• Bombardement américain en Syrie :

    en route vers une 3ème guerre mondiale ?

     

    Bombardement américain en Syrie : en route vers une 3ème guerre mondiale ?

    La diplomatie américaine au proche-orient vient de connaître, en une semaine seulement, deux revirements spectaculaires, majeurs, vis-à-vis de la Syrie. Retour sur les événements très inquiétants de ces derniers jours.

    Jeudi 30 mars 2017 : « Le départ de Bachar Al-Assad n’est plus une priorité »

    Alors que l’Amérique d’Obama présentait le départ de Bachar Al-Assad comme un élément non négociable d’une solution politique pour sortir du conflit en Syrie, l’administration Trump a quant-à-elle annoncé le jeudi 30 mars, par l’intermédiaire de Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’ONU, que « le départ de Bachar Al-Assad n’était plus une priorité ». Auparavant, ce point était probablement le point névralgique du désaccord entre la Russie et les États-Unis dans la recherche d’une solution politique au conflit en Syrie, la Russie refusant d’abandonner son allié Bachar Al-Assad.

    Certains observateurs (dont moi, je l’avoue) ont alors pu penser que ce revirement américain était enfin le prélude à une issue au conflit en Syrie. Malheureusement, leurs espoirs ont été de courte durée. La terrible déception est venue en deux temps.

    Mardi 4 avril 2017 : des Syriens sont victimes de gaz chimiques ; l’occident accuse Bachar Al-Assad

    Tout d’abord, tôt dans la matinée du mardi 4 avril, un raid aérien syrien frappe la localité de Khan Cheikhoun, dans le nord du pays. Plus de 80 civils décèdent d’émanation de gaz chimique. L’occident, et en premier lieu les Etats-Unis et la France, accusent immédiatement l’armée syrienne d’avoir employé des armes chimiques interdites lors de leur raid aérien. La Syrie et la Russie démentent, expliquant de leur côté que ce bombardement était « conventionnel », et qu’il aurait accidentellement touché un stock d’armes chimiques détenu par les rebelles, provoquant ainsi les émanations de gaz mortel.

    Vendredi 7 avril 2017 : Trump ordonne le bombardement d’une base aérienne de l’armée syrienne

    En représailles à l’attaque chimique présumée, le président américain ordonne le lancement d’une soixantaine de missiles Tomahawk pour détruire la base aérienne d’où seraient partis les avions syriens. Ce bombardement américain a tué six soldats syrien selon l’armée syrienne. Les Etats-Unis ont expliqué avoir prévenu à la dernière minute la Russie, afin que les soldats russes présents puissent évacuer le site à temps. On peut imaginer que les russes en aient fait autant vis-à-vis de leurs homologues syriens.

    Qui a raison ? Qui a tort ?

    Qui est à l’origine de ces morts par inhalation de gaz chimiques ? De France, il est bien difficile de pouvoir trancher avec certitude. Mais il est tout de même nécessaire de faire un petit retour en arrière, afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble du tableau.

    Et une première précision : c’est en août 2013 que Barack Obama trace la fameuse ligne rouge concernant l’utilisation d’armes chimiques, ligne rouge que Bachar Al-Assad ne doit pas franchir, sous peine de subir une intervention militaire américaine.

    21 août 2013 : L’attaque chimique de la Ghouta

    Un précédent incident meurtrier avait failli servir de motif ou de prétexte au lancement d’une offensive militaire occidentale contre la Syrie. Il s’agit du massacre de la Ghouta : un bombardement à l’arme chimique au gaz sarin qui s’est produit le 21 août 2013 et qui a frappé la banlieue de Damas, dans l’ancienne oasis de la Ghouta, tenue par l’Armée syrienne libre.

    L’Occident, et en premier lieu le journal Le Monde, avait immédiatement accusé Bachar Al-Assad d’être à l’origine de cette attaque chimique, mais comme le relate le journal Le Point, un rapport du MIT (Massachusetts Institute of Technology) aboutie à des conclusions contraires, après enquête scientifique donc.

    Octobre 2013 : la Syrie démantèle ses armes chimiques, sous contrôle onusien

    En septembre 2013, l’ONU annonce avoir reçu la demande d’adhésion de la Syrie à la convention internationale sur la armes chimiques. En octobre 2013, la Syrie procède au démantèlement de ses armes chimiques sous supervision onusienne. Des membres de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) viennent en Syrie pour observer et contrôler ce démantèlement.

    Premières conclusions sur l’utilisation d’armes chimiques à Khan Cheikhoun

    Est-il raisonnable de penser que Bachar Al-Assad aurait caché une partie de ces stocks, pour ensuite les utiliser quatre ans plus tard, et ce une semaine seulement après l’annonce selon laquelle les Etat-Unis (et la France) ne demandaient plus son départ du pouvoir ? Sur un plan strictement militaire, l’avantage à utiliser en l’occurrence des armes chimiques est minime, voire contestable ; sur le diplomatique en revanche, c’est tout-à-fait suicidaire…

    L’ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Syrie, Peter Ford, a estimé dans une interview accordée à Sky News qu’il était « hautement improbable que la Syrie ou la Russie soient derrière cette attaque chimique ».

    Et ensuite ?

    Actuellement, le monde est extrêmement polarisé, entre d’un côté des gouvernements comme celui de François Hollande, ou celui de Benjamin Netanyahou, qui soutiennent Donald Trump, et de l’autre des gouvernements comme celui de Vladimir Poutine qui considèrent que ce bombardement américain constitue une « agression contre un Etat souverain ». Une réunion de crise internationale se déroule actuellement à l’ONU à New-York.

    Une question est aujourd’hui dans toutes les têtes : « Et maintenant ? Que compte faire Donald Trump ? ». Sa stratégie actuelle est tout sauf claire. La coopération russo-américaine dans la lutte contre DAECH est interrompue. L’armée russe ne signale plus ses plans de vols à l’armée américaine. Les diplomates russes semblent désemparés (ce qui est très rare), voire désespérés face à l’attitude de l’actuelle administration américaine.

    Le monde semble très proche d’un conflit mondial, dans un contexte de tensions très vives entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, mais aussi entre l’administration Trump (encore elle) et l’Iran, le candidat ayant expliqué avant son élection qu’il souhaite « déchirer l’accord sur le nucléaire iranien ».

    On peut remarquer qu’Israël a testé le 17 mars dernier et avec un certain succès, son système de défense sol-air « Dôme de Fer », à la suite d’un bombardement aérien réalisé par son armée en territoire syrien.

    Les deux grandes questions qui demeurent en suspens sont : jusqu’où va aller Donald Trump dans son escalade vers une 3ème guerre mondiale (1), et comment vont réagir la Chine et la Russie ? Vont-elles encore une fois devoir manger leur chapeau, comme pour le désastre libyen, et ainsi assister impuissants à la mort définitive de toute notion de « Droit international », ou bien vont-elles résister aux ambitions guerrières des Etats-Unis et de leurs alliés, comme elles l’ont fait pour la Syrie depuis le début du conflit, au risque de constituer un deuxième camp dans cette 3ème guerre mondiale qu’à l’évidence elles ne veulent pas ?

    Raphaël Berland


    (1) : À noter qu’il ne s’agit pas uniquement de la 3ème guerre mondiale de Donald Trump, mais également de Georges W. Bush, de Benjamin Nenatyahou, de Nicolas Sarkozy, et de plusieurs autres présidents. Ce contexte de « Choc des Civilisations » imposé au monde arabo-musulman, avec l’aide de gouvernements complices comme ceux du Qatar, de l’Arabie Saoudite et la Turquie, a été largement documenté, et fera l’objet d’un article ultérieur.

    source:http://www.cercledesvolontaires.fr/2017/04/07/bombardement-americain-syrie-route-vers-3eme-guerre-mondiale/

    http://reseauinternational.net/bombardement-americain-en-syrie-en-route-vers-une-3eme-guerre-mondiale/

     

    Voir aussi sur ce site :

    La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie

    L’administration Trump est frappée de folie néocon

    Syrie : un false flag pour déclencher la guerre mondiale ?

    La Russie en tête de la course aux missiles hypersoniques

    Les atlantistes repartent à l’attaque en Syrie

    Syrie: Réaction officielle russe

    La frégate russe dotée de missiles de croisière Kalibr en route vers la ... 

    La Chine amasse ses troupes avec la Corée du Nord | Réseau ..

    L'opération Tomahawk sur la Syrie n'était-elle qu'un préliminaire

    Vladimir Poutine sur la Syrie : les Etats-Unis rejouent la même ...

    La deuxième guerre de Corée aura-t-elle lieu ? | Réseau International

    Les USA brandissent à nouveau les armes chimiques pour justifier ...

    ALERTE: l'aggravation de la situation en Syrie | Réseau Internationa

    Trump va-t-il attaquer la Corée du Nord ? – Un porte-avions US en .

    Voici l'article supprimé par le Daily Mail sur « un plan US pour .

    Voici l'article supprimé par le Daily Mail sur « un plan US pour organiser une attaque chimique en Syrie » .

    Pour la Russie l'attaque américaine en Syrie a presque déclenché l ...

    a presque déclenché l'apocalypse nucléaire

    Bombardement américain en Syrie : communiqué russo-syro-iranien ..

    Le centre des opérations russo-irano-syrien et le Hezbollah ont publié un communiqué en réponse à l’attaque américaine de la base aérienne syrienne. En voici les principaux points :

    1. Nous riposterons par la force à toute nouvelle agression de la Syrie, et advienne ce qu’il advienne.

    2. La Russie et l’Iran ne permettront jamais aux Etats-Unis de dominer le monde et imposer un monde unipolaire.

    3. Nous ne permettrons pas la poursuite de l’agression de la Syrie en violation des lois internationales, en dehors de l’ONU.

    4. Nous serons aux côtés des forces syriennes pour libérer toute la Syrie de toute occupation quelle qu’elle soit.

    5. Les Etats-Unis connaissent nos capacités à répondre. Désormais nous répondrons fermement à toute agression car la ligne rouge est franchie.

    6. Ils doivent savoir que nous surveillons attentivement toutes les manœuvres et mouvements américains pour diviser la Syrie et l’Irak. Toute présence militaire américaine dans ces deux pays est illégale.

     

    13. 4.17

    Damas : Poutine met en garde

    Quelque chose d’américain se trame dans le sud syrien.

     


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    Classement 2015 des armées les plus puissantes au monde

    http://lepouvoirmondial.net/2015/11/06/classement-2015-des-armees-les-plus-puissantes-au-monde/

     

    Le consortium Global FirePower, spécialisé dans les études militaires, a publié son classement 2015 des armées les plus puissantes. Voici le classement général, agrémenté de quelques chiffres:

    Etats-Unis:  1 430 000 militaires, 8325 tanks, 13 683 avions et hélicoptères, 473 navires, 612,5 milliards de dollars pour le budget militaire.

    Russie: 766 000 militaires, 15 500 tanks, 3082 avions et hélicoptères, 352 navires, 76,6 milliards de dollars pour le budget militaire

    Chine: 2 285 000 militaires, 9150 tanks, 2788 avions et hélicoptères, 520 navires, 126 milliards de dollars pour le budget militaire.

    Inde: 1 325 000 militaires, 3569 tanks, 1785 avions et hélicoptères, 184 navires, 46 milliards de dollars pour le budget militaire. L’Inde est devenue le plus grand importateur de matériel militaire.

    Royaume-Uni: 205 330 militaires, 407 tanks, 908 avions et hélicoptères, 66 navires, 53.6 milliards de dollars pour le budget militaire.

    France: 228 656 militaires, 423 tanks, 1203 avions et hélicoptères, 120 navires, 43 milliards de dollars pour le budget militaire.

    Allemagne: 183 000 militaires, 408 tanks, 710 avions et hélicoptères, 82 navires, 45 milliards de dollars pour le budget militaire.

    Turquie: 410 500 militaires, 3657 tanks, 989 avions et hélicoptères, 115 navires, 18.18 milliards de dollars pour le budget militaire.

    Corée du Sud: 640 000 militaires, 2346 tanks, 1393 avions et hélicoptères, 166 navires, 33.7 milliards de dollars pour le budget militaire.

    Japon: 247 746 militaires, 767 tanks, 1595 avions et hélicoptères, 131 navires, 49,1 milliards de dollars pour le budget militaire.IsraelItalieEgypteBrésilPakistanCanadaTaiwanPologneIndonésieAustralieUkraine

    Ce classement a été réalisé à l’aide d’une méthodologie très complète se basant sur de nombreux critères. Il faut tout d’abord savoir que les armes nucléaires ne sont pas prises en compte, nous parlons uniquement de forces conventionnelles. Ensuite, les facteurs géographiques (ex: accès à la mer), géologiques (ressources naturelles), démographiques, technologiques ou financiers sont importants. Par contre, les facteurs politiques (ex: alliances) ne sont pas pris en compte.

    source

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    Le dessous des cartes - Israel va-t-il déclencher un conflit de grande ampleur ?

     

    Le dessous des cartes -

    Israel va-t-il déclencher un conflit de grande ampleur ?

     

    ledessousdescartes ‏@LDDC_infohttps://twitter.com/LDDC_info Pour moi, le meilleur compte twitter : On y lit  tout ce qu'on ne voit pas ailleurs. Passionnant. Voici les derniers tweets, de Trump à la Syrie en passant par le Liban, le Yemen, l'Irak, l'Iran, Gaza, et surtout, le menaçant Israël. Les derniers tweets nous mènent directement vers un risque de conflit de grande ampleur, via Netanyahu. Pour moi, la Russie ne restera pas simple témoin d'une grande tragédie générée par Israël, elle interviendra...   Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

    Ce compte, trop bien renseigné, gêne. La preuve :

    ledessousdescartes ‏@LDDC_info,

    https://twitter.com/LDDC_info

    Le compte a été l'objet dune tentative d'intrusion malveillante qui a été repoussée. Cela explique mon absence sans préavis .

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    Trump 1. Un certain nombre de signaux laissent penser que Trump et son équipe st en train de revoir leur façon d'appréhender les choses.
    Trump 2. Cette révision se précise concernant la relation avec la Chine et et l'accord sur le nucléaire iranien
    Trump 3. Le début de changement positif envers l'accord nucléaire décelé lors de la rencontre du MAE US avec Moghrini

    Yemen-KSA 1.Vous n'êtes pas ss savoir que les forces yéménite ont lancé un missile balistique contre 1 base militaire située à 40 km de Ryad
    Yemen-KSA 2. Si cela continue , le régime saoudien va perdre la face aux yeux du peuple et c'est le plus grave pour les dirigeants saoudiens
    Yemen-KSA 3. Bien entendu la défense anti-aérienne saoudienne ne lésine pas sur le lâcher des Patriot au grand bonheur du fabricant Raytheon
    Yemen-KSA 4. Plus intéressant encore c'est que les Yéménites se sont lancés dans la fabrication des drones. J'y vois 2 conséquences
    Yemen-KSA 5. 1ère conséquence : les forces yéménites vont pouvoir disposer de renseignements pour mener une guérilla efficace
    Yemen-KSA 6. 2ème cons.: les Yéménites vont pouvoir titiller à satiété le système d'alerte Patriot et charger ainsi la facture de la guerre

    Netanyahu-Trump 1. Netanyahu sera à Washington mercredi 15/02/17 pour essayer de "chambrer" le nouveau venu au Bureau Ovale
    Netayahu-Trump 2. Selon les commentateurs israéliens (qui sont certes volubiles mais pas tjr pertinents ds leurs visions) Netanyahu va
    Netanyahu-Trump 3. Il va proposer à Trump de soutenir un axe de guerre Israel-KSA-Egypte contre l'Iran
    Netanyahu-Trump 4. Sachant que même Trump ne peut engager (même s'il le voulait) l'armée américaine ds une aventure militaire extérieure
    Net.-Trum 5 . Sachant cela, Netnyahu veut faire croire à Trump qu'il a derrière lui les principaux pays arabes ( l'Egypte et KSA)
    Net-Trum 6.  Rusé comme il est, Netanyahu oubliera de dire à Trump qu'il n'a le soutien que de 2 régimes arabes sans les peuples derrières
    Net-Trum 7. Cependant l'astuce suprême c'est de commencer une aventure contre l'Iran en étant espérant y entraîner les USA à posteriori
    Net-Trum 8. Le problème c que la grande majorité des généraux américains  sont des WASP et échappent à l'influence de Netanyahu via l'AIPAC.
    Net-Tum 9 . Par contre la majorité de ces généraux ne sont pas insensibles aux complexe militaro-industriel qui est un système à lui seul..

    Syrie 1. L'armée syrienne a repris le contrôle du plus grand champ de gaz à l'est de Homs
    Syrie 2.D'1 autre côté l'armée syrienne à pris le contrôle de toutes les hauteurs qui entourent la ville de Palmyre à part 1 fenêtre à l'est
    Syrie 3. Les unités de Daesh qui occupent Tadmour (Palmyre) n'ont plus que les étendues désertiques pour s'échapper de la ville cernée
    Syriie 4. Dans le désert les unités de Daesh seront une cible idéale pour les aviations syrienne et russe .
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    Irak 1. Les unité de Hachd Chaabi ont coupé la route de repli de Daesh vers la frontière syrienne c.t vers Raqqa et Deir ezzour
    Irak 2. Les services de renseignement irakiens disent que Baghdadi et ses principaux lieutenants se trouvent à Kaaem à l'ouest de Mossoul.
    Irak 3.Il semble que Baghdadi a peur de se faire piéger à Raqqa vers laquelle vont converger les troupes syriennes et celles de la coalition .
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    Trump . Le Gal. Flyn chef du Conseil national de sécurité a donné sa démission à Trump
    Trump 2.Il semble que le gal Petraeus est pressenti pour le remplacer. Si c le cas, cela veut dire que les néo-cons st de retour au pouvoir
    Trump 3. Après avoir été à la tête des troupes américaines en Irak et puis à la tête de la CIA d'où il a été obligé de démissionner .. .
    Trump 4.Petraeus se targue d'être un maître de l'action asymétrique tous azimuts et un spécialiste de la déstabilisation des pays ss défense
    Trump 5. En Petraeus , Netanyahu aura un allié idéal pour  provoquer encore plus de chaos au Moyen- Orient 

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    Iran 1. Les ingénieurs iraniens travaillant pour l'industrie militaire ont fabriqué le moteur pour les unités navales
    Iran 2.C une réalisation importante qui vient après la fabrication des moteurs pour camions . Seuls qqs pays maitrisent cette technologie.
    Iran 3. La prochaine étape disent les Iraniens , sera la fabrication de moteurs fonctionnant à l'énergie nucléaire
    Iran 4. Les Gardiens de la révolution boostent ces industries des moteurs et turbines
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    Trump-Netanyahu 1. Le nouveau locataire de la Maison blanche n'a pas attendu longtemps pour son engagement total derrière Israel
    Trump-Netanyahu 2. Jared , qui accompagne dorénavant son beau-père comme son ombre avait l'air épanoui et au fait de l'accomplissement .
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    Nasrallah 1. Lors d'1 discours cet aprèm., Nasrallah pense que l'alignement de Trump derrière Netanyahu n'est ni surprenant, ni dramatique
    Nasrallah 2. Au contraire , pour lui cette mise des cartes sur table va booster la résistance palestinienne et lever les illusions
    Nasrallah 3. Il a aussi rappelé aux Israéliens que  les dépôts d'Amonia à Haifa sont à la portée de ses missiles
    Nasrallah . Précisons que ces stocks s'ils st explosés peuvent raser toute la zone industrielle de Haifa , soit toute l'industrie chimique
    Nasrallah 5. Le leader du Hizballah laisse entendre aussi que ses missiles n’épargneront pas le réacteur nucléaire de Dimona
    Nasrallah 6. Pour plus d'info, voici ce que dit de ce discours un journal proche de Netanyahu . .. ..
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    Syrie 1. Le brillant diplomate syrien Bachar Jaafari aurait échappé à un attentat à Astana (Kazakhstan)
    Syrie 2. L'attentat devait se faire par kamikaze de Daesh a été déjoué par le Renseignement russe
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    Daesh . Un élément de Daesh fait prisonnier par les Kurdes reconnait avoir violé 200 femmes et tué de sa main 500 personnes

     

    Le dessous des cartes - Israel va-t-il déclencher un conflit de grande ampleur ?


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    Israel-Hizballah 1. Les media et l'opinion publique israéliens sont sens dessus-dessous à cause des déclarations de Hassan Nasrallah hier.
    Israel-Hizballah 2. Pour Maariv les dépôts d'Amonia à Haïfa appartiennent depuis 9 ans aux 2 frères de Trump
    Israel-Hizballah 3. Cependant c'est la menace de Nasrallah contre le centre nucléaire de Dimona qui inquiète le plus
    srael-Hizballah 4. Un seul média israélien a pris la peine de signaler que Nasrallah n'a pas menacé de prendre l'initiative des hostilités
    Israel-Hizballah 5.En mettant cartes sur tables Nasrallah pratique la dissuasion ds les règles de l'art
    Israel-Hizballah 6.En parlant de son potentiel militaire et en annonçant ses plans de campagne Nasrallah veut dissuader Israel de l'attaquer
    Israel-Hizballah 7. De son côté Liberman l'extrémiste ministre de la défense a dit aujourd'hui qu'il ne comptait pas attaquer le Hizballah... . . ..
    Israel-Hizballah 8. Les spécialistes savent d'expérience que Nasrallah a choisi d'être crédible , alors que Liberman est peu fiable
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    USA-Trump 1. Finalement la montagne 'Trump" est en train d'accoucher d'une souris
    USA-Trump 2. Le nouveau président "fort en gueule" est en train de faire marche arrière sur toute ses prétentions électorales
    USA-Trump 3. Concernant Israel , Trump fait un zèle inaccoutumé si on considère la politique traditionnellement hypocrite de son pays
    USA-Trump 4. On découvre avec consternation que toute la famille de Trump est intimement impliquée ds le monde des affaires en Israel
    USA-Trump 5. Trump fait aussi marche arrière concernant les futurs relations avec Poutine ..
    USA-Trump 6. En somme c'est le retour des néoconservateurs dans toute sa splendeur
    USA-Trump 7. Sauf qu'il peut amener son pays droit dans le mur sans crise de conscience , affairiste comme il est
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    Israel-Hizballah-Syrie -Gaza 1. Toutes les parties dans cette région de tous les malheurs se préparent à la guerre pour bientôt
    Israel-Hizballah-Syrie-Gaza 2. Les Israéliens estiment que c'est le moment ou jamais de liquider Hizballah et le régime à Damas
    Is-Hiz-Sy-G 3. Hizballah se prépare activement à cette éventualité et c pour cette raison qu'il a parlé de Dimona et des dépôts d'Amonia
    Is-Hiz-Sy-G 4. Le renseignement du Hizballah sait que Tsahal se prépare à une guerre imminente contre le sud Liban et Beyrouth
    Is-Hiz-Sy-G 5. En bon stratège il a recouru une nouvelle fois ,comme en 2016, à la dissuasion en parlant des dépôts d'Amonia et de Dimona
    Is-Hiz-Sy-G 6. Israel devait déclencher sa guerre contre Hizballah , en avril 2016 , soit dix ans après celle de 2006
    Is-Hiz-Sy-G/7.On sait maintenant que la décision de déclencher la guerre a été reportée parce que Nasrallah avait parlé de l'Amonia de Haïfa
    Is-Hiz-Sy-G/8. Côté syrien, les Israéliens sont tentés de foncer vers Damas en un Blitzkrieg qui nettoiera en même tps les marches du Golan
    Is-Hiz-Sy-G/9. Les stratèges politiques et militaires sont tentés de penser qu'avec un Trump à la M.B le scénario est jouable
    Is-Hiz-Sy-G/10 . Reste bien sûr l'inconnue "Poutine" .Quelle sera l'attitude de l'aviation russe si le régime est attaqué de toute part ?
    Is-Hiz-Sy-G/11. Du côté de Gaaza l'aile militaire du Hamas a pris le pouvoir politique en faisant élir Sanora à la tête du Bureau politique
    Is-Hiz-Sy-G/12. En éjectant Machaal et Hania inféodés aux Golfiens alliés d' Israel, le Hamas va pouvoir coordonner avec l'Iran et Hizballah
    Is-Hiz-Sy-G/13. Prévoyant cela , le renard Liberman propose à Gaza un aéroport et un port , comme s'il n'avait en face que des imbéciles
    Is-Hiz-Sy-G/14. En résumé, ll y a bcp de probabilités pour qu'une guerre aux conséquences incalculables se déclenche bientôt ds cette région.. . . .
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    Israel-USA 1.Ds sa livraison d'aujourd'hui 18/02/17 Maariv parle d'une réelle épreuve de force entre la Communauté du renseignement et Trump
    NB Maariv est un des plus grands journaux israéliens . Il s'agit de la version en hébreu.
    Israel-USA 2. Maariv va jusqu'à dire que cette épreuve peut se terminer par la prison ou la destitution pour Trump..
    Israel-uSA 3.Maariv conseille aussi aux responsables israéliens de se rapprocher du Vice-président Bens au cas où !
    Israel-USA 4. Maariv conseille aussi qu'Israel profite de la faiblesse actuelle de Trump pour l'amener vers 1 frappe contre l'Iran
    Israel-USA 5. On est sidéré par la façon dont les Israéliens considèrent les Etats-Unis comme leur chose !


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    Le dessous des cartes - Israel va-t-il déclencher un conflit de grande ampleur ?

     

    2 heures après cet article, reçu cet avis de parution

    Washington pour un front israélo-arabe contre l'Iran

    http://www.france-irak-actualite.com/2017/02/washington-pour-un-front-israelo-arabe-contre-l-iran.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

    Le possible prochain ambassadeur américain en Israël, David Friedman, a poussé à la constitution d'un front Israël et pays arabes sunnites contre l'Iran !

    lddc m'a envoyé ces précisions, le 19.2

    @rsistons C'est un front bidon , qui fonctionne déjà depuis belle lurette et qui n'a apporté rien de nouveau pour Israel .
    Ce soit-disant "front" de régimes arabes chancelants et corrompus, n'a rien pu faire pour contenir l'axe de la résistance.
    La guerre psy israélienne veut nous faire croire à une révolution ds ses relations avec certains régimes arabes, Ce n'est pas vrai.
    Les responsables israéliens tombent ds le travers des pays affaiblis stratégiquement et clament des victoires à la Pyrrhus .

     Différents indices le disent, mais ce n'est pas une fatalité. Les Israéliens peuvent renoncer à attaquer s'ils se rendent compte que la victoire n'est pas assurée et que les pertes seront insupportables pour la société israélienne. Après tout, Israël c'est un pays d'immigrés qui ne sont pas là pour courir des dangers perpétuellement .

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     La meilleure armée de la planète?

    La meilleure armée de la planète?

    26 1 2017

     

    Dans mon récent article, Les risques et les chances pour 2017, j’ai fait une déclaration qui a choqué de nombreux lecteurs. J’ai écrit :

    La Russie est maintenant le pays le plus puissant de la planète. [] l’Armée russe est probablement la plus puissante et la plus capable sur terre (bien qu’elle ne soit pas la plus grande) [] la Russie est le pays le plus puissant sur la terre pour deux raisons : elle rejette et dénonce ouvertement le système politique, économique et idéologique mondial, régnant dans le monde entier, que les États-Unis ont imposé à notre planète depuis la Seconde Guerre mondiale, et parce que Vladimir Poutine jouit d’un soutien solide comme le roc de quelques 80% de la population russe. La plus grande force de la Russie en 2017 est morale et politique ; c’est la force d’une civilisation qui refuse de jouer selon les règles que l’Occident a réussi à imposer au reste de l’humanité. Et maintenant que la Russie les a « rejetées » avec succès, d’autres suivront inévitablement (de nouveau, en particulier en Asie).  

    Si certains ont rejeté ceci comme une hyperbole assez ridicule, d’autres m’ont demandé d’expliquer pourquoi j’arrive à cette conclusion. Je dois admettre que ce paragraphe est quelque peu ambigu : d’abord j’affirme quelque chose de spécifique sur les capacités de l’Armée russe puis les « preuves » que je présente sont de nature morale et politique ! Pas étonnant que certains aient exprimé des réserves.

    Effectivement, ce qui figure ci-dessus est un bon exemple de l’une de mes pires faiblesses : j’ai tendance à supposer que j’écris pour des gens qui feront les mêmes hypothèses que moi, considéreront les problèmes de la même manière que moi et comprendront ce qui est implicite. C’est ma faute. Donc aujourd’hui, je vais tenter de préciser ce que je voulait dire et clarifier mon point de vue sur cette question. Pour cela, cependant, un certain nombre de prémisses doivent, je pense, être énoncées explicitement.

    Tout d’abord, comment mesure-t-on la qualité d’une armée et comment les armées de divers pays peuvent-elles être comparées ?

    La première chose à écarter immédiatement est la pratique totalement inutile connue sous le nom de « décompte des haricots » : compter le nombre de chars, de véhicules blindés pour le transport des troupes, des véhicules blindés de combat d’infanterie, de pièces d’artillerie, d’avions, d’hélicoptères et de navires pour le pays A et le pays B et en déduire lequel des deux est le plus « fort ». Cela n’a absolument aucun sens. Ensuite, deux autres mythes doivent être détruits : que la haute technologie gagne les guerres et que l’argent gagne les guerres. Comme j’ai analysé ces deux mythes en détail ailleurs (ici), je ne le répéterai pas.

    Ensuite, je soutiens que le but d’une armée est d’atteindre un objectif politique spécifique. Personne n’entre en guerre uniquement au nom de la guerre, et la « victoire » n’est pas un concept militaire, mais politique. Donc oui, la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. Par exemple, réussir à dissuader un agresseur potentiel pourrait être compté comme une « victoire » ou, au moins, comme une réussite de votre armée si son but était la dissuasion. La définition de la « victoire » peut comprendre la destruction de l’armée de l’autre, bien sûr, mais ce n’est pas une obligation. Les Britanniques ont gagné la guerre des Malouines/Falklands même si les forces argentines étaient loin d’être détruites. Quelquefois, le but de la guerre est le génocide, et dans se cas se contenter de vaincre une armée ne suffit pas. Prenons un exemple récent : selon une déclaration officielle de Vladimir Poutine, les objectifs officiels des interventions de l’armée russe en Syrie étaient 1) stabiliser l’autorité légitime et 2) créer les conditions d’un compromis politique. Il est indéniable que les forces armées russes ont totalement atteint ces deux objectifs, mais elles l’ont fait sans que cela nécessite une « victoire » impliquant une destruction totale des forces ennemies. En fait, la Russie aurait pu utiliser des armes nucléaires et des tapis de bombes pour balayer Daech, mais cela aurait eu pour résultat une catastrophe politique pour la Russie. Est-ce que cela aurait été une « victoire militaire » ? Dites-le moi !

    Donc si le but de l’armée d’un pays est d’atteindre des objectifs politiques particuliers, cela implique directement qu’il est absurde de dire que l’armée d’un pays peut tout faire, partout et tout le temps. Vous ne pouvez pas avoir une armée indépendamment d’un ensemble de circonstances très spécifiques :

    1) Où : Espace/géographique.

    2) Quand : moment/durée.

    3) Quoi : objectif politique.

    Pourtant, ce que nous voyons, notamment aux États-Unis, est une approche diamétralement opposée. C’est quelque chose comme ça : nous avons l’armée la mieux formée, la mieux équipée et la mieux armée sur la terre ; aucun pays ne peut rivaliser avec nos bombardiers furtifs perfectionnés, nos sous-marins nucléaires, nos pilotes sont les mieux entraînés sur la planète, nous avons des capacités de guerre réseau-centrées sophistiquées, d’intervention globale, de reconnaissance et de renseignement basées dans l’espace, nous avons des porte-avions, notre Delta Force peut vaincre n’importe quelle force terroriste, nous dépensons plus d’argent que tout autre pays, nous avons plus de navires que toute autre nation, etc. etc. etc. Cela ne signifie absolument rien. La réalité est que l’armée étasunienne a joué un rôle secondaire dans la Seconde Guerre Mondiale sur le théâtre européen et qu’après cela, les seules « sortes de victoire » que les États-Unis ont remportées sont extrêmement embarrassantes : Grenade (à peine), Panama (presque sans opposition). Je vous accorderai que l’armée étasunienne a réussi à dissuader une attaque soviétique, mais je soulignerai immédiatement que les Soviétiques ont ensuite également dissuadé une attaque étasunienne. Est-ce une victoire ? La vérité est que la Chine non plus n’a pas subi d’attaque soviétique ou américaine ; cela signifie-t-il qu’elle a réussi à dissuader les Soviétiques ou les Américains ? Si vous répondez « oui », alors vous devrez admettre qu’elle l’a fait pour une fraction des coûts américains ; donc quelle armée était la plus efficace – celles des États-Unis ou celle de la Chine ? Ensuite, observez toutes les autres interventions militaires étasuniennes, il y en a une liste convenable, et ce que ces opérations militaires ont réellement atteint. Si je devais choisir la « moins mauvaise », je choisirais à contrecœur Tempête du Désert qui a libéré le Koweït des Irakiens, mais à quel prix et avec quelles conséquences ?

    Dans la grande majorité des cas, lorsqu’on évalue la qualité de l’armée russe, c’est toujours par comparaison avec les forces armées étasuniennes. Mais cela a-t-il un sens de comparer l’armée russe à une armée qui a une longue histoire d’échec à atteindre les objectifs politiques spécifiques qu’elle s’était fixés ? Oui, les forces armées américaines sont énormes, boursouflées, ce sont les plus chères de la planète, les plus technologiques, et leurs performances effectives assez médiocres sont systématiquement occultées par la machine de propagande la plus puissante de la planète. Mais tout cela les rend-elles efficaces ? Je soutiens que loin d’être efficaces, elles sont fantastiquement gaspilleuses et extraordinairement inefficaces, au moins d’un point de vue militaire.

    Vous doutez encore ?

    Okay. Prenons le « meilleur du meilleur » : les forces spéciales américaines. Nommez-moi s’il vous plaît trois opérations réussies exécutées par les forces spéciales américaines. Non, les petites escarmouches contre des insurgés du Tiers Monde peu entraînés et pauvrement équipés, tués dans une attaque surprise, ne comptent pas. Quel serait l’équivalent américain de, disons, Operation Chtorm-333, ou la libération de l’ensemble de la péninsule de Crimée sans qu’une seule personne soit tuée ? En fait, c’est une des raisons pour lesquelles la plupart des blockbusters de Hollywood sur les forces spéciales américaines sont basés sur de terribles défaites comme La Chute du faucon noir ou 13 Hours.

    Quant à la haute technologie américaine, je ne pense pas avoir besoin de me pencher trop à fond sur les cauchemars du F-35 ou du destroyer de classe Zumwalt, ou expliquer comment des tactiques bâclées ont permis à la défense aérienne serbe d’abattre un F-117A super furtif et censément « invisible » en 1999, en utilisant un ancien missile S-125 datant de l’ère soviétique déployé pour la première fois en 1961 !

    Il n’y a aucune Schadenfreude pour moi à me rappeler tous ces faits. Ce que je cherche, c’est briser le réflexe mental qui conditionne tant de gens à considérer l’armée américaine comme une sorte de mètre étalon permettant de mesurer ce que réalisent les autres armées dans le monde. Ce réflexe est le résultat de la propagande et de l’ignorance, pas d’une raison rationnelle. Il en va de même, d’ailleurs, pour les autres armées faisant l’objet d’une hyper-propagande : les FDI israéliennes dont les troupes blindées, les pilotes et les fantassins sont toujours présentés comme extraordinairement bien entraînés et compétents. La réalité est bien sûr qu’en 2006, les FDI n’ont même pas pu sécuriser la petite ville de Bint Jbeil située à seulement 2 km de la frontière israélienne. Pendant 28 jours, les FDI ont tenté d’arracher le contrôle de Bint Jbeil aux forces de second plan du Hezbollah (celui-ci gardait ses meilleures forces au nord de la rivière Litani pour protéger Beyrouth) et ont totalement échoué, en dépit de leur immense supériorité numérique et technologique.

    J’ai personnellement parlé à des officiers étasuniens qui se sont formés avec les FDI et je peux vous dire qu’ils n’étaient pas du tout impressionnés. Exactement comme les guérilleros afghans sont totalement unanimes lorsqu’ils disent que le soldat soviétique est bien meilleur que le soldat américain.

    Parlons de l’Afghanistan

    Vous souvenez-vous que la 40e Armée soviétique, qui était chargée de combattre les « combattants de la liberté » afghans, était généralement sous-équipée, sous-entraînée et peu soutenue en termes logistiques ? Alors lisez cet effroyable rapport sur les conditions sanitaires de la 40e Armée et comparez-le avec les 20 milliards de dollars par an que les États-Unis dépensent en air conditionné en Afghanistan et en Irak ! Ensuite comparez les occupations étasunienne et soviétique en termes de performances : non seulement les Soviétiques contrôlaient la totalité du pays le jour (la nuit, les Afghans contrôlaient la plus grande partie des campagnes et les routes), mais ils contrôlaient aussi toutes les grandes villes 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En revanche, les États-Unis tiennent difficilement Kaboul et des provinces entières sont aux mains des insurgés. Les Soviétiques ont construit des hôpitaux, des barrages, des ponts, etc., alors que les Américains n’ont absolument rien construit. Et comme je l’ai déjà dit, dans toutes les interviews que j’ai vues, les Afghans sont unanimes : les Soviétiques étaient des ennemis beaucoup plus coriaces que les Américains.

    Je pourrais continuer sur des pages et des pages, mais arrêtons-nous là et acceptons simplement que l’image de relations publiques de l’armée étasunienne (et israélienne) n’a rien à voir avec leurs capacités et leurs performances effectives. Il y a des choses que l’armée américaine fait très bien (déploiement à longue distance, guerre sous-marine en eaux tempérées, opérations de transport, etc.), mais son efficacité et son efficience sont assez faibles.

    Donc qu’est-ce qui rend l’armée russe si bonne ?

    D’une part, sa mission, défendre la Russie, est proportionnée aux ressources de la Fédération de Russie. Même si Poutine le voulait, la Russie n’a pas les capacités de construire dix porte-avions, de déployer des centaines de bases outre-mer ou de dépenser plus pour la « défense » que le reste de l’humanité. L’objectif politique spécifique confié à l’armée russe est très simple : dissuader ou repousser toute attaque contre la Russie.

    D’autre part, pour accomplir cette mission, l’armée russe doit être capable d’attaquer et de l’emporter à une distance maximale de 1 000 km, ou moins, de la frontières russe. La doctrine militaire russe officielle fixe les limites d’une opération offensive stratégique un peu plus loin et inclut la défaite totale des forces ennemies et l’occupation de leur territoire à une profondeur de 1 200 à 1 500 km (Война и Мир в Терминах и Определениях, Дмитрий Рогозин, Москва, Вече, 2011, p.155), mais en réalité cette distance serait beaucoup plus courte, en particulier dans le cas d’une contre-attaque défensive. Ne vous y trompez pas, cela reste une tâche redoutable à cause de l’immense longueur de la frontière russe (plus de 20 000 km), qui traverse presque tous les types de géographie, depuis les déserts et les montagnes arides jusqu’à la région du pôle Nord. Et c’est là l’extraordinaire : l’armée russe est actuellement capable de vaincre n’importe quel ennemi imaginable tout le long de ce périmètre. Poutine lui-même l’a dit récemment lorsqu’il a déclaré que « nous pouvons le dire avec certitude : nous sommes maintenant plus forts que tout agresseur potentiel, quel qu’il soit ! » Je réalise que pour la plus grande partie du public américain, cela sonne comme le baratin typique que tout officier ou politicien étasunien doit dire à chaque occasion publique, mais dans le contexte russe, c’est assez nouveau : Poutine n’avait jamais dit quelque chose de semblable auparavant. Les Russes préfèrent se plaindre de la supériorité qu’ils prêtent à leurs adversaires (eh bien, ils le sont, en nombre – ce que tout analyste militaire russe sait ne rien vouloir dire).

    Numériquement, les forces russes sont en effet beaucoup plus modestes que celles de l’OTAN et de la Chine. En fait, on pourrait dire que par rapport à la taille de la Fédération de Russie, son armée est assez petite. C’est vrai. Mais elle est redoutable, bien équilibrée en termes de capacités et fait un usage maximum des caractéristiques géographiques uniques de la Russie.

    Aparté

    La Russie est un pays bien plus « nordique » que, disons, le Canada ou la Norvège. Voyez où se situent la grande majorité des villes et des villages au Canada ou en Scandinavie. Puis regardez une carte de la Russie et les latitudes où sont situées les villes russes. La différence est assez frappante. Prenez par exemple Novosibirsk, qui est considérée en Russie comme une ville méridionale de Sibérie. Elle est presque à la même latitude qu’Edimbourg en Écosse, Grande Prairie en Alberta ou Malmö en Suède.

    C’est pourquoi tout l’équipement utilisé par les Forces armées russes doit être opérationnel à des températures allant de -50° à +50°. La plupart des engins occidentaux ne peuvent pas opérer à des températures aussi extrêmes. Bien sûr, il en va de même pour le soldat russe, qui est aussi formé pour agir dans cette gamme de températures.

    Je ne pense pas qu’il y ait une autre armée qui puisse prétendre posséder de telles capacités, et très certainement pas les forces armées américaines.

    Un autre mythe qu’il faut détruire est celui de la supériorité de la technologie occidentale. Alors qu’il est vrai que dans certains domaines spécifiques, les Soviétiques n’ont jamais été capables de rattraper l’Occident, les micro-puces par exemple, cela ne les a pas empêchés d’être les premiers à développer une grande liste de technologies militaires telles que les radars à réseau en phase sur des intercepteurs, des viseurs montés sur des casques pour les pilotes, des missiles sous-marins à sous-cavitation, des chargeurs automatiques sur les chars, des véhicules blindés déployables en parachute, des sous-marins d’attaque à double coque, des missiles balistiques mobiles, etc. En général, les systèmes d’armement occidentaux tendent à avoir plus de haute technologie, c’est vrai, mais ce n’est pas dû au manque de capacités des Russes, mais à une différence fondamentale dans la conception. En Occident, les systèmes d’armement sont conçus par des ingénieurs qui bricolent ensemble les dernières technologies puis conçoivent une mission autour d’elles. En Russie, l’armée définit une mission puis cherche les technologies les plus simples et les meilleur marché susceptibles d’être utilisées pour l’accomplir. C’est pourquoi le MiG-29 russe (1982) n’avait pas de « commande de vol électrique » comme le F-16 américain (1978) mais pratiquait de « vieux » contrôles mécaniques du vol. J’ajouterai qu’un fuselage plus sophistiqué et deux moteurs au lieu d’un pour le F-16 ont donné au MiG-29 un domaine de vol supérieur. En cas de besoin, cependant, les Russes ont utilisé des commandes de vol électrique, par exemple sur le Su-27 (1985).

    Enfin, les forces nucléaires russes sont actuellement plus modernes et beaucoup plus performantes que la triade nucléaire américaine, vieillissante en comparaison. Même les Américains l’admettent.

    Donc qu’est-ce que tout cela signifie ?

    Cela signifie qu’en dépit d’une tâche immensément difficile, l’emporter contre n’importe quel ennemi le long des 20 000 km de la frontière russe et jusqu’à une profondeur de 1 000 km, l’armée russe a constamment démontré qu’elle est capable de dissuader ou de vaincre un ennemi potentiel, que ce soit une insurrection wahhabite (que les experts occidentaux qualifiaient d’« imbattable »), une armée géorgienne entraînée et équipée par l’Occident (en dépit d’un nombre de combattants inférieur pendant les heures cruciales de la guerre avec d’importants problèmes et la faiblesse du commandement et du contrôle), le désarmement de plus de 25 000 soldats ukrainiens (prétendument des cracks) en Crimée sans tirer un seul coup de feu de colère et, bien sûr, l’intervention militaire russe dans la guerre en Syrie où une toute petite force russe a changé le cours de la guerre.

    Pour conclure, je veux revenir à ma déclaration sur la Russie comme étant le seul pays qui ose ouvertement rejeter le modèle de civilisation occidental et dont le dirigeant, Vladimir Poutine, jouit du soutien de plus de 80% de la population. Ces deux facteurs sont déterminants dans l’évaluation de l’armée russe. Pourquoi ? Parce qu’ils illustrent le fait que les soldats russes savent exactement pour quoi (ou contre quoi) ils combattent et que quand ils sont déployés quelque part, ils ne le sont pas comme des instruments de Gazprom, Norilsk Nickel, Sberbank ou toute autre entreprise russe : ils savent qu’ils combattent pour leur pays, leur peuple, pour leur liberté et leur sécurité. En outre, le soldat russe sait aussi que l’usage de la force armée n’est pas l’option première et préférée de son gouvernement, mais la dernière à laquelle celui-ci recourt lorsque toutes les autres ont été épuisées. Il sait que le Haut Commandement russe, le Kremlin et l’état-major général ne sont pas déterminés à trouver quelque petit pays à tabasser uniquement pour faire un exemple et faire peur aux autres. Enfin, le soldat russe est prêt à mourir pour son pays en exécutant tous les ordres. Les Russes sont très conscients de cela et c’est pourquoi l’image ci-dessous a récemment circulé sur le Runet [l’Internet russe, NdT] :

    Le texte sous les photos dit : « Soldat de l’armée US vs soldat de l’Armée russe, sous contrat, déployés dans une zone de combat. » Le texte central en dessous dit : « L’un des deux doit être nourri, vêtu, armé, payé, etc. À l’autre on doit seulement ordonner « Par là » et il remplira sa mission. À tout prix. »

    Le texte sous les photos dit : « Soldat de l’armée US vs soldat de l’Armée russe, sous contrat, déployés dans une zone de combat. » Le texte central en dessous dit : « L’un des deux doit être nourri, vêtu, armé, payé, etc. À l’autre on doit seulement ordonner « Par là » et il remplira sa mission. À tout prix. »

    À la fin, le résultat de toute guerre est décidé par la volonté, je le crois fermement et je crois aussi que c’est le « simple » soldat d’infanterie qui est le facteur le plus important dans une guerre, non le superman super entraîné. En Russie, on les appelle parfois « makhra » – les jeunes gars de l’infanterie, qui ne sont pas beaux, pas particulièrement mâles, sans équipement ni formation spéciaux. Ce sont eux qui ont vaincu les wahhabites en Tchétchénie, à un coût élevé, mais ils l’ont fait. Ce sont eux qui fournissent un nombre impressionnant de héros, étonnant leurs camarades et leurs ennemis par leur ténacité et leur courage. Ils ne font pas bien dans les parades et ils sont souvent oubliés. Mais ce sont eux qui ont vaincu plus d’empires que quiconque et qui ont fait de la Russie le plus grand pays sur la terre.

    Donc oui, la Russie dispose aujourd’hui de l’armée la plus performante sur la planète. Il y a beaucoup de pays qui ont aussi d’excellentes armées. Mais ce qui rend celle de la Russie unique est la portée de ses capacités, qui vont des opérations anti-terroristes à la guerre nucléaire internationale, combinée avec la résilience et la volonté étonnantes du soldat russe. Il y a une masse de choses que l’armée russe ne peut pas faire, mais contrairement aux forces armées étasuniennes, l’armée russe n’a jamais été conçue pour faire tout, partout, tout le temps (c’est-à-dire « gagner deux guerres et demie » n’importe où sur la planète).

    Pour le moment, les Russes observent comment les États-Unis n’arrivent même pas à prendre une petite ville comme Mossoul, même s’ils ne font que renforcer les forces locales avec beaucoup de « soutien » étasunien et de l’OTAN, et ils ne sont pas impressionnés, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais Hollywood fera sûrement un grand blockbuster de cet échec embarrassant et il y aura plus de médailles décernées que de militaires impliqués (c’est ce qui est arrivé après le désastre de Grenade). Et la foule de téléspectateurs sera rassurée que « bien que les Russes aient fait quelques progrès, leurs forces sont encore très loin de celles de leurs homologues occidentaux ». Qui s’en soucie ?

    The Saker

    Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

    source: http://lesakerfrancophone.fr/la-meilleure-armee-de-la-planete

    http://reseauinternational.net/la-meilleure-armee-de-la-planete/

     

     

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  •  Opération Barbarossa II :

    Les Yankees dans leur parade blindée

    2.2.2017

    Opération Barbarossa II : Les Yankees dans leur parade blindée

    J’ai dit il y a quelques mois, alors que je constituais un dossier pénal contre les puissances de l’OTAN pour le crime suprême d’agression, que l’accumulation des forces, notamment américaines, de l’Alliance en Europe de l’Est, concentrées dans les États baltes et l’Ukraine, présageait des opérations de guerre hybride contre la Russie conduisant à une guerre générale. J’ai appelé cette accumulation de forces et de développements annexes Opération Barbarossa II à cause des similitudes extraordinaires avec celle des forces de l’Allemagne nazie pour envahir l’URSS en 1941, à laquelle les Allemands avaient donné le nom de code Opération Barbarossa. Les événements n’ont fait que confirmer mes vues. 

    La dégradation de la démocratie se poursuit sous nos yeux avec les incessantes accusations hystériques contre la Russie en général et la manipulation de Donald Trump comme moyen de porter des accusations encore plus sensationnelles, une campagne qui vise deux fins ; la première est d’accroître les sentiments anti-russes en Occident à des niveaux de guerre en accusant la Russie de cyber-attaques et d’attaques à la « démocratie », la seconde est de justifier l’élimination de Trump comme un élément de présidence, ou pour le forcer à suivre la ligne de la faction belliciste et renoncer à toute rhétorique conciliatrice à l’égard de la Russie.

    Il semble que cette stratégie soit efficace. Lors de sa récente conférence de presse, Trump n’a pas seulement repris le thème de « C’est la Russie qui l’a fait », il a été plus loin et a déclaré que si les gens pensaient que Hillary Clinton serait dure avec la Russie, ils verraient bientôt qu’il serait plus dur qu’elle ne l’aurait jamais été. Les espoirs de certains aux États-Unis selon lesquels Trump allait entamer une nouvelle politique de dialogue avec la Russie ont été totalement brisés. Mais cela ne devrait pas être une surprise, eu égard à son insulte immédiate à la Chine le lendemain de son élection, aux choix qu’il a fait pour son cabinet et aux témoignages divers des candidats devant le Congrès ces jours derniers tandis qu’ils étaient évalués pour leurs postes. Cela montre que son administration utilisera la guerre pour dominer le monde avec autant d’enthousiasme que l’administration sortante.

    Trump a dit qu’il vaut mieux avoir de bonnes relations avec la Russie et que seuls des fous rejetteraient cette idée. Mais cette déclaration fait partie de la ligne générale qui veut que si la Russie ne fait pas ce que les États-Unis lui dictent de faire, ceux-ci recourront à la force, évidemment. Dans la Newshour de PBS du jeudi 12 janvier, un « ancien » officier supérieur de la CIA, à qui on demandait si Trump avait raison de vouloir de bonnes relations avec la Russie, a ri et dit : « Les États-Unis ne cherchent pas de bonnes relations avec aucun pays. Nous ne nous efforçons qu’à une seule chose, faire avancer les intérêts nationaux américains, et si la diplomatie ne marche pas, il faut utiliser la coercition. » C’est le discours des gangsters.

    Le monde est fatigué de ce cirque qu’est la lutte pour le pouvoir qui se joue entre les factions dirigeantes aux États-Unis. Très peu de choses séparent ces factions en termes de politique étrangère et très peu aussi en matière de politique intérieure. C’est seulement une guerre des gangs.

    Les affirmations sensationnelles contre Trump pour le présenter non seulement comme une dupe consentante de la Russie mais aussi comme la cible d’un chantage, semblent venir d’un « ancien » agent du MI6 du nom de Christopher Steele, qui a eu à voir avec le complot du MI5 et du MI6 pour faire tomber le Premier ministre Harold Wilson dans les années 1970 – comme ils avaient fait tomber le gouvernement travailliste en 1924 en produisant puis distribuant à la presse une fausse lettre de Zinoviev au Parti communiste britannique appelant à une insurrection populaire en Grande-Bretagne. Dans le cas de Wilson également, de faux documents avaient été sortis par le MI5 et le MI6 avec l’aide de la CIA, via un organe de presse accommodant, pour le salir comme agent russe ; il a déclaré plus tard qu’il avait eu connaissance de deux projets de coup d’État contre lui. John Kennedy a été assassiné lors du coup d’État de 1963, dans une atmosphère empoisonnée générée par des accusations d’être « mou sur le communisme », c’est-à-dire, une fois encore, envers les Russes.

    Franchement, que Trump soit éliminé dans un coup d’État ou destitué plus tard, comme le Washington Post a suggéré que cela pourrait arriver, ou soit autorisé à rester à son poste en tant qu’homme de paille, comme l’ont été les autres présidents depuis que Kennedy a été assassiné, cela n’a pas d’importance ; le résultat est le même, la poursuite d’un régime de guerre permanent aux États-Unis, qui vivent pour, par et grâce à un état de guerre permanent. Le peuple américain a subi un lavage de cerveau qui lui a fait tolérer et accepter le coup d’État de 1963 et il serait peu surprenant qu’un autre soit perpétré alors que les agences de renseignement, les ennemis politiques, les médias et les célébrités de Hollywood appellent ouvertement à un putsch. La démocratie ? Le vote ? Qui s’en soucie ? Les troubles civils ? Un prix à payer. Le résultat est que les préparatifs de guerre continuent et sont amplifiés par l’élection de Trump, que les services de renseignement utilisent pour intensifier l’attaque propagandiste contre la Russie et le président Poutine.

    Pendant ce temps, alors que les médias et le régime Obama déstabilisent le peuple avec le scandale Trump, les forces militaires poursuivent leur déploiement contre la Russie et la Chine. La machine est en marche. En Europe, les Américains ont augmenté la pression sur la Russie avec le déplacement de la 3e Brigade blindée en Pologne, aux portes de la Russie, ce que celle-ci considère avec raison comme une menace à sa sécurité. Cette unité a été impliquée dans une force d’assaut lors des débarquements de Normandie en 1944 et a été utilisée pour envahir l’Irak en 2003. L’unité est connue pour sa rapidité d’attaque. Ces forces se disperseront hors de la Pologne pour couvrir un large front allant de l’Estonie et de la Lettonie à la Roumanie, avec des unités mobiles blindées d’infanterie, de chars et d’artillerie. Ce ne sont pas des troupes de garnison ou d’occupation, ce sont des troupes d’assaut.

    Le général d’armée américain Scaparrotti, commandant des forces étasuniennes en Europe et commandant allié suprême de l’OTAN en Europe, a déclaré que le mouvement de cette force en Pologne « marque un moment important dans la dissuasion et la défense européenne ». Il a ajouté : « L’infrastructure et le soutien intégré européens ont permis à nos force d’être rapidement prêtes et postées si elles devaient dissuader une agression russe. » Puisqu’il n’y a pas d’« agression » russe et puisque les Américains déclarent en permanence qu’ils s’attendent à ce que la Russie se lance dans une guerre hybride, c’est-à-dire une guerre non conventionnelle contre l’Europe de l’Est, nous pouvons être sûrs que ces forces elles-mêmes et leurs unités spéciales s’engageront dans des attaques et des provocations sous fausse bannière pour faire comme si la Russie commettait des actes hostiles afin de justifier l’utilisation contre elle de ces forces et des forces européennes alliées. Ce n’est qu’une question de temps, à moins qu’une percée diplomatique se produise, ce qui semble hautement improbable, en dépit des efforts inlassables de la Russie.

    En même temps, il a été rapporté vendredi 13 que le ministre des Affaires étrangères pressenti par Trump, M. Tillerson, avait déclaré au Congrès le 11 janvier que les États-Unis devraient refuser à Beijing l’accès à ses îles dans la mer de Chine méridionale. Les médias d’État chinois ont répondu qu’une telle tentative conduirait à une guerre à grande échelle. Pourtant, le 5 janvier, quelques jours seulement avant la déclaration de Tillerson, le Pentagone a annoncé que « les bateaux et les unités du groupe d’attaque du transporteur USS Carl Vinson quitteraient bientôt San Diego pour le Pacifique occidental », où des bombardiers stratégiques américains B1 et B2, capables de transporter des missiles de croisière nucléaires, ont déjà été déployés sur l’île de Guam.

    Enfin, sur le front de la propagande, la saisie illégale récente par la police néerlandaise du matériel d’enquête de journalistes hollandais revenant de Donetsk est une preuve supplémentaire que le tir contre le vol MH17 de la Malaysian Airlines, avec 298 personnes à bord, en juillet 2014, était un acte perpétré par le régime de Kiev, et que les Américains le savaient. J’ai récemment déclaré dans un article à ce sujet que c’est un avion militaire de Kiev qui avait abattu le long courrier, et j’ai parlé d’un Sukhoi 25, mais on m’a depuis lors montré la preuve que c’est en fait un Mig-29 qui a été utilisé. En tout état de cause, les puissances de l’OTAN ont comploté pour cacher ce fait dans le but de maintenir leur propagande que c’était la Russie qui était derrière.

    La situation est grave et l’horloge de l’Apocalypse doit frapper à la porte à minuit. Beaucoup d’entre nous ont appelé les mouvements anti-guerre et pour la paix à se mobiliser, mais on ne les voit nulle part. Beaucoup, en particulier aux États-Unis, ont été enrôlés dans le soutien à ces guerres et la Gauche, qui est censée être contre les guerres impérialistes, que ce soit la Gauche dure ou la Gauche molle, semble trop faible pour se faire entendre. Il semble que trop peu d’entre nous en Occident s’y intéressent encore un tant soit peu.

    Il vaut mieux agir maintenant et faire en sorte que les gens s’en soucient, sinon il sera trop tard parce que comme mon ami, Harold Pinter, me l’a si bien expliqué lors d’un dîner à Londres, le monde est confronté à des gens amoureux d’eux-mêmes qui ne semblent pas se soucier de quoi que ce soit ou de qui que ce soit excepté eux-mêmes, et qui pensent qu’ils peuvent commettre un crime et s’en sortir. Je ne peux pas exprimer mon dégoût avec autant de talent que Harold l’a fait dans un poème qu’il m’a envoyé un jour, et qu’il avait de la peine à faire publier. Un parmi plusieurs, mais qui figure aujourd’hui dans un bref recueil de ses poèmes, intitulé War [Guerre]. Peut-être s’il y en avait davantage comme lui, plus de voix se faisant entendre, les gens réagiraient, se réveilleraient, se redresseraient, retrouveraient un peu de décence et de colonne vertébrale. Je ne sais pas. Mais je vous offre ce poème, dans l’espoir, peut-être naïf, que cela ait un effet.

    Dieu bénisse l’Amérique

    Les voici repartis

    Les Yankees, dans leur parade blindée…

    Christopher Black

    Christopher Black est un avocat pénaliste de Toronto. Il est reconnu pour avoir traité un certain nombre de crimes de guerre très importants et il a récemment publié un roman, Beneath the Clouds. Il écrit des articles sur le droit international, la politique et les événements mondiaux, en particulier pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

    Traduit par Diane, vérifié par Julie, relu par Catherine pour le Saker francophone

    source: http://lesakerfrancophone.fr/operation-barbarossa-ii-les-yankees-dans-leur-parade-blindee

    http://reseauinternational.net/operation-barbarossa-ii-les-yankees-dans-leur-parade-blindee/

     

    Voir aussi :

    CNN : Oui, les troupes de l’OTAN sont aux portes de la Russie.

    Les exercices de l'OTAN à la frontière russe «risquent de mener à un conflit réel»

     

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