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    Obama veut englober l'UE dans sa guerre éventuelle contre la Russie !

                                                           Lire aussi :

    Une guerre nucléaire ? Unthinkable ! Quoique...

    A nouveau des blindés allemands à 150 kilomètres de Leningrad? 

    http://www.globalresearch.ca/selected-articles-us-nato-aggression-and-the-risk-of-world-war-iii/5526188

    Threatening Russia: U.S. Missiles in Romania and Poland, Europe on the Nuclear Frontline

    Obama and His Neocons Ready to Risk World War III in the South China Sea

    NATO Exercises on Russian Border: Are These People Actually Mad?

    NATO Rearmament in Eastern Europe Increases Danger of World War

    American Aggression Against China: A World Crisis Looms

    L’invention d’une «menace existentielle» russe par l’OTAN - Risque d'affrontement nucléaire

    Russie et Chine lancent leur premier exercice de défense antimissile

    Dangereuse escalade de l’OTAN à l’est de l’Europe http://www.humanite.fr/dangereuse-escalade-de-lotan-lest-de-leurope-607295

    Mon analyse : http://chantal-dupille.eklablog.com/vers-un-ete-chaud-brulant-apocalyptique-a126014392

    Une guerre opposant Etats-Unis à la Russie aura lieu en Europe. Pour sa destruction... pire que lors de la WW2 ! Et avec la Clinton, on n'y échappera pas. Trump pourrait éviter le carnage nucléaire... s'il gagne les élections et s'il n'est pas assassiné ! eva

    Voir aussi :

    Avertissement: Si la Russie se lève, les Etats-Unis seront détruits

     

     

    Obama demande le soutien militaire

    de l’UE dans une guerre éventuelle

    contre la Russie

    Obama-Credit-NASA-HQ-PHOTO-flickr-cc-600x384Selon un article du 23 avril publié par Deutsche Wirtschafts Nachrichten (Nouvelles économiques allemandes), le président américain Barack Obama «exige le déploiement actif de la Bundeswehr [forces armées de l’Allemagne, y compris leur Armée, la Marine et la Force aérienne] sur les frontières orientales de l’OTAN» en Pologne et dans les Républiques baltes, rejoignant ainsi là-bas le quadruplement des forces américaines à proximité des frontières de la Russie.

    Ceci est une violation absolue de ce que le dirigeant russe Mikhaïl Gorbatchev avait accepté en mettant fin à l’Union soviétique et au Pacte de Varsovie – organisation miroir de l’OTAN – et c’est aussi l’aboutissement d’un processus qui a commencé peu de temps après que Gorbatchev a accepté les conditions de l’Amérique, qui incluaient que l’OTAN «ne bouge pas d’un pouce vers l’est».

    En outre, le journal DWN rapporte que le 25 avril, le Président des États-Unis a tenu une réunion au sommet à Hanovre en Allemagne, avec les dirigeants de l’Allemagne (Angela Merkel), de l’Italie (Matteo Renzi), de la France (François Hollande) et de la Grande-Bretagne (David Cameron). L’objectif présumé de cette réunion était l’obtention d’un accord pour établir, dans les pays de l’OTAN limitrophes de la Russie, une force militaire de ces cinq pays, une force menaçant la Russie d’une invasion, si ou quand l’OTAN décide par la suite qu’il faut répondre militairement à la menace de la Russie.

    L’encerclement de la Russie par l’OTAN, avec des forces qui lui sont hostiles, est prétendument défensive – pas offensive – contre la Russie, et est présenté comme tel par nos médias. Au cours de la crise des missiles cubains en 1962, JF Kennedy n’a pas considéré le plan de Nikita Khrouchtchev d’installer une base de missiles nucléaires à Cuba comme étant défensif de la part de l’URSS – et de même le président russe Vladimir Poutine ne considère pas l’opération américaine, autrement plus vaste, d’encerclement de la Russie comme une opération défensive. Le gouvernement des États-Unis et l’OTAN agissent comme si la Russie les menaçait, plutôt que de considérer qu’ils sont eux-mêmes une menace pour la Russie en l’encerclant – et leurs médias relaient ce mensonge comme s’il s’agissait d’une vérité digne d’être prise au sérieux. En fait, l’OTAN est déjà installée sur la frontière occidentale de la Russie.

    Obama en rajoute donc maintenant aux sanctions économiques contre la Russie, qu’il avait imposées en raison de la prétendue annexion de la Crimée, après que les États-Unis et l’UE ont machiné un coup d’État pour renverser l’allié de la Russie, Viktor Ianoukovitch, qui avait dirigé l’Ukraine jusqu’en février 2014.

    Même si les sondages en Crimée, parrainés par les Occidentaux, à la fois avant et après le coup d’État, avaient montré que plus de 90% des Criméens voulaient rejoindre la Russie, et juste après que ces derniers ont voté massivement pour la rejoindre, Obama a lancé des sanctions contre la Russie. Les armes nucléaires ont été préparées, tant du côté des États-Unis-UE que du côté russe, pour une éventuelle guerre nucléaire (…)

    Source : http://fr.novopress.info/200988/obama-demande-soutien-militaire-lue-guerre-eventuelle-contre-russie/

     

    https://civilwarineurope.com/2016/05/16/obama-demande-le-soutien-militaire-de-lue-dans-une-guerre-eventuelle-cont

    ?

    .La Russie peut-elle survivre à une attaque de Washington ?

     

    La Russie peut-elle survivre

    à une attaque de Washington ?

    23.5.206

    http://reseauinternational.net/la-russie-peut-elle-survivre-a-une-attaque-de-washington/

     

    Il n’y a pas que les généraux américains qui sont irresponsables et déclarent sur ​​la base d’aucune preuve que « la Russie est une menace existentielle pour les Etats-Unis » et aussi pour les Pays Baltes, la Pologne, la Géorgie, l’Ukraine, et toute l’Europe. Les généraux britanniques participent également au bellicisme. Le général britannique à la retraite et ancien commandant de l’OTAN Sir Richard Shirreff, adjoint du commandement suprême allié en Europe jusqu’en 2014, vient de déclarer que la guerre nucléaire avec la Russie est « tout à fait possible » dans le courant de l’année.  http://www.dailymail.co.uk/news/article-3596977/The-outbreak-nuclear-war-year-West-Putin-entirely-plausible-says-former-NATO-chief-promoting-novel-2017-war-Russia.html

    Mes fidèles lecteurs savent que j’ai, moi-même, mis en garde pendant un certain temps sur la probabilité d’une guerre nucléaire. Cependant, il y a une grande différence entre moi et les généraux occidentaux. Je vois la guerre comme la conséquence de la volonté des néoconservateurs pour l’hégémonie mondiale des États-Unis. Cette volonté d’’hégémonie mondiale est reconnue par les néo-conservateurs eux-mêmes dans leurs prises de position publiques, et cela donne le chiffre record de 15 années de mise en œuvre dans de nombreuses guerres américaines ininterrompues au Moyen-Orient et en Afrique. Bien que les médias Presstitués fassent de leur mieux pour garder notre attention loin des faits connus, les faits restent néanmoins connus.

    La position des généraux occidentaux est que « l’agression russe » conduit l’innocent couple USA/OTAN à la guerre nucléaire.

    Voici la liste du général Shirreff des « agressions russes » : « Il [Poutine] a envahi la Géorgie, il a envahi la Crimée, il a envahi l’Ukraine. Il a utilisé la force impunément. Dans une période de tension, une attaque contre les Etats baltes … est tout à fait plausible ». Shirreff parle d’événements imaginaires qui, même s’ils étaient réels, se dérouleraient à l’intérieur de ce qui était jusqu’à récemment les frontières nationales de longue date de la Russie.

    Le général Shirreff me frappe comme quelqu’un qui est soit mal informé, soit un dissimulateur. Ce sont les États-Unis et Israël qui utilisent la force et s’en sortent impunis. L’invasion russe de l’ancienne province russe, la Géorgie, était une réponse à l’invasion de l’Ossétie du Sud par le gouvernement marionnette des Etats-Unis au cours de laquelle les troupes géorgiennes formées et équipées par les Américains et les Israéliens ont tué des soldats de maintien de la paix russes et un grand nombre de civils d’Ossétie du Sud, pendant que le gouvernement russe était aux JO de Pékin.

    Il n’a fallu qu’une petite partie de l’armée russe et quelques heures pour écraser l’armée géorgienne entrainée par les Américains et les Israéliens. Poutine tenait l’ancienne province russe dans sa main. Il aurait pu pendre le président marionnette des Américains et réincorporer la Géorgie dans la Russie, à laquelle elle appartient probablement, après avoir passé toute l’histoire moderne en son sein.

    Mais Poutine ne voit pas la Géorgie comme un enjeu, et après avoir fait le point, a laissé aux Américains leur état marionnette. Le président de l’époque, un triste scélérat, fut jeté hors du pays par les Géorgiens et sert maintenant l’état marionnette américain de l’Ukraine, comme tant d’autres qui ne sont pas Ukrainiens. Apparemment, Washington ne peut pas trouver assez d’Ukrainiens prêts à vendre leur pays et doit amener des étrangers pour l’aider à gérer l’Ukraine.

    Il n’y a eu, hélas, aucune invasion russe de l’Ukraine. Poutine n’a même pas accepté les appels des populations majoritaires russes dans les provinces séparatistes de Donetsk et Louhansk pour leur réintégration dans la Russie à laquelle ils appartiennent. Si Poutine voulait vraiment l’Ukraine, il n’a pas besoin d’envoyer une armée. Il peut reprendre les parties orientale et méridionale juste en acceptant les appels des populations pour qu’elles fassent à nouveau partie de la Russie.

    Le seul appel que Poutine a accepté était celui des Criméens, qui, avec un taux de participation extrêmement élevé jamais connu dans les «démocraties occidentales» ont voté à 97,6 pour cent pour rejoindre la Russie, au sein de laquelle se trouvait la Crimée pendant une période plus longue que la durée d’existence des États-Unis, jusqu’à ce que Khrouchtchev, un Ukrainien, transfère la Crimée de la République soviétique de Russie à la République soviétique d’Ukraine, toutes deux étant des provinces de l’Union Soviétique.

    Il y a peu de doute que Poutine a accepté la demande de la Crimée parce que le seul port en eaux chaudes et l’entrée en mer Méditerranée est la base navale de la Russie en Crimée, et il y a peu de doute que Poutine a refusé Donetsk et Louhansk afin de détourner les attaques de propagande de Washington, telles que celles de l’ancien général Shirreff. Poutine a estimé, à tort, à mon avis, que son refus d’accepter Donetsk et Louhansk rassureraient les états de l’OTAN marionnettes de Washington et réduirait l’influence de Washington sur l’Europe. Pour les Européens corrompus, les faits sont sans conséquence. L’argent de Washington prévaut.

    Poutine ne comprend pas le pouvoir de l’argent de Washington. Dans l’ensemble de l’Occident, seul l’argent compte. Des choses comme, la parole de Washington, l’intégrité du gouvernement, la vérité, ou même des faits empiriques, n’existent pas. Il n’y a que des mensonges bien reproduits propagés. L’Occident tout entier est un mensonge. L’Occident n’existe que pour une raison: le profit des grosses entreprises.

    Le général à la retraite Shirreff prétend, sans aucune preuve, ce qui est typique, que Poutine « a utilisé la force et s’en est tiré. »

    De quelle force parle le général ? Peut-il identifier la force? Les observateurs internationaux indépendants du vote de Crimée rapportent qu’il était tout à fait normal, qu’il n’y avait aucune d’intimidation, ni de troupes, ni aucune intimidation russe présente.

    L’ancien général de l’OTAN, Shirreff, croit qu’une attaque russe « sur les Etats baltes est tout à fait possible. » Pour quelle raison? Les Etats baltes, anciennes provinces de l’Union Soviétique, ne constituent aucune menace pour la Russie. Les Russes n’ont aucune raison d’attaquer les Etats baltes. C’est la Russie qui avait donné aux Etats baltes leur indépendance. Tout comme c’est la Russie qui a donné à l’Ukraine et à la Géorgie leur indépendance.

    L’impérialisme de Washington met à profit le caractère raisonnable du gouvernement russe pour mettre la Russie sous les feux de la propagande. Le gouvernement russe a lui-même permis d’être mis sur la défensive et a donné l’initiative de l’attaque à Washington.

    La Russie n’a attaqué personne, excepté le groupe terroriste ISIS. Washington prétend être opposé au terrorisme, mais il a utilisé ISIS dans ses tentatives de renverser le gouvernement syrien par le terrorisme. La Russie a mis un terme à cela. La question qui se pose maintenant est de savoir si le gouvernement russe est si désireux d’être accepté par l’Occident pour que Poutine vende la Syrie au démembrement voulu par Washington/Israël afin de montrer que la Russie est un bon partenaire pour l’Occident.

    Si la Russie n’arrive pas à dépasser son affection pour l’Occident, elle perdra son indépendance.

    Ma compréhension est que la Russie a été ressuscitée en tant que pays chrétien, du point de vue moral et des principes, peut-être le seul sur terre. La question que le peuple russe, et son gouvernement, doivent absolument se poser est la suivante: Voulons-nous être associés au criminel de guerre de l’Ouest qui désobéit non seulement à ses propres lois, mais aussi aux lois internationales?

    La grande majorité du mal dans le monde se situe en Occident. C’est l’Occident avec ses mensonges et sa cupidité qui a dévasté des millions de personnes dans 7 pays au cours de ce nouveau 21e siècle. C’est le début de la plus grande menace du nouveau millénaire des temps modernes.

    Non contents de leur pillage du Tiers Monde, l’Amérique du Sud, la Grèce, le Portugal, la Lettonie, l’Argentine, et maintenant le Brésil et l’Ukraine, les capitalistes occidentaux ont leurs yeux rivés sur la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud.

    Ah, quelle prise ce serait d’avoir la Russie avec toute cette vaste étendue de Sibérie dont l’environnement peut être brutalisé et détruit pour le profit des capitalistes. L’offre de terres gratuites en Sibérie par le gouvernement russe devrait être limitée aux citoyens russes, sinon, la terre est susceptible d’être achetée par l’Occident, qui utilisera ses droits de possession de terres russes pour détruire le pays.

    Les Russes et les Chinois sont aveuglés par le fait qu’ils ont vécu pendant des décennies sous des régimes oppressifs et qui ont échoué. Ils se tournent vers l’Occident comme étant un succès. Leur lecture erronée de ce qu’est l’Occident met en danger leur indépendance.

    Ni la Russie ni la Chine ne cherchent un conflit. C’est un acte gratuit et inconscient de Washington que d’envoyer un message à la Russie et la Chine, les obligeant à choisir entre la vassalité ou la guerre.

    Paul Craig Roberts

    Traduction : Avic – Réseau International

    Source : http://www.paulcraigroberts.org/2016/05/19/can-russia-survive-washingtons-attack-paul-craig-roberts/

     

    L’Otan et la Russie pourraient entrer en guerre nucléaire “dans l’année”

    Publié par wikistrike.com sur 23 Mai 2016, 17:32pm

    Catégories : #Politique internationale

    L’Otan et la Russie pourraient entrer en guerre nucléaire “dans l’année”
     
    Il existerait des risques d’une guerre nucléaire avec la Russie “dans l’année”, si l’Otan n’augmente pas immédiatement ses capacités de défense dans les pays baltes, affirme le Général Richard Shirreff, ex- Commandeur suprême européen de l’Otan entre 2011 et 2014. L’Estonie, la Lituanie et la Lettonie (toutes membres de l’Otan) seraient menacées et l’Occident devrait agir au plus vite pour éviter une ” catastrophe potentielle”, ajoute-t-il.
     
    Richard Shirreff, auteur du livre de fiction “2017 War with Russia”, a déclaré à la BBC que les faits décrits dans son livre étaient “entièrement plausibles”. Dans celui-ci, il prédit que la Russie pourrait miser sur l’affaiblissement de l’OTAN pour envahir l’Ukraine, puis les 3 pays baltes. Elle pourrait ensuite décider de conquérir le reste de l’Europe. L’objectif ultime du président Poutine serait alors atteint. “Nous devons juger le Président Poutine en fonction de ses actes, et non de ses paroles”. “Il a envahi la Géorgie, il a envahi la Crimée, il a envahi l’Ukraine. Il a utilisé la force et il s’en est sorti.”
     
    Les Pays baltes
     
    Selon l’article 5 du traité fondateur, les membres de l’Otan seraient obligés de défendre les états baltes en cas d’attaque.
     
    Une “perception” de faiblesse de l’Otan pourrait persuader Poutine d’attaquer, sous prétexte de “défendre” les importantes minorités russes de ces pays, prétend Shirreff. L’Otan, qui a déjà augmenté les défenses des trois pays baltes, “devrait monter la barre suffisamment haut pour qu’aucun adversaire ne pense que le risque en vaille la peine”, dit-il.
     
    Dans sa préface, il critique les coupes budgétaires de la défense anglaise, un pays autrefois connu pour “marcher doucement et porter un grand bâton”. Un bâton qui serait aujourd’hui “de plus en plus petit et impuissant”.
     
    Sources:
    https://fr.express.live/2016/05/19/risques-guerre-nucleaire-otan-russie/
     
    http://www.independent.co.uk/news/world/europe/nato-risks-nuclear-war-with-russia-within-a-year-senior-general-warns-a7035141.html
     
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    Voir commentaire plus bas : "Poutine frappe sans prévenir ! Il n'attendra pas qu'on attaque son pays ! S'il sent que les carottes sont cuites, il va frapper mais pas où on l'attend !"
     
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    Et pendant ce temps-là l’Otan continue de préparer sa petite guerre mondiale

    otan-guerre-mondiale

    « Incurable, l’assemblée parlementaire de l’Otan réunie lundi 30 mai à Tirana (Albanie) vient ouvertement d’appeler l’ensemble de ses alliés à « se préparer face à la menace potentielle de la Russie ». Ces imbéciles sont tout bonnement en train de nous préparer une nouvelle guerre mondiale !

    La « menace potentielle de la Russie », vous la voyez où ? Même en Ukraine, ils ne sont pas foutus de la prouver. Par contre, le déploiement de l’attirail guerrier US en Europe, l’implication de militaires américains aux côtés des Saoudiens dans le carnage du Yémen, la multiplication de manœuvres belliqueuses aux frontières de l’ennemi désigné — la Russie, mais aussi la Chine — même plus besoin de les démontrer tant tout ça nous pète aux yeux.

    La raison de toute cette frénétique agitation est toute simple : l’Empire occidental vacille et, comme chaque fois dans ce cas-là, se rue dans une folle fuite en avant guerrière. Aussi bien d’ailleurs à l’intérieur de ses terres (cf. la brutalité de plus en plus féroce des répressions policières à la moindre manifestation protestataire en Europe ou aux États-Unis) qu’à l’extérieur de ses frontières (histoire de faire oublier ses désastres intérieurs). Rien de plus dangereux qu’une bête blessée.

     

    « Killary sera la dernière présidente des État-Unis »

    Le pire, c’est qu’ils ont toutes les chances de la perdre, cette guerre. Mais après combien de tragédies, de victimes et de désolation ?

    Écoutons un “ennemi de l’intérieur”, Paul Craig Roberts, économiste et journaliste américain, sous-secrétaire du Trésor l’époque Reagan. Celui-là sait de quoi il cause, et il cause très fort. « Killary sera la dernière présidente des États-Unis », proclame-t-il dans son dernier billet.

    Extraits :

    « Il est extraordinaire de voir la confiance que beaucoup d’Américains placent dans la capacité de leurs forces armées. Alors qu’en quinze ans les États-Unis ont été incapables de vaincre quelques talibans sommairement armés en Afghanistan, et qu’après treize ans la situation en Irak reste hors de contrôle. Rien pour rassurer quand on se place dans la perspective de vaincre un pays comme la Russie, et pire encore une alliance stratégique entre la Russie et la Chine. Les États-Unis n’ont même pas été fichus de vaincre la Chine en Corée il y a soixante ans, alors qu’à l’époque la Chine était encore un pays du Tiers-monde.

    Les Américains devraient pourtant se persuader que “leur” gouvernement est un ramassis d’imbéciles fous furieux capables d’entraîner à la fois la pulvérisation des États-Unis et de toute l’Europe.

    L’armement russe est de très loin supérieur à l’armement américain. Les armes américaines sont produites par des entreprises privées dans le seul but de faire de vastes profits. La capacité de ces armes n’est pas du tout leur préoccupation. Les dépassements budgétaires sans fin portent le coût des armes américaines à des niveaux stratosphériques.

    Le chasseur F-35, bien moins performant que le F-15 qu’il est censé remplacer, coûte à l’unité entre 148 et 337 millions de dollars l’unité, selon qu’il est un modèle destiné à la force aérienne, au corps des Marines, ou à la flotte navale. Le casque d’un pilote de F-35 coûte 400 000 dollars, soit plus qu’une Ferrari haut-de-gamme.  »

    Lire la suite sur les Chroniques du Yéti

    Lire aussi :

    Planquez-vous ! L’OTAN attaque la Botnie

    Les missiles “roumains” de l’OTAN fâchent Moscou

    Comment la Russie se prépare à la Troisième Guerre Mondiale

    Rappels :

    Comprendre la géopolitique de la troisième guerre mondiale

    Paul Craig Roberts : « Washington est perdu dans l’arrogance et la folie… Si les Russes et les Chinois ne se préparent pas à une guerre nucléaire préventive, ils seront détruits »

     
     
     

    2 commentaires
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    Une guerre mondiale a commencé. Brisez le silence.

     
    Break the Silence

    Ce texte est la version revue d’une allocution de John Pilger à l’Université de Sydney, intitulée A World War Has Begun.

    J’ai filmé aux Îles Marshall, qui se trouvent au nord de l’Australie, au milieu de l’océan Pacifique. Chaque fois que je dis aux gens où je suis allé, ils demande : «Où est-ce ?» Si je leur fournis un indice en me référant à Bikini, ils répliquent : «Vous parlez du maillot de bain.»

    Peu semblent conscients que le maillot de bain bikini a été nommé ainsi pour célébrer les explosions nucléaires qui ont détruit l’île de Bikini. Soixante-six bombes nucléaires ont été explosées par les États-Unis dans les Îles Marshall entre 1946 et 1958 – l’équivalent de 1.6 bombes de Hiroshima, tous les jours pendant douze ans.

    Bikini est silencieuse aujourd’hui, totalement transformée et contaminée. Les palmiers poussent sur un sol étrangement grillagé. Rien ne bouge. Il n’y a pas d’oiseaux. Les pierres tombales dans le vieux cimetière sont vivantes par les radiations. Un compteur Geiger a enregistré mes souliers comme dangereux.

    Debout sur la plage, je regardais le vert émeraude du Pacifique disparaître dans un immense trou noir. C’était le cratère laissé par la bombe à hydrogène nommée Bravo. L’explosion a empoisonné les gens et leur environnement sur des centaines de kilomètres, peut-être pour toujours.

    Sur le chemin du retour, je me suis arrêté à l’aéroport de Honolulu et j’ai remarqué un magazine américain intitulé Women’s Health. Sur la couverture, une femme souriante en bikini, et le titre : «Vous aussi, vous pouvez avoir un corps bikini.» Quelques jours plus tôt, dans les Îles Marshall, j’avais interviewé des femmes qui avaient des corps bikini très différents ; chacune avait souffert d’un cancer de la thyroïde et d’autres cancers potentiellement mortels.

    Contrairement à la femme souriante du magazine, toutes étaient pauvres :  victimes et cobayes d’une superpuissance rapace qui est aujourd’hui plus dangereuse que jamais.

    Je raconte cette expérience comme un avertissement et pour interrompre une distraction qui a dévoré tant d’entre nous. Le fondateur de la propagande moderne, Edward Bernays, a décrit ce phénomène comme «la manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions» des sociétés démocratiques. Il l’appelait un «gouvernement invisible».

    Combien de gens sont conscients qu’une guerre mondiale a commencé ? À l’heure actuelle, c’est une guerre de propagande, de mensonges et de distraction, mais cela peut changer instantanément avec le premier ordre erroné, le premier missile.

    En 2009, le président Obama se tenait devant une foule en adoration au centre de Prague, au cœur de l’Europe. Il a promis de «libérer le monde des armes nucléaires».Les gens l’ont acclamé et certains pleuraient. Un torrent de platitudes coulait des médias. Ensuite, Obama a reçu le Prix Nobel de la paix.

    Tout cela était faux. Il mentait.

    L’administration Obama a construit plus d’armes nucléaires, d’ogives nucléaires, de systèmes de vecteurs nucléaires, plus d’usines nucléaires. Les dépenses pour les seules ogives nucléaires ont plus augmenté sous Obama que sous n’importe quel autre président américain. Le coût en trente ans est supérieur à $1 trillion (mille milliards de dollars).

    Une mini-bombe nucléaire est prévue. Elle est connue comme la B61 Model 12. Il n’y a jamais eu l’équivalent auparavant. Le général James Cartwright, un ancien vice-président du comité des chefs d’état-major, a dit : «Faire plus petit [rend l’utilisation] de cette arme nucléaire plus envisageable.»

    Depuis ces dix-huit derniers mois, la plus grande accumulation de forces militaires depuis la Seconde Guerre mondiale – sous la direction des États-Unis – se met en place le long de la frontière occidentale de la Russie. Jamais depuis que Hitler a envahi l’Union soviétique, des troupes étrangères n’ont représenté une menace aussi concrète contre la Russie.

    L’Ukraine – autrefois partie de l’Union soviétique – est devenu le parc à thèmes de la CIA. Après avoir orchestré le coup d’État à Kiev, Washington contrôle efficacement un régime qui est juste à côté de la Russie et lui est hostile : un régime pourri par des nazis, littéralement. Des membres importants du parlement d’Ukraine sont les descendants politiques de l’OUN et l’UPA, des organisations notoirement fascistes. Ils encensent Hitler ouvertement, et appellent à la persécution et à l’expulsion de la minorité russophone.

    Il y a rarement des informations à ce sujet en Occident, ou elles sont transformées pour faire disparaître la vérité.

    En Lettonie, en Lituanie et en Estonie – juste à côté de la Russie – l’armée étasunienne déploie des troupes de combat, des tanks, des armes lourdes. Cette provocation extrême de la part de la deuxième puissance nucléaire mondiale est accueillie par le silence en Occident.

    Ce qui rend la perspective d’une guerre nucléaire encore plus dangereuse est une campagne parallèle contre la Chine.

    Il est rare qu’un jour ne passe sans que la Chine soit élevée au statut de menace. Selon l’amiral Harry Harris, commandant des forces américaines du Pacifique, la Chine «construit une grande muraille de sable dans la mer de Chine méridionale».

    Ce à quoi il fait référence est la construction par la Chine de pistes d’atterrissage dans les Îles Spratly, qui font l’objet d’un différend avec les Philippines – différend non prioritaire jusqu’à ce que Washington ait fait pression sur le gouvernement de Manille et l’ait soudoyé, puis le Pentagone a lancé une campagne de propagande intitulée «liberté de navigation».

    Qu’est-ce que cela signifie réellement ? Cela signifie la liberté pour les navires de guerre américains de patrouiller et de dominer les eaux territoriales de la Chine. Essayez d’imaginer la réaction américaine si des navires de guerre chinois faisaient la même chose au large des côtes de la Californie.

    J’ai réalisé un film intitulé The War You Don’t See [La guerre que vous ne voyez pas]dans lequel j’ai interviewé de grands journalistes en Amérique et en Grande-Bretagne : des reporters comme Dan Rather de CBS, Rageh Omar de la BBC, David Rose de l’Observer.

    Tous ont dit que si les journalistes de la presse écrite et de l’audiovisuel avaient fait leur travail et mis en question la propagande affirmant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, si les mensonges de George W. Bush et Tony Blair n’avaient pas été amplifiés et repris par les journalistes, l’invasion de l’Irak en 2003 n’aurait pas eu lieu, et des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants seraient en vie aujourd’hui.

    La propagande préparant le terrain pour une guerre contre la Russie et/ou la Chine n’est pas différente dans son principe. À ma connaissance, aucun journaliste mainstream occidental, le courant dominant – l’équivalent d’un Dan Rather, disons – ne demande pourquoi la Chine construit des pistes d’atterrissage en mer de Chine méridionale.

    La réponse devrait être évidente. Les États-Unis encerclent la Chine avec un réseau de bases, avec des missiles balistiques, des troupes de combat, des bombardiers nucléaires armés.

    Cet arc létal s’étend de l’Australie aux îles du Pacifique, les Mariannes et Guam, aux Philippines, à la Thaïlande, Okinawa, la Corée et, à travers l’Eurasie, à l’Afghanistan et à l’Inde. L’Amérique a installé un nœud coulant autour du cou de la Chine. Ce n’est pas nouveau. Silence dans la presse : la guerre par les médias.

    En 2015, en grand secret, les États-Unis et l’Australie ont organisé le plus grand exercice militaire air-mer, unique dans l’Histoire récente, connu sous le nom de Talisman Sabre. Son but était de répéter un plan de bataille air-mer bloquant les voies maritimes comme le détroit de Malacca et celui de Lombok, qui coupe l’accès de la Chine au pétrole, au gaz et aux autres matières premières provenant du Moyen-Orient et d’Afrique.

    Dans le cirque connu sous le nom de campagne présidentielle américaine, Donald Trump est présenté comme un fou, un fasciste. Il est certainement odieux ; mais il est aussi un personnage haï des médias. Cela seul devrait susciter notre scepticisme.

    Les vues de Trump sur l’immigration sont grotesques, mais pas plus grotesques que celles de David Cameron. Ce n’est pas Trump qui est le Grand Expulseur des États-Unis, mais le Prix Nobel de la paix, Barack Obama.

    Selon un commentateur libéral prodigieux, Trump «libère les sombres forces de la violence» aux États-Unis. Il les libère ?

    C’est le pays où de tout petits enfants tirent sur leurs mères et où la police mène une guerre meurtrière contre les Américains noirs. C’est le pays qui a attaqué et cherché à renverser plus de cinquante gouvernements, dont beaucoup étaient des démocraties, qui a bombardé de l’Asie au Moyen-Orient, causant la mort et la dépossession de millions de gens.

    Aucun pays ne peut égaler ce record systématique de violence. La plupart des guerres de l’Amérique (presque toutes contre des pays sans défense) ont été lancées non pas par des présidents républicains, mais par des Démocrates libéraux : Truman, Kennedy, Johnson, Carter, Clinton, Obama.

    En 1947, une série de directives du Conseil National de Sécurité décrivait l’objectif prioritaire de la politique étrangère américaine comme «un monde fait essentiellement à l’image [de l’Amérique]». L’idéologie était celle de l’américanisme messianique. Nous étions tous des Américains. Ou sinon… Les hérétiques seraient convertis, subvertis, soudoyés, diffamés ou écrasés.

    Donald Trump est un symptôme de cela, mais il est aussi un franc-tireur. Il dit que l’invasion de l’Irak était un crime ; il ne veut pas entrer en guerre avec la Russie et la Chine. Le danger pour le reste d’entre nous n’est pas Trump, mais Hillary Clinton. Elle n’est pas une franc-tireuse. Elle incarne la résilience et la violence d’un systèmedont l’exceptionnalisme tant vanté est un totalitarisme présentant ponctuellement un visage libéral.

    Comme le jour de l’élection présidentielle approche, Clinton sera saluée comme la première femme présidente, indépendamment de ses crimes et de ses mensonges – exactement comme Barack Obama a été salué comme le premier président noir et les libéraux ont gobé ses bêtises sur l’espoir. Et le radotage continue.

    Décrit par le chroniqueur du Guardian Owen Jones comme «drôle, charmant, avec une fraîcheur que pratiquement tous les autres politiciens n’ont pas», Obama a envoyé l’autre jour des drones pour massacrer cent cinquante personnes en Somalie. Il tue habituellement les gens le mardi, selon le New York Times, lorsqu’on lui remet une liste de candidats à la mort par drone. Tellement cool.

    Lors de la campagne présidentielle de 2008, Hillary Clinton a menacé d’«anéantir totalement l’Iran avec des armes nucléaires». En tant que secrétaire d’État sous Obama, elle a participé au renversement du gouvernement démocratique du Honduras. Sa contribution à la destruction de la Libye en 2011 était presque joyeuse. Lorsque le dirigeant libyen, le colonel Kadhafi, a été publiquement sodomisé avec un couteau – un meurtre rendu possible grâce à la logistique américaine – Clinton s’est gargarisée de sa mort : «Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort.»

    L’une des alliées les plus proches de Clinton est Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’État, qui a attaqué des jeunes femmes parce qu’elles ne soutiennent pas Hillary. C’est la même Madeleine Albright qui a célébré de manière infâme à la télévision la mort d’un demi-million d’enfants irakiens, comme «valant la peine».

    Parmi les appuis les plus importants de Clinton, on trouve le lobby israélien et les entreprises d’armement qui alimentent la violence au Moyen-Orient. Elle et son mari ont reçu une fortune de Wall Street. Et pourtant, elle est sur le point d’être désignée comme la candidate des femmes, pour voir échouer le mauvais Trump, le diable officiel. Ses soutiens comprennent des féministes distinguées : les semblables de Gloria Steinem aux États-Unis et de Anne Summers en Australie.

    Il y a une génération, un culte post-moderne connu aujourd’hui sous le nom de politique identitaire, a empêché beaucoup de gens intelligents, d’opinion libérale, d’examiner les causes et les individus qu’ils soutenaient – comme l’escroquerie Obama et Clinton ; comme les mouvements progressistes bidon tels que Syriza en Grèce, qui a trahi le peuple de ce pays et s’est allié avec ses ennemis.

    L’obnubilation de soi-même, une sorte de moi-isme, est devenu le nouvel esprit du temps dans les sociétés occidentales privilégiées et s’exprime par la démission des grands mouvements collectifs contre la guerre, l’injustice sociale, l’inégalité, le racisme et le sexisme.

    Aujourd’hui le long sommeil a peut-être pris fin. La jeunesse s’agite de nouveau. Progressivement. Les milliers de gens en Grande-Bretagne qui ont soutenu Jeremy Corbyn comme dirigeant du Parti travailliste, font partie de cette prise de conscience – comme ceux qui se sont mobilisés pour soutenir le sénateur Bernie Sanders.

    En Grande-Bretagne, la semaine dernière, l’allié le plus proche de Jeremy Corbyn, son trésorier de l’ombre John McDonnell, a convaincu un gouvernement travailliste de rembourser les dettes des banques pirates et, en effet, de poursuivre avec ce qu’on appelle l’austérité.

    Aux États-Unis, Bernie Sanders a promis de soutenir Clinton si ou quand elle est désignée. Lui aussi a voté pour le recours à la violence de l’Amérique contre des pays, lorsqu’il pense que c’est juste. Il dit qu’Obama a fait «du bon boulot».

    En Australie, il y a une sorte de politique mortuaire, où les jeux parlementaires assommants sont rapportés dans la presse pendant que les réfugiés et les peuples indigènes sont persécutés et que les inégalités augmentent en même temps que le danger de guerre. Le gouvernement de Malcolm Turnbull vient d’annoncer un prétendu budget de défense de 195 milliards de dollars, qui servira à faire la guerre. Il n’y a pas eu de débat. Silence.

    Qu’est-il arrivé à la grande tradition de l’action populaire directe, qui échappait aux partis ? Où sont le courage, l’imagination et l’engagement nécessaires pour entamer le long voyage vers un monde meilleur, juste et pacifié ? Où sont les dissidents dans l’art, le cinéma, le théâtre, la littérature ?

    Où sont ceux qui briseront le silence ? Ou devrons-nous attendre jusqu’à ce que le premier missile nucléaire soit tiré ?

    John Pilger

    http://www.mondialisation.ca/une-guerre-mondiale-a-commence-brisez-le-silence/5518155

     

    Lire aussi à propos de guerre :

    L’inexorable guerre factice des USA contre Daech.

    D’après un ex-ministre russe, le risque de guerre nucléaire en Europe augmente de plus en plus

     

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  • Comment la Russie a ruiné les plans américains en Crimée

    Comment la Russie a ruiné les plans américains en Crimée

    La Crimée est comparée à un porte-avions pour une raison – ceux qui contrôlent la péninsule peuvent contrôler le territoire de tous les pays du bassin de la Mer Noire, c’est à dire La Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Géorgie, l’Ukraine et la Russie. Cela veut dire que, maintenant, la Russie contrôle tout cet espace. Cependant, si, il y a deux ans, grâce à un référendum populaire, la Crimée n’était pas retournée dans le giron de la Russie, ce serait la bannière étoilée qui y flotterait aujourd’hui.

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    Tout le financement de Maïdan en Ukraine a été effectué pour un but particulier, pour lequel le Département d’Etat américain n’a épargné ni valises bourrées de dollars, ni cookies distribués par Mme Nuland, et ce but c’était la Crimée. Le système de défense anti-missile américain en Crimée fermerait l’ensemble du Sud et du Sud-Ouest de la Russie à la possibilité d’utiliser des missiles balistiques qui ont un rôle dissuasif sur ce qu’on appelle frappe nucléaire préventive américaine. Ce n’est pas un hasard si le projet tant vanté de la défense antimissile européenne, qui rendait si nerveux nos politiciens et militaires, a fait flop après la restauration du statu quo de la Crimée.

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    Les Américains convoitaient la Crimée, peut-être pas comme 53ème état des Etats-Unis, mais certainement comme base militaire avec des capacités immenses. Et, pendant les cent prochaines années, ils auraient payé Kiev qui s’appauvrissait à vue d’œil, assez pour faire taire le gouvernement et le Majlis tatar de Crimée, et pour limiter les appétits de la Turquie pour la péninsule.

    Le 13 Février 2014, lorsque les pneus et les troupes de Berkut brûlaient à ​​Maidan, une escadre de la marine américaine conduit par le porte-avions « George Bush », transportant 90 avions et hélicoptères à bord, escorté par 16 navires de guerre et trois sous-marins nucléaires a quitté Norfolk pour la mer Egée. Dix jours plus tard, lorsque le président Ianoukovitch a été renversé du pouvoir à Kiev, l’escadron a traversé le Bosphore et est entré dans la mer Noire.

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    Sa destination finale était ​​les côtes de Crimée, où les marins américains espéraient voir le long des murs entourant la base navale russe de la flotte de la Mer Noire des bannières étoilées et de jeunes filles de Crimée portant des vyshivanki (habits traditionnels : NDT) et des jupes courtes pour les accueillir avec le pain et le sel. Mais les Américains n’ont jamais vu les côtes de Crimée et ils n’étaient pas les bienvenus.  Les « gens polis » étaient déjà apparus en Crimée, et la marine russe menait des exercices à proximité.

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    L’escadre américaine fit demi-tour pour s’amarrer au large de la côte de la Turquie par précaution. Le destroyer « Donald Cook » fut envoyé en reconnaissance, qui, dans un premier temps, prit joyeusement la direction de la Crimée. C’est alors qu’eut lieu l’incident déjà largement connu avec le bombardier Su-24 russe qui simula, plus de dix fois, une attaque contre le navire américain qui n’a jamais pu le détecter avec son radar.

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    L’avion a été observé visuellement, mais il était invisible aux radars, y compris les lanceurs de missiles. Le système antiradar « Khibiny » le rendait invisible. Le destroyer fit retraite vers un port roumain, et très vite, toute l’escadre américaine rentra chez elle. L’entrée victorieuse dans Sébastopol fut annulée.

    « Les Américains s’étaient préparés très sérieusement et à fond pour leur entrée en Crimée, – a déclaré un membre du Comité du Conseil de la Fédération pour la défense et la sécurité, Dmitry Sabline. Un an avant les événements de Maïdan à Kiev, ils ont fait des estimations des réparations pour un certain nombre de bâtiments à Sébastopol et à Simferopol, où ils avaient prévu de loger les quartiers généraux et les unités de renseignement. Des aérodromes militaires et des garnisons, qui appartenait alors à l’Ukraine, furent considérés comme leurs propres installations militaires et ils envoyèrent même des instructions pour leur conversion aux normes de l’OTAN. Dans les plans de l’armée américaine, la mise à niveau en Crimée devait débuter en Avril 2014. Il leur semblait que la question avait été réglée. Mais le référendum avait fait tomber leurs plans par terre, et le 18 Mars, la Crimée est redevenue une terre russe où des invités d’outre-mer n’étaient plus les bienvenus. Les Américains eux-mêmes ont reconnu plus tard que les Russes les ont dominés sur tous les plans. Et alors, d’impuissance, ils imposèrent des sanctions, en guise de revanche pour la Crimée ».

    Même les experts occidentaux,  qui ne peuvent pas être accusés de complaisance vis-à-vis de la Russie,  disent que les Américains avaient prévu de créer une base militaire puissante en Crimée Et si l’on considère le fait que 2017 était la date limite pour l’accord avec l’Ukraine sur le bail de la flotte russe de Sébastopol comme base navale, les États-Unis aurait obtenu la domination complète dans la Mer Noire. A partir du territoire de la Crimée Voronezh et Moscou peuvent être facilement ciblés, et, si besoin, même … la Turquie.

    « Après l’effondrement de l’Union Soviétique la Turquie avait, une fois de plus, commencé à considérer la Crimée comme faisant partie du monde turc. Aujourd’hui, Ankara soutient ouvertement le parti du Mejlis tatar de Crimée, qui organise des événements pour le blocus de la Crimée, finançant des formations armées sur le territoire de la région de Kherson qui organisent des provocations à la frontière russo-ukrainienne, dit le chef du centre de recherche de Crimée de l’Institut des études orientales de l’Académie des sciences de Russie, Alexander Vasiliev. Mais ici , la Turquie, en tant que pays de l’OTAN, a un conflit d’intérêts avec le « grand frère », les Etats – Unis. Les Américains préfèrent agir de façon indépendante dans la mer Noire et il serait peu probable qu’ils laissent la Turquie aller en Crimée, excepté dans des conditions de confrontation avec la partie russe de la population de la péninsule. Il est possible que Ankara puisse même rompre les relations avec Washington, car elle revendique la Crimée pour elle seule ».

    La Russie est désormais en train d’équiper activement la Crimée, et pas seulement comme une zone de villégiature. La flotte de la mer Noire a été renforcée par vingt navires modernes, dont six sous-marins, une frégate (d’autres viendront plus tard), un croiseur lance-missile, des petits navires lance-roquettes. Un groupe important de forces de réaction rapide composées de parachutistes et de marines est basée sur la péninsule.

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    Ils sont soutenus par une division d’avions de chasse et des forces de défense aérienne, constituée des nouveaux systèmes de défense anti-aérienne S-400. Bientôt arriveront des missiles balistiques « Topol-M » et « YARS », qui au mieux peuvent être suivis par les Américains, mais non détruits. Les complexes de missiles « Iskander-M » et « Bastion » ne permettent tout simplement pas à l’ennemi potentiel de se rapprocher du territoire de la Crimée à une distance de 500 à 2000 kilomètres.

    « Naturellement, nous ne renoncerons jamais à la Crimée, en dépit de toutes les menaces et sanctions des États-Unis, a déclaré Dmitry Sabline. En plus de la rhétorique patriotique, qui, bien sûr, n’est pas à la dernière place, et vous ne pouvez pas rejeter les paroles de la chanson à propos de Sébastopol, qui est considérée comme la ville de la gloire des marins russes, la Crimée est un emplacement stratégique en termes militaires. Si vous prenez une analogie historique, c’est comme Stalingrad en 1942 – si les troupes soviétiques n’avaient pas pu tenir sur la Volga, alors les Allemands se seraient engouffrés vers Bakou, l’Oural, l’Inde. Et les sanctions … Les mouches sont ennuyeuses pour un ours, mais il se contente de les chasser d’un haussement d’épaules ».

    Auteur: Viktor Sokirko

    Traduction Avic – Réseau International

    Source : http://www.fort-russ.com/2016/03/how-russia-ruined-american-plans-in.html

    http://reseauinternational.net/comment-la-russie-a-ruine-les-plans-americains-en-crimee/

     


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  • Les militaires américains reviennent en Islande… comme au temps de la Guerre froide

    ob_330297_keflavik-airbase-verslo-isLes États-Unis ont une longue histoire avec l’Islande. Depuis le traité signé en 1951, ils ont pris en charge la défense du pays. L’Islande n’a pas d’armée, même si ses gardes-côtes remplissent surtout des tâches militaires, et en revanche elle est responsable du maintien opérationnel de la base militaire de Keflavik.

    Cette base, située à l’Aéroport international de Keflavik, juste à côté de la capitale, Reykjavik, fut tout d’abord ouverte comme base aérienne stratégique américaine pour les bombardiers de l’US Air Force durant la Seconde Guerre mondiale. Et cette base devint stratégiquement essentielle pendant la Guerre froide, permettant un accès facile pour que les Américains puissent patrouiller dans l’Atlantique Nord, et surveiller une éventuelle menace soviétique.

    L’armée américaine a quitté Keflavik en 2006, tandis que la Navy s’est recentrée de l’Atlantique Nord sur la Méditerranée. Aujourd’hui, dans leur grand retour vers la Guerre froide, les États-Unis rouvrent leur ancienne base militaire. Bien sûr, sa localisation, à mi-chemin entre les États-Unis et l’Europe, fait de Keflavik la base idéale pour patrouiller loin des côtes britanniques, irlandaises et du Groenland. L’importance de cette infrastructure est énorme pour envoyer des renforts en Europe, en cas de guerre à grande échelle.

    Bob Work, Secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, a visité l’Islande l’année dernière pour mettre au point les détails avec les autorités islandaises.

    Lors de cette visite, il a déclaré que le pays est «un formidable partenaire. Les Islandais ont une longue expérience de la coordination des vols de P-3 [P-3 Orion, avions patrouilleurs de l’US Navy], et nous allons voir ce qu’ils peuvent faire pour aider les opérations des P-8 [P-8 Poseidon, chasseurs de sous-marins]. Ils se sont engagés à recevoir des F-35, et pensent déjà aux P-8».

    drapeaux islandais et américainLe premier ministre islandais, Sigmundur Davio Gunnlaugsson, a bien accueilli les projets militaires américains pour son pays. «La première fois que j’ai entendu parler de ces projets, c’était que l’armée américaine allait investir de l’argent pour rénover un vieux hangar à avions. Ce ne peut qu’être une bonne nouvelle, si cela crée des emplois à Suournes», a-t-il déclaré à ce sujet.

    Quand on lui a demandé s’il pensait que ces projets allaient prendre de l’ampleur, il a répondu : «Les Américains vont probablement vouloir augmenter les vols, comme prévu dans nos accords actuels.»

    Selon les médias, l’Islande va augmenter ses crédits militaires dans le projet de budget pour l’année prochaine. Il a été décidé que «l’accent a été mis sur l’augmentation du budget militaire des États membres de l’OTAN pour la défense commune, spécialement dans le contexte des développements de la situation sécuritaire en Europe», comme l’ont rapporté les journaux islandais.

    piste de l’aeroport de keflavikCertaines infrastructures à Keflavik ont été maintenues en état opérationnel ou semi-opérationnel – ateliers, centres de commandement, stockage de carburant, stockage de munitions, et jusqu’à 21 hangars à avions durcis datant du milieu des années 1980, notamment un grand hangar construit pour accueillir des B-52. Des avions américains utilisent encore les infrastructures de la base, de manière occasionnelle. De nombreuses installations sont dispersées et construites comme des bunkers. Un avion patrouilleur de la Navy, un P-8A Poseidon, a aussi séjourné sur la base pendant quelques jours en avril 2015 pour vérifier la possibilité d’opérations menées depuis Keflavik. Il y avait aussi quatre chasseurs F-16 danois à ce moment-là, qui opéraient depuis Keflavik. Depuis 2008, l’espace aérien islandais a été patrouillé par les alliés de l’OTAN au titre d’opération de surveillance pour le compte de l’Islande.

    L’US Navy a demandé des fonds pour remettre à jour un hangar d’avion sur son ancienne base de Keflavik, dans le projet de budget du Département de la Défense pour l’année fiscale 2017, selon la déclaration de responsables de la Navy au magazine des forces armées Stars and Stripes.

     

    Cette remise à niveau permettrait aux États-Unis de faire voler facilement des avions de patrouille maritime P-8 Poseidon au-dessus de l’Atlantique Nord – actuellement, les Américains doivent décoller de Sicile pour ces opérations. Un hangar modernisé accueillera les P-8 Poseidon (qui sont des chasseurs de sous-marins). La Navy pourrait éventuellement organiser des rotations régulières sur cette base, comme elle le fait aujourd’hui pour son escadrille de patrouilleurs sur sa base sicilienne de Sigonella, où les équipes tournent tous les six mois.

    carte de l’islande, entre Amérique et Europe
    Cette carte montre la situation centrale de l’Islande, entre l’Amérique et l’Europe
    Tous ces travaux de modernisation d’une importante base stratégique en Atlantique doivent être vus dans un contexte beaucoup plus large.

    Les États-Unis se sont engagés sur la voie d’une confrontation avec la Russie. En 2014, le Président Obama a lancé l’Initiative de réassurance européenne – ERI – pour conduire des exercices militaires et pré-positionner des chars et des équipements à proximité des frontières russes. Si le Congrès décide d’accorder ces fonds, l’ERI agrandie sera au centre de cette politique. Parlant de la troisième brigade de l’US Army, le Pentagone dit qu’il serait capable de maintenir une présence constante dans les pays baltes et en Pologne, en plus de déploiements périodiques en Bulgarie et Roumanie.

    Dans le budget du Département américain à la Défense prévu pour l’année fiscale 2017, les militaires demandent une rallonge de $3,4 milliards pour continuer ce programme. C’est plus que quatre fois le montant que le Pentagone avait demandé pour le budget précédent. Les troupes américaines viendront repérer les lieux et s’entraîner avec les forces des membres de l’OTAN et d’autres pays, notamment celles d’Ukraine, un voisin de la Russie.

    Ce n’est pas tout. Cet argent pourra servir à positionner du matériel supplémentaire en Europe orientale – considérée comme une possible future ligne de front. Les infrastructures militaires seront remises à niveau. Et plus important encore, Washington planifie d’envoyer plus de troupes en Europe, à n’importe quel moment – notamment une brigade blindée complète de 3 000 à 5 000 hommes, avec tous ses chars et ses véhicules lourds. Ce serait en plus des 70 000 hommes que le Pentagone entretient déjà dans la région. L’US Army a déjà l’équivalent d’un bataillon de chars et d’autres équipements à Grafenwoehr, en Allemagne, prêt à la moindre alerte. Ces nouveaux stocks seront plus proches de la nouvelle ligne de front potentielle, dans les États baltes et ailleurs. En bref, l’US Army veut avoir l’équipement requis pour une brigade blindée, une brigade d’artillerie et une brigade de soutien, en plus du quartier général d’une division pour l’envoyer de l’autre côté de l’Atlantique. Une fois que tout cela sera en place, le Pentagone n’aura plus qu’à envoyer plus de 10 000 hommes pour que ces unités soient complètes, en cas de crise.

    A l’automne 2014, le Corps des Marines a annoncé des plans similaires pour remettre à niveau ses propres centres de stockage, qui sont enfouis dans des grottes cachées en Norvège.

    Le Corps des Marines va également continuer à s’entraîner sur des bases proches de la mer Noire.

    Les forces spéciales américaines (SOF) devraient recevoir $25 millions pour intensifier leur entraînement avec leurs homologues d’Europe orientale.

    Plus au large des côtes, le Pentagone devrait travailler avec ses alliés de l’OTAN et des pays neutres comme la Suède et la Finlande pour s’entraîner à la chasse aux sous-marins russes.

    L’US Air Force conservera 20 chasseurs de supériorité aérienne F-15C basés au Royaume-Uni. Elle continuera à envoyer d’autres avions dans la région, par exemple des chasseurs d’attaque A-10, des chasseurs furtifs de 5e génération F-22 et des bombardiers stratégiques B-52. Et le Pentagone veut surveiller la région de la Baltique et l’Europe orientale, pour empêcher que des fréquences radio puissent interférer avec les communications des drones. Au moins 2 MQ-1 Predator sont basés en Lettonie pour améliorer l’appui aérien rapproché aux troupes de l’OTAN, l’interdiction aérienne du champ de bataille et les moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR). Toutes ces activités vont réclamer de nouvelles infrastructures, ou des infrastructures modernisées. L’US Air Force seule pourrait se voir attribuer plus de $63 millions pour construire de nouveaux hangars, des citernes de carburant, des lieux de parking pour ses avions et d’autres constructions sur 5 bases aériennes, en Estonie, Bulgarie, Roumanie et Pologne. Vingt-et-un autres millions de dollars seront affectés à la construction de hangars pour recevoir les chasseurs de sous-marins P-8 de la Navy à Keflavik.

    ————————————————-

    En juin dernier, le Président Vladimir Poutine, lors d’une conférence de presse avec son homologue finlandais, Sauli Niinstö, a déclaré aux journalistes : «Nous serons obligés de pointer nos armes … sur ces pays d’où vient la menace.»

    En répondant à ces accusations répétées d’une agression russe, Poutine a bien rappelé que c’était l’TAN qui s’était étendue jusqu’aux frontières russes. «C’est l’OTAN qui s’est avancée jusqu’à notre frontière, alors que nous n’avons pas bougé», a-t-il souligné. Le Président a aussi rappelé son opposition à ce projet de longue date de l’OTAN de construire un système de défense anti-missile qui aurait été dirigé contre la Russie.

    Dans un récent commentaire, le Républicain Dana Rohrabacher, élu de Californie, rapporteur de la Commission des Affaires étrangères consacrée à l’Europe, l’Eurasie et les menaces émergentes, a démonté les accusations selon lesquelles la Russie serait une menace grandissante à la sécurité des États-Unis, comme «une absurdité de la propagande de guerre».

    «C’est un fait avéré que les pays de l’OTAN dépassent largement la Russie en termes de dépenses militaires, a-t-il observé. Il n’y a aucune preuve que la Russie, comme c’était le cas du temps de l’Union soviétique, se soit lancée dans une course folle à la domination mondiale. La Russie est un pays qui a retiré unilatéralement ses troupes d’Europe de l’Est, terminant ainsi la Guerre froide.»

    Rohrabacher a ajouté : «Il est évident que certaines personnalités très influentes ne peuvent accepter cela et laisser la Guerre froide derrière elles. Leur état d’esprit, leur carrière sont liés à la poursuite de l’inimitié entre le Kremlin et la Maison Blanche. On les trouve en particulier dans les cercles de réflexion stratégique et chez les marchands d’armes.»
    La Navy qui revient à Keflavik met en danger la marine russe et les opérations aériennes au-dessus de l’Atlantique. On ne peut comprendre cette nouvelle étape que comme la mise en place d’une préparation plus large visant à lancer une guerre à grande échelle contre la Russie. Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN font monter une tension déjà élevée, dans un jeu dangereux pour pousser le monde plus près de la catastrophe d’un conflit militaire.

    Andrei Akoulov

    Traduit par Ludovic, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone.

    http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/les-militaires-americains-reviennent-en-islande-comme-au-temps-de-la-guerre-froide/

     

     

    Europe: TOUS SOUMIS A l' OTAN !

    Extrait d'un article : 

    (..) Toutefois, il est une conclusion qui normalement devrait être tirée par les uns et les autres : il est impératif pour les Européens de rompre avec la politique qui a abouti à pareil désastre humanitaire, donc de quitter l’OTAN et de reconstruire une union européenne entre les États européens se voulant véritablement indépendants, même des États-Unis d’Amérique. Le meilleur gage de la paix, c’est le démantèlement de l’OTAN !

    Pour logique qu’elle soit, cette conclusion est pourtant loin de s’imposer dans l’opinion publique. Rares sont les personnalités politiques européennes à oser la proposer, tant la dépendance et la vassalité imprègnent la conscience collective des citoyens du Vieux continent. Même la Suisse, pays se voulant neutre et à l’écart de l’Union Européenne, a cru devoir se joindre au prétendu Programme du partenariat pour la paix de l’OTAN !

    Or, comme le démontre l’histoire de ce début de XXIe siècle, l’OTAN est, de loin, la première menace pour la paix mondiale.

    Ivo Rens est juriste et historien suisse, professeur honoraire de l’Université de Genève.

    Article original paru sur La paix mondiale menacée.

    Photo: L’OTAN, fabricant de confettis

    source: http://lesakerfrancophone.fr/bonne-est-la-guerre-loin-de-sa-terre

    http://reseauinternational.net/bonne-est-la-guerre-loin-de-sa-terre/

     


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    Le Proche-Orient nucléarisé !

     

    Pendant que l’Occident faisait pression sur l’Iran pour qu’il abandonne son programme nucléaire civil, les Saoud achetaient la bombe atomique à Israël ou au Pakistan. Désormais, à la surprise générale, le Proche-Orient est devenu une zone nucléarisée, dominée par Israël et l’Arabie saoudite.

    | Damas (Syrie) | 7 mars 2016

     

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    En 1979, Israël terminait la mise au point de sa bombe atomique, en collaboration avec le régime d’apartheid sud-africain. L’État hébreu n’a jamais signé le Traité de non-prolifération et a toujours évité de répondre aux questions relatives à son programme nucléaire.

    Depuis 1980, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté chaque année par consensus une résolution appelant à faire du Proche-Orient une zone exempte de toute arme nucléaire. Cette résolution visait à encourager Israël à renoncer à sa bombe et à prévenir que d’autres États ne se lancent dans une course aux armements.

    L’Iran du Shah disposait également d’un programme nucléaire militaire, mais celui-ci n’a été poursuivi que de manière marginale après la révolution de 1979 du fait de la guerre imposée par l’Irak (1980-88). Cependant, ce n’est qu’à la fin de celle-ci que l’ayatollah Rouhollah Khomeini s’opposa aux armes de destruction massive et prohiba par conséquent la fabrication, la détention et l’usage de l’arme atomique.

    Commencèrent alors les négociations pour la restitution des 1,180 milliards de dollars d’investissement iranien dans le complexe Eurodif d’enrichissement d’uranium. Cependant, rien ne fut jamais résolu. Ainsi, lors de la dissolution d’Eurodif, en 2010, la République islamique détenait toujours 10 % du capital. Il est probable qu’elle porte aujourd’hui une part de la Société d’enrichissement du Tricastin.

    De 2003 à 2005, les négociations relatives au contentieux nucléaire sont présidées, côté iranien, par cheikh Hassan Rohani, un religieux proche des présidents Rafsandjani et Khatami. Les Européens exigent au passage que l’Iran démantèle ses filières d’enseignement de physique nucléaire de manière à être certains qu’il ne puisse pas relancer son programme militaire.

    Cependant, lorsque Mahmoud Ahmadinejad —un partisan de la relance de la Révolution khomeiniste— arrive au pouvoir, il rejette l’accord négocié par cheikh Rohani et le limoge. Il relance l’enseignement de la physique nucléaire et lance un programme de recherche visant, notamment, à trouver un procédé de production électrique à partir de la fusion et non de la fission comme le font actuellement les États-unis, la Russie, la France, la Chine et le Japon.

    Accusant le président Ahmadinejad de « préparer l’Apocalypse pour hâter le retour du Mahdi » (sic), Israël lance une campagne de presse internationale pour que l’on isole l’Iran. En réalité, Mahmoud Ahmadinejad ne partage pas la vision juive d’un monde mauvais qui doit être détruit, puis reconstruit, mais d’une maturation progressive de la conscience collective jusqu’à la parousie, le retour du Mahdi et des prophètes. Simultanément, le Mossad assassine un à un de nombreux scientifiques nucléaires iraniens. De leur côté, les Occidentaux et le Conseil de sécurité des Nations unies prennent des sanctions toujours plus dures jusqu’à isoler totalement l’Iran au plan économique et financier.

    En 2013, le Guide de la Révolution, l’ayatollah Ali Khameinei, accepte de discuter secrètement avec Washington, à Oman. Persuadé qu’il lui faut desserrer l’étau qui étouffe son pays, il envisage un accord provisoire de dix ans. Suite à un accord préliminaire, le candidat d’Ahmadinejad à l’élection présidentielle n’est pas autorisé à se présenter et cheikh Hassan Rohani est élu. Il reprend les négociations qu’il avait quittées en 2005 et accepte les conditions occidentales, dont l’interdiction d’enrichir de l’uranium à 20 %, ce qui met fin aux recherches sur la fusion.

    En novembre 2013, l’Arabie saoudite organise un sommet secret réunissant à la fois les membres du Conseil de coopération du Golfe et des États musulmans amis [1]. En présence de délégués du secrétaire général de l’Onu, le président israélien Shimon Peres intervient par vidéo-conférence. Les participants concluent que le danger n’est pas la bombe israélienne, mais celle dont l’Iran pourrait un jour se doter. Les Saoudiens assurent leurs interlocuteurs qu’ils prendront des initiatives.

    La coopération militaire israélo-saoudienne est nouvelle, mais les deux pays agissent de concert depuis 2008, lorsque Riyad finança l’expédition punitive « Plomb durci » d’Israël à Gaza [2].

    L’accord 5+1 ne sera rendu public qu’à la mi-2015. Durant les négociations, l’Arabie saoudite multiplie les déclarations selon lesquelles, elle se lancera dans une course aux armements si la communauté internationale ne parvient pas à contraindre l’Iran à démanteler son programme nucléaire [3].

    Le 6 février 2015, le président Obama publie sa nouvelle « Doctrine de sécurité nationale ». Il y écrit : « Une stabilité à long terme [au Moyen-Orient et en Afrique du Nord] requiert plus que l’usage et la présence de Forces militaires états-uniennes. Elle exige des partenaires qui soient capables de se défendre par eux-mêmes. C’est pourquoi nous investissons dans la capacité d’Israël, de la Jordanie et de nos partenaires du Golfe de décourager une agression tout en maintenant notre engagement indéfectible à la sécurité d’Israël, y compris par son avance militaire qualitative » [4].

    Le 25 mars 2015, l’Arabie saoudite débute l’opération « Tempête décisive » au Yémen visant à rétablir le président yéménite renversé par une révolution populaire. Il s’agit en fait d’appliquer l’accord secret israélo-saoudien d’exploitation du champ pétrolier de Rub’al-Khali [5].

    Le 26 mars 2015, Adel Al-Jubeir, alors ambassadeur d’Arabie saoudite aux Etats-unis, refuse de répondre à CNN à une question sur le projet de bombe atomique saoudienne.

    Le 30 mars 2015, un état-major militaire commun est installé par les Israëliens au Somaliland, un État non reconnu. Dès le premier jour, l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Maroc et le Soudan y participent, sous commandement israélien.

    Le lendemain, 1er avril 2015, la Ligue arabe, lors de son sommet de Charm el-Cheick adopte le principe d’une « Force arabe commune » [6]. Officiellement, il s’agit d’appliquer le Traité de Défense arabe de 1950 pour lutter contre le terrorisme. De facto, la Ligue a validé la nouvelle alliance militaire arabe sous commandement israélien.

    En mai 2015, la Force arabe commune, sous commandement israélien, utilise une bombe atomique tactique au Yémen. Il pourrait s’agir d’un tir visant à pénétrer un bunker souterrain.

    Le 16 juillet 2015, le spécialiste du renseignement Duane Clarridge affirme sur Fox Business que l’Arabie saoudite a acheté la bombe atomique au Pakistan.

    Le 18 janvier 2016, le secrétaire d’État John Kerry affirmait sur CNN que l’on ne peut pas acheter et transférer la bombe atomique. Il mettait en garde l’Arabie saoudite face à une violation du Traité de non-prolifération.

    Le 15 février 2016, l’analyste saoudien Dahham Al-’Anzi affirme sur Russia Today en arabe que son pays dispose de la bombe atomique depuis 2 ans afin de protéger les Arabes, et que les grandes puissances le savent.

    Les déclarations de l’analyste saoudien Dahham Al-’Anzi, le 15 février 2016 sur Russia Today —immédiatement traduites et diffusées par le service israélien du Memri— ont eu un écho considérable dans le monde arabe. Pourtant, aucun responsable politique international, pas même saoudien, ne les a commentées. Et Russia Today les a retirées de son site internet.

    Les déclarations de Dahham Al-’Anzi —un intellectuel proche du prince Mohamed ben Salman— laissent à penser qu’il ne parlait pas d’une bombe atomique stratégique (bombe A ou H), mais tactique (bombe N). En effet, on ne voit pas comment l’Arabie saoudite pourrait « protéger les Arabes » de « la dictature » en Syrie en utilisant une bombe atomique stratégique. Au demeurant, cela correspond à ce qui a été déjà observé au Yémen. Cependant, rien n’est sûr.

    Il est évidemment peu probable que l’Arabie saoudite ait fabriqué elle-même une telle arme, sachant qu’elle n’a absolument pas les compétences scientifiques en la matière. Il est par contre possible qu’elle l’ait achetée à un État non signataire du TNP, Israël ou le Pakistan. Si l’on en croit Duane Clarridge, c’est Islamabad qui aurait vendu son savoir-faire, mais dans ce cas, il ne peut s’agir d’une bombe à neutrons

    Que ce soit une bombe tactique ou stratégique, l’Arabie saoudite ayant signé le Traité de non-prolifération (TNP) n’avait pas le droit de l’acquérir. Mais il suffirait au roi Salman de déclarer avoir acheté cette arme en nom propre pour ne pas être concerné par le Traité. On sait en effet que l’État d’Arabie saoudite est la propriété privée du roi et que son budget n’est qu’une partie de la cassette royale. On assisterait alors à une privatisation des armes nucléaires ; un scénario jusqu’ici impensable. Cette évolution doit être prise très au sérieux.

    En définitive, tout laisse à penser que les Saoudiens ont agi dans le cadre de la politique états-unienne, mais qu’ils l’ont outrepassée en violant le TNP. Ce faisant, ils ont posé les bases d’un Proche-Orient nucléarisé dans lequel l’Iran ne pourra pas jouer le rôle que cheikh Rohani ambitionnait de retrouver, celui de « gendarme régional » pour le compte de ses amis anglo-saxons.

    [2] « La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 janvier 2009.

    [3] “Prospect of deal with Iran pushes Saudi Arabia and Israel into an unlikely alliance”, Kim Sengupta, The Independent, March 30, 2015

    [4] « Obama réarme », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 février 2015.

    [5] « Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

    [6] « La Force "arabe" de Défense commune », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 avril 2015.

     

    ALERTE !

    Vers une nouvelle guerre au Liban

    Depuis mai 2008, le Liban ne respecte plus sa propre constitution et n’a plus de budget. Le pays, aujourd’hui à la dérive, est redevenu une proie facile pour Israël. L’échec de l’opération contre la Syrie conduit le parti colonial à se chercher une nouvelle cible. Si une seconde guerre civile peut encore être évitée, il sera difficile d’empêcher une nouvelle invasion.

     

    L’Arabie saoudite a la bombe atomique

    L’Arabie saoudite vient d’acquérir la bombe atomique. Bien que cette information ne soit pas relayée par les grands médias occidentaux, elle n’en est pas moins de la plus haute importance.

    | Damas (Syrie) | 1er mars 2016
     

     

    Et si l’on parlait de l’arsenal nucléaire israélien?

    Publié par Gilles Munier sur 5 Avril 2015, 05:45am

    Catégories : #Israël

    Et si l’on parlait de l’arsenal nucléaire israélien?

    Par Ramona Wadi (revue de presse : info-palestine.eu – 2/4/15)*

    Les médias israéliens ont repris un document déclassé et rendu public par le Pentagone, détaillant le programme nucléaire secret d’Israël.

    Le rapport en date de 1987 et intitulé « Évaluation technologique critique en Israël et dans les nations de l’OTAN », décrit le développement de l’infrastructure et de la recherche dans le nucléaire en Israël tout au long des années 1970 et 80.

    Selon les Israel National News, l’état [sioniste] s’était abstenu de rendre public son programme nucléaire « pour éviter une course régionale aux armements nucléaires », et il considère que les États-Unis « ont ouvert une brèche dans l’accord tacite de ne pas parler de la puissance nucléaire d’Israël ».

    Cependant, ce n’est pas la première fois que les États-Unis font une révélation de ce genre. Le 27 octobre 1989, le New York Times avait publié un article concernant la coopération d’Israël avec le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud pour développer un missile [équipé d’une tête nucléaire] à moyenne portée.

    L’article inclut également des références au rapport de 1987, discuté aujourd’hui comme si c’était une nouvelle révélation - ce qu’il n’est en rien. Malgré tout, le document [de 1987] est le seul connu jusqu’ici pour avoir établi le statut d’Israël comme puissance nucléaire, et il a été la source de beaucoup de discussions. Il affirme que les laboratoires de recherche nucléaire en Israël pendant les années 1970 et 80 étaient « équivalents à [nos] laboratoires nationaux de Los Alamos, Lawrence Livermore et Oak Ridge. »

    La discussion actuelle porte principalement sur le moment choisi pour la publication du rapport, les médias israéliens critiquant cette initiative comme étant une réplique au discours du Premier Ministre Benjamin Netanyahu devant le Congrès des États-Unis où il a critiqué l’accord sur le nucléaire en cours de négociation avec l’Iran. De plus, les médias sont exaspérés du fait que des sections [du rapport] concernant l’Italie, la Rép. Féd. d’Allemagne, la France et d’autres pays de l’OTAN ont été laissés de côté, mettant en avant uniquement Israël.

    Alors que l’ambiguïté voulue par Israël concernant ses capacités nucléaires s’effondre grâce à la publicité donnée à ce rapport à présent déclassé, le Traité de Non-prolifération Nucléaire devrait de nouveau être l’objet d’un examen minutieux, comme devrait l’être l’exagération constante répandue par les médias dominants à propos du programme nucléaire iranien.

    La prétendue crainte occidentale « d’une bombe iranienne » a placé l’Iran sous un régime de sanctions et a mené à de multiples initiatives diplomatiques pour limiter sa recherche et son développement dans le domaine nucléaire, en dépit de l’insistance de Téhéran que son programme n’a que des buts pacifiques.

    Et pourtant, l’Occident n’a pas du tout montré la même paranoïa en ce qui concerne Israël, en dépit des preuves évidentes et connues qui prouvent que l’essence de cet état colonial est de semer la discorde dans la région, d’aller vers le déclenchement d’une guerre avec l’Iran et de continuer à élargir ses frontières - jamais identifiées - aux dépends de la terre palestinienne.

    Le rapport publié aux États-Unis a au minimum pour effet de mettre en évidence cette paranoïa et les doubles standards qui sont ceux de l’Occident sur de tels sujets.

    Selon Netanyahu, cité dans le Times of Israel, « L’accord en cours de formalisation [entre les États-Unis et l’Iran]… envoie un message qu’il n’y a aucun prix [à payer] pour l’agression et, au contraire, que l’agression de l’Iran doit être récompensée. » À la différence d’Israël, l’Iran jusqu’ici n’a jamais manifesté aucune ambition agressive. Mais le refus de Téhéran de reconnaître l’état israélien - une position que d’autres pays devraient imiter - suffit apparemment pour que Netanyahu parle d’hypothétiques menaces.

    Dans son approche tordue de la situation au Moyen-Orient, le premier ministre israélien parle d’Israël comme d’un « des pays modérés et responsables » qui devront faire face aux répercussions d’un éventuel accord avec l’Iran. Toutefois, même si les mentions précédentes des capacités nucléaires israéliennes ont été effacées de la mémoire collective grâce à la propagande officielle, aucune quantité de mensonges et de harangues à propos de l’Iran ne pourra aujourd’hui masquer les ambitions, intentions et capacités nucléaires d’Israël.

    Ramona Wadi est écrivain et journaliste freelance

    Photo : Israël, puissance nucléaire

    *Source et traduction : Info-Palestine.Eu

    Version originale: Israel's nuclear arsenal highlights Western paranoia over Iran (Middle East Monitor – 1/4/15)

    http://www.france-irak-actualite.com/2015/04/et-si-l-on-parlait-de-l-arsenal-nucleaire-israelien.html

     

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    Israël : L’Accord sur le nucléaire iranien, vu par Uri Avnery

     


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