

    Pendant ce temps, des chars et des militaires des USA sont déployés à la frontière russe dans le cadre de l’opération d’Obama baptisée « Atlantic Resolve » et de « l’initiative de réassurance européenne » de l’OTAN. Mais les médias gardent le silence. Cette nouvelle ne mérite pas de faire les manchettes.

    La réalité est retournée à l’envers. La menace, c’est la Russie. Le prétendu piratage est nonchalamment présenté comme une justification aux préparatifs de guerre contre la Russie : « Le déploiement a lieu au moment où les relations entre l’OTAN et Moscou ont atteint leur point le plus bas en des décennies (…). Les organismes de sécurité nationale des USA ont aussi condamné la Russie pour son ingérence perceptible dans les élections présidentielles (…). » (Reuters, 6 janvier 2016)

    Le scénario envisagé, c’est une guerre terrestre possible contre la Russie.

    Des navires ont commencé à décharger des chars, des obusiers automoteurs et des centaines d’autres véhicules de combat américains vendredi dans le port de Bremerhaven, au nord de l’Allemagne, qui seront transportés en Europe de l’Est afin de renforcer les capacités de dissuasion de l’OTAN contre une agression russe possible.

    Les USA comptent aussi déployer une brigade d’aviation de combat (…) de Fort Bliss, au Texas, dont le quartier général sera situé en Allemagne, tout en comptant quelques appareils basés en Lettonie, en Roumanie et en Pologne.

    (…) La Grande-Bretagne envoie des avions de chasse dans le secteur de la mer Noire, tandis qu’un bataillon formé de militaires, de chars et de blindés légers seront déployés en Estonie au printemps, avec le soutien des forces armées françaises et danoises. L’Allemagne compte aussi déployer des soldats et des chars en Lituanie.

    L’Albanie, la Belgique, le Canada, la Croatie, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays‑Bas, la Roumanie et la Slovénie participent aussi à ce que l’OTAN appelle le renforcement de sa présence en Europe. Les USA comptent redéployer une unité Stryker de l’Allemagne à la Pologne, qui fera partie du groupe.

    (Associated Press,  6 janvier 2017)

    Tout le monde a peur de Vladimir Poutine

    Lisez ce titre attentivement : « La plus grosse livraison de chars américains depuis la guerre froide arrive en Allemagne (6 janvier) – Les obusiers et les véhicules de combat seront accompagnés de milliers de membres de bataillons d’infanterie ». Ce déploiement militaire massif –qui est à peine rapporté par les médias – est considéré comme une « initiative de paix » en réponse à « l’agression » de Vladimir Poutine et au prétendu piratage du DNC (comité national du parti démocrate).

    D’après le général commandant adjoint de l’armée des USA Timothy McGuire (qui est chargé du déploiement des forces terrestres américaines en Europe de l’Est) : « La meilleure façon de maintenir la paix, c’est en se préparant (…) nous montrons ainsi la force et la cohésion de l’alliance et la volonté des USA à maintenir la paix sur le continent. » (soulignement ajouté) 

    Capture d’écran, The Sun, 4 janvier 2016

    Le prétendu piratage informatique est nonchalamment considéré comme un « acte de guerre » contre le territoire américain, tandis que l’opération « Atlantic Resolve » (qui comprend un déploiement massif de forces armées et d’équipement militaire à la frontière russe) est qualifiée de « mesure d’autodéfense ».

    Quand la guerre devient la paix, c’est le monde à l’envers.

    Une conceptualisation n’est plus possible. C’est la folie qui prévaut. Les institutions gouvernementales sont criminalisées.

    Les médias et les politiciens occidentaux obscurcissent en chœur la vérité cachée, à savoir que la guerre menée par les USA et l’OTAN détruit l’humanité.

    Lorsque le mensonge devient la vérité, il n’y a plus moyen de retourner en arrière.

    Lorsque la guerre est considérée comme une entreprise humanitaire soutenue par les Nations Unies, l’appareil judiciaire et le système juridique international au grand complet, c’est le monde à l’envers. Les mouvements pacifistes et anti‑guerre sont alors criminalisés.

    S’opposer à la guerre devient un acte criminel.

    L’héritage d’Obama, c’est la guerre et le grand mensonge.

    Ce grand mensonge doit être dénoncé pour ce qu’il est et ce qu’il entraîne.

    Il autorise des tueries aveugles d’hommes, de femmes et d’enfants.

    Il détruit des familles et des peuples. Il détruit l’attachement des êtres humains envers leurs semblables.

    Il empêche les gens d’exprimer leur solidarité envers ceux qui souffrent. Il défend la guerre et l’État policier comme la seule solution possible.

    Il détruit le nationalisme et l’internationalisme.

    Réfuter ce mensonge, c’est dénoncer un projet criminel de destruction mondiale animé avant tout par la quête du profit.

    Michel Chossudovsky

    Article original en anglais :

    obama-war

    The War against the Truth, When the Lie Becomes the Truth. Is Obama Preparing War Against Russia? Publié le 7 janvier 2016.

    Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

     

    http://www.mondialisation.ca/quand-le-mensonge-simpose-face-a-la-verite-la-guerre-contre-la-verite-dobama-est-elle-le-prelude-a-une-guerre-contre-la-russie/5567474

     

    La France veut devenir le second des Etats-Unis dans l'OTAN

    La France veut devenir le second des Etats-Unis dans l'OTAN

    http://www.medias-presse.info/deploiement-militaire-massif-americain-en-europe/67578/?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi%5F174

    Campagne de déstabilisation de la présidence de Trump, guerre contre la vérité…

    http://lecolonel.net/bilingue-bilingual-tcn-relations-otan-russie-nato-russian-relations-enorme-deploiement-militaire-americain-en-allemagne-vers-une-guerre-etats-unis-vs-russie/

    VERS GUERRE CIVILE USA et CONFLIT DANS LE MONDE ? L'opinion d'un député allemand

     

    US-NATO Threaten Russia with Global Warfare

     http://www.globalresearch.ca/selected-articles-us-nato-threaten-russia-with-global-warfare/5568347

    Gorbatchev : "Le monde se prépare pour la guerre"

     

    Articles précédents


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    Chine-USA : menace d’une intervention militaire

    5.1.2017

    Chine-USA : menace d’une intervention militaire

     

    La Chine est prête à prendre les mesures qui s’imposent en cas d’accumulation d’armes par les Etats-Unis en mer de Chine méridionale, ce qui pose un risque de sécurité pour le territoire chinois, ont déclaré mardi plusieurs experts concernant des rapports américains qui prévoient un renforcement de son armée dans la région.

    Le site du journal US Navy Timesa rapporte que les porte-avions l’USS Nimitz et l’USS Carl Vinson ainsi que leurs escortes, avec 7500 marins, seront déployés cette semaine dans le Pacifique occidental.

    Dans un autre document, le magazine The National Interest a rapporté le 1er janvier que des hauts stratèges de l’armée américaine et du Pentagone réfléchissaient actuellement aux différentes manières d’utiliser les plates-formes d’armes existantes. Avec la mise en place éventuelle -si nécessaire- d’unités d’artilleries mobiles en mer de Chine méridionale, fonctionnant comme des armes de défense aérienne avec des roquettes et missiles de croisière.

    «Dans le même temps, les responsables du Pentagone ont déclaré publiquement que les USA continueront les exercices relatifs à la «liberté de navigation», les navires de la Marine naviguant dans les 12 miles du territoire revendiqué par la Chine.»

    «En plus de ces activités, il est tout à fait possible que les Etats-Unis puissent déployer plus d’armes offensives et défensives dans la région», toujours selon l’article.

    «Apparemment, l’armée américaine veut trouver de nouvelles approches en mer de Chine du Sud pour contenir la Chine», a déclaré Zhao Xiaozhuo, directeur du Centre de recherche sur les relations de défense sino-américaines de l’Académie des sciences militaires de l’APL.

    «Nous allons voir combien de temps l’USS Carl Vinson va rester ici. Est-ce juste une simple manœuvre ou un long séjour pour des exercices ? Et voir qu’en est-il de la situation des îles chinoises occupées. »

    Pour le responsable, l’une des raisons de la mise en œuvre d’unités d’artillerie mobiles serait de pouvoir intervenir rapidement en cas de conflit près des îles en mer de Chine méridionale.

    Zhang Junshe, chercheur principal à l’Institut militaire de recherche des affaires maritimes, estime pour sa part que la présente renforcée d’armes américaines dans cette zone constituait une menace pour les îles chinoises, les installations ou le personnel.

    Lundi 2 janvier, des chasseurs J-15 combattants du porte-avions chinois, le Liaoning, ont mené des exercices de vol dans des «conditions complexes», a annoncé la marine chinoise sur son microblog.

    Le Liaoning et sa flotte d’accompagnement sont entrés dans le Pacifique par le détroit de Miyako pour la première fois le 25 décembre 2016 pour des manœuvres dans le Pacifique occidental.

    (Rédacteurs :Yishuang Liu, Guangqi CUI)
     
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            Guerre, quelques liens :
     
     
     
     
    La guerre contre le FCFA est déclarée !
     
     
    «Les Casques blancs» participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
     
     
    L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française

    2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

    http://www.resistance-politique.fr/archives/3024


    Alep est réunifiée. Les masques tombent

     

    L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement

    http://reseauinternational.net/lhecatombe-de-la-guerre-de-syrie-six-ans-apres-son-declenchement/

     

    Les U.S.A débarquent encore en Europe pour attaquer la Russie !

     

    Syrie, le mythe médiatique des «rebelles modérés»

     

     

     
     

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    «Les soldats d’acier» U.S. envahissent l’Europe !

     

    «Les soldats d’acier» U.S. envahissent l’Europe !

    Cela pourrait être le titre d’un nouveau film U.S. Les Etats-Unis ont pour habitude de confondre leurs rêves avec la ou les réalités de la vraie vie. Après avoir vu un bataillon entier de tanks allemands prendre la route pour occuper la Lituanie en 2017, nous avons un bataillon entier de tanks U.S qui est sur le point d’envahir l’Europe en débarquant au port allemand de Bremerhaven en 2017. Ce bataillon se nomme, on ne rit pas ! « the Iron soldiers of the Iron brigade » (les soldats d’acier de la brigade d’acier) ou encore la 3rd Brigade Combat Team. On remarque de nouveau le rôle de plaque tournante de cette Allemagne pour détruire l’Europe et jouer au feu avec la Russie et la coordination des mouvements militaires pour 2017 contre la Russie ! L’OTAN veut faire la guerre à la Russie et renforce encore pour 2017 ses troupes et ses armes de guerre !

    Les fameux «Iron soldiers» – « Les soldats d’acier »  très contents d’aller occuper des peuples européens:

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Opération de charme. Les « soldats d’acier » ont, avant de prendre la route en direction du Vieux Continent, donné des entretiens aux média de la Lügenpresse (presse officielle constituée de petits soldats des média aux ordres du système) pour mettre en valeur leur courage d’acier. On voit les « soldats d’acier » poser avec leur femme et leurs enfants devant les média et parler avec passin et amour de la guerre pendant que les soldats russes vont à la guerre pour défendre l’amour et la paix de nos civilisations en embrassant les icônes. D’un côté les soldats U.S se prennent pour des héros comme dans leurs films. Du côté russe les soldats ne vont pas à la guerre en faisant la fête ou en posant avec leurs enfants devant les caméras pour remplir leur devoir. Voilà deux différences sur deux mondes. Les soldats américains ont oublié d’apprendre qu’ils ne sont faits que de viande et certainement pas d’acier. La surprise sur le terrain réel européen avec la Russie risque d’être fatale ! Les soldats allemands risquent d’être transformés en saucisses et les soldats d’acier en hamburgers ! L’opération de communication effectuée sur le sol américain était destinée à montrer aux populations bientôt occupées le visage de ces «Iron soldiers».

    La 3rd Brigade Combat Team qui dit être l’armée la plus forte au monde à l’entraînement :

    Signal contre Moscou. Avec les «Iron Soldiers» nous avons plus de 2000 chars et la 10ème brigade de l’Armée de l’air U.S qui vont envahir l’Europe centrale via l’Allemagne dans l’opération, «Operation Atlantic Resolve». Plus de 4000 «soldats d’acier» vont débarquer avec les chars aussi en acier en Europe pour envahir encore l’Allemagne, puis la Pologne et les autres pays frontaliers avec la Russie. Deux brigades entières arrivent donc encore en Europe depuis le grand déploiement des forces de l’OTAN aux frontières de la Russie depuis mai 2016. La volonté de faire la guerre frontale avec la Russie est bien réelle !

    La S.A.R.L Allemagne. A ce sujet, l’Allemagne est un pays occupé par les Etats-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Il faut signaler la peur qui règne parmi la population allemande civile qui dénonce la destruction de sa culture et de son identité par la politique d’occupation de l’OTAN. Il faut aussi signaler que ces citoyens allemands sont aujourd’hui menacés d’être mis en prison ou en psychiatrie pour leurs prises de position contre la politique de guerre antirusse voulue par Merkel. Le système d’occupation en Allemagne retire les enfants aux patriotes allemands qui dénoncent la politique de guerre voulue par Merkel et son gouvernement. Les dits «soldats d’acier», même si les menaces de représailles envers les patriotes sont fortes, ne vont certainement pas être accueillis les bras ouverts par les Allemands ni les cuisses ouvertes par les Allemandes ou par les populations des autres peuples européens car ces derniers savent bien que ce débarquement de chars et de viande, se prenant pour de l’acier invincible, ne sert que les objectifs de l’OTAN pour occuper et mettre sous tutelle leurs pays.

    L’OTAN mène une politique de guerre ouverte et déclarée contre la Russie qui, elle, se limite à mener une politique de défense de son territoire et de ses intérêts.

    Philippe Troadec

    source: http://novorossia.today/les-soldats-dacier-u-s-envahissent-leurope/

    http://reseauinternational.net/les-soldats-dacier-u-s-envahissent-leurope/

     


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