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    «Les soldats d’acier» U.S. envahissent l’Europe !

     

    «Les soldats d’acier» U.S. envahissent l’Europe !

    Cela pourrait être le titre d’un nouveau film U.S. Les Etats-Unis ont pour habitude de confondre leurs rêves avec la ou les réalités de la vraie vie. Après avoir vu un bataillon entier de tanks allemands prendre la route pour occuper la Lituanie en 2017, nous avons un bataillon entier de tanks U.S qui est sur le point d’envahir l’Europe en débarquant au port allemand de Bremerhaven en 2017. Ce bataillon se nomme, on ne rit pas ! « the Iron soldiers of the Iron brigade » (les soldats d’acier de la brigade d’acier) ou encore la 3rd Brigade Combat Team. On remarque de nouveau le rôle de plaque tournante de cette Allemagne pour détruire l’Europe et jouer au feu avec la Russie et la coordination des mouvements militaires pour 2017 contre la Russie ! L’OTAN veut faire la guerre à la Russie et renforce encore pour 2017 ses troupes et ses armes de guerre !

    Les fameux «Iron soldiers» – « Les soldats d’acier »  très contents d’aller occuper des peuples européens:

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Opération de charme. Les « soldats d’acier » ont, avant de prendre la route en direction du Vieux Continent, donné des entretiens aux média de la Lügenpresse (presse officielle constituée de petits soldats des média aux ordres du système) pour mettre en valeur leur courage d’acier. On voit les « soldats d’acier » poser avec leur femme et leurs enfants devant les média et parler avec passin et amour de la guerre pendant que les soldats russes vont à la guerre pour défendre l’amour et la paix de nos civilisations en embrassant les icônes. D’un côté les soldats U.S se prennent pour des héros comme dans leurs films. Du côté russe les soldats ne vont pas à la guerre en faisant la fête ou en posant avec leurs enfants devant les caméras pour remplir leur devoir. Voilà deux différences sur deux mondes. Les soldats américains ont oublié d’apprendre qu’ils ne sont faits que de viande et certainement pas d’acier. La surprise sur le terrain réel européen avec la Russie risque d’être fatale ! Les soldats allemands risquent d’être transformés en saucisses et les soldats d’acier en hamburgers ! L’opération de communication effectuée sur le sol américain était destinée à montrer aux populations bientôt occupées le visage de ces «Iron soldiers».

    La 3rd Brigade Combat Team qui dit être l’armée la plus forte au monde à l’entraînement :

    Signal contre Moscou. Avec les «Iron Soldiers» nous avons plus de 2000 chars et la 10ème brigade de l’Armée de l’air U.S qui vont envahir l’Europe centrale via l’Allemagne dans l’opération, «Operation Atlantic Resolve». Plus de 4000 «soldats d’acier» vont débarquer avec les chars aussi en acier en Europe pour envahir encore l’Allemagne, puis la Pologne et les autres pays frontaliers avec la Russie. Deux brigades entières arrivent donc encore en Europe depuis le grand déploiement des forces de l’OTAN aux frontières de la Russie depuis mai 2016. La volonté de faire la guerre frontale avec la Russie est bien réelle !

    La S.A.R.L Allemagne. A ce sujet, l’Allemagne est un pays occupé par les Etats-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Il faut signaler la peur qui règne parmi la population allemande civile qui dénonce la destruction de sa culture et de son identité par la politique d’occupation de l’OTAN. Il faut aussi signaler que ces citoyens allemands sont aujourd’hui menacés d’être mis en prison ou en psychiatrie pour leurs prises de position contre la politique de guerre antirusse voulue par Merkel. Le système d’occupation en Allemagne retire les enfants aux patriotes allemands qui dénoncent la politique de guerre voulue par Merkel et son gouvernement. Les dits «soldats d’acier», même si les menaces de représailles envers les patriotes sont fortes, ne vont certainement pas être accueillis les bras ouverts par les Allemands ni les cuisses ouvertes par les Allemandes ou par les populations des autres peuples européens car ces derniers savent bien que ce débarquement de chars et de viande, se prenant pour de l’acier invincible, ne sert que les objectifs de l’OTAN pour occuper et mettre sous tutelle leurs pays.

    L’OTAN mène une politique de guerre ouverte et déclarée contre la Russie qui, elle, se limite à mener une politique de défense de son territoire et de ses intérêts.

    Philippe Troadec

    source: http://novorossia.today/les-soldats-dacier-u-s-envahissent-leurope/

    http://reseauinternational.net/les-soldats-dacier-u-s-envahissent-leurope/

     


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    Mes articles sur le risque de guerre mondiale :

    Décembre 2016, le mois de tous les dangers

    (ajouté le 6.1.17: On a frôlé la guerre mondiale fin décembre, quand l'avion  TU-154 transportant les Choeurs de l'Armée Rouge, symbole de la puissance militaire russe, a été victime d'une attaque électronique, ACTE DE GUERRE afin de conduire la Russie a réagir. Pour sauver la paix, Poutine a menti sur les causes de l'accident)

    La France est-elle menacée par les choix militaires de François Hollande ?

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    Des soldats syriens à Alep.,

    Caroline Galactéros : la bataille d'Alep ou la déroute de la diplomatie occidentale en Syrie

    • Par Alexis Feertchak
    • Mis à jour le 08/12/2016 à 19:02
    • Publié le 08/12/2016 à 18:57

     

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'Armée syrienne a repris plus de 70% d'Alep-Est aux rebelles. Pour Caroline Galactéros, d'autres pays pourraient se rapprocher de la Russie qui, en Syrie, a su protéger les structures étatiques malgré la curée internationale contre elle.


    Docteur en Science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (éd.Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).


    FIGAROVOX. - L'Armée syrienne a repris le contrôle de la vieille ville d'Alep qui était aux mains des rebelles. Est-ce un tournant décisif pour la Guerre en Syrie?

    Caroline GALACTEROS. - Cette avancée des forces du régime est importante. Après la libération d'autres quartiers d'Alep-Est, avoir pu extirper les djihadistes de ce dédale de rues et de souterrains et les contraindre à se replier vers le sud-est de la ville témoigne d'une dynamique militaire positive en faveur de l'armée syrienne. Surtout, l'exfiltration réussie de plusieurs dizaines de milliers de civils vers l'ouest de la ville prive les djihadistes de leurs «boucliers humains» … et les adversaires occidentaux du régime d'un argument médiatique lourd contre l'implication militaire de Moscou à ses côtés…

    Le recul des djihadistes à Alep n'est en effet que la manifestation d'une déroute militaire globale.

    La prise d'Alep, si elle devait se réaliser rapidement, constituerait un cap au plan des forces morales qui s'opposent dans cet interminable pugilat, mais surtout une victoire politique symbolique de prix qui conforterait un rapport de force de plus en plus favorable à la restauration de l'Etat syrien. Le recul des djihadistes à Alep n'est en effet que la manifestation d'une déroute militaire globale qui semble chaque jour plus inéluctable, et d'un rapport de forces russo-américain où Washington perd pied. Même John Kerry dans sa déclaration à Bruxelles du 6 décembre (lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN), semble jeter l'éponge, apparemment convaincu que la partie (i.e le renversement du régime syrien et l'éclatement du pays) est perdue, et cherche habilement à dédouaner l'Amérique d'un soutien aux mouvements rebelles radicaux devenu indéfendable et surtout sans issue. Sans issue… mais pas sans objet résiduel. La rivalité Washington-Moscou restera vive, au moins jusqu'à l'entrée en fonction de Donald Trump fin janvier prochain. De ce point de vue, la réduction de l'insurrection djihadiste à Alep n'est donc pas décisive, et l'administration Obama poursuivra sans doute son soutien au moins indirect aux groupes radicaux (notamment via la Turquie) pour pourrir au maximum le jeu russe et plus encore celui du nouveau Président, qui a déjà entrepris un dialogue avec Moscou pour sortir l'Amérique de ce bourbier. Peut-être un «deal» de type «blanc-seing à la Russie en Syrie contre mains libres à l'Amérique en Irak» pour redorer le blason US est-il en train de se nouer. La guerre ne va donc pas s'arrêter avec l'éventuelle reprise d'Alep. Elle cessera lorsque les puissances sunnites, les Etats-Unis mais aussi la France accepteront leur «échec» et chercheront sérieusement un compromis politique soutenable pour la Russie et l'Iran. Il faut pour cela que Ryad, Doha, Ankara, Londres et Washington admettent qu'il y a plus à gagner à négocier qu'à combattre, et sans doute aussi que Paris cesse de prendre des initiatives diplomatiques (du type de la conférence envisagée «des pays refusant la guerre totale»…) à contretemps et contre-emploi. Ces gesticulations dérisoires déconnectées de la marche réelle des évènements sont hautement contreproductives, même du seul point de vue égoïste de l'intérêt national. Nous ne reviendrons pas ainsi dans un jeu d'où nos maladresses et notre entêtement dogmatique nous ont exclus en nous déconsidérant.

    Dans quelle mesure la prise d'Alep consacre le retour militaire et diplomatique des Russes dans les affaires internationales?

    Ce retour de la Russie est à mon sens plus qu'une évidence. C'est une nécessité, n'en déplaise aux nombreux «experts» et commentateurs qui veulent contre toute évidence persister à voir le monde avec un regard de cyclope myope, de manière simpliste et manichéenne. Ils se trompent d'ennemi, par confort intellectuel et refus de se remettre en question. Leur responsabilité est en fait lourde dans la perpétuation du chaos et de la violence car en claironnant leur pensée indigente, ils sclérosent les lignes de fracture au lieu de contribuer à les dépasser. Il est pourtant urgentissime de reconnaître enfin que le modèle implicite des relations internationales qui a eu cours depuis 20 ans s'est définitivement fracassé contre ses propres excès. L'idéalisme moralisateur comme masque d'un interventionnisme rapace a fait des ravages qu'on ne peut plus ignorer. Chez les peuples victimes de notre empressement à les «libérer», mais aussi chez tous ceux que l'on croit ainsi convaincre de la prévalence du modèle occidental de développement politique, économique et social. Et l'effet boomerang de cette offensive qui ne dit pas son nom joue désormais à plein contre nous.

    La Russie offre un modèle alternatif de référence et surtout de protection plutôt convaincant.

    Profitant de cet échec patent, la Russie propose - à l'occasion du conflit syrien -, de rééquilibrer le jeu international, d'admettre sa multipolarité de fait et de se rapprocher de l'Occident dont elle s'estime encore pleinement partie. Surtout, elle offre un modèle alternatif de référence et surtout de protection plutôt convaincant: fiable, cohérent, pragmatique, résilient. Ne pas «lâcher Assad» en dépit de la curée internationale contre lui, et surtout protéger l'Etat syrien du démembrement a un impact non seulement à Damas et Téhéran, mais aussi au Caire, à Alger, à Dehli, en Afrique, aux EAU, à Ankara et même d'une certaine façon, à Ryad… La diplomatie du dialogue ouvert et sans exclusive (officiel ou discret) de Moscou avec tous les acteurs directs et indirects du conflit syrien va bien au-delà de la gestion optimale de ce seul drame. L'entreprise de séduction «à la russe» tous azimuts se poursuit. Les émissaires de Moscou, directs ou indirects (palestinien…), nouent des contacts, proposent des partenariats divers, des contreparties attractives à un appui aux positions russes sur ce que doit être la transition politique syrienne. Bref, les lignes bougent et, au lieu de les franchir, là encore, en France ou ailleurs, on oppose artificiellement la logique militaire à la diplomatique, comme si elles n'étaient pas étroitement liées. Comme si on pouvait décider de faire la guerre ou de négocier! Ça ne marche pas comme ça. Ce n'est pas la guerre comme seul mode d'action …ou la diplomatie hors sol dans le silence des armes. Seule la prise d'ascendant militaire sur le terrain et un rapport de force qui ne peut plus évoluer qu'à la marge permettent à un moment donné aux belligérants contraints et forcés, et à leurs parrains divers de s'assoir à la table de négociation de manière productive.

    Pour l'heure, les Russes ont marginalisé les Américains.

    Pour l'heure, les Russes ont marginalisé les Américains - qui ont déjà fort à faire pour «soutenir sans soutenir» les djihadistes et essayer de maitriser leur allié turc indocile. Ils dominent le front diplomatique et cherchent à réunir autour de leurs auspices exclusifs un panel crédible et représentatif de la diversité syrienne pour un processus politique qui débouchera sur des élections et surtout sur le maintien de l'unité syrienne même dans l'hypothèse d'une structure étatique fédérale. Mais à Paris, au lieu de s'insérer dans cette approche pragmatique, on persiste à criminaliser Vladimir Poutine, à parler d'Assad comme du bourreau unique de son peuple, à minorer le soutien populaire au régime de Damas pour accréditer l'idée qu'on pourrait, de l'extérieur, imposer un casting représentatif… qui pourtant a sombré sans équivoque dans le discrédit et en est lui-même réduit à proposer «de parler avec la Russie» pour ne pas quitter tout à fait la scène. Et la guerre continue.

    Quelles suites peut-on imaginer pour le régime de Bachar al-Assad?

    Assad n'est ni le (seul) problème, ni la solution. Cette polarisation sémantique elle aussi est hautement contreproductive. C'est un atout dans une négociation globale que chaque puissance intervenante essaie de valoriser au mieux. Si la reconquête militaire se poursuit à son avantage, il pourra sans doute négocier des conditions de sortie honorables pour lui et ses proches au terme d'un processus politique institutionnel et électoral auquel lui - ou d'autres de ses proches, membres éminents du régime - devront d'une façon ou d'une autre participer.

    Quel est le jeu de la Turquie alors que le pays poursuit au Nord de la Syrie son opération «Bouclier de l'Euphrate»?

    Ankara mène très habilement sa partie, ne renonce à aucune de ses ambitions régionales à la fois en Irak et en Syrie.

    La Turquie est revenue depuis juillet dernier pleinement dans le jeu politico-militaire régional. Al-Bab, qu'elle essaie d'encercler avec l'aide de ses rebelles affiliés de l'Armée syrienne libre (ASL), est un point stratégique entre Alep et la ville de Manbij qui est elle, tenue par les Kurdes, ennemi principal du pouvoir d'Ankara et de son point de vue bien supérieur en nocivité à Daech qu'elle a longtemps soutenu. Son idée de manœuvre - qui inquiète d'ailleurs fortement Damas - pourrait être de déloger Daech d'Al-Bab pour y prendre sa place, empêchant ainsi la réunification des zones kurdes tout en continuant à nourrir la lutte des islamistes radicaux contre le régime syrien via son «proxy» ASL notamment. D'une manière générale, on peut dire qu'Ankara mène très habilement sa partie, ne renonce à aucune de ses ambitions régionales à la fois en Irak et en Syrie, jouant tout à la fois de son appartenance à l'OTAN - qui sert les Américains dans leur jeu contre la Russie et les rend conciliants -, et de sa «réconciliation» avec Moscou qu'elle monnaie contre une tolérance russe à ses avancées militaires en Syrie.

    La réalité du conflit syrien donne-t-elle ainsi raison aux positions diplomatiques de Donald Trump et François Fillon?

    En diplomatie, pragmatisme, réalisme et visée éthique ne sont pas contradictoires.

    Pour moi, notre monde a un très urgent besoin de réalisme politique et stratégique. Il faut ouvrir, au nom même de l'apaisement de sa violence structurelle, une ère de coopération hyperpragmatique et à visée éthique (ce n'est pas contradictoire!) en abandonnant les utopies mortifères de l'idéalisme moralisateur qui ont pavé le monde de cadavres civils sacrifiés sur l'autel de notre ubris. Il faut revivifier les Nations Unies et revenir au respect de leur Charte fondatrice. La stabilité de l'ordre international dépend du respect de la souveraineté des Etats, de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et de l'exemplarité politique propre des démocraties occidentales, non de leur interventionnisme cynique sous des prétextes qui depuis longtemps ne convainquent plus que de grandes âmes au bellicisme refoulé qui depuis leur confortable cocon, décident de la vie ou de la mort de peuples entiers. Donald Trump est en train de s'entourer d'une équipe en matière internationale et de défense que je trouve de très bon niveau. Ses émissaires sont déjà à l'œuvre pour nouer des liens précieux. Nous aurons bientôt sans doute de bonnes surprises … et plus que nos yeux pour pleurer et faire oublier l'indigence de notre compréhension des enjeux diplomatiques et stratégiques liés à son arrivée au pouvoir. Notre docilité diplomatique envers l'Administration sortante, pourtant si mal récompensée, nous a empêchés d'accueillir l'alternance américaine comme un Etat du rang de la France aurait dû évidemment le faire: avec un respect du vote démocratique et un accueil ouvert au dialogue avec le nouveau pouvoir de Washington. Encore une fois, nous donnons des leçons, refusons la réalité d'un nouveau président qui nous déplait car il voit le monde sans lunettes roses et noires. Et nous nous enfonçons un peu plus dans la relégation diplomatique et stratégique. Sauf à mettre en œuvre très vite une complète refondation de notre politique étrangère sur une base souveraine, indépendante, réaliste, audacieuse et généreuse. Ce n'est pas un choix. C'est impératif. Il semble que le vainqueur de la primaire de la Droite et du centre en a une claire conscience. Il faut souhaiter ardemment qu'il trouve en Donald Trump tout autant qu'en Vladimir Poutine des interlocuteurs désireux de promouvoir un triple «reset» (des relations américano russe, franco-américaine et franco-russe) et de faire renaître un pôle occidental élargi, influent et attractif. Nous avons tout à y gagner.

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/08/31002-20161208ARTFIG00295-caroline-galacteros-la-bataille-d-alep-ou-la-deroute-de-la-diplomatie-occidentale-en-syrie.php

     

    Suivre Madame Caroline Galactéros,

    liste de ses interviews

    @CGalacteros

     

    Mon compte twitter d'infos non alignées, et d'alerte :

    https://twitter.com/rsistons

     

    Les images que la TV ne vous montre pas, sur la libération d'Alep http://russia-insider.com/en/politics/russian-tv-has-best-footage-battle-aleppo-far-videos/ri18077

     

    A voir sur Alep et Syrie : Syrie: les journalistes ont vendu leur âme au diable! Mère Agnès-Mariam de la Croix

    http://reseauinternational.net/syrie-les-journalistes-ont-vendu-leur-ame-au-diable-mere-agnes-mariam-de-la-croix/

     

    Nabil Antaki : Le Maire d’Alep-Est sorti du chapeau des magiciens    
    http://reseauinternational.net/nabil-antaki-le-maire-dalep-est-sorti-du-chapeau-des-magiciens/

     

    De Pierre le Corf … un français présent dans Alep témoigne …

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    La France n’aurait jamais dû soutenir la rébellion syrienne, par l’archevêque d’Alep

     

    Les civils d'Alep des grands médias sont en vérité des blogueurs et des journalistes (VIDEO)

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    Alépins : «Quand les caméras s’éteignent, les Casques blancs laissent les gens sous les décombres»

    Lizzie Phelan de RT, qui est sur le terrain à Alep, a parlé à plusieurs survivants qui accusent les activistes antigouvernementaux d'être des «poseurs d'appareil photo, des voleurs et des pilleurs».

    Les militants financés par l’Occident et appelés «Casques blancs» ont fait la Une des journaux, les principaux médias les qualifiant de «héros de la paix» pour leur travail. Cependant, les habitants d'Alep récemment libérés par les forces gouvernementales syriennes ont une opinion toute différente.

    Les Casques blancs sont un groupe de défense civile soutenu par les Occidentaux, composé de «volontaires» opérant en Syrie. Alors que, officiellement, leur mission est d’assurer les premiers secours aux victimes de bombardements, les autorités syriennes et russes les ont accusés de répandre de la propagande antigouvernementale, de publier de fausses nouvelles et de maintenir des liens étroits avec des groupes terroristes islamistes comme le Front Fatah al-Cham, ce qui a été en partie filmé par le caméra.

    https://francais.rt.com/international/30687-syrie-alep-casques-blancs-activistes-poseurs-laissent-gens-sous-decombres#.WFLYeKyfaAI.twitter.

    Confirmation de la présence d’officiers de l’Otan à Alep?

    Le Conseil de Sécurité se réunit à huis clos

    http://reseauinternational.net/confirmation-de-la-presence-dofficiers-de-lotan-a-alep-le-conseil-de-securite-se-reunit-a-huis-clos/

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    Une remarquable analyse sur la diplomatie occidentale en Syrie (Colonel Caroline Galactéros)

    ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie

    Sur la Syrie,
    la France est en état d’extinction cérébrale
    Par Bruno Guigue

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    Tweets :

    Le syndrome d’Alep-Est,par Thierry Meyssan http://www.voltairenet.org/article194617.html … Voici qq extraits:Des habitants souffrent d’un grave trouble psychotique
    2) "Les grandes puissances encadrant les jihadistes d’Alep-Est font mine de s’intéresser au sort des habitants.. pour exfiltrer leurs soldats"
    3) Contrairement aux déclarations occidentales, les Syriens n’ont pas souffert de bombardements, mais de l’occupation,de la «charia» djihadiste

    Pauvre France tombée dans le ridicule absolu ! Nos bobos de gauche sont tombés dans le soutien aux guerres de l'OTAN, aux BHL fous, à l'EI !
    2) La "Goche" se dit anti impérialiste, et soutient les guerres de l'OTAN contre Libye ou Syrie progressistes ! @yjadot, @CecileDuflot etc
    3) La gauche bobo,"Plenel",est atlantiste,pro guerres OTAN ! https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/191216/lettre-ouverte-aux-journalistes-de-mediapart-et-quelques-autres

    (voir lien plus bas, actif, lui)

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    A lire absolument, Gauche bobo soutien de l'OTAN  :
    http://reseauinternational.net/cette-gauche-qui-sert-de-suppletif-a-lotan-par-bruno-guigue/

     

    Lettre ouverte aux journalistes de Mediapart (et à quelques autres)

    En optant pour un traitement à sens unique de la crise syrienne, les journalistes de Mediapart ont abandonné toute retenue déontologique pour verser dans la propagande de guerre la plus grossière. Lettre énervée d’un abonné dégoûté.
     

     

    La Syrie fait partie du plan de remodelage du Moyen-Orient. Révélation en direct sur la TV

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    Révelation en direct à la TV du plan de remodelage du moyen Orient

    (courte vidéo)

    Alep : Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie, démonte la propagande occidentale

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     BBC – Radio 4 – 21/12/16 – Le Cri des Peuples- 23/12/16)*

    Transcription :

    Journaliste : Durant les dernières heures, l’évacuation d’Alep a repris sous de fortes neiges. L’ONU confirme que les bus ont recommencé à circuler, transportant les gens à l’extérieur de la partie Est d’Alep. Les forces gouvernementales syriennes sont à l’arrêt, dans l’attente d’avancer vers la dernière enclave rebelle, scellant ainsi la plus grande victoire du Président Assad à ce jour dans cette guerre. Cela signifie-t-il qu’il est temps pour le Royaume-Uni de reconsidérer son soutien continu pour la soi-disant « opposition armée modérée » au Président Assad ? Doit-il reconsidérer sa perspective selon laquelle le Président Assad ne doit jouer aucun rôle dans le futur de la Syrie ? Peter Ford fut l’ambassadeur britannique en Syrie de 2003 à 2006. Peter Ford, pensez-vous qu’il est temps de reconsidérer les choses ?

    Peter Ford : Absolument, il serait grand temps. Nous nous sommes accrochés bien trop longtemps à l’illusion selon laquelle la soi-disant opposition modérée allait vaincre Assad. C’est maintenant évident avec la reconquête d’Alep par le gouvernement, il faut cesser de nous voiler la face et nous devrions regarder la réalité telle qu’elle est : Assad ne sera pas renversé par la force des armes ni à la table des négociations. Le Royaume-Uni doit à présent faire trois choses. 1/ Nous devons cesser de soutenir une opposition en déroute et divisée. 2/ Nous devons commencer à venir en aide au peuple syrien en levant les sanctions. 3/ Nous devons travailler avec les Russes sur un règlement politique de la situation qui aurait dû se produire il y a longtemps déjà.

    Journaliste : Mais comme nous le savons, pour beaucoup de dirigeants occidentaux, le règlement politique de la situation ne laisse pas de place à Assad. Boris Johnson, le Secrétaire d’Etat des Affaires Etrangères, a déclaré au mois de septembre dernier qu’il ne peut jouer aucun rôle dans le futur gouvernement de la nouvelle Syrie car tant qu’Assad sera au pouvoir à Damas, il n’y aura pas de Syrie à gouverner. Downing Street [le cabinet du Premier Ministre] a déclaré plus tôt ce mois-ci que la cruauté barbare dont ont fait preuve les forces du régime syrien démontrent que le Président Bachar Assad (sic) n’a aucune place dans le futur du pays.

    Peter Ford : Oui, mais c’est absurde. C’est vraiment absurde. Assad contrôle maintenant plus de 80% des zones habitées de Syrie. Il n’y a aucune raison pour que dans les mois à venir, lui et ses forces ne reprennent pas les 10, 15 voire 20% restants. Il sera alors le maître absolu du pays. Bien sûr, il y aura toujours des groupes mécontents de la situation. Mais dans toute l’histoire écrite de l’humanité, y-a-t-il eu une seule guerre civile d’une telle durée après laquelle tout le monde ait été satisfait d’un dirigeant ? Il n’y a pas de [Nelson] Mandela syrien. Il n’y a aucun [autre] dirigeant. Pouvez-vous me nommer ne serait-ce qu’un chef de l’opposition qui pourrait assumer le rôle d’Assad ? C’est absurde. C’est grotesque. Boris Johnson et Theresa May ont perdu contact avec la réalité. Donald Trump va prendre la relève, et s’il fait ce qu’il a annoncé, il va normaliser les relations avec la Russie, donner la priorité à la lutte contre Daech en Syrie et cesser d’œuvrer au renversement d’Assad. Quand allons-nous nous réveiller ?

    Journaliste : Vous avez dit être très préoccupé par le soutien du Royaume-Uni pour la soi-disant opposition armée modérée, et il y a effectivement aussi eu des plaintes et allégations d’abus à leur encontre. Néanmoins, si vous laissez le Président Assad en place pour la diplomatie future de la Syrie, cela ne reviendrait-il pas à fermer les yeux sur tout ce qu’il a fait jusqu’à présent ? Comme l’usage d’armes chimiques contre son propre pays ?

    Peter Ford : Ecoutez, ce soir, il y a un sapin de Noël et des festivités au centre d’Alep. Je pense que si Assad était renversé et que l’opposition était au pouvoir, vous ne verriez pas de sapin de Noël à Alep. La diabolisation du régime a pris des proportions grotesques. Même pour la fin de ce conflit avec les bus [d’évacuation] verts. Il n’y avait pas de bus verts à Gaza. Il n’y avait pas de bus verts lorsque l’OTAN bombardait la Yougoslavie sans merci. Cette campagne d’Alep est menée, dans ses dernières étapes, avec une certaine humanité. Ce n’est pas à la débâcle de l’humanité qu’on assiste, contrairement à ce que prétendent certains, mais à la débâcle de la rationalité. Où se trouvent les moindres preuves des prétendues atrocités, de Guernica, des massacres, du génocide, de l’Holocauste ?

    Alep : une foule en liesse célèbre Noël pour la première fois depuis 5 ans © Sayed Hasan

    Journaliste : Eh bien, je pense que beaucoup de personnes ne seront pas d’accord avec cela car elles ont vu des personnes fuir Alep-Est, les allégations selon lesquelles des gens ont été attaqués, empêchés de quitter la ville... Vous savez, il y aura ces allégations et elles feront l’objet d’une enquête. En attendant, il y a certes des critiques contre les deux côtés, oui, mais vous vous opposez violemment à énormément de figures de premier plan dans les gouvernements du monde, selon lesquelles, et je terminerai là-dessus, qu’il n’y a pas de place pour le Président Assad dans la Syrie de demain. Concluez sur votre pensée, et nous allons terminer l’interview dans quelques secondes.

    Peter Ford : C’est vraiment être aux antipodes de la réalité. Qui mettraient-ils donc à la place d’Assad ? Persister à vouloir renverser le régime en Syrie comme nous l’avons fait ailleurs, en Irak, en Libye, ne mène qu’à plus de souffrance chez les simples citoyens.

    Journaliste : Peter Ford, ambassadeur britannique en Syrie dans les années 2000, merci beaucoup.

    *Source : Le Cri des peuples (blog Médiapart)

    http://www.france-irak-actualite.com/2016/12/alep-peter-ford-ancien-ambassadeur-britannique-en-syrie-demonte-la-propagande-occidentale.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

     

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    «Les Casques blancs» participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
     

    Alep est réunifiée. Les masques tombent

     

    Syrie, le mythe médiatique des «rebelles modérés»

     

    Qui est vraiment le Président Assad ?

     

    Le médecin Assad

     

    Document exceptionnel, rare, sur ASSAD. ARTE avant les mensonges grotesques d'aujourd'hui, supprimé par la chaîne de BHL car trop gênant. Assad dictateur ? Non, un humaniste aimé, marchant sans escorte, sans protection ! A sauvegarder, à relayer !

    Assad n'est pas un dictateur! La vidéo BOMBE qui dérange Arte,et qui peut rétablir la vérité 

     

     

     
     
     
    La guerre contre le FCFA est déclarée !
     
     
    «Les Casques blancs» participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens
     
     
    L’Allemagne, prête à flirter avec la bombe française

    2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

    http://www.resistance-politique.fr/archives/3024


    L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement

    http://reseauinternational.net/lhecatombe-de-la-guerre-de-syrie-six-ans-apres-son-declenchement/

     

    Les U.S.A débarquent encore en Europe pour attaquer la Russie !

     

     

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    La Russie et l’Occident : la lutte à mort en Europe
    Défense
    http://www.pravdafrance.com/news/defense/02-11-2016/1303788-DEFENSE-0/

    Faut-il s'attendre à une nouvelle guerre mondiale ? A force de regarder le spectacle désolant des relations internationales contemporaines, de telles idées viennent spontanément à l'esprit. Mais sont-elles justifiées ? L'expert senior du Centre des recherches militaro-politiques Mikhaïl Alexandrov répond aux questions d'Inna Novikova, rédactrice-en-chef de Pravda.ru.

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    Mikhaïl Alexandrov. Pourquoi la Syrie est-elle tellement importante ? Cela semble être un point où les grandes contradictions planétaires s'interfèrent. Pour comprendre pourquoi aujourd'hui le conflit nucléaire est possible entre la Russie et les Etats-Unis, il faut saisir l'essence même de ce qui se passe en Syrie actuellement. A s'en tenir à la logique d'un conflit local, il devient insensé d'anticiper une montée aux extrêmes à cause d'une ville comme Alep. Mais en fait, il n'en est rien, car il s'agit d'un abcès qui traduit le conflit global sous-jacent entre les deux civilisations régissant le monde - orientale et occidentale. Ce conflit ne date pas d'hier : il dure depuis plusieurs siècles.



    Voici venir maintenant le moment crucial où l'Occident s'est senti en perte des forces et de vitesse un peu partout à travers le monde. La multipolarité progresse, d'autres civilisation se renforcent : islamique, chinoise, hindoue. Et avant toute autre chose, ces tendances se révèlent dans l'économie. Alors pour soutenir ses positions économiques et politiques, l'Occident ne peut faire recours qu'à un seul outil - la force brute.



    Qui alors peut contrer l'Occident sur le plan militaire?Jusqu'aujourd'hui rien qu'un seul pays en est capable - la Russie. Qui plus est, la civilisation russe est la seule à proposer activement un agenda différent c'est-à-dire une alternative dans les relations internationales. Ainsi, c'est l'avenir même de la civilisation occidentale qui est en jeu. S'ils n'arrivent pas à obtenir la suprématie militaro-politique globale, alors ils sont condamnés à perdre la bataille économique ce qui entraînera évidemment la nécessité de renoncer aux privilèges et préférences qu'ils s'étaient octroyées. Le niveau de vie dans l'Occident va baisser considérablement et ils ne seront plus en mesure d'influencer la prise des décisions au niveau mondial. Se posera alors la question sur leur vrai rang et le vrai rôle qu'ils sont appelés à jouer dans le monde contemporain.



    La Russie ne peut absolument se faire à l'idée de l'aspiration de l'Occident à dominer le monde. En principe, cette aspiration contredit les intérêts de tout un chacun : ni en Afrique, ni en Amérique Latine, ni ailleurs personne ne semble le vouloir. Mais la plupart a peur de s'insurger parce qu'ils comprennent qu'ils seraient écrasés. L'Occident fait étalage tout le temps des exécutions exemplaires : la mise à mort de Milosevic, ou de Saddam Hussein, ou encore celle de Moammar Kadhafi.



    Pourquoi la Russie est-elle intervenue alors aujourd'hui en Syrie ? Je crois qu'il s'agit d'un acte de vengeance de la part de Poutine à Obama pour ses exactions en Ukraine. Si les affaires allaient bon train en Ukraine, nous aurions pu ne pas intercéder en faveur de la Syrie. Mais Obama nous a lancé un défi : il a pénétré l'espace post-soviétique, a ourdi un coup d'État et a mis au pouvoir un régime franchement russophobe. Autrement dit, il a créé une situation qui menace ouvertement notre sécurité nationale. L'Ukraine n'est pas la Géorgie - c'est un territoire énorme où nous avons des intérêts substantiels. Alors notre direction a compris : si aujourd'hui nous nous laissons faire, si nous ne réagissons d'aucune manière, alors demain ils se mettront à démanteler la Russie, à son tour. Une réponse s'en est suivie : en Crimée, dans le Donbass et ensuite notre intervention en Syrie. Alors maintenant nous l'emportons en Syrie ce qui signifie qu'il existe une réelle possibilité d'arrêter nos « partenaires ».



    - Arrêter qui : DAESH ou les Américains ?



    Mikhaïl Alexandrov. Quel est le vrai but de la soi-disant opposition pro-américaine en Syrie ? Ils doivent renverser le régime d'Assad et créer un régime sunnite pro-occidental qui serait supervisé par les alliés des Etats-Unis, tels que l'Arabie Saoudite et le Qatar. C'est ces pays justement qui sponsorisent l'opposition sunnite en Syrie. Après quoi, le pays se transformera, à proprement parler, en allié de l'Occident et en un vivier du terrorisme international. Il est à comprendre que DAESH et al-Nusra (organisations interdites en Russie), c'est des organismes créés par l'Occident, la CIA dans le but de déstabiliser les régimes. Avant autre chose, le régime chiite, en Irak, quand il s'est mis à progresser en direction de l'alliance avec l'Iran.



    A leur tour, les Américains ont commis une erreur en résolvant, de façon irresponsable, le problème du changement du pouvoir en Irak post-husseinien et, de fait, y ayant mis aux commandes, la majorité chiite unipolaire. Alors ce pouvoir a entamé, naturellement, le rapprochement avec l'Iran qui est un pays chiite. En Syrie, les mêmes chiites et les alaouites sont, eux aussi, au pouvoir. S'y est instauré alors « un axe chiite », extrêmement dangereux pour l'Occident. Il l'est parce que l'ensemble est présidé par l'Iran, un Etat souverain et indépendant qui milite pour un système polycentrique dans les rapports internationaux. L'Occident rêve d'« écraser » encore l'Iran.



    En Irak, Les Etats-Unis ont créé DAESH pour enlever au gouvernement local chiite la possibilité de contrôler tout le pays et aussi pour faire pression sur ce gouvernement. C'est un peu comme s'ils disaient : « Si vous n'allez pas coopérer avec nous, nous nous en irons, mais alors DAESH se mettra à notre place et vous égorgera tous. Comme résultat, DAESH « s'est incrusté » en plusieurs villes, y a fait provision d'armes et ensuite s'est mis à faire la guerre en Syrie.



    Il faut comprendre que DAESH, ou encore al-Nusra, ne sont que des instruments de la politique internationale de l'Occident. Alors quand certains de nos dirigeants proclament une sorte d'alliance avec l'Occident pour lutter contre le terrorisme, c'est une carabistouille. En fait, il s'agit d'un enjolivement diplomatique rendu public par notre direction, mais d'aucuns ont feint de le prendre au sérieux. A vrai dire, existe-t-il un moyen de collaborer avec ceux qui ont mis toutes leurs ressources médiatiques, diplomatiques et politiques au service des organisations terroristes, qui nous imposent un cessez-le-feu pour ravitailler al-Nusra en munitions et denrées alimentaires ? Il nous incombe tout bonnement d'achever l'opposition pro-occidentale à Alep et mettre fin à tout ce babil.



    - Vous avez dit que la Syrie est notre vengeance pour l'Ukraine. Comment peut-on avoir ce genre de raisonnement ? Est-ce judicieux ?



    Mikhaïl Alexandrov. J'entendais, bien sûr, une « vengeance politique ». Cela veut dire qu'il s'agissait de renvoyer l'ascenseur et point que notre président s'en est courroucé à titre personnel et a envoyé notre armée en Syrie. Non, ce n'est absolument pas une offense personnelle. Il s'agit d'une réponse stratégique sur l'échiquier dont le but est de châtier l'Occident et endiguer ses ambitions en lui montrant qu'il ne devait plus agir de la sorte, qu'il devait tenir compte de nos intérêts respectifs sinon il lui en cuirait à la puissance 100 et pas qu'en Syrie, mais dans bien d'autres régions du monde aussi.



    - Je reviens vers l'une de vos déclarations que vous aviez faites dans une interview : « La Russie doit être prête à mener une guerre nucléaire et y vaincre ». Est-il vraiment possible de remporter la victoire dans un conflit nucléaire lorsque, selon vous, tout l'Occident se dresserait contre nous ?



    Mikhaïl Alexandrov. Je vous explicite mon idée... Les Etats-Unis sont loin de nous et il leur est difficile de transférer une grande quantité de troupes ici. Quand bien même ils le réussiraient, que pourraient faire quelques 5.000 - 6.000 soldats débarqués en Sibérie? Ils y crèveront dans deux semaines. En Europe, ceux qui veulent nous faire la guerre ne sont pas tellement nombreux. Mais quoi, vous croyez vraiment que la Bulgarie en rêve ? Il se peut bien que leur Boïko Borissov (premier-ministre) le veut pour de bon, mais les autres Bulgares - j'en doute fort. Voter c'est une chose, mais guerroyer c'en est une autre. Les Tchèques, les Hongrois, les Slovaques - personne ne partira en guerre. Peut-être bien les Allemands, les Polonais et les Roumains aussi bien que certains pays du Benelux. A bien y regarder, il n'y a qu'une partie peu signifiante du monde occidental qui peut nous faire la guerre.



    Alors il nous est parfaitement possible d'instaurer une parité quant à la quantité de troupes engagées au combat même s'ils réussissent à faire venir encore des troupes d'ailleurs. Mais c'est là que le facteur des armes nucléaires tactiques entre en jeu. Nous avons une supériorité dans ce domaine par rapport à l'Occident et nous pouvons détruire immédiatement toutes leurs grandes bases militaires, grands centres de production militaro-industrielle, centrales, ponts... Comme résultat, toute leur infrastructure militaire sera désorganisée. Alors comment pourraient-ils nous faire la guerre ? Vous croyez qu'ils viendraient chez nous comme ça, à pied, en hiver ?



    - Mais ils ont bien un système de défense anti-aérienne ! Ils ont un tas d'armes sophistiquées !



    M. Alexandrov. Sornettes !



    - Et que faites-vous du concept de la frappe instantanée globale ?



    M. Alexandrov. Mais quelle frappe globale ?!! Mais Bon Dieu, c'est d'une sottise ! Tout ça a été monté de toutes pièces par les experts militaires cherchant à semer la pagaille dans la société ! Parce qu'en fait, si on analyse bien les choses, les Américains n'ont pas d'armes pour un tel coup global-éclair. Leurs missiles de croisière de type conventionnel - « Tomahawks » - n'ont qu'une portée limitée de 1.500 km. D'où vont-ils les lancer si vous prenez le soin de regarder une carte ? Bon ! Ils peuvent encore atteindre les frontières de notre Etat. Mais, en vertu du Traité sur les missiles de courte et moyenne portée, ils n'ont pas le droit de les mettre en Ukraine aussi bien qu'en Pologne. Ils peuvent, bien sûr, les disposer dans les bassins de la mer Baltique et de la mer Noire, mais là-bas tout est dans le collimateur de nos systèmes de défense maritime. Une frappe instantanée globale est du domaine des contes de fées. On ne peut le monter au niveau actuel des technologies dont disposent les Etats-Unis.



    Les théoriciens militaires discutent, bien sûr, de la forme que peut épouser un conflit militaire entre nous et l'Occident. C'est bien parce que l'administration d'Obama se comporte de façon imprévisible. Mais les militaires, quant à eux, raisonnent en termes concrets : ils ne gravitent pas dans les sphères stratégiques. A titre d'exemple, d'aucuns proposent de créer aujourd'hui une zone interdite de survol au-dessus de la Syrie. Ainsi l'Occident pourrait abattre nos avions-intrus et nous promettons de faire de même. Dans l'Occident, ils peuvent considérer qu'ils auraient là-bas plus de bases sur le terrain et qu'ils pourraient abattre tous nos avions. Mais nous n'allons pas nous laisser faire, c'est clair ! Nous les attaquerions alors dans les pays Baltes où nous avons une priorité stratégique. Un couple de nos divisions en viendra à bout en une seule journée en neutralisant leur seule brigade.



    - Mais notre concept ne prévoit pas de frappe nucléaire préventive - juste une frappe en représailles. Quant aux Américains, leur Livre Blanc comporte bien le concept d'une frappe nucléaire préventive...



    M. Alexandrov. Je vais vous mettre un peu les points sur les i... C'est vrai que nous avions dorénavant un concept de frappe en représailles, mais cela fut du temps du feu Brejnev quand nous avions une suprématie militaire par rapport à l'Occident en Europe. Nous n'avions alors aucun besoin de porter un tel coup les premiers. Aujourd'hui la situation a changé du tout au tout parce que l'OTAN possède maintenant un potentiel prédominant en Europe. Alors s'ils lancent une offensive, alors notre concept préconise bel et bien le premier tir des armes nucléaires tactiques. C'est écrit en lettres d'or dans notre Livre Blanc sur la Défense.



    Pour ce qui est de l'Occident, c'est bien ses stratèges qui ne voudraient pas d'utilisation d'armes nucléaires tactiques, c'est pourquoi ils nous appellent à y renoncer. Pour la même raison Obama s'est mis à pérorer à la Brejnev de type « nous nous engageons à ne pas utiliser les armes nucléaires en premiers »...



    - Je ne sais pour Obama, mais pour ce qui est de vous, vous raisonnez bien comme Ronald Reagan...



    M. Alexandrov. Affirmatif ! C'était bien les propos de l'OTAN de naguère. Du temps de « la guerre froide », l'OTAN avait le concept d'une réponse souple. Cette doctrine prévoyait qu'au cas où nos troupes s'avanceraient en Europe Occidentale, les Occidentaux pourraient alors avoir recours aux armes nucléaires tactiques. Alors, de fait, nous n'avons fait qu'adapter leur concept à nos conditions locales. La roue a tourné et nous nous retrouvons dans leur situation, comme dans un miroir. C'est pourquoi ils n'ont aucune chance en cas d'une guerre en Europe.



    - Mais certains généraux américains persistent à affirmer que la guerre avec la Russie sera rapide, mortifère et est presqu'inévitable.



    M. Alexandrov. Je demande à voir comment ils veulent réaliser tout ça ! Quelles sont leurs ressources ? Où leurs coups seraient-ils dirigés ? Qu'ils nous expliquent comment ils veulent nous vaincre en deux semaines ! Hitler a, lui aussi, escompté faire éclater l'Union Soviétique en deux mois. Mais il avait au moins quelques arguments rationnels. Il espérait que les habitants de l'URSS abhorraient à un tel point le régime bolcheviste qu'au premier coup porté, il s 'écroulerait tout seul. Aujourd'hui c'est l'inverse : toute la nation a fait union autour du président. Vous n'avez qu'à passer en revue son taux de popularité à travers le pays. Ca joue surtout quand le président annonce une initiative politique et qu'il agit avec fermeté comme ça a été le cas en Crimée et en Syrie. Si, à titre d'exemple, il décide de renverser le régime de Kiev, pour ses menées contre le Donbass, j'estime qu'il n'en deviendrait qu'encore plus populaire.



    - Des propos assourdissants sur la soi-disant occupation du Donbass et de la Crimée par la Russie, sur les gens qui y sont opprimés sont exprimés par la bouche des organismes internationaux du plus haut niveau. S'agit-il là-aussi d'un phénomène de « fissure tectonique civilisationnelle » ?



    M. Alexandrov. Cela ne témoigne que du fait que nous avions eu tort d'adhérer à ces organismes. A titre personnel, ça fait belle lurette que je me suis prononcé pour le départ de la Russie de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) aussi bien que du Conseil de l'Europe à proprement parler.



    C'est de vrais organismes russophobes. Notre présence à leur sein relève d'une sottise monumentale. Aujourd'hui nous sommes à couteaux tirés avec l'Occident, mais, en principe, ça ne date pas d'hier. Les réminiscences des idées pro-occidentales bourrées dans les crânes de nos compatriotes par Gorbatchev et Eltsine nous empêchent d'avancer. En fin de compte, déjà en 1812, les Français écrivaient que les Russes mangeaient les enfants. Qu'ils continuent ! Nous nous en soucions comme d'une guigne !



    - Autrement dit, vous préféreriez que l'on se replie sur nous-mêmes ?



    M. Alexandrov. Pourquoi se replier ? Il faut juste s'émanciper de l'Occident. Par exemple, l'Inde n'est pas un membre de l'APCE ; et l'Iran non plus ! A mon sens, l'Europe n'est qu'une notion géographique. Nikolaï Danilevski a poussé le bouchon en affirmant qu'il ne s'agissait point d'un concept civilisationnel. Il existe la civilisation occidentale, soit ! Et il existe la civilisation orthodoxe ! Nous sommes une civilisation orthodoxe et nous sommes différents, en maints points, par rapport à la civilisation occidentale. Cela fut la conclusion de tous nos grands philosophes.



    Et ce n'est pas qu'un conflit entre l'orthodoxie et le catholicisme comme deux branches du monde chrétien. Il y va du conflit entre la civilisation orthodoxe dont le centre est incarné par la nation russe et la civilisation occidentale - polycentrique, mais unie par les valeurs en commun. Ce conflit civilisationnel est inéluctable. Il fut de tous temps et il va se prolonger dans l'avenir. Mais quelle forme épousera-t-il ? C'est là le problème !



    Je ne comprends pas quel serait le résultat escompté si nous participons au fonctionnement de maints organismes européens... Comptons-nous gagner la civilisation occidentale ? Mais pour ce faire, il faudrait que nous renoncions à notre propre essence civilisationnelle, nous devrions les mimer, nous devrions reconnaître les mariages homosexuels, le féminisme et tout le reste qui fait partie de leurs « valeurs occidentales ». Et pourquoi faire ? Nous avons notre propre civilisation et nous devons en développer les principes. A ne prendre que les Iraniens qui sont sensiblement en retard par rapport à nous, qu'il s'agisse du domaine économique ou technico-scientifique, ou encore les Chinois, ces peuples ne veulent pas adapter leurs civilisations au creusent occidental. Alors pourquoi le ferions-nous ? Sommes-nous les cancres réussis pour copier sur les autres ? En revanche, ce qui est bien, c'est des échanges culturels, des recherches scientifiques en commun, mais pourquoi devons-nous coopérer avec les organismes où on nous passe régulièrement à tabac, ou bien, même si ce n'est pas toujours le cas, où l'on nous fait la morale ?!

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  • L’Estonie se prépare à mener une guérilla en cas d’invasion russe

     

    estonie-20161102

    Alors que, craignant les intentions de la Russie, la Lituanie sensibilise sa population aux risques d’espionnage, l’Estonie se prépare à une éventuelle invasion russe en s’appuyant sur les 25.400 volontaires de la Ligue de défense estonienne, une formation paramilitaire qui dépend des forces armées du pays.

    Comme le souligne le New York Times, qui a publié un reportage sur ces volontaires estoniens, Tallinn n’a pas les moyens militaires de s’opposer aux forces russes. Et ce n’est évidemment pas la clôture de 2,5 mètres de hauteur que les autorités estoniennes entendent ériger le long de la frontière avec la Russie qui empêchera les blindés de passer.

    En outre, même si l’Estonie est membre de l’Otan et, qu’à ce titre, le pays accueillera un gros bataillon sous commandement britannique dans le cadre d’une renforcement du flanc oriental de l’Alliance, l’on pense à Tallinn que les États-Unis et l’Europe n’iront pas jusqu’à une confrontation avec la Russie en cas d’invasion. Et cela en dépit de la clause de défense mutuelle de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord. Du moins, c’est ce le sentiment que rapporte le New York Times.

    D’où la formation des volontaires de la Ligue de défense estonienne à la guerre insurrectionnelle, associée à un programme de distribution d’armes (des fusils AK4, version suédois du G-3 d’Heckler & Koch) au sein de la population.

    « Le meilleur moyen de dissuasion est non seulement des soldats armés mais aussi des citoyens armés », a justifié le général Meelis Kiili, le commandant de la Ligue de défense estonienne. En outre, pour lui, la guérilla « devrait commencer immédiatement après l’invasion. »

    À cette fin, les volontaires estoniens sont entraînés à manipuler des armes et à mettre au point des engins explosifs improvisés. Ils reçoivent également des formations aux premiers secours ainsi que des cours desurvie et apprennent à reconnaître les matériels utilisés par les forces russes. Des « compétitions » sont ainsi organisées régulièrement pour mettre tout cela en pratique.

    « La guerre de partisans est notre seul moyen », a expliqué Jaan Vokk, un ancien caporal de l’armée estonienne, qui a servi en Afghanistan. « Nous ne pouvons pas égaler leurs blindés. Nous devrons nous regrouper dans de petites unités et détruire le plus possible de leurs convois logistiques. Nous devrons les ‘piquer’ partout où nous le pourrons », a-t-il confié au quotidien américain.

    http://www.opex360.com/2016/11/02/lestonie-se-prepare-mener-guerilla-en-cas-dinvasion-russe/

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    Les bombes de François Hollande ne tuent pas

    Jacques-Marie BOURGET

    N’étant pas pilote de chasse, ni doté des ailes d’un ange, c’est donc aux côtés des gens ordinaires, depuis le plancher, que j’ai vécu à peu près tous les bombardements depuis un demi-siècle de guerres. Et je peux vous assurer que les bombes, même « chirurgicales » tuent. Et surtout des innocents. Pour entrer dans l’intime, j’ai aussi fait du journalisme pour tenter, modestement, de dire que les guerres ne sont pas jolies. J’ai échoué. François Hollande – et les supporters des tueries justes – n’ont toujours pas découvert que cette horreur provoque le chaos et la mort. A leur tour – un siècle plus tard – ces pacifistes à sens unique, militants des « frappes humanitaires », vivent-ils la sidération qui a touché de nombreux journalistes en 1914 ? Ceux qui couvraient le front au début de la Grande guerre et qui titraient ainsi leurs articles : « Les balles boches ne tuent pas ! ».

    Seules tuent les bombes russes et leurs clones syriennes. Et j’ose ajouter que les fameux « barils d’explosifs », lancés par l’aviation de Damas et qui, indignent à juste titre les Pujadas, sont moins meurtriers qu’un unique missile vendu par Matra. Je vais vous révéler un autre secret : la guerre c’est la guerre. Et c’est une saloperie. Et cela inclus donc les mortiers et obus, parfois chargés de gaz, lancés à Alep par les exemplaires djihadistes « modérés ».

    Revenons aux fondamentaux : une guerre est toujours bonne. On dit « il nous faudrait une bonne guerre ». Sauf que l’appréciation, le sens du bon, change de champ quand on franchit la ligne de front.

    Prenez l’exemplaire François Hollande, à l’époque de la si regrettée SFIO. Son maître Mollet, la cigarette au bec, a jadis copieusement bombardé douars et mechtas en Algérie... Pas de quoi faner une rose. Les chats ne faisant pas des chiens, Hollande est fidèle à la doctrine, c’est à son tour un Lucky Luke de la bombe. Un temps, comme le ridicule héros d’une opérette d’Offenbach, il a trépigné en poussant des cris : « Il faut bombarder Damas ! ». C’était supposer que les célestes et explosives ferrailles, chéries de l’Elysée, n’allaient tuer que des méchants ? Oublions qu’il y a deux mois, visant de fourbes et cruels djihadistes dans la région de Raqqa, les Rafales français ont volé les vies de plus d’une centaine de paysans. Hermétiques jusqu’au bout aux principes humanistes de la guerre d’ingérence, ces sans-dents ont ignoré qu’ils allaient mourir pour une juste cause.

    Les indignations sont comme les guerres, asymétriques. Ainsi, pendant qu’à juste titre nous pleurons sur les martyrisés d’Alep (ceux des deux « camps »), équipés de bombes françaises l’Arabie Saoudite – aidée du merveilleux Qatar – pulvérisent des centaines de vies au Yémen. Qui les pleure ? Personne puisque les maîtres des sanglots, Le Drian et Pujadas, rient dans ce cimetière.

    Je vois encore les yeux épouvantés des Serbes quand l’OTAN a fait pleuvoir les missiles Tomawak, ceux du bon droit, sur Belgrade et le Kosovo... Avant, en 1991, j’avais vu ceux des Irakiens purifiés eux aussi par le feu céleste. Avec dans le lot quelques bombes signées « Tonton », un président français qui ne mégotais pas avec les valeurs coloniales de son parti. La faute à Saddam Hussein. L’imbécile autocrate avait tenté de récupérer le Koweït, une version locale de « l’Alsace-Lorraine ». Une petite péninsule, en fait un bidon de pétrole, mis de côté par les anglais quand ces derniers ont naguère dépecé le Moyen Orient en traçant les frontières au mieux de leurs intérêts.

    J’étais donc à Bagdad le jour un avion furtif étasunien a largué deux bombes sur un abri d’al-Amirya. Quand je suis arrivé le béton du bunker perforé étant si brûlant qu’il a fallu des heures avant de pouvoir y pénétrer. A l’intérieur on a compté quatre cents femmes, vieillards et enfants, ou du moins leurs restent carbonisé. Avez-vous entendu dire que les Etats Unis ce sont excusés pour ce crime ? Que le pilote a été mis en prison ? Que la CPI a diligenté ses implacables procureurs ? Non puisque cette justice « blanche » agit seulement contre les trublions noirs quand ils nuisent à l’Occident. Avez-vous entendu dire, aussi, que les bourreaux israéliens de Sabra et Chatila et leurs mercenaires libanais, où les bombes étaient des balles et des couteaux, ont été sanctionnés, simplement réprouvés ? Non. L’ONU a alors dénoncé « un acte de génocide » puis le monde juste, celui qui veille sur des Droits de l’Homme qui lui tiennent lieu de CAC 40, est revenu à ses vraies valeurs : l’argent.

    Tout ce chaos de souvenirs pour vous répéter que la guerre ne porte jamais de dentelles. Qu’elle est, toutes bombes confondues, barbares et injuste. Et que ce ne sont plus les militaires mais d’abord les civils qui y perdent la vie. Imaginez les jours tranquilles du pilote de drone installé dans une chic banlieue étasunienne... Le midi il va chercher ses gosses à l’école, l’après-midi il tue, et le soir rentre chez lui pour tondre la pelouse ; avant de regarder une série à la télé. Elle n’est pas belle la mort.

    Chronique publiée dans le numéro de Novembre du mensuel Afrique-Asie

    »» https://blogs.mediapart.fr/jacques-marie-bourget/blog/311016/les-bombe...

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