• La WW3 approche.Escalade, jusqu’au conflit majeur ? Les éléments déclencheurs

     

     ALERTE PUBS ENVAHISSANTES, DELIRANTES,

    AUCUN HEBERGEUR N'IMPOSE AUTANT DE PUBS

    PARTOUT, MEME ENTRE DES LIGNES, ENORMES,

    SALES CAR NE RESPECTANT PAS LE CONTENU,

    LE BLOGUEUR ET LE VISITEUR ! FUYEZ CE SITE

    ET TOUT SITE SOUILLE COMME CELUI-CI !

    NB Aux dernières nouvelles,

    suite à ces quelques lignes sur mes blogs,

    les pubs sont devenues moins envahissantes.

    Jusqu'à quand ?


    Mais la présentation de ce blog est saccagée !


    OB-pub-panneau.jpg .

    Toutes les pubs pouvant surgir sur ce site,

    ne sont pas de mon fait.

    Nous en reparlerons, car je réagirai en conséquence,

    mais pas pour l'instant, car je suis occupée

    à rédiger trois nouveaux ouvrages

    à paraître sous trois mois environ.

    NB Boycottez les produits faisant de la pub.

    Un bon produit n'a pas besoin de pub... eva R-sistons

    La troisième guerre mondiale approche. Sonnez, tocsins !

    En juillet 14, la France et l'Europe ronronnaient au soleil d'été malgrè les troubles de Sarajevo ; Jaurès dans son dernier discours de Vaise du 25 juillet alertait le monde :

    "Citoyens, la note que l’Autriche a adressée à la Serbie est pleine de menaces et si l’Autriche envahit le territoire slave, si les Germains, si la race germanique d’Autriche fait violence à ces Serbes qui sont une partie du monde slave et pour lesquels les slaves de Russie éprouvent une sympathie profonde, il y a à craindre et à prévoir que la Russie entrera dans le conflit, et si la Russie intervient pour défendre la Serbie, l’Autriche ayant devant elle deux adversaires, la Serbie et la Russie, invoquera le traité d’alliance qui l’unit à l’Allemagne et l’Allemagne fait savoir qu’elle se solidarisera avec l’Autriche. Et si le conflit ne restait pas entre l’Autriche et la Serbie, si la Russie s’en mêlait, l’Autriche verrait l’Allemagne prendre place sur les champs de bataille à ses côtés.
    Mais alors, ce n’est plus seulement le traité d’alliance entre l’Autriche et l’Allemagne qui entre en jeu, c’est le traité secret mais dont on connaît les clauses essentielles, qui lie la Russie et la France et la Russie dira à la France : "J’ai contre moi deux adversaires, l’Allemagne et l’Autriche, j’ai le droit d’invoquer le traité qui nous lie, il faut que la France vienne prendre place à mes côtés." A l’heure actuelle, nous sommes peut-être à la veille du jour où l’Autriche va se jeter sur les Serbes et alors l’Autriche et l’Allemagne se jetant sur les Serbes et les Russes, c’est l’Europe en feu, c’est le monde en feu."
     

    Il y a peu de mots à changer pour décrire le monde actuel, remplacer Autriche par USA, Allemagne par OTAN, Serbie par Donbas et nous voilà en 2014


    La côte d’alerte est maintenant dépassée en Ukraine et les déclarations du Président Obama et de ses administrations commencent à dépasser le stade de la simple Guerre froide.


    « Russia’s actions have made a weak Russian economy even weaker », Obama

    grand guignol

     Il serait grand temps de revenir à des niveaux plus diplomatiques. Cette accélération de la crise ukrainienne, allant crescendo depuis le début de l’année, semble déjouer tous les pronostics-y compris les plus pessimistes qui n’avaient pas envisagé d’affrontements militaires directs Russie-Otan.

    Comment expliquer un tel niveau d’escalade

    et peut-on aller jusqu’au conflit majeur ?

    Il est certain que l’éclatement de la Grande Crise de 2007-2008 a créé une instabilité systémique propice à des bouleversements et à des effondrements sociétaux. Les pays développés occidentaux, au centre et à l’origine de la Crise des subprimes ont même craint au début de graves troubles insurrectionnels mais les systèmes de gouvernance, le contrôle médiatique et la peur du chômage, de l’exclusion ont permis d’écarter cette extrémité qu’on a vu poindre en Grèce, un des pays les plus touchés.

    La crise financière systémique de 2007-2008 reste cependant un maelstrom permanent autour duquel tourbillonnent les économies mondiales. C'est à qui le tour de tomber et pousses toi là que je me sauve ! L'oligarchie financière a vacillé un instant sur ses bases, craignant la chute. La plupart des grosses banques-too big to fail- ont des bilans bidons criblés de créances pourries, sans compter leurs ardoises cachées dans la shadow finance des over-the-counter (OTC) derivatives. Les USA ont alors inondé le monde de papier-dollars et le monde en a gobé , gobé, pour ne pas plonger, pour reculer le moment de l'addition et effacer les ardoises de la shadow finance.

    Ces dollars-in fine-sont venus gonfler les balances excédentaires (depuis 1995-6) des BRICS, des pays pétroliers et de l'Allemagne ; La zone euro-allemande a longtemps voulu freiner ces déferlements monétaires et on a eu droit alors à la crise de l'euro menée jusqu'en limite du crash par Londres et New-York. La guerre de l'euro s’est terminée par l'arrivée de Mario Draghi à la BCE en 2011, un ancien de Goldman Sachs proche de la finance US (et de Mario Monti de la Trilatérale Europe à la tête de l'Italie, et du Young Leader Hollande en France) ; la BCE abandonne alors l’orthodoxie germanique au profit d’un soutien monétaire aux banques qui peuvent alors épurer partiellement leurs bilans. Ainsi, l’architecture financière mondialiste a-t-elle colmaté les crevasses béantes de ses banques mais en sapant toujours plus ses propres fondations, et le bâtiment tout entier risque-t-il de s’écrouler irrémédiablement lors du prochain cahot !

    Les USA en grande difficulté économique, sociale, financière sont alors fragilisés par rapport aux BRICS, surtout Russie et Chine, mais aussi par rapport à l'Allemagne et aux pays du Golfe ; La guerre de l’euro doit mettre l’Europe au pas, réaffirmer la puissance financière US et empêcher une trop grande montée en puissance de l’Allemagne. En créant pour les spéculateurs un champ de profits très juteux, la guerre de l’euro a favorisé en outre un départ massif des capitaux occidentaux placés chez les BRICS provoquant ainsi des difficultés monétaires et financières dans ces pays et des tensions chez les exportateurs. La menace économique majeure vient cependant de Chine et de Russie, la Chine de par son économie en forte croissance et de par son potentiel militaire en devenir, la Russie de par sa puissance militaire et son potentiel économique retrouvés.

     Le smart power d’Obama s’ingénie alors à multiplier les points de tension dans le monde : récupération des révolutions arabes et dérives islamistes , tensions en mer de Chine et du Japon et redéploiement massif de la flotte américaine vers l’Asie-Pacifique, tensions en Géorgie, Moldavie, Iran, Russie pour les présidentielles de 2012, Ukraine, Venezuela, Argentine sur la dette des années 2000, Turquie plus récemment en rapport avec la contre révolution Arabe d’Egypte et la situation en Palestine.

    L’objectif est triple : faire oublier la crise en saturant l’info d’autres crises géopolitiques ou militaires, resserrer les rangs des alliés de l’Otan et freiner les économies des rivaux en relançant la course aux armements avec des systèmes anti-missiles en Pologne, Tchéquie, Roumanie (comme Reagan en 1986 : Le documentaire "La face cachée du pétrole" d'Eric Laurent sur Arte expose ces éléments aux minutes 25 et 30-32 où les protagonistes de l'époque dévoilent cette géopolitique du pétrole.
    La Face Cachée du Pétrole - Arte 2/2 ).

    Le programme Prism de la NSA dénoncé par Snowden a révélé toute l’étendue et l’emprise de l’espionnage US ; par ailleurs les fuites de Wikileaks ont bien montré à quel point tous ces réseaux agissaient dans les antichambres du pouvoir des différents Etats.

    hydrocarbures de l'est

    Parallèlement les USA entreprennent un programme énergique de reconstruction de leurs industries manufacturières, d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels et lancent de grands projets de partenariats de Libre échange avec l’Asie et l’Europe (TAFTA) visant à accroitre et libéraliser l’implantation des sociétés de services dans tous les domaines d’activité et d’ouvrir encore plus ces marchés aux multinationales US. La conjoncture est particulièrement favorable en Europe avec l’arrivée au pouvoir dans les principaux pays de responsables très « atlantistes ». De plus, le mode de construction de l’UE, aboutit à une structure bureaucratique n’ayant aucune doctrine politique ou géopolitique si ce n’est dans le cadre de l’OTAN. Seuls, deux états, France et Allemagne, pouvaient dans un passé récent développer des analyses spécifiques.

    Comme le dit Z. Brzezinsky dans le grand Echiquier, France et Allemagne sont deux pivots géostratégiques de la région, l’Allemagne car relais et acteur économique majeur, la France car potentiellement porteuse d'analyse divergente. Cependant, pour les USA, les états européens " rappellent ce qu'étaient jadis les vassaux et les tributaires des anciens empires."

    Depuis 2004-2005 la France a perdu son rôle principal au bénéfice d'une Allemagne qui profite largement de l'entrée des nouveaux états dans l'UE ; cet affaiblissement s'est largement accéléré avec l'élection de Sarkozy puis de Hollande et le creusement de la Crise de 2008. L'alignement complet de la France de Hollande derrière les USA la ramène donc aux yeux des américains au rang d'acteur mineur type caisse enregistreuse sur le déclin.

    La position de l'Allemagne est plus complexe, avec des intérêts et des tropismes parfois divergents.

    Jusqu'à ces dernières années, l’Allemagne affichait une priorité USA-OTAN-UE (dans l'ordre !) sous l'étiquette affichée : « couple franco-allemand" et sous parapluie nucléaire US. C'est ce qu'a affirmé en 1963 le Bundestag avant la ratification du traité de l'Elysée et ce qu’a confirmé l'alliance germano-américaine de 2004 Bush-Schröder.

    Cette dernière renforce cependant le rôle moteur de l’Allemagne dans la construction européenne, en particulier au sein de la « Mittel europa » qui vient d’accueillir 10 nouveaux membres dans l'Union européenne : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Malte et Chypre. Elle projette également un partenariat UE-Moyen Orient-Méditerranée, que Sarkozy prétendra mettre à son compte.

    Ce nouveau rôle central de l’Allemagne au sein de la Mittel Europa sert à la fois les intérêts US mais il favorise en même temps un rapprochement Russie-Allemagne qui serait totalement négatif pour les intérêts géopolitiques américains comme le souligne très bien Z.Brzezinski. D’autant plus que la coalition CDU-Vert et le projet de sortie du nucléaire rendrait l’Allemagne et une partie de l’Europe trop dépendantes du gaz russe. Les projets de gazoduc et pipeline par le sud de l’Europe en provenance de Mer noire et du Moyen Orient (voir la carte ci-dessus) présentent donc pour l’Europe et les USA un double intérêt géostratégique. L’Allemagne se retrouve donc partagée entre son attachement fondamental aux USA via l’OTAN depuis les dernières décades et son ancien tropisme hégémonique au sein de l’Europe Centrale et vers l’Est : « Drang nach Osten ».

    L’actuel Ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier (FWS) illustre bien ces éléments de divergence car on le décrit sur Wikipedia à la fois comme russophile et particulièrement attaché à l’OTAN ; on peut rappeler à ce propos qu’il a joué un rôle important à la tête des services de renseignement allemands lors des guerres de Yougoslavie et qu’il veut redonner à l’Allemagne toute sa place dans les affaires du Monde, y compris militaires. De nombreux observateurs pensent que FWS et son homologue polonais Sikorski ont largement œuvré à la révolution de Maïdan.

    On voit donc se dessiner tous les éléments de tension à la suite de la Crise de 2007-2008 et du déséquilibre croissant des balances commerciales Occidentaux-BRICS. Comment expliquer alors cette accélération subite avec la crise d’Ukraine ? Quels sont les évènements ou les situations qui ont pu décider les USA et l’UE à leur suite à livrer cette attaque furtive (pour l’instant) en règle contre la Russie mais aussi la Chine ?

    Les éléments déclencheurs

    sont de plusieurs ordres :

    • il y a bien sur la Crise en toile de fond et ses menaces potentielles.
    • Sur le plan intérieur Obama doit faire face à une forte position de blocage des conservateurs qui n’ont pas hésité par deux fois à mettre le gouvernement en position de cessation de payement. L’opinion publique s’est lassée de toutes les interventions militaires du passé récent ayant abouti à des échecs chaotiques : Irak, Afghanistan, Libye. Les interventions américaines doivent alors de plus en plus avancer masquées ou sous faux pavillons
    • Après l’intervention USA-France-UK en Libye, la Russie a raidi ses positions et s’est opposée fermement aux occidentaux dans la crise syrienne. Elle a démontré dans cette crise qu’elle possédait des capacités militaires conventionnelles capables de contrecarrer des attaques aériennes à la libyenne sur un territoire comme la Syrie ou même l’Iran. On peut penser en effet que d’éventuelles attaques contre l’Iran, plusieurs fois évoquées depuis 2006, aient pu être repoussées par crainte des réactions de la Chine et de la Russie.
    • On peut y ajouter un facteur classique des grands conflits internationaux : l’énergie ; les USA croyaient avoir trouvé la pierre philosophale avec l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, malheureusement depuis 2013 les prévisions sont en très nettes baisses et on peut craindre une explosion financière de cette nouvelle bulle. Les Américains ont donc un intérêt majeur à maintenir des prix élevés pour le gaz et le pétrole. Le chaos actuel en Irak et en Libye permet de maintenir le cours du brut à haut niveau mais des prix élevés pour le gaz sont beaucoup trop favorables à la Russie. La crise en Ukraine permettrait donc à la fois de faire monter les prix du gaz tout en écartant la Russie du marché.
    • Plusieurs conseillers des agences gouvernementales US pensent qu’il s’agit de la dernière fenêtre d’ouverture pour lancer une offensive contre la Russie : la supériorité militaire technologique US actuelle permettrait de neutraliser les capacités de riposte nucléaires Russes ; Tant que le dollar reste la monnaie de référence, la finance américaine peut imposer ses lois à tout état suffisamment impliqué dans le commerce mondial. Les sanctions actuelles contre différentes banques dont la BNP, la relance de l’affaire Youkos par la cour de la Haye et la rançon de 50 milliards demandée à la Russie ainsi que les pressions financières du milliardaire sioniste Paul Singer contre l’Argentine illustrent bien cette impérieuse loi de la Finance US. Les récentes tentatives des BRICS de créer des marchés internationaux en monnaie indépendante du dollar et leur volonté de créer une banque mondiale alternative risquent de mettre à mal l’hégémonisme américain. Il y a donc actuellement une course de vitesse entre la montée en puissance et en autonomie des BRICS et la volonté US de défendre les privilèges du dollar. On peut rappeler à ce propos qu’une ambition semblable de Kadhafi pour les marchés africains avait précipité le sort tragique de la Libye.
    • La révolution de Maïdan a donc fourni aux services américains l’occasion rêvée de planter un boutefeu en plein cœur de l’Europe centrale. Le chaos induit par la république bananière d’Ukraine a ouvert ensuite le champ de toutes les manipulations possibles et permis à la Propagande occidentale de mettre la Russie au ban des nations.

    BRICS

    Le niveau des sanctions économiques infligées à la Russie et ainsi imposées à l’ensemble des partenaires commerciaux des USA atteint un niveau assimilable à une agression ; l’attitude de l’UE dans cette histoire relève soit de la bêtise inqualifiable, soit de la lâcheté la plus ignoble. Celle de la France de Hollande est une trahison complète de l’héritage géopolitique français.

     

    Quelle peut être la suite ?

    Tout dépend de l’intensité et de la durée de l’effondrement chaotique inévitable de l’Ukraine ; le pays est déjà livré à une guerre civile mêlant troupes régulières, milices, mercenaires, rebelles séparatistes ; l’économie est exsangue et ne tient qu’au fil de l’aide occidentale ; il apparait de plus en plus à la population qu’elle est victime d’une guerre importée et l’armée de conscrits commence à regimber.

    Les ultranationalistes ukrainiens et les milices de l’oligarque Kolomoïski veulent entrainer l’OTAN dans une guerre contre la Russie ; la Pologne et les pays Baltes poussent à la roue du char de la Guerre ; Obama peut difficilement se permettre un nouvel échec extérieur car il s’est lourdement engagé ; on peut craindre une escalade des provocations. L’écroulement ukrainien interviendra-t-il avant que les sanctions occidentales ne deviennent insupportables et inacceptables pour la Russie ?

    Les opinions publiques vont-elles réagir face à la manipulation médiatique ?

    Poutine va-t-il céder à son propre lobby nationaliste et « sécuriser » sa frontière ?

    Jusqu’où l’UE sera-t-elle prête à aller pour suivre les faucons américains ?

    Toutes les guerres sont évitables tant qu’elles n’ont pas débuté ; après, la folie des hommes n’a plus de limites !

    La Propagande, compagne fidèle de toutes les guerres, est déjà là qui œuvre …

     

    Pourra-t-il y avoir un jour d’après pour juger les responsables de la troisième et dernière Guerre mondiale, le smart Obama, les pleutres de l’UE, les médiocrates hurleurs, les pseudo intellectuels à initiales, les ultranationalistes de sac et de corde de tout pays !

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    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-troisieme-guerre-mondiale-155116


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